In short
Swiss President Guy Parmelin’s second term outlook, focusing on U.S. trade shocks under Donald Trump (tariffs after Supreme Court action) and an upcoming Monday signing of a new Swiss-EU package. The episode also covers Swiss victim-aid after the Cromontana disaster and Switzerland’s AI summit in Geneva.
Guests (backgrounds)
Marie-Bertrand Duet (Valais municipal councillor/deputy in the Grand Council; “Défense des décès romands” president); Ilias Panchard (Lausanne municipal councillor; Green Party); Maxime Auclin (Neuchâtel liberal Grand Council deputy; runs a watch-industry polishing business in the Jura arc).
Key claims
Parmelin says Switzerland must seek stability via non-binding U.S. arrangements while diversifying partners; he argues uncertainty is worse than tariff levels. Auclin describes tariff-driven uncertainty hitting subcontractors despite not exporting directly to the U.S., and stresses the need for predictable policy and continued short-time work (RHT). Panchard calls for suspending/ending the U.S. deal and aligning with Europe for legal certainty. Duet criticizes Switzerland’s “paillasson” approach and highlights concessions made to the U.S.
Notable examples
Cromontana victim solidarity contribution (50,000 francs) and 115 differing victim cases; Trump’s proposed 10% tariff (with possible rise to 15%) and Supreme Court changes; RHT as a “safety net”; AI summit location shift to Geneva; references to Mercosur and sectoral trade norms.
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Chapters
Tap a time to open that second in VOOverview of Guy Parmelin's Presidency Challenges
0:00 to 1:26
Learn about the key challenges facing Guy Parmelin as he assumes the presidency, including Trump's policies and economic impacts.
“Et c 'est pour ça aussi que nous nous sommes retus aux Etats-Unis, c 'était de comprendre où est-ce qu 'il y avait eu un problème, comme on dit en bon vaudois, où la chatte a mal au pied.”
Response to the Cromontana Tragedy
2:16 to 5:26
Discussion of the Swiss government's response to the Cromontana tragedy and support for victims.
“Mais je profite de vous avoir sous la main, si j 'ose dire, quelques minutes pour vous poser quelques questions.”
Managing Crisis as President
5:26 to 6:41
Insight into how President Parmelin manages crises, including communication and coordination efforts.
“À propos de moment fort, pardonnez-moi cette question, mais je me la pose depuis le début ou presque, quand je vous ai vu.”
Experiences at Davos with Donald Trump
6:41 to 8:01
Exploration of Parmelin's experiences interacting with Donald Trump during the Davos meetings.
“Premièrement, j 'ai un département présidentiel, il y a les collègues, les autres départements, qui sont impliqués.”
Future of AI Summit in Switzerland
8:01 to 12:41
Discussion on the upcoming AI summit in Geneva and its significance for Switzerland's positioning.
“Et j 'étais seulement deux jours à Milan.”
Unpacking Current Issues in Employment and Unemployment
12:41 to 14:01
Parmelin addresses issues within the unemployment system and the challenges faced by his department.
“Je rappelle qu 'en Inde, les Américains étaient présents, mais à un niveau plutôt inférieur, et la Chine était absente.”
Addressing Current Financial Issues
14:01 to 14:47
The discussion revolves around financial support and government responses to recent challenges.
“Le problème vient surtout maintenant des nouveaux cas qui sont annoncés, mais nous avons donné des instructions pour simplifier les papiers à fournir pour ces cas.”
Impact of US Trade Policies on Swiss Entrepreneurs
14:48 to 17:46
Exploration of how US tariffs and trade policies are affecting Swiss businesses, particularly in the watch industry.
“ce sont évidemment cette guerre commerciale avec les Etats-Unis d 'un côté et puis l 'Europe de l 'autre, avec la signature bientôt lundi de cet accord.”
Concerns Over Economic Uncertainty
17:47 to 19:29
Discussion on the unpredictability of tariffs and its effects on planning for Swiss entrepreneurs.
“Voilà, les RHT qui est un régime qu 'on connaît depuis plusieurs mois, voire années chez nous.”
The Future of Swiss Industry
19:30 to 22:20
Insights into the challenges and concerns about the industrial sector in Switzerland amidst global changes.
“puisque cette base légale sur laquelle il a annoncé ses 10 % est valable 150 jours.”
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Political Perspectives on Trade Agreements
22:21 to 24:29
A discussion of different political viewpoints on the Swiss trade agreements with the US and EU.
“Non mais c 'est une préoccupation, pas seulement de la Suisse, Si vous voyez ce qui s 'est passé ces dernières années en France, et puis les préoccupations de l 'Allemagne actuellement, c 'est général.”
Negotiating Stability in Trade Relations
24:30 to 28:00
The conversation emphasizes the importance of maintaining trade negotiations and stability.
“Et puis je crois qu 'on doit sans anticiper la suite du débat, mais je crois se raccrocher peut -être au wagon européen.”
Negotiating with the United States
28:00 to 29:25
The discussion revolves around the complexities and challenges of negotiating agreements with the US, highlighting the importance of pragmatism and the current uncertainties.
“le cas est légèrement différent, ils étaient en train de confirmer un accord qui, lui, aurait été juridiquement contraignant.”
European Negotiation Strategies
29:25 to 30:51
The speakers analyze Europe's current negotiation strategies, particularly regarding steel and aluminum tariffs, and the implications for Swiss relations.
“Non, je crois que c 'est de la réale politique.”
Switzerland's Economic Position
30:51 to 32:44
A critique of Switzerland's economic dependency on the US and the need for a more robust international stance and diversification of trade partners.
“finalement, qu 'ils veulent une position forte de la Suisse sur le plan international, et pour qui la solution, c 'est de troquer un bailli pour un autre bailli, finalement.”
The Importance of Innovation
32:44 to 34:24
The discussion emphasizes Switzerland's financial strengths and the necessity to continue investing in innovation to remain competitive globally.
“et de la même manière dans nos relations de politique internationale, quand on parle de neutralité ou tout ce qui s 'ensuit, on est soumis aux Américains, il faut oser le dire.”
Diversifying Trade Relations
34:24 to 36:55
The speakers debate the importance of diversifying trade relations beyond the US and maintaining stability with the EU.
“L 'éloge de la diversification dont vous êtes l 'artisan ou alors la critique d 'un conseil fédéral paillasson, je cite ?”
Upcoming Agreements with the EU
36:55 to 42:01
The conversation shifts to the impending agreements with the EU, reflecting on past negotiations and the current political climate.
“avec l 'espèce d 'hystérie anti-européenne de l 'UDC qui essaie de nous faire croire que...”
Reflecting on the 2021 Institutional Agreement
42:01 to 44:39
The discussion centers around the 2021 negotiations and signing of the institutional agreement between Switzerland and the EU.
“Premièrement, nous avons aujourd 'hui mis fin aux négociations sur l 'actuel projet d 'accord institutionnel.”
Concerns Over the Institutional Agreement
44:40 to 46:37
Participants express concerns about the implications of the institutional agreement, including potential legal challenges and its impact on Swiss democracy.
“On peut aussi constater que dans cet accord-cadre, bien que l 'on explique que notre démocratie sera respectée, en cas de conflit, ce sera soumis à un tribunal arbitral.”
Debating Economic Impact and Future Relations
46:38 to 48:41
The conversation shifts to the economic implications of the agreements and the future of Switzerland's relationship with the EU.
“Il y en a beaucoup des mères de toutes les batailles, mais cette fois, ça est vraiment la bonne.”
The Future of Swiss Politics and Engagement
48:42 to 50:26
The discussion concludes with reflections on the necessity for political engagement and the evolving landscape of Swiss politics.
“mais en effet, je crois que c 'est un peu notre premier, notre partenaire le plus important aussi du point de vue géographique, du point de vue énergie, du point de vue transport.”
Transcript
Automatic transcript. May contain errors.0:03Infrarouge team:Et c 'est pour ça aussi que nous nous sommes retus aux Etats-Unis, c 'était de comprendre où est-ce qu 'il y avait eu un problème, comme on dit en bon vaudois, où la chatte a mal au pied. Davos, sans vous, ce n 'est pas seulement Davos.
0:23Guy Parmelin:Est élu avec 203 voix, Monsieur Guy Parmelin. Un score historique pour une deuxième année de présidence qui pourrait l 'être tout autant. Après 2021, Guy Parmelin est à nouveau à la tête de la Confédération. S 'il y a cinq ans, son plus grand défi se prénommait Covid-19. Cette année, c 'est Donald Trump et son imprévisibilité qui vont lui provoquer des sueurs froides. Après que la Suisse s 'est vue imposer 39, puis 15 % de droits de douane par le président américain, la récente décision de la Cour suprême américaine rebat complètement les cartes. Les milieux économiques auront donc les yeux rivés sur le pays de l 'oncle Sam.
1:02Guy Parmelin:Sur les Etats-Unis, mais pas seulement. C 'est Guy Parmelin qui lundi devra signer le nouveau paquet d 'accords avec l 'Union européenne. Un paradoxe, alors que c 'est lui-même qui, il y a cinq ans, avait tiré la prise de l 'accord cadre avec l 'UE. À travers ces deux dossiers, c 'est donc bien du positionnement de la Suisse dans un monde toujours plus dur et plus fragmenté dont il est question ? Alors comment manœuvrer ? Quel langage adopter ? Bref, do you speak Trump, monsieur le Président ?
1:38Guy Parmelin:Bonsoir à tous, on est en direct et en public, vous l 'entendez ce soir sur le plateau d 'Ofra Rouge en ce 25 février pour une émission spéciale et présidentielle. Vous le savez, c 'est la tradition dans cette émission et dans ce drôle de pays, la Suisse, qui change de président chaque année. Cette année, il est vaudois, comme vous le savez. Il est ultra populaire. C 'est aussi le meilleur élu depuis à peu près 40 ans à la présidence de la Confédération. Bonsoir, Monsieur le Président.
2:03Infrarouge team:Bonsoir, Monsieur Favre.
2:03Guy Parmelin:Merci mille fois d 'être avec nous, Guy Parmelin, d 'avoir accepté cette invitation en cette année hors normes. Hors normes et qui ne fait que commencer. On va parler évidemment des très gros dossiers avec nos invités qui sont dans l 'ombre et qu 'on découvrira tout à l 'heure. Mais je profite de vous avoir sous la main, si j 'ose dire, quelques minutes pour vous poser quelques questions. L 'année a commencé de manière horrible, par un drame aux toutes petites heures du matin à Cromontana. Le hasard de calendrier, c 'est qu 'aujourd 'hui, le Conseil fédéral annonçait de l 'aide pour les victimes, avec cette contribution de solidarité de 50 000 francs.
2:35Guy Parmelin:D 'une part, avec tout un arsenal juridique qui a mis en branle à l 'ex-Cromontana, pour finalement pouvoir se mouvoir dans un système qui n 'est pas adapté à l 'ampleur de cette catastrophe. Et puis avec déjà des fonds qui sont débloqués pour des éventuelles compensations extrajudiciaires. Le Conseil fédéral était très attendu, très attendu par les victimes, très attendu par ses voix, les pays voisins, l 'Italie en tête, dont on sait qu 'elle est très regardante. On est à la hauteur, la Suisse est à la hauteur ?
2:59Infrarouge team:Je crois que le Conseil fédéral l 'a dit dès le début, il voulait ne laisser personne au bord du chemin. Et c 'est un drame, vous l 'avez dit, hors norme, par le nombre de victimes, qu 'elles soient décédées ou actuellement dans le coma ou dans les hôpitaux grièvement blessés, par la jeunesse des victimes, par le caractère aussi international international de ce drame. Et avec un pays comme la Suisse fédéraliste, il y a d 'abord les cantons qui interviennent. Il y a eu toute la phase urgente sur le plan médical, sur le plan de vouloir sauver au maximum les personnes. Et puis maintenant, c 'est cette deuxième phase où on cherche à voir, au niveau du Conseil fédéral, où la loi, qui est la loi d 'aide aux victimes, la vie, a des lacunes et comment est-ce qu 'on peut, avec les cantons, venir en aide de manière la moins bureaucratique possible, en aide à ces familles.
3:54Guy Parmelin:Il y a déjà quelques critiques, surtout dans votre camp, dans votre parti, aujourd 'hui, qui craignent un peu qu 'on ouvre les vannes avec ce type de logique de compensation. Vous les entendez, vous les comprenez, ils ont tort ?
4:05Infrarouge team:Non, mais c 'est normal qu 'il y ait des critiques dans une situation extraordinaire. Vous ne pouvez pas faire tout juste. Je me suis rendu compte, depuis le 1er janvier, en rencontrant différentes personnes, les familles, mais pas seulement, que vous avez 115 cas qui sont totalement différents. Chaque cas est difficile et différent. Vous avez des familles qui ont perdu quelqu 'un, vous avez des gens qui sont blessés, dans le coma, certains ont des problèmes peut -être juridiques, financiers, d 'autres ont eu de la peine à comprendre comment est-ce qu 'on allait leur venir en aide, etc. Et vous avez encore la composante internationale.
4:42Infrarouge team:Donc, le Conseil fédéral a fait une analyse par le département de justice et police, qui est le département qui va coordonner toute cette aide avec les cantons pour tâcher d 'aller de l 'avant. Encore une fois, ce que nous voulons, c 'est venir en aide le plus rapidement possible. Pas sur le plan juridique, et vous laissez la justice faire son travail, ça va durer des années. Or, on doit venir en aide maintenant. Vous êtes même allé les voir aujourd 'hui, les victimes, aujourd 'hui à mort, je crois, à l 'hôpital ? Oui, je suis allé à l 'hôpital et j 'ai pu rencontrer certaines victimes, mais aussi certaines familles.
5:14Infrarouge team:C 'était un moment, j 'étais avec la présidente du Conseil d 'État vaudois qui était extrêmement fort, avec des jeunes qui ont échappé à la mort. Et je crois que c 'est quelque chose qui nous a tous bouleversés.
5:26Guy Parmelin:À propos de moment fort, pardonnez-moi cette question, mais je me la pose depuis le début ou presque, quand je vous ai vu. Je me suis demandé, quand on est président de la Confédération, depuis pas une heure et demie, on doit être en train de dormir. Comment ça se passe ? Comment est-ce que vous avez appris ce qui se passait ? on vous téléphone, on vous dit quoi ? Comment est-ce que vous saisissez qu 'on est face à quelque chose de très très grave ?
5:43Infrarouge team:Alors c 'est mon chef de communication qui m 'a appelé tôt le matin, c 'était vers les 7h le matin. Rapidement, j 'ai eu aussi un contact, il m 'a déjà laissé entendre que ça serait quelque chose d 'extrêmement grave. On a eu le contact avec les autorités valaisannes qui, elles, ont pris contact avec le département présidentiel. J 'ai eu un premier contact avec le ministre valaisan Gantzer qui était sur place et on a convenu rapidement qu 'il fallait laisser les sauveteurs, les forces d 'intervention, travailler pour essayer d 'être le plus efficace possible, qu 'il y aurait une première conférence de presse des autorités valaisannes à 10h le matin et que c 'était bien que je vienne plus tard dans l 'après-midi.
6:24Guy Parmelin:Cromontana, c 'était il y a moins de deux mois en temps réel, mais en temps ressenti si ça existe, comme la température, on a l 'impression que ça fait deux ans, tellement cette année, tous les records va à une vitesse complètement... Comment est-ce que vous faites, Guy Parmelin, pour tenir le cap, quand chaque
6:38Infrarouge team:semaine, il se passe un truc complètement hérissant ? Bon, vous n 'êtes pas tout seul. Premièrement, j 'ai un département présidentiel, il y a les collègues, les autres départements, qui sont impliqués. Je viens de le dire, il y a les affaires étrangères pour l 'aspect international, il y a le département de justice et police, le département de Mme Baumschneider, avec tout ce qui concerne les assurances sociales, et puis dans mon propre département, pendant l 'année présidentielle, j 'ai une cellule rattachée à la chancellerie, et puis tout mon team et ma garde rapprocher, si vous me passez l 'expression, avec aussi les chefs d 'office.
7:09Infrarouge team:Et sans des personnes efficaces, sans une bonne coordination, sans une bonne entente, vous ne faites rien tout seul.
7:15Guy Parmelin:Vous dites maintenant, vous dites mon team, vous dites tout le temps la joint declaration, vous parlez quasiment plus qu 'en anglais maintenant, Guy Parme. Alors vous, dont on avait un petit peu charrier l 'accent il y a encore quelques années...
7:26Infrarouge team:Je m 'adapte et la force d 'un politicien, c 'est d 'enregistrer les critiques et de s 'améliorer.
7:33Guy Parmelin:Celle-là, de toute évidence, elle a été enregistrée. Vous avez quand même trouvé le temps dans cette année, début d 'année complètement irréussante, d 'aller faire un saut aux Jeux olympiques, à Cortina. Vous avez vu quoi ?
7:42Infrarouge team:Alors, je suis allé voir... Bon, premièrement, il y avait la cérémonie d 'ouverture, ça c 'est clair. J 'ai profité aussi de rencontrer les autorités italiennes. J 'ai eu un entretien, une dizaine de minutes, pendant la réception donnée par le président Mattarella. C 'était une très bonne discussion. Et puis, j 'ai pu voir comme sport le match de hockey féminin suisse-tchéquie et voir que les sucesses ont gagné ce qui est une nécessité quand vous êtes dans la patinoire
8:08Guy Parmelin:en principe c 'est une tradition elle a été respectée aux Jeux Olympiques d 'hiver c 'est vous le président de la grande puissance surtout la puissance du ski j 'imagine que c 'est plus agréable d 'être à Cortina avec Van Halmen qu 'à Davos avec Donald Trump
8:23Infrarouge team:alors premièrement je n 'ai pas pu aller à Cortina j 'ai regardé la descente au milieu des fans à la maison suisse à Milan parce que c 'était trop compliqué de se déplacer à Cortina. Et j 'étais seulement deux jours à Milan. Je suis aussi allé à l 'hôpital Niguarda rencontrer des familles, entre autres une famille italo-suisse, où la personne sortait et allait sortir de l 'hôpital. Et c 'était aussi très important pour moi d 'avoir un entretien avec les médecins pour savoir comment ils avaient ressenti, comment ça s 'était passé, la coordination. parce que c 'est la première fois qu 'on a ce mécanisme d 'intervention européen qui se déploie.
9:01Infrarouge team:Ils n 'ont eu que des éloges pour les patients qu 'ils ont reçus, que ce soit de l 'hôpital de Zurich, mais aussi dans le canton d 'Argovie, où ils m 'ont dit que quand les patients sont arrivés, on a pu prendre en charge ces patients sans imprévus, sans nouveautés. C 'était vraiment parfait.
9:19Guy Parmelin:J 'ai essayé de vous amener à Davos depuis les Jeux Olympiques. qu 'on reste à la montagne. Moment peut -être probablement plus difficile entre nous, sans langue de bois. Je sais que ce n 'est pas possible, mais osons rêver. Comment on sent quand on doit dire à Donald Trump « Davos ne serait pas Davos sans vous, M. le Président », quelques minutes après qu 'il vienne d 'humilier Karine Keller-Souter en public dans son discours ? On avale des couleuvres.
9:42Infrarouge team:Non, mais M. Favre, moi j 'ai dit la vérité. J 'étais à Davos en 2020, quand ma collègue de l 'époque, Simonetta Somaruga, était présidente. Je me rappelle, il y avait au moins 25, 30 personnes dans la salle. C 'était un cirque médiatique, passez-moi l 'expression. Les journalistes se battaient pour entrer dans cette salle. Et là, c 'était de nouveau la même chose, parce qu 'il y avait de nouveau un président. On m 'a dit qu 'il y a certaines personnes qui ont failli être piétinées à l 'entrée. Donc, sans le président américain, Davos n 'est pas Davos.
10:13Guy Parmelin:Vous êtes très habile, c 'était juste une description formelle. Ce n 'était pas une flatterie, nous qui l 'avons. On l 'a tous mal compris, alors.
10:18Infrarouge team:Non, c 'était la réalité.
10:20Guy Parmelin:entre nous toujours quand vous lui parlez à Donald Trump, ça n 'arrive pas souvent mais en l 'occurrence c 'est arrivé vous avez l 'impression qu 'il vous écoute ou vous vous écoutez ou vous faites semblant l 'un et l 'autre il y a un vrai échange
10:32Infrarouge team:c 'était la première fois que je le rencontrais en tant que président la dernière fois j 'avais échangé quelques paroles mais en tant que vice-président sur une question c 'était en 2020 avant le Covid ici oui il a écouté, il a aussi posé des questions mais l 'entretien n 'était pas extrêmement long, c 'était limité, c 'était 15-20 minutes. Il y a eu un échange, il y a encore eu les médias qui sont venus, mais j 'ai quand même pu lui expliquer et lui montrer que...
11:00Guy Parmelin:Vous aviez prévu votre coût de la balance commerciale.
11:02Infrarouge team:Écoutez, c 'était les statistiques des Etats-Unis. Qui tombaient bien. Lui avait pris la photo de ce déficit à un moment donné, et ici, le déficit était en faveur des Etats-Unis, c 'était les statistiques américaines. C 'était normal que je lui montre que sa politique semblait avoir une certaine efficacité. Il a quand même demandé à Jameson Greer, le délégué au commerce, de confirmer si c 'était effectivement le cas, ce qu 'il a fait.
11:27Guy Parmelin:Donc, vous avez répondu à la question titre, « Do you speak Trump ? » Maintenant, vous commencez à découvrir la langue, en tout cas, le Trump.
11:34Infrarouge team:Oui, on a pu discuter. J 'ai beaucoup plus à faire avec les ministres, naturellement. Mais ici, c 'était l 'opportunité d 'avoir une rencontre avec le président des États-Unis, qui, il faut le rappeler, les États-Unis sont un de nos principaux partenaires.
11:47Guy Parmelin:On va revenir sur ce dossier avec nos invités. Dans quelques instants, j 'aimerais juste, on va parler aussi d 'Europe, j 'aimerais juste parler avec vous de ce dont vous êtes, je crois, très fier, ce sommet de l 'intelligence artificielle qui est annoncé pour l 'année prochaine, ce ne sera plus vous le Président, mais ce sera pour votre successeur, à Genève. C 'est important. Pourquoi c 'est important ? La Suisse doit raccrocher ce wagon-là qu 'elle aurait peut -être un petit peu eu de la peine à attraper ?
12:10Infrarouge team:Il y a différents éléments. Premièrement, il faut voir où ont eu lieu les précédents sommets. En Angleterre, en Corée, en France, maintenant en Inde. Ce sont des poids lourds à ce niveau-là. La Suisse, avec les hautes écoles, est aussi très très bien positionnée et ça n 'a pas été simple. C 'était un travail d 'équipe. et quand je dis d 'équipe de tout le Conseil fédéral, de tous les départements, il a fallu obtenir le soutien de partenaires tels que la France et l 'Inde, mais aussi les Émirats Arabes Unis qui, eux, auront le sommet l 'année d 'après. Maintenant, pour Genève, je pense que c 'est important, pour le positionnement de la Suisse, mais ce n 'est pas une petite affaire, il faudra l 'organiser de manière extrêmement professionnelle et peut -être voir, puisque le thème en Inde, c 'était que l 'intelligence artificielle, elle soit à l 'usage de tout le monde, au bénéfice de tout le monde, y compris de ce qu 'ils appellent le sud global, le global south.
13:04Infrarouge team:Et je crois que ça, c 'est un défi. Je rappelle qu 'en Inde, les Américains étaient présents, mais à un niveau plutôt inférieur, et la Chine était absente. Et ce sont les deux autres poids loups.
13:14Guy Parmelin:Je ne peux pas vous livrer aux invités sans vous poser une petite question qui fâche sur le couac du moment dans votre département, au SECO. Les indices indéminités chômage qui, pour des raisons techniques, ne viennent pas. Ça fait mauvais genre dans un tableau qui est le vôtre, qui pourtant, paraît-il, rayonnant.
13:29Infrarouge team:Oui, bon, c 'est jamais agréable. Quand il y a des problèmes comme ça dans un département, c 'est le chef du département qui doit assumer la responsabilité. J 'assume, je crois qu 'on doit se tourner vers l 'avenir. Je soutiens pleinement toutes mes équipes qui travaillent d 'arrache-pied pour corriger ceci. Les problèmes concrets, ces problèmes qu 'il y a eu concrets, sont en passe d 'être résolus. Ça va prendre du temps pour rattraper le retard, mais les indemnités sont versées de plus en plus régulièrement. Ce sont plusieurs millions de francs qui sont versés. Le problème vient surtout maintenant des nouveaux cas qui sont annoncés, mais nous avons donné des instructions pour simplifier les papiers à fournir pour ces cas.
14:13Infrarouge team:Je suis absolument désolé, je m 'excuse. C 'est ça qu 'est-ce qu 'on dit aux gens qui... Non, je crois qu 'il faut s 'excuser auprès des gens qui ont ces problèmes. ce n 'est pas évident. On a mis en place aussi auprès des caisses, il y a la possibilité de demander des avances. Ce n 'est pas agréable, mais je crois qu 'il y a une chose qu 'il faut clairement dire ici, on ne peut pas revenir en arrière. On doit aller en avant avec ceci et nous sommes en train de travailler. C 'est comme l 'F35 en fait.
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14:39Guy Parmelin:C 'est comme l 'F35, on ne peut pas revenir en arrière.
14:41Infrarouge team:Je crois qu 'il faut comparer ce qui est comparable. Absolument.
14:44Guy Parmelin:Merci Guy Parman de vous être prêté au jeu de l 'interview. On l 'a compris, les deux gros dossiers du moment, ce sont évidemment cette guerre commerciale avec les Etats-Unis d 'un côté et puis l 'Europe de l 'autre, avec la signature bientôt lundi de cet accord. Je vous propose, pour commencer de parler des Etats-Unis, de réécouter Donald Trump, qui était très fâché l 'autre jour après avoir été retoqué, lui et ses doigts de douane, par la Cour suprême. Écoutez. Les pays étrangers qui nous ont dévorés pendant des années sont extatiques. Ils sont heureux. Ils sont en train de danser dans la rue.
15:20Guy Parmelin:Mais ils ne vont plus danser longtemps, je vous l 'assure. Aujourd 'hui, j 'ai signé un ordre pour imposer un droit de douane global de 10 % selon l 'article 122 qui s 'ajoute aux taxes déjà en vigueur. Trois invités qui sont cette fois dans la lumière. Désolé de vous avoir fait patienter jusque-là pendant cette interview. Trois invités qui ne sont pas, monsieur le Président, les parlementaires que vous connaissez par cœur et que vous pratiquiez tous les jours à Berne. Mais des jeunes politiciens, j 'allais dire en pleine ascension. vous accepterez le compliment, qui incarne en quelque sorte les trois grandes courants de pensée qui traversent la Suisse.
15:55Guy Parmelin:La Suisse conservatrice d 'abord et souverainiste, on va le dire, avec vous Marie-Bertrand Duet, bonsoir. Bonsoir. Présidente des fameux décès romands, des conseillères municipales à Martigny et députées suppléantes au Grand Conseil Valaisan. A l 'autre côté du spectre politique, il y a Ilias Panchard, la Suisse de gauche, celle qui rêve d 'un autre monde, conseiller communal vers donc à Lausanne. Merci Ilias Panchard d 'être avec nous. Et enfin, entre les deux, on va dire, je ne sais pas comment il faut la définir, la Suisse libérale, peut -être plus libérale, entrepreneuriale, qui se veut moderne avec Maxime Auclin, député vers libéral au Grand Conseil Neuchâtelois, président du parti à Neuchâtel.
16:29Guy Parmelin:Et patron, on va commencer par ça, patron d 'une entreprise de polissage à Neuchâtel, dans cet arc qui connaît bien ce domaine. Maxime Auclin, je commence forcément par vous. Vendredi soir, patatras, la décision attendue de la Cour suprême tombe. C 'est quoi ? Ouf de soulagement pour vous, le polisseur ? On est en train surtout de se demander si le brouillard va un jour s 'estomper, parce qu 'à l 'heure actuelle, c 'est essentiellement ça qui régit le quotidien de tout entrepreneur, et en particulier dans l 'arc jurassien, où l 'industrie est si prédominante. Et à l 'heure actuelle, à part dire qu 'on navigue à vue et qu 'on fait avec les moyens du bord, c 'est difficile de prévoir autre chose.
17:06Guy Parmelin:Pour qu 'on comprenne bien, vous n 'exportez pas directement aux Etats-Unis. Pourtant, vous tirez la langue, et vous tirez la langue maintenant. Expliquez-nous pourquoi, comment. Oui, effectivement, on a toute une communauté d 'entreprises dans l 'arc jurassien qui travaille notamment dans l 'horlogerie, avec des sous-traitants de grandes marques, des sous-traitants de sous-traitants, ce qui est en l 'occurrence notre cas. Et pour reprendre notre expérience depuis 80 ans qu 'on existe, le travail vient avec la poste. Donc vous ouvrez le matin la boîte postale, vous avez le colporteur qui vient, qui vous amène le travail.
17:33Guy Parmelin:Et à l 'heure actuelle, c 'est vrai que le travail ne vient pas souvent avec la poste. Et la raison, c 'est simple, c 'est que les incertitudes qui ont été créées par les premiers droits de douane, en particulier au mois de septembre, enfin au mois d 'août quand ça avait eu lieu, se répercute au fur et à mesure de la chaîne de valeur. Et comme on est en bout de chaîne, en étant dans le polissage de pièces qui sont quasiment terminées, qui vont être installées dans les montres, on subit maintenant de plein fouet le ralentissement que d 'autres acteurs ont subi l 'année dernière. Avec les RHT, très clairement.
18:00Guy Parmelin:Voilà, les RHT qui est un régime qu 'on connaît depuis plusieurs mois, voire années chez nous. Alors dans notre cas, c 'est un peu particulier parce qu 'on est obligé de les activer sans forcément y faire usage justement. parce que le travail vient en fonction de la météo. On est un peu les bistrottis de l 'horlogerie, si on peut le dire comme ça. S 'il fait beau, on a du travail. S 'il ne fait pas bon, on n 'a pas de clients. Et en l 'occurrence, c 'est un filet de sécurité qui est quand même extrêmement précieux et c 'est vraiment un outil de soutien économique qui est extrêmement important en Suisse et qui convient de faire perdurer dans le temps et surtout de clarifier.
18:31Guy Parmelin:Parce qu 'à l 'heure actuelle, le problème particulier, c 'est de savoir si on aura à nouveau le droit de faire appel à cet outil en fonction de la nouvelle situation économique qui se présente à nous avec cette volatilité énorme. Et à l 'heure actuelle, c 'est vrai qu 'on manque un petit peu de réponses de la Confédération. Alors, il y a deux volets, M. le Président, là-dedans. Il y a un volet national avec les RHT, puis il y a évidemment l 'incertitude sur le plan international. Qu 'est-ce qu 'on dit aux entrepreneurs, comme Maxime Auclin, comme tous les autres, comme tous ceux qui exportent, qui sont aujourd 'hui, on le comprend bien, face à un problème majeur, non pas tellement au niveau de la taxe, mais l 'incertitude totale.
19:02Guy Parmelin:Est-ce que ce sera 10 ? Est-ce que ce sera 15 ? Est-ce qu 'on va revenir dans un purgatoire à 39 ? Comment ?
19:08Infrarouge team:Non, je crois que M. Auclin l 'a bien dit. L 'incertitude, c 'est ce qu 'il y a de pire pour une entreprise, pour une économie. Ici, malheureusement, à ce stade-là, ce qu 'on sait, c 'est qu 'avec un executive order du président, il y a 10 %, plus ce qu 'on appelle les droits de la nation la plus favorisée, qui varient suivant les secteurs. Mais il a déjà annoncé qu 'il voulait monter à 15 %, et l 'équipe du président Trump est en train certainement de travailler sur d 'autres bases légales, puisque cette base légale sur laquelle il a annoncé ses 10 % est valable 150 jours. Après, il faut le renouvellement du Congrès.
19:43Infrarouge team:Le rôle ici de la Confédération, c 'est de faire le maximum pour tenter de sécuriser l 'accord que nous avons maintenant qui, lui, n 'est pas juridiquement contraignant avec les États-Unis pour amener un peu de stabilité. Et puis, c 'est de diversifier au maximum l 'économie. Nous avons trois grands clients. Nous avons l 'Union européenne, nous avons les États-Unis, nous avons la Chine. Avec la Chine, nous sommes en train de rénover ou de rafraîchir l 'accord de libre -échange. Et puis, nous avons initié depuis 2021 une diversification de nos partenaires en signant des accords de libre -échange avec l 'Inde, avec la Malaisie, la Thaïlande, l 'Ukraine, l 'Indonésie.
20:30Infrarouge team:et puis dernièrement avec les pays du Mercosur. Et c 'est ceci qui doit nous permettre de diversifier. Mais il ne faut pas se cacher que la situation est aussi très difficile en Europe et dans certaines régions de Suisse, par exemple, les sous-traitants qui travaillent pour le secteur automobile en Allemagne souffrent aussi du fait des difficultés de l 'Allemagne, par exemple.
20:49Guy Parmelin:Il est à ce pencher, il est déjà en train de bouillonner quand on parle de Mercosur, mais on va revenir dans une seconde. Je vous laisse la parole, Maxime Auclin, cette fois l 'entrepreneur pur. Qu 'est-ce que vous attendez d 'une mise de l 'économie face à Donald Trump dans cette situation où vous avez l 'impression ? Vous attendez plus ? Vous attendez autre chose ? Vous n 'attendez rien ? Il y a un grand mot qui a été utilisé par M. le Président, c 'est surtout la stabilité et j 'espère un peu de prévisibilité parce qu 'à l 'heure actuelle, le problème est particulièrement aigu. C 'est de ne jamais savoir où on va.
21:17Guy Parmelin:Et je pense qu 'à l 'heure actuelle, en Suisse, on a quand même un risque majeur qui est probablement pour l 'instant encore passablement ignoré à la berne fédérale de désindustrialisation du pays. On a, à mon avis, un problème avec la place industrielle suisse à l 'heure actuelle. il y a la question des conditions 4 qui est un peu le mot fourre-tout on dit la situation générale mais c 'est vraiment les mesures des conditions 4 qu 'elles soient l 'imposition, l 'emploi, la formation etc ça fait partie d 'un package et l 'entier est nécessaire donc à l 'heure actuelle avec les droits de douane c 'est vrai que le pire c 'est le on off parce qu 'à l 'heure actuelle avec un changement qui a lieu à tout souvent à chaque mauvaise humeur de Donald Trump on se retrouve à devoir peut -être reporter des commandes, à attendre le prochain régime, maintenant ça va durer 150 jours, est-ce qu 'on va attendre 150 jours avant de décider quoi que ce soit ?
22:07Guy Parmelin:Et le problème à l 'heure actuelle, c 'est qu 'on n 'a pas vraiment le temps et la place industrielle suisse à l 'heure actuelle attend vraiment des réponses, elle a malheureusement, et c 'est le cas de l 'arc jurassien, tendance à être un petit peu oubliée au profit d 'autres secteurs comme la pharma ou les banques. Ça fait mal d 'entendre d 'entrepreneurs parler ou craindre la désindustrialisation de la Suisse ?
22:25Infrarouge team:Non mais c 'est une préoccupation, pas seulement de la Suisse, Si vous voyez ce qui s 'est passé ces dernières années en France, et puis les préoccupations de l 'Allemagne actuellement, c 'est général. Le continent européen souffre aussi d 'un problème de compétitivité. C 'est pour cela que le Conseil fédéral, il a aussi souhaité répondre aux préoccupations des milieux économiques en diminuant aussi les coûts administratifs. C 'est un sujet récurrent qui vient régulièrement. Alors, quand on dit ça, tout le monde est d 'accord. Mais pas là. Dès qu 'on arrive dans les travaux pratiques, Ah, pas ici, là c 'est nécessaire d 'avoir encore des contrôles, etc.
23:01Infrarouge team:Mais c 'est des coûts que l 'USAM a chiffrés à plusieurs milliards de francs par année. Sur ce qui est de la formation, ici nous investissons quand même, sur la période de ce qu 'on appelle FRI, formation, recherche, innovation, le crédit cadre sur les années 25-28, c 'est quand même 29 ,2 milliards de francs qui sont investis dans les écoles polytechniques fédérales, dans la recherche, dans l 'innovation, InnoSuis, le Fonds national, – Ceux qui vous écoutent dans les universités,
23:28Guy Parmelin:ils se disent, oulala, là, ils sont en train d 'avaler de travers, parce qu 'ils se disent quand même, on nous coupe des crédits, on nous coupe dans les sciences sociales.
23:33Infrarouge team:– Non, non, non, il faut regarder, la croissance est un peu moins forte que ce qu 'elle était les dernières années, mais on ne coupe pas, on ne diminue pas les coûts, et au niveau des écoles polytechniques fédérales, il a été demandé aussi qu 'ils puissent utiliser les réserves qu 'ils ont accumulées ces dernières années pour passer ce moment difficile, et nous sommes déjà en train de travailler sur la prochaine période. Il y a aussi toute la formation professionnelle, ce qu 'on appelle la formation dual, l 'apprentissage où nous travaillons avec les cantons. Non, je crois que la Confédération fait son job, le secteur privé aussi.
24:06Infrarouge team:Il ne faut pas oublier que le secteur privé est deux tiers des investissements dans l 'innovation, dans la recherche, c 'est le secteur privé qui le fait.
24:12Guy Parmelin:– Ilias Pranchard, votre parti Les Verts fait partie de ceux qui appellent à muscler depuis longtemps, et clairement le discours face à Donald Trump, en l 'occurrence aujourd 'hui, vous jugez, enfin votre parti, j 'imagine que c 'est votre cas, juste qu 'il faut interrompre, stopper, suspendre, comme les Européens, vous appellerez comme vous voulez, cet accord avec les Etats-Unis parce que finalement on n 'a plus rien à obtenir, on l 'a déjà obtenu. C 'est ça l 'idée ? Oui, c 'est ça. Et puis je crois qu 'on doit sans anticiper la suite du débat, mais je crois se raccrocher peut -être au wagon européen.
24:39Guy Parmelin:Je pense qu 'on est face à un changement mondial, que ce soit votre génération, monsieur le Président, ou la mienne, la nôtre. Le monde qu 'on a connu est en train complètement de changer. Je crois que tous nos repères sont en train d 'exploser. on a été tétanisé pendant le premier mandat Trump finalement il y avait encore les adultes dans la pièce comme on disait à l 'époque finalement on a maintenant une nouvelle équipe qui est en train sans parler de tous les sujets, qui est en train de redessiner l 'ensemble du monde si on parle aussi de géopolitique ou autre, que ce soit Gaza, Venezuela ou autre, et je pense que maintenant il faut aussi que l 'ensemble des pays commencent peut -être à se rendre compte quels sont leurs atouts et quelles sont leurs forces, et je crois que oui, au niveau suisse, et c 'est peut -être la richesse de notre démocratie, on risque ces prochains mois, ces prochaines années, d 'ici les élections fédérales aussi, d 'avoir un certain nombre de référendums.
25:23Guy Parmelin:C 'est sûr qu 'on a parlé du Mercosur, c 'est sûr qu 'on parle de cet accord douanier avec les Etats-Unis, on parle du paquet d 'austérité ou du programme d 'économie de la Confédération. Je crois qu 'on touche là à énormément de sujets et puis qu 'il faut peut -être maintenant aussi être un peu plus parfois factuel ou un petit peu moins rigoriste peut -être dans la gestion des comptes de la Confédération, notamment sur ce paquet d 'austérité, c 'est encore un autre sujet. Quand on voit les publications de comptes, la situation de la Suisse est globalement globalement bonnes. Et puis sur ce sujet spécifique des États-Unis, je crois que maintenant, oui, se raccrocher au wagon européen et puis peut -être trouver une forme de prévisibilité peut -être au niveau suisse.
26:02Guy Parmelin:Mais je crois que les décisions récentes de la Cour suprême des États-Unis, on les avait anticipées. On a eu des parlementaires qui se sont exprimés dans les médias américains, sur CNN ou autre, pas des chaînes qui plaisent à Donald Trump, qui avaient dit à l 'époque que la Cour suprême risquait d 'invalider les décisions de Trump. Donc je pense Maintenant, on aura un va-et-vient pendant des mois, peut -être pendant des années, où les deux ans restant du mandat de Trump, est une espèce de bras de fer. On est sûr de la politique interne aux États-Unis, c 'est sûr, sur laquelle le Conseil fédéral ne doit pas intervenir directement, on doit juste prendre acte, comme il le fait en général, mais ça aura des conséquences pendant des années.
26:33Guy Parmelin:Et je crois qu 'on est un peu victime de ça, et notamment les entreprises ou même une partie de la population. Quand on a finalement obtenu le taux, comme ça, hop, automatiquement, par la décision de la Cour suprême, le taux que vous avez patiemment négocié, ou peu ou prou, Pourquoi est-ce qu 'on s 'accroche à un accord, finalement, qui ne nous apportera rien et qui coûte très, très cher ? Il nous coûte 20 % de notre PIB investi aux États-Unis. Pourquoi on a toujours besoin de cet accord alors qu 'on a l 'impression qu 'il est privé de sa substance ?
27:00Infrarouge team:Non, mais il ne faut pas tout mélanger, M. Favre. Les investissements, c 'est le secteur privé qui va les faire aux États-Unis. Oui, sauf que c 'est quand même pour les annoncer. C 'était des investissements qui allaient se faire de toute façon. Dans le secteur pharma, ils étaient déjà annoncés. Ça fait heureusement qu 'il...
27:14Guy Parmelin:Il manque un bout, quand même. Pardon ? Sector pharma, c 'est 75 milliards. On en a ces 200. Il en manque un petit peu.
27:19Infrarouge team:Il y a d 'autres entreprises qui sont déjà sur place, qui investissent, qui développent sur place. Mais ça veut... Nous, ce qu 'on doit faire, c 'est préserver en Suisse des conditions pour qu 'on garde ce qui n 'est pas investi aux États-Unis. On parle des États-Unis. Les grandes entreprises veulent investir en Chine aussi. Ils veulent se rapprocher de leur marché. Maintenant, interrompre les discussions avec les États-Unis. Ça, je l 'ai beaucoup entendu. J 'attends toujours une alternative crédible. Il n 'y a qu 'à, ça ne suffit pas. Quelles sont les conséquences concrètes si on ne discute pas, si on ne trouve pas un accord qui, actuellement, n 'est pas juridiquement contraignant ?
27:57Infrarouge team:Stabilité ou pas stabilité ? Et vous avez effleuré avant le cas de l 'Union Européenne, le cas est légèrement différent, ils étaient en train de confirmer un accord qui, lui, aurait été juridiquement contraignant. C 'est ce que nous sommes en train de négocier, de commencer à négocier sur la base de cette déclaration d 'attention pour essayer d 'arriver là où les Européens sont déjà maintenant. Ce n 'est pas tout à fait la même chose. Et je crois qu 'il faut penser aux postes de travail. Vous avez parlé de l 'arc jurassien. Ce sont des familles, ce sont des revenus, ce sont des aspects sociaux.
28:31Infrarouge team:Il y a aussi dans d 'autres régions de Suisse qu 'il y a ces problèmes. Et c 'est le rôle du Conseil fédéral d 'être pragmatique et d 'essayer de trouver des solutions pour l 'ensemble du pays. Et c 'est pour ça que nous essayons de nous diversifier. Mais simplement, regardez les pays autour de nous. Quel pays a arrêté de discuter ou de négocier avec les États-Unis ?
28:49Guy Parmelin:Non, il y en a qui ne se sont pas engagés, il y en a qui se sont engagés moins vite que nous, ou moins vite que les Européens, il y en a qui ont un peu attendu.
28:54Infrarouge team:Tous les pays ont cherché à négocier, plus ou moins de manière efficace, mais tous les pays ont essayé de négocier. Et actuellement, il y a une période d 'incertitude, il ne faut pas se le cacher. Aujourd 'hui, qu 'est-ce qui va se passer avec le président des États-Unis ? qui va se baser sur une autre base juridique pour trouver quelque chose de plus long, de plus stable, sans avoir besoin de passer par le Congrès. Ce sont des incertitudes. Donc l 'idée, c 'est en attendant, restons bons amis.
29:22Guy Parmelin:Ne nous fâchons pas maintenant, c 'est plus prudent. C 'est ça la logique.
29:25Infrarouge team:Non, je crois que c 'est de la réale politique. On appelle ça la réale politique. Et nous sommes un petit marché de 9 millions de personnes. L 'alternative, juste. Il vous a posé la question, Ilia Sponchard.
29:34Guy Parmelin:L 'exemple européen est intéressant. Je le suis évidemment moins en détail que vous. Mais j 'imagine que l 'Europe négocie maintenant, sur l 'acier par exemple dans des domaines spécifiques et je crois que ce que monte la Cour suprême aux Etats-Unis c 'est que globalement, je ne sais pas juriste mais qu 'en gros les Etats-Unis ne peuvent pas appliquer de façon unilatérale, bête et méchante un taux des droits de douane de façon globale pour l 'ensemble d 'une économie et je crois que c 'est ce qui va se développer maintenant aux Etats-Unis, c 'est de peut -être trouver des pays ou d 'avoir des pays, notamment l 'Union Européenne ou nous qui pourrions négocier de façon sectorielle de façon ciblée sur des domaines, on a vu que la pharma était un problème particulier pour Donald Trump qu 'il a découvert et je crois que c 'est ça un peu à mon avis une des pistes qu 'il faudrait explorer et que l 'Europe fait.
30:13Infrarouge team:Juste sur l 'aspect de l 'acier et de l 'aluminium, ces droits de douane n 'ont pas été contestés par la Cour suprême, c 'est la section 232. Tout le reste a été annulé mais l 'acier, les droits de douane sur l 'acier au titre de la sécurité nationale et sur l 'aluminium ils restent.
30:26Guy Parmelin:Donc on peut continuer à négocier, il y a encore quelque chose à obtenir. Marie-Bertrand Duet, est-ce que ça ne vous interpelle pas en tant qu 'on l 'a dit souverainiste de voir que la Suisse continue à vouloir s 'accrocher à un accord, même si c 'est l 'économie privée, nous dit le Président, mais on investit quand même, je ne sais pas, moins 20 % de notre PIB aux États-Unis maintenant, alors que c 'est peut -être dans notre économie qu 'on en aurait besoin. Qu 'est-ce que vous en dites, vous ? Alors, tout d 'abord, je trouve assez marrant d 'entendre les Verts dire, finalement, qu 'ils veulent une position forte de la Suisse sur le plan international, et pour qui la solution, c 'est de troquer un bailli pour un autre bailli, finalement.
31:02Guy Parmelin:Vous avez déjà envie de parler d 'Europe, vous, hein ? Toujours ! Toujours ! Non, mais ce que j 'ai envie de dire, c 'est qu 'on peut constater que la Suisse, dans ses relations internationales, pratique ce que j 'appelle la politique du paillasson. Donc, elle ne met jamais en avant ses forces, mais elle laisse plutôt les autres se servir de ses propres forces à son encontre. Parce que si on prend en exemple l 'accord commercial qui a été fait avec les États-Unis, donc cet accord, je ne dis pas qu 'il est à ce stade mauvais, parce qu 'il a été fait à un moment où finalement c 'est un peu la seule solution.
31:35Guy Parmelin:car au fur et à mesure du développement économique de la Suisse, on s 'est retrouvé à ce que les États-Unis soient notre client numéro un. Et puis, vu qu 'on vit un peu au rythme des humeurs de Donald Trump, il y a quand même eu ce droit de douane à 39 % à partir du 7 août. Donc, cet accord a finalement permis de temporiser à partir du 14 novembre. Mais comme l 'a dit notre président de la Confédération, cet accord n 'est pas encore en vigueur, n 'a pas encore force légale. Les États-Unis le disent dans leur décret écrit comme quoi jusqu 'au 31 mars 2026, ils peuvent s 'amuser à faire des révisions unilatérales, augmenter les tarifs, modifier les exemptions ou encore même supprimer l 'accord.
32:20Guy Parmelin:Mais c 'est vrai que cet arrêt de la Cour suprême tombe à pic, j 'ai envie de dire, parce qu 'on a fait pas mal de concessions en vertu de cet accord, comme par exemple le fait que notre économie privée s 'apprête à investir 200 milliards aux États-Unis et finalement, ils auraient pu investir en Suisse. Tout ça, on est encore un pays souverain et fort quand on engage 20 % de son PIB dans un autre pays, le pistolet sur la tente. On se comporte comme un paillasson et de la même manière dans nos relations de politique internationale, quand on parle de neutralité ou tout ce qui s 'ensuit, on est soumis aux Américains, il faut oser le dire.
32:54Guy Parmelin:Et c 'est pour ça que je trouve ça bien que la Suisse, depuis 2021, essaye de se trouver d 'autres partenaires commerciaux, essaye d 'aller plus loin parce que c 'est vrai qu 'à ce stade, On a l 'Allemagne comme deuxième pays. Globalement, on a aussi l 'Union européenne, avec majoritairement la France, l 'Italie et le Royaume-Uni. On pourrait développer davantage ce qu 'on développe déjà avec la Chine, mais également avec les BRICS. Le Brésil est encore très en arrière parmi nos partenaires commerciaux primaires. Et il y a aussi le Canada, il y a des pays développés, des pays en voie d 'émergence.
33:25Guy Parmelin:On peut aller plus loin et donc finalement cesser de se raccrocher un bail. Puis j 'aimerais encore dire quelque chose, la Suisse a des forces. On est tout de même une des premières places financières du monde. On brasse un quart de la fortune milliard, plus de 5 000 milliards sont dans nos banques. Malgré le fait que le secret bancaire a subi des troubles ces dernières années, on reste quand même réputé pour être une place fiable, pour la sûreté de notre monnaie et pour aussi notre esprit d 'innovation. Et puis là aussi, dans le contexte américain, on en a un petit peu parlé. On aurait pu parler accessoirement des avions F-35.
34:01Guy Parmelin:parce qu 'on avait un petit contrat avec eux, le prix était censé être fixe. Finalement, il y a plus d '1 ,8 milliard qui se rajoutent. Mais après, je suis certaine qu 'il y a aussi des choses dans la négociation internationale auxquelles nous n 'avons pas accès, peut -être des informations que nous ignorons. Mais il est vrai que je pense qu 'on devrait un peu plus montrer les crocs de temps à autre. Qu 'est-ce que vous retenez ? Je vous donne la parole dans une seconde, Maxime Auclin. Qu 'est-ce que vous retenez ? L 'éloge de la diversification dont vous êtes l 'artisan ou alors la critique d 'un conseil fédéral paillasson, je cite ?
34:32Infrarouge team:Non, je crois que le but, c 'est depuis 2021 que nous avons entamé cette stratégie de diversification. Je crois que ce qu 'il ne faut pas oublier, c 'est que nous sommes un pays tourné vers l 'exportation. Nous avons un marché intérieur de 9 millions. Donc, nous exportons. Notre seule chance, avec le niveau de vie, avec les coûts que nous avons, c 'est d 'être le plus efficace possible. Vous l 'avez dit, le plus innovant possible. C 'est pour ça que nous investissons énormément dans l 'innovation pour nous rendre indispensables dans les chaînes de valeur internationale. Partout où c 'est possible et où un instrument, une pièce d 'un élément doit se faire en Suisse parce que les capacités ne le sont pas ailleurs, c 'est important pour le pays.
35:13Infrarouge team:Et je crois que cet aspect-là, nous devons continuer à investir et à faire la promotion chez nous. Et c 'est pour ça que nous investissons dans nos hautes écoles, dans l 'innovation. Ce n 'est pas pour rien qu 'en Suisse, par exemple, tout ce qui est quantum, système quantique, tout ce qui est intelligence artificielle. Nous sommes aussi dans le top du top et c 'est pas pour rien que nous avons aussi ce sommet de l 'intelligence artificielle l 'année prochaine parce que les autres pays le savent. C 'est aussi notre système de formation duale professionnelle. Chaque fois que je vais à l 'étranger, on nous demande de venir visiter ici, encore dernièrement aux Émirats Arabes Unis.
35:51Infrarouge team:Ils nous ont demandé expressément de pouvoir venir visiter, de voir comment on peut les aider parce qu 'ils ont une population jeune, qui doit se former. Et ces contacts-là, ça nous permet d 'avoir des accords libre -échange, de faire peut -être, d 'obtenir des marchés d 'exportation, mais dans une négociation, il y a aussi des concessions. Et là, c 'est l 'aspect agricole qui doit parfois faire des concessions, mais on regarde toujours que ça respecte la politique agricole suisse telle qu 'elle existe aujourd 'hui.
36:21Guy Parmelin:Est-ce qu 'il faut désaméricaniser un peu nos débouchés ? J 'ai lu Charles Viploche, économiste, qui n 'est pas un crypto-trotskiste, dire « Oui, un avenir économique possible sans les États-Unis pour la Suisse, c 'est possible, ce sera long et difficile, mais c 'est possible. » Alors, si seulement on pouvait se découpler d 'un marché comme ça, mais il faut quand même rappeler que les États-Unis représentent 20 % de nos exportations, donc je pense qu 'on ne va pas pouvoir le mettre sous le tapis comme ça. Conclure des accords, oui, il faut toujours essayer de le faire, mais dans cet environnement extrêmement volatile, c 'est vraiment difficile d 'évoluer.
36:49Guy Parmelin:Mais je reviens peut -être sur l 'intervention de Mme Duet, parce que je trouve extraordinaire de pouvoir faire feu de tout bois dans cette intervention de la sorte, avec l 'espèce d 'hystérie anti-européenne de l 'UDC qui essaie de nous faire croire que... Là, ce n 'était pas hystérique. Non, c 'est vrai, mais quand on entend un peu les messages qu 'il y a parmi leurs ténors, c 'est quand même un peu particulier dans la mesure où c 'est quand même notre premier partenaire commercial de l 'Union européenne. On essaye d 'en faire un bouc émissaire ou l 'épouvantail contre lequel on devrait se rebeller parce qu 'il est vraiment malhonnête et qu 'il veut notre mal.
37:17Guy Parmelin:Et en face, on a un Donald Trump dont on rappelle qu 'il était le candidat favori de M. Rushdie et du président du DC dont le nom m 'échappe à l 'heure actuelle, qui arrive maintenant avec ses grands sabots... Marcel Dittli, il m 'a échappé aussi pendant deux mots. Je vous remercie. Qui nous fait un bras de fer, en fait, et nous extorte des droits de douane, alors que notre premier client, notre premier partenaire, il est sous nos yeux, on est entouré par l 'Union européenne, c 'est dans cette direction-là qu 'on doit y aller. Et je suis désolé, on peut bien sûr faire des accords de libre -échange avec plein d 'autres partenaires, mais à l 'échelle, il n 'y a que l 'Union européenne, la Chine et les États-Unis dans une autre mesure.
37:57Guy Parmelin:Les BRICS ont en l 'occurrence encore un concept marketing qui n 'est pas vraiment concrétisé dans les faits parce que les pays qui en constituent ne sont pas d 'accord entre eux. Et donc à l 'heure actuelle, l 'urgence je dirais, et en particulier pour la place industrielle suisse, c 'est d 'avoir une stabilité et en particulier avec notre voisin. Avant de faire réagir Guy Parmelin, j 'aimerais vous entendre vous sur la désaméricanisation des choses. Vous nous dites d 'un côté, il faut muscler le discours. J 'imagine que l 'idée de diversifier et de ne pas dépendre uniquement des États-Unis doit plutôt vous plaire.
38:27Guy Parmelin:Puis de l 'autre côté, vous nous dites, non, pas de libre -échange, pas de Mercosur, pas de poulet au chlore, pas de concurrence pour nos paysans, des paysans argentins. Il faut bien qu 'on vende quelque chose quelque part. Qu 'est-ce qu 'on fait, Inès Panchard ? On va parler d 'Europe, je sais, dans deux secondes. Je respecte les règles. Je crois que dans une négociation, et M. Parmoulin l 'a dit, Je pense qu 'il faut aussi faire des concessions. Nous, on n 'a jamais été opposés à tout accord de libre -échange par principe. Mais par contre, on a parfois un certain nombre d 'accords, soit d 'accords de libre -échange, soit de négociations, qui font quand même que ça a des conséquences sur la Suisse.
39:00Guy Parmelin:On peut parler notamment des quantités. Mais c 'est vrai que nous, on a mis en avant, avec le lien avec les États-Unis, la question du poulet au chlore, la question du bœuf aux hormones, la question de ces cyber trucks, un peu de ces véhicules géants qu 'on peut retrouver sur nos routes. Je crois qu 'il faut aussi illustrer les choses de façon concrète pour la population, sans exagérer, en restant factuel, parce que je crois que de notre côté, du côté européen, même si le monde est en train de changer, je crois qu 'il faut aussi être du côté peut -être des faits, de la science, de l 'état de droit, de la sécurité du droit.
39:29Guy Parmelin:Ce n 'est peut -être pas moi qui vais citer le plus souvent le président Macron au VEF, mais je crois qu 'il y avait quelque chose d 'assez intéressant dans son intervention. On a beaucoup parlé des lunettes ou de l 'accent anglais, mais je crois qu 'il y avait quelque chose d 'intéressant de dire, en fait, oui, nos partenaires européens, l 'Europe n 'est pas parfaite, par contre on sait sur quoi est-ce qu 'on peut s 'engager, qu 'on peut s 'engager sur des mois, sur des années, avec une vraie sécurité, et c 'est vrai que c 'est dur pour un pays comme la Suisse, qui doit à chaque fois évidemment passer par le Parlement, passer par les deux chambres, a besoin de temps, a besoin de travailler ses dossiers sur du long terme, et quand on a en face, voilà, ces exécutives hors d 'oeuvre, et puis vraiment l 'impression d 'avoir un président qui peut décider un peu du jour au lendemain, de changer les règles du jeu, donc nous, comme je le disais, pas d 'opposition de libre, d 'opposition de principe à tout accord de libre -échange.
40:15Guy Parmelin:Mais par contre, je crois que maintenant, la Suisse peut prendre un petit peu de recul, peut -être un peu attendre le prochain sujet et puis la signature des accords lundi pour peut -être se dire quelles sont un peu nos opportunités pour la Suisse. Et je crois que la Suisse a déjà passé des épreuves beaucoup plus difficiles ces dernières années et qu 'on a peut -être un petit peu de temps, même si les entreprises souffrent, ça c 'est certain. Guy Parmolin, et on va parler d 'Europe.
40:36Infrarouge team:Alors, vous avez dit que vous vouliez être factuel. Il n 'y a pas de poulet au chlore, c 'est interdit toujours. Il n 'y a pas de cyber truck, ce n 'est pas ce dont il est question. Ce sont des normes qu 'on doit discuter avec les États-Unis pour importer un type de voiture américaine, si on peut les assouplir. Et le bœuf aux hormones, c 'est déjà aujourd 'hui une exigence des tick-tocks, c 'est déjà autorisé. Donc, vous êtes en train de parler de choses qui ne sont pas vraies et pas en place. Donc, si on veut être factuel, il faut dire les faits et les vérités. Je vous invite, puisque vous dites que vous êtes aussi avec votre parti ouvert et pas par principe opposé au libre -échange, à lire attentivement l 'accord sur le Mercosur, puisque votre présidente a déjà annoncé un référendum, et de voir concrètement ce qu 'il y a dans cet accord, en ce qui concerne la déforestation, en ce qui concerne les mesures avec les peuplades indigènes, en ce qui concerne effectivement ce qui va toucher l 'agriculture.
41:32Infrarouge team:Et une fois que vous aurez lu attentivement ceci, je pense que nous aurons un débat beaucoup plus serein.
41:37Guy Parmelin:une fois qu 'on aura accès à l 'ensemble du dossier avec grand plaisir. Défi relevé une fois qu 'on aura accès au ensemble du dossier. Parlons d 'Europe pour les 10 petites minutes qui nous restent. L 'Union Européenne, c 'est le moment où jamais vous partez lundi pour Bruxelles pour signer le fameux paquet d 'accords, on va l 'appeler comme ça. Cinq ans après avoir littéralement médusé les Européens en mai 2021, que vous avez torpillé ce qui s 'appelait encore l 'accord cadre. C 'était donc en 2021. Souvenez-vous, séquence nostalgie.
42:05Infrarouge team:Premièrement, nous avons aujourd 'hui mis fin aux négociations sur l 'actuel projet d 'accord institutionnel. L 'objectif premier de la politique européenne de la Suisse reste toutefois la poursuite d 'une étroite collaboration bilatérale avec l 'Union européenne dans les meilleures conditions possibles.
42:27Guy Parmelin:la vie joue parfois de drôles de tours vous allez vous êtes l 'homme qui avait vraiment j 'ai dit médusé mais presque plus que ça ça les avait choqués ces européennes ne s 'attendaient pas du tout en mai 2021 puis là vous retournez et cette fois vous arrivez avec le sourire et un stylo pour signer l 'accord ironie du sort
42:43Infrarouge team:c 'est peut -être une ironie de l 'histoire c 'est surtout institutionnel en 2021 j 'étais et c 'est comme ça que ça se passe au conseil fédéral que vous signez des accords de ce type c 'est le président de la Confédération, c 'est de président à président. C 'est le président de la Confédération avec la présidente de la Commission qui signe ou qui dit ce qu 'ils ne peuvent pas signer. Donc j 'étais, au nom du Conseil fédéral, faire cet acte en expliquant aux Européens que dans ce cadre-là, ces conditions-là, la Suisse ne pourrait pas signer. Ils ne sont pas aimés, mais enfin, c 'est la politique.
43:15Infrarouge team:Et la semaine prochaine, je vais, au nom du Conseil fédéral, dire que cette fois, l 'accord, le paquet d 'accords qui a été négocié, du point de vue du Conseil fédéral, il peut le signer. C 'est institutionnel, parce que, je l 'ai dit, c 'est au niveau présidentiel, et c 'est aussi un acte qui est nécessaire pour pouvoir préparer le message, pour le transmettre au Parlement. On signe toujours sous réserve, naturellement, du Parlement et du peuple en Suisse, puisqu 'il y aura certainement un référendum. C 'est simplement ceci.
43:47Guy Parmelin:Ça vous fait pas mal, Marie-Bertrand Duet, de voir votre ministre UDC aller à Bruxelles signer l 'accord ONI, le nouveau bailli ? Je suis persuadée que notre président fait ça à contre-cœur. Néanmoins, c 'est les obligations de la collégialité. Non, mais toujours est-il que cet accord cadre... En 2021, j 'étais heureuse. C 'était un grand moment de nostalgie de revoir ces images. Aujourd 'hui, cet accord cadre n 'est pas tellement mieux. Si on parle par exemple de la reprise dynamique du droit européen, ça signifie que toutes les entreprises, toutes les petites PME telles que la vôtre, devront être réactives, se mettre à jour tous les jours et presque avoir un secteur juridique.
44:26Guy Parmelin:Quand on constate qu 'un milieu de l 'économie suisse a tout de même lancé un référendum à l 'encontre de ces accords-cadres, enfin précisément pour inscrire dans la Constitution le référendum obligatoire, on peut voir que ce n 'est pas forcément bénéfique aux entreprises. On peut aussi constater que dans cet accord-cadre, bien que l 'on explique que notre démocratie sera respectée, en cas de conflit, ce sera soumis à un tribunal arbitral. Et en cas de litige juridique, ce tribunal devra demander l 'interprétation, non pas à un tribunal quelconque d 'un pays européen ou au tribunal fédéral, mais à la Cour de justice de l 'Union européenne.
45:02Guy Parmelin:Puis on peut encore rebondir sur la libre circulation des personnes. – Il y a beaucoup. – Il y a beaucoup, il y a beaucoup trop. – On connaît l 'argumentaire du parti, Guy Parmelin le connaît parfaitement bien, puisque je crois savoir que c 'est votre parti qui développe cet argumentaire. Plein de questions. Est-ce que vous êtes véritablement convaincu, déjà, peut -être ? Oui ou non ? Dans les yeux, dans les yeux ? Ou est-ce que vous êtes juste collégial, Guy Parmelin ?
45:26Infrarouge team:Non, mais écoutez, la question n 'est pas là. Un petit peu quand... Vous savez comment fonctionne le Conseil fédéral. Le Conseil fédéral, il négocie des accords. Il arrive à un moment donné à une décision, il décide, et ensuite, il porte dans son ensemble, et Madame l 'a dit très bien, c 'est la collégialité, il porte dans son ensemble l 'accord. Ici, le Conseil fédéral, contrairement à 2021, a jugé que l 'accord était équilibré et qu 'il pouvait être signé et transmis au Parlement. C 'est ce qu 'on appelle les institutions, et c 'est ce que, au nom du Conseil fédéral, je ferai lundi en signant ces accords.
46:01Guy Parmelin:Donc oui, vous êtes convaincu. Je ne sais pas, je n 'arrive pas à connaître la véritable réponse. Je ne sais pas à connaître la vérité. C 'est vrai, j 'arrête de savoir. C 'est une déformation professionnelle, c 'est terrible. C 'est pourtant simple, je ne peux pas vous l 'expliquer d 'une autre façon. Alors, je vais reformuler. Mais comment est-ce que vous allez faire pour convaincre, dans votre camp, que cette fois c 'est un bon accord, puisque ça sera quand même le discours officiel ? Mais M.
46:22Infrarouge team:Favre, les partis jouent un rôle, l 'exécutif en Suisse joue un autre rôle. Nous ne sommes pas dans un gouvernement de coalition avec opposition, majorité ou coalition avec différents partis. Notre système, il fonctionne et personne ne veut en changer. Et à la fin, ici, il y aura un débat parlementaire et le peuple tranchera. Et personne ne veut changer ce système.
46:43Guy Parmelin:C 'est la mère de toutes les batailles. Il y en a beaucoup des mères de toutes les batailles, mais cette fois, ça est vraiment la bonne. Maxime Auclin ? Déjà pour dire, avec la marotte évidente des juges étrangers, quand on conclut un accord avec d 'autres pays ou d 'autres blocs, par exemple avec l 'Inde ou la Chine, s 'il y a un différent, il y a quand même des juges étrangers qui doivent se pencher dessus, si c 'est ceux de l 'OMS par exemple.
47:03Infrarouge team:Il n 'y a pas eu de référendum pour l 'Inde.
47:04Guy Parmelin:Alors, il n 'y a pas eu de référendum. Mais pour revenir à l 'accord cadre, pour le PVL notamment, mais aussi, à mon avis, c 'était un parfait autogall. On a perdu un temps de dingue. On s 'est retrouvé avec quand même certains secteurs en difficulté qui ont dû aussi délocaliser certains pôles de développement, notamment dans le MedTech. On a perdu beaucoup de temps et aussi, je pense, quand même beaucoup d 'innovation. Je ne parlais pas d 'argent en l 'occurrence, mais vraiment d 'innovation. Et pour un accord, il faut être deux. Pour danser le tango, il faut être deux. donc en l 'occurrence on a vraiment meilleur temps d 'être à table avec l 'Union Européenne pour discuter de tous les sujets y compris de ceux qui fâchent c 'est pour ça qu 'il y a tous ces mécanismes qui sont prévus et en l 'occurrence c 'est vraiment le moment à notre sens pour qu 'on avance sur ce sujet et je tiens juste à dire que c 'est assez étonnant de voir l 'UDC des fois se présenter comme étant un parti de l 'économie alors qu 'avec deux initiatives qu 'on voit arriver gentiment entre celle à 10 millions entre l 'initiative Boussole c 'est fondamentalement des initiatives qui sont anti -économie, tous les milieux économiques sont contre quasiment, sous Ferreur et on ne voit pas en quoi ces initiatives-là peuvent vraiment aider le pays, donc non très clairement pour le PVL c 'est le moment de signer ces accords de cadre c 'est fort heureux que M.
48:19Guy Parmelin:Parmelin aille le signer maintenant et maintenant il faut qu 'on avance Ilas Ponchat, en un mot on a parlé de la Suisse à 10 millions les lignes idéologiques sont en train de changer chez les Verts aussi, chez les alter-mondialistes on commence à s 'interroger sur ce développement effréné, sur cette croissance effrénée, etc. Est-ce que ça ne va pas bouger ? Est-ce que vous restez inconvaincu de cette Union européenne qui reste libérale et qui, elle aussi, signe avec le Mercosur, rapidement ? Oui, je crois. Alors, sur le Mercosur, ce n 'est pas encore fait, mais en effet, je crois que c 'est un peu notre premier, notre partenaire le plus important aussi du point de vue géographique, du point de vue énergie, du point de vue transport.
48:51Guy Parmelin:Je crois qu 'on a vraiment besoin de travailler avec l 'Europe. En tant que membre du NOMES, du mouvement européen suisse depuis longtemps, moi, je crois qu 'à un moment, ce débat-là, devra avoir lieu ensuite en Suisse, un peu de notre avenir. Et je crois que le choc un peu des dates avec le moment Trump, ce discours de l 'Union et puis la signature lundi, je crois que le symbole, il est quand même assez beau. Alors oui, il y a eu des débats. Il y avait des questions sur les salaires, il y avait des questions sur les travailleurs détachés ou autre. Je crois que ce débat-là, il a déjà eu lieu. Puis en fait, comme je le disais au début, je crois qu 'on est parti aussi pour un débat parlementaire relativement long.
49:22Guy Parmelin:Peut -être parfois, au niveau suisse, on pourrait trouver un moyen d 'aller plus vite. Parce que quand on voit à certains pays qui vont très très vite, peut -être que notre système mériterait un petit peu d 'être dépoussiéré. Vous reviendrez tous les trois pour faire ce débat-là, en particulier on va le faire plusieurs fois, le débat européen. La relève est assurée en politique suisse, là. C 'est réjouissant.
49:38Infrarouge team:J 'ai toujours dit qu 'il faut s 'engager en politique, peu importe le parti dans lequel on s 'engage, mais pour vous qu 'on s 'engage et qu 'on le fasse bien. Eh bien voilà.
49:45Guy Parmelin:Merci, monsieur le Président. Merci mille fois. Merci à tous les trois d 'avoir accepté de vous prêter à ce jeu-là. Merci au public. Merci à vous. Suivez-vous. Infra rouge, c 'est fini.
49:56Guy Parmelin:Notre place à 36.9 et son émission spéciale Insomnie. On en fait des insomnies dans ce siècle bizarre. Tout de suite, Elisabeth sur la RTS avec Kelle Blanchette. Encore et toujours, excellente soirée, ici ou ailleurs. Bye bye. Sous-titrage ST' 501
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Il est président de la Confédération pour la deuxième fois de sa carrière dans une année plus chaotique que jamais : Guy Parmelin est mercredi le grand invité d'Infrarouge. De la guerre sur le continent à la guerre commerciale avec les États-Unis, quelle feuille de route pour la Suisse ? Quelle posture adopter face à l'ogre de Washington ? Quelle stratégie dans un monde qui se durcit ? Et face à l'Europe, le président qui a tué l'accord-cadre sera-t-il celui de la paix avec Bruxelles ? Do you speak Trump, Monsieur le président ? Guy Parmelin est le grand Invité d'Infrarouge, mercredi 25 février.




