F-35: amateurisme ou mensonge d''État ?

16 Sep 2026 · 49 min · 19 chapters

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In short

Débat suisse sur l’acquisition des chasseurs F-35, opposant “amateurisme” à “mensonge d’État” après le rapport de la commission de gestion du Conseil national. Les intervenants contestent notamment l’idée d’un “prix fixe” avec les États-Unis, dénoncent une opacité documentaire et discutent des suites (rallonges budgétaires, éventuelle commission d’enquête parlementaire).

Guests (arrière-plans)

Pierre-Alain Fridé, ex-conseiller national (PS, Duratien), spécialiste des questions militaires, auteur de deux livres sur le choix F-35. Sidney Camerzin, conseiller national (Centre, Valais), proche de Viola Amherd. Clarence Cholet, conseillère nationale (Verts, Neuchâtel), commission politique de sécurité. Pascal Broulis, conseiller aux États (PLR, Vaud), commission politique de sécurité. Jean-Luc Ador, conseiller national (UDC, Valais), commission politique de sécurité.

Key claims

absence de “prix fixe” au sens strict (mécanisme FMS/LOA), clause “note 55” interprétée comme prix fixe mais jugée problématique; documents/contrats difficiles d’accès; critères d’adjudication et heures de vol modifiés pour favoriser le F-35; coûts et inflation non maîtrisés; nécessité de restaurer la confiance et de renforcer le contrôle.

Notable examples

comparaison avec le scandale des Mirages des années 1960 (surcoûts, commande réduite, responsabilités); mention de tests/critères à l’étranger; rallonge parlementaire d’environ 400 millions pour stabiliser le prix et maintien de 30 appareils (renoncement à 6 supplémentaires).

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Chapters

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Introduction to the F-35 Controversy

0:00 to 0:44

The discussion introduces the topic of the F-35 acquisition and potential state deception.

“On a un contrat avec les États-Unis qui nous garantit un prix fixe et là il n 'y a pas de risque.”

Key Issues in the F-35 Acquisition

0:44 to 1:55

Exploration of the lack of a fixed price agreement and the implications of the management commission's report.

“Car non, la Suisse n 'a jamais convenu d 'un prix fixe avec les États-Unis pour acquérir une trentaine de ses chasseurs.”

Political Perspectives on the F-35

2:28 to 5:51

Guests share their views on the political ramifications of the F-35 deal and state transparency.

“Cinqui invités ce soir pour une cellule de crise.”

Debate on the Price Fix Narrative

5:51 to 7:50

Discussion on the complexities of the F-35 pricing and accountability of Swiss officials.

“Alors, on l 'a mis à 1 ,5%, très bas, du temps du F à 18, c 'est 5%.”

Conclusion of the F-35 Discussion

7:50 to 14:03

Final thoughts on the F-35 scandal and the implications for Swiss defense policy.

“Vous avez des nouvelles de Viola Amerte, on a essayé de l 'inviter, elle a décliné l 'invitation.”

Investigating Responsibility in the F-35 Process

14:03 to 15:00

Learn about the responsibilities and investigations regarding the F-35 acquisition.

“Et puis proposer des mesures, et franchement, comme parlementaire, quand je lis ça, j 'ai pas grand-chose à me mettre sous la dent.”

Amateurism vs. State Deception

15:01 to 17:44

Explore the differences between amateurism and potential deception in negotiations.

“Comment vous comprenez, vous, ce qui s 'est passé ?”

Public Trust and Military Decisions

17:45 to 19:12

Understand the public's trust in military decisions and its implications.

“On a fabriqué artificiellement de différentes manières un prix avantageux on sait aujourd 'hui, on est en train de voter des rallonges, etc.”

Manipulations in the Acquisition Process

19:13 to 21:44

Learn about alleged manipulations during the F-35 acquisition process.

“je vais demander à Pierre-Alain Fridé d 'étayer les éléments concrets qui font construire cette thèse du complot.”

Legal Implications of the Acquisition

21:45 to 24:12

Delve into the legal aspects and implications surrounding the F-35 deal.

“pour pouvoir améliorer un peu la situation.”
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Conclusions on the F-35 Controversy

24:13 to 28:00

Summarize the discussions on the F-35 acquisition and its contradictions.

“de l 'appareil qui n 'est pas l 'objet du débat du jour.”

Analyse des contrats F-35

28:00 to 30:00

L'épisode aborde les lacunes dans les négociations des contrats F-35 et les implications pour le Parlement.

“Mais non, aujourd 'hui, bien sûr, tout le monde sait, et tout le monde savait, mais quand même tout le monde a voté oui.”

Parallèles avec les Mirages

30:00 to 32:20

La discussion se concentre sur les similitudes entre l'affaire des Mirages des années 60 et la situation actuelle avec les F-35.

“parce que Brulis, je vous donne la parole, je vous donne la parole.”

Appel à une commission d'enquête

32:20 to 34:20

Les intervenants discutent de la nécessité d'une commission d'enquête parlementaire pour établir la vérité sur les coûts des F-35.

“Nous avons eu connaissance de ce dépassement au moment où il s 'agissait de signer les options pour l 'acquisition de l 'électronique Taran.”

Responsabilités et pénalités

34:20 to 36:20

Exploration des différentes dimensions des responsabilités civiles, pénales et politiques liées à l'affaire F-35.

“qui éclatent actuellement dans le département.”

Processus d'acquisition et confiance

36:20 to 41:40

Discussion sur les processus d'acquisition militaire et l'importance de restaurer la confiance du public.

“Pour être tout à fait clair, parce qu 'il y a plein de sous-entendus depuis l 'année de cette affaire.”

Conclusion sur les F-35

41:40 to 42:01

Les intervenants concluent sur la nécessité d'actions concrètes pour faire la lumière sur l'affaire F-35.

Controversies Surrounding the F-35 Acquisition

42:01 to 46:18

Explore the motivations and controversies behind Switzerland's F-35 decision.

“quand j 'ai commencé à écrire ce livre les gendarmes suisses m 'ont dit secrètement qu 'ils avaient entendu des chefs d 'armes à Suisse qui disaient « Nous voulons le F-35 ».”

Concerns Over F-35 Performance and Costs

46:21 to 47:26

Discussion on the ongoing performance issues and potential financial implications of the F-35.

“Et pour moi, c 'est vrai que la manière de faire des États-Unis avec les communiqués qui ont été faits et avec l 'acceptation de la clause en question très litigieuse, eh bien, ça remet en question pour la suite.”
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Transcript

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0:12On a un contrat avec les États-Unis qui nous garantit un prix fixe et là il n 'y a pas de risque. Cela ressemble à un scandale d 'État. Aucun préfixe n 'a jamais été convenu avec les États-Unis sur les F-35. La commission de gestion du national a rendu son rapport.

0:35L 'achat des F-35 américains. Y a-t-il dans cet interminable feuilleton tous les ingrédients d 'un vaste mensonge d 'État ? Car non, la Suisse n 'a jamais convenu d 'un prix fixe avec les États-Unis pour acquérir une trentaine de ses chasseurs. Contrairement aux affirmations de Viola Amert, c 'est écrit noir sur blanc dans ce rapport parlementaire plutôt explosif. Et c 'est toute l 'opacité d 'un système qu 'on questionne aujourd 'hui alors que les coups s 'envolent. L 'ex-ministre de la Défense savait-elle, ou alors s 'est-elle laissée embarquer par son entourage et les experts d 'armes suisses ?

1:12des acteurs clés de ce dossier qui ont tous quitté le navire en même temps qu 'elle. Le F-35 était-il le choix qui s 'imposait ou alors y a-t-il eu jeu d 'influence jusqu 'au plus haut sommet de l 'État ? Le Parlement vient tout juste de voter une rallonge pour financer 30 appareils. Faut-il persévérer dans cette voie-là ou au contraire tirer la prise ? Et qui va payer pour tous les ratés du F-35 ?

1:45Ce qui était déjà un très mauvais feuilleton, effectivement, est-il en train de devenir un scandale d 'État comme la Suisse n 'en a pas connu depuis le siècle passé ? Bonsoir à tous, ravis de vous retrouver en direct sur le plateau d 'Infrarouge, comme tous les mercredis soir à 20h10. Un prix qui explose parce qu 'il n 'a jamais vraiment été fixe, une négligence grave dans le suivi, un manque de rigueur juridique, un déficit de surveillance, des documents qui disparaissent, Les révélations de la commission de gestion du Conseil national sont accablantes pour Viola Amert et ses équipes en charge de l 'acquisition du F-35.

2:20Alors où s 'arrête l 'incompétence et où commence la volonté manifeste peut -être de tromper les Suisses pour acheter l 'avion qu 'on préfère ? Cinqui invités ce soir pour une cellule de crise. Pierre-Alain Fridé est avec nous évidemment et j 'ai envie de dire, ancien conseiller national, ancien très récemment, ancien jusqu 'à il n 'y a pas longtemps, socialiste duratien, spécialiste des questions militaires auteur de deux livres dont on va parler sur ce choix, deux livres qui contenaient déjà à peu près tout, vous êtes l 'homme de la séquence je crois que tout le monde est d 'accord, Sidney Camerzin bonsoir, conseiller national du centre valaisan, le parti de Viola Amerte, un homme courageux ce soir qui défend sa ministre persuadée qu 'elle a agi en toute bonne foi Clarence Cholet est avec nous, bonsoir conseillère nationale verte neuchâteloise, membre comme à peu près tous les autres de la commission politique de sécurité scandaliser que la majorité continue d 'allonger les centaines de millions pour un F-35 aux airs de mirage dans tous les sens du terme.

3:14C 'est pour ceux qui étaient vivants en 1960. Pascal Broulis, bonsoir. Bonsoir. Ce n 'est pas mon cas d 'ailleurs. Conseiller aux États PLR vaudois, membre de la Commission de politique de sécurité, vous aussi. Peut -être le pragmatique de l 'étape ce soir pour qui c 'est moche. Oui, peut -être, c 'est à faire, mais il faut aller de l 'avant. Et enfin, Jean-Luc Ador, bonsoir. Bonsoir. Conseiller national UDC Valaisan. Commission de politique de sécurité aussi très fâchée, très fâchée et très claire sur ce qu 'ils considèrent, ce sont vos mots, comme un mensonge d 'État. Je vous cite et on en parlera.

3:43Alors amateurisme ou mensonge d 'État ? Bienvenue dans la Présorologie. La question est assez grave, elle est un peu Unschweiz, on n 'a pas l 'habitude de prononcer ces mots. Mensonge d 'État, scandale d 'État en Suisse, Pierre Lofridé. On a hésité à vous recevoir en vedette américaine ce soir, je vais vous faire rougir mais c 'est la vérité, à cause de ça. F-35 ou l 'histoire d 'une manipulation, révélation sur un scandale d 'État, chez Favre l 'an passé. Deux ans plus tôt, il y avait le choix du F-35, grossière erreur ou scandale d 'État ? Avec un point d 'interrogation. Entre nous, juste comme ça, comment vous vous sentez maintenant ?

4:17Il y a une petite Shannon Freude, comme tout le monde découvre qu 'en fait, vous aviez raison. Alors, j 'ai eu quelques années difficiles, parce que j 'étais en fait l 'objet de moqueries, de gens bien pensants qui ont véritablement tout fait pour ne pas lire mes livres. Et puis, pour certains, j 'étais un complotiste. Infréquentable, un peu. Ah, du genre. Un type un peu louche, quoi. Alors, il y a même un journaliste jurassien qui a fait un commentaire à mon départ en disant que j 'étais à Berne dans mon coin, j 'écrivais des livres, mais personne ne les lisait. Voilà. Alors, je pense que depuis une semaine, les libraires et l 'éditeur doivent être plutôt contents.

4:57Entre les deux livres, je le dis, ce qui a changé, c 'est le point d 'interrogation qui a disparu. après scandale d 'État, il n 'y en a plus. On va en rentrer dans les détails, mais juste sur cette affirmation, parce que c 'en est une, vous n 'avez plus de doute. Manipulation, scandale d 'État. Alors, je n 'en ai aucune. Donc, d 'ailleurs, par rapport à cette commission d 'enquête, je me félicite de ces résultats. Je suis un peu frustré, parce que j 'ai fait un rapport de 25 pages que j 'ai envoyé à cette commission d 'enquête de la commission de gestion, en leur proposant d 'être auditionné, parce que dans ce texte, j 'expliquais tout du début à la fin, et pour moi, il n 'y avait aucun doute.

5:29Donc, ce n 'est pas une erreur. c 'est un scandale. La vraie question, c 'était l 'histoire du prix. Et le prix, en fait, a été fixé, ça c 'est encore d 'autres choses, on peut en reparler, avec 5 ,065 milliards qui arrivaient, en fait, sur la table après la décision du Conseil fédéral. Et il fallait absolument rester dans une enveloppe de 6 milliards. Le problème, c 'est qu 'il y avait des choses qu 'il fallait rajouter, notamment un supplément pour le risque. Alors, on l 'a mis à 1 ,5%, très bas, du temps du F à 18, c 'est 5%. Mais là, on a dit, il y a un prix fixe, il n 'y a aucun risque. Deuxième élément, il fallait l 'armement.

6:07Les Français, avec le Rafale, proposaient 400 millions avec le Météor, qui est des missiles extraordinaires. Là, on s 'est contenté de 100 millions avec un missile par avion, les Sidewinter, puis quelques obus. Et puis, il y avait l 'inflation. Alors, c 'est très, très compliqué de calculer l 'inflation sur 10 ans. – Il faut la projeter, on ne la connaît pas. – Et ils ont réussi à le faire, et en fait, il fallait cette notion de prix fixe, parce qu 'autrement, ce n 'était pas possible. Et en fait, moi, je suis persuadé, d 'ailleurs, je suis prêt à discuter… – Vous l 'avez dit, vous le démontrez tout à l 'heure, que cette notion de prix fixe, c 'est un récit qui a été savamment…

6:43– C 'est ça, mais les gens qui ont négocié, ils se sont attachés les services d 'un bureau d 'avocat qui ne connaissait pas grand-chose, et je pense qu 'ils sont allés vers les Américains, qui, eux, avaient tout à fait intérêt à vendre cet avion, et puis tous les gens se sont entendus, ce qui fait que quand on lit en fait ce qu 'on a pu lire de ce contrat, on a l 'impression qu 'une chatte ne trouverait pas ses petits. C 'est -à-dire qu 'on a à la fois des choses qui sont claires dans le droit américain, c 'est la LOA, la Letter of Over Acceptance, donc il n 'y a pas de prix fixe avec les Américains, ça n 'existe pas.

7:13Il y a juste un prix fixe après la fixation du prix entre le gouvernement américain et l 'entreprise, qui s 'applique aussi à la fixation de l 'occurrence. C 'est ça, parce que nous achètons au gouvernement américain, pas directement à l 'entreprise. Le prix de départ, il n 'est jamais fixe. Puis la deuxième chose après, c 'est que tout a été fait un tout petit peu. Ce qui a été fait de manière en catimini à quelques-uns est devenu la vérité et personne n 'a eu accès à ces documents parce qu 'il y avait un obscurcissement complet. On va revenir avec vous tout à l 'heure sur les quelques points saillants de ce qui aurait été un récit construit.

7:49Sidney Camerzin, valaisan du centre. Vous avez des nouvelles de Viola Amerte, on a essayé de l 'inviter, elle a décliné l 'invitation. Écoutez, elle a été auditionnée par la commission de gestion du Conseil national. Elle s 'est exprimée sur cette affaire. Je rejoins un peu ce que le constat que fait Pierre-Alain Fridet sur la manière dont ça s 'est déroulé. Ce que vous dites, c 'est important. Si vous rejoignez le constat de Pierre-Alain Fridet... Non, je retiens un élément, c 'est -à-dire que les Américains voulaient absolument vendre cet avion. Et ça, je trouve que le rapport de la commission de gestion sur ça, il est éloquent, il est nécessaire.

8:25Et on a cette phase de la négociation et du contrat, parce qu 'on parle ce soir d 'un problème de contrat. Et c 'est le début de cette négociation où on a cette rencontre entre les représentants suisses d 'Arma Suisse et les représentants du département de la défense américain, et le moment clé où ça se passe, en fait, et où on a ces informations qui circulent de part et d 'autre, et où on a, et là on parle de préfixe, alors Pierre-Alain Fridet le dit, les Américains ont cette double procédure qui fait qu 'il n 'y a jamais de prix fixe parce qu 'à la fin, c 'est le prix du fabricant au moment où on reçoit les avions.

8:59Mais, ce qui s 'est passé dans ces négociations, la Suisse a tenté, et c 'est là tout le nœud du problème, et c 'est là le litige, a tenté de négocier une dérogation à ce régime-là dans le contrat, vous le savez, ça figure en page 34 de ce rapport, et a tenté de négocier des prix fixes qui figurent expressément... La fameuse note 55 pour les connaisseurs du dossier. C 'est le nœud de toute cette affaire, c 'est ça. Et dans cette note, on a la notion de prix fixe qui devait correspondre au prix de l 'offre initiale. Et après, où c 'est vrai, c 'est que les conditions dans lesquelles ça s 'est passé sont peu...

9:40C 'est vrai qu 'on peut difficilement comprendre que ça soit passé de telle façon, mais au final, le résultat, on a dans le contrat un contrat inhabituel. aucun autre pays a réussi à négocier ça avec les Etats-Unis, juste pour terminer et on a cette clause qui pouvait, qui aurait pu et qui pouvait être interprétée comme un prix fixe dans cette clause-là mais après il faut la lire avec tout l 'ensemble du contrat et des circonstances. Les deux lectures qui s 'affrontent, je ne vais pas résumer à chaque fois mais on a d 'un côté des gens qui s 'entendent pour construire un récit et d 'autre côté des gens qui sont victimes d 'Américains un peu qui sont prêts à tout pour nous enfumer et vendre leurs avions.

10:18je vous laisse la parole une seconde quand même Sidney Camerson parce que ok, bonne foi etc est-ce qu 'on est d 'accord qu 'à minima au moins tout fidèle que vous soyez à votre ministre ou ancienne ministre, c 'est très embarrassant cette affaire. Non c 'est très embarrassant pour la Suisse et puis pour la défense aérienne parce qu 'on a besoin de ces avions on a besoin de ces avions dans les meilleurs délais possibles et au prix qu 'on nous a c 'est vrai qu 'on nous a mis en avant pendant toute la campagne au Parlement publiquement et sur la base de quoi ? La seule chose, moi ce que j 'aimerais démontrer ce soir, oui, il y a eu des bugs dans cette affaire, c 'est clair, mais ce n 'est pas un tissu de mensonge, ce n 'est pas une tromperie généralisée parce qu 'on a des pièces, et c 'est le grand mérite de la commission de gestion, on a des pièces qui parlent de préfixes et qui ont été signées par les Américains eux-mêmes et on nous dira...

11:10C 'est mal archivé, comme le dit avec un doux euphémisme. – Malheureusement. – Oui, allez-y, mais vous parlez de mensonge d 'État, vous, alors. C 'est vous qui avez les mots le plus fort, finalement. Ce n 'est pas le socialisme. C 'est l 'UDC, Jean-Luc Ador, qui dit mensonge d 'État. Qu 'est-ce qui a emporté cette conviction chez vous ? – Alors, bon, on a un récit assez sympathique, avec un nœud, etc. Pour moi, s 'il y a un nœud dans cette affaire, ce n 'est pas la note 55, peu importe comment elle s 'appelle, d 'ailleurs. – Donc, la note 55, juste une seconde, C 'est un accord qui a été négocié après l 'assignature du contrat.

11:48Non, pendant, pendant, pendant, pardon. Par lequel la Suisse obtient cette histoire de prix fixe, mais qui fait débat. Enfin voilà, c 'est un notes de bas de page du contrat. C 'est une clause. Continue. Par laquelle la Suisse n 'obtient rien. Tout à fait. C 'est quand même ça qu 'il faut dire. Donc, il y a un mécanisme. En anglais, je crois que c 'est Foreign Military Sales. FMS. qui est FMS, qui ne pouvait pas ne pas être connu de la chef du département et des responsables de ce projet. Ce mécanisme, il dit quoi ? Ce mécanisme, il fait, le docteur Fridé m 'arrêtera si je dis des bêtises, mais il fait que la Suisse a conclu une sorte d 'accord de principe avec l 'État fédéral américain, lequel doit encore ensuite conclure avec Lockheed Martin, le fabricant.

12:47Et le prix, il ne peut être connu qu 'à ce moment-là. Donc au moment où on... Le premier prix est juste un prix indicatif. Donc il ne pouvait pas y avoir de prix fixe. S 'il n 'y en a pas, on le sait maintenant, c 'est qu 'il ne pouvait juste pas y en avoir. C 'est impossible qu 'au plus haut niveau de Viola Amert, c 'est impossible, je rappelle qu 'elle est quand même avocate, Viola Amert, c 'est impossible que personne ne lui ait expliqué ça et c 'est impossible qu 'elle n 'ait pas compris. Et derrière cette impossibilité, pardon, vous décelez un mensonge, c 'est ça qui m 'intéresse. Eh bien, sachant cela, eh bien, on va dire aux médias, donc ça veut dire par l 'intermédiaire des médias, au peuple, On va dire au Parlement aussi, quelque part, nous sommes les représentants du peuple, on va nous dire qu 'il y a un prix fixe.

13:40Vous avez diffusé cet extrait assez cruel. Il y en a d 'autres, il y en a plein. Moi, je dis que ce n 'est pas possible que ce soit juste une erreur. Moi, je baisse mes mots. Je dis que c 'est un mensonge. Et je trouve que dans son rapport, la commission de gestion, c 'est un rapport assez intéressant. C 'est, je crois, le terme du chef actuel du département. c 'est vrai qu 'il est intéressant mais en fait il ne met pas vraiment froidement le doigt sur des problèmes quand même assez cruels, assez graves sur des responsables on nous dit qu 'il y avait une petite équipe on ne nous dit pas exactement qu 'il y avait on peut plus ou moins se douter parce que pour moi il y a une vraie enquête et j 'en terminerai par là elle doit établir des faits définir des responsabilités responsabilité éventuelle, s 'il y en a, mais là, il y en a, à l 'évidence.

14:36Et puis proposer des mesures, et franchement, comme parlementaire, quand je lis ça, j 'ai pas grand-chose à me mettre sous la dent. – Alors, vous pourrez répondre évidemment, Sidney Camerzin, sur le premier tour de table, Clarence Cholet et Pascal Brulis n 'ont pas parlé. Pascal Brulis, le mot à retenir du rapport, c 'est incompréhensible, c 'est écrit noir sur blanc. La commission de gestion juge tout ce processus d 'acquisition, de négociation, préfix, ça, incompréhensible. Incompréhensible, selon mes informations, ça veut dire qu 'on ne comprend pas comment c 'est possible. Comment vous comprenez, vous, ce qui s 'est passé ?

15:06Dans le grand schéma des choses, sans rentrer dans les détails, d 'abord. Le terme est peut -être trop fort de mensonge en tant que tel, mais je pense à un énorme amateurisme. C 'est très différent. Parce que le gros problème, quand on négocie, parce que tout le problème d 'un achat public, il y a une négociation, ou même privé, il y a une négociation. Et c 'est là-dessus où ça pose problème, puisqu 'il y a quand même plusieurs possibilités au niveau de l 'achat, et on ne met pas en rivalité les différents pays ou différents fournisseurs de l 'avion. Et c 'est là où l 'amateurisme complet. Puis peut -être qu 'il y a aussi...

15:38Vous comprenez, Pascal Broulis, que c 'est toute la question. C 'est l 'organisation, c 'est l 'amateurisme, ils ont fait confiance, même dans le bureau d 'avocats. Moi, j 'ai demandé il y a deux ans d 'avoir accès au contrat. On nous a refusés, on m 'a dit non, vous ne pouvez pas accéder au contrat. J 'ai dit ok, je veux accéder au contrat des avocats que vous avez nommés. On m 'a dit non plus, j 'ai demandé vos protocoles, s 'il vous plaît, puisque je ne peux pas accéder ni au contrat, ni au dossier des avocats. – Permettez, M. Poulis, le fait de cacher ces éléments à des parlementaires que nous sommes tous les deux, moi aussi je l 'ai demandé ce contrat.

16:10– C 'était à disposition de la commission de gestion. – Oui, mais pas de la commission de sécurité. Et moi à l 'UCR, j 'ai demandé expressément d 'accéder à deux choses. Avec mon collaborateur personnel qui est avocat, il m 'a dit, on pourrait peut -être demander au moins l 'accès au mandat confié aux avocats pour voir si on peut se retourner contre eux. Mais non, impossible. Secret défense. Je dis ok, je prends note, mais vous protocolez comme quoi vous n 'autorisez pas ça. Revenons maintenant au problème de l 'amateurisme. Je pense qu 'il y a eu la votation populaire, il y a eu une énorme confiance.

16:37Il y a ce résultat qui fait qu 'il y a une sorte de dire tiens super, le peuple fait confiance, on va avancer. Puis après, il n 'y a pas le professionnalisme d 'une négociation. Une négociation, c 'est ultra compliqué. La confiance, c 'est à 8000 voix. Le peuple n 'était pas non plus un chèque en blanc. En démocratie, à 50 ans, Vous avez raison. Il faut accepter les règles. Vous avez raison. Moi, je suis un démocrate, c 'est comme à l 'école. La moyenne, c 'est 6. Si vous faites 6, vous passez. C 'est juste, je me tais, Pascal Brouillard. La démocratie, elle est irréglée. Il y a eu un débat public.

17:09Il y a un résultat. Parce que c 'était dans l 'autre sens. Je vois déjà la gauche. Non, il faut juste accepter les règles. Et c 'est vrai qu 'il y a eu un énorme soulagement de la part des militaires qui se sont dit, tiens, c 'est facile, le train est lancé. et c 'est là qu 'il aurait fallu mettre toute l 'armada pour la négociation. Parce que c 'est une négociation de 6 milliards. Et c 'est là l 'amateurisme. Mais alors, toute la question... Ça veut dire qu 'il faut partir du constat et construire le futur maintenant. – Où on a de la peine à croire à la théorie, si j 'ose dire, du simple amateurisme, c 'est qu 'on a le sentiment assez désagréable que tout a été fait pour que ce soit le F-35.

17:43Il fallait que ce soit le F-35. On a fabriqué artificiellement de différentes manières un prix avantageux on sait aujourd 'hui, on est en train de voter des rallonges, etc. pour avoir moins d 'appareils pour plus d 'argent donc ça c 'est un mensonge Claude Cholet, deux nuances de verre les verres clairs pour vous, verre foncé pour Jean-Luc Ador vous êtes d 'accord là ? Sur ce sujet effectivement on est d 'accord que toute cette histoire est vraiment une catastrophe un immense fiasco, et moi j 'envoie tout à fait mon collègue Jean-Luc Ador pour dire que c 'est un mensonge d 'État. C 'est quand même très différent, vous êtes d 'accord, si c 'est un mensonge d 'État ou si c 'est de l 'amateurisme ?

18:23Justement, on ne peut absolument pas parler d 'amateurisme, ce n 'est pas possible. Déjà, justement, le peuple a accepté du bout des lèvres 6 milliards, donc c 'est vraiment la plus grande acquisition d 'armement de ces dernières décennies, avec une majorité à 8000 voix, donc la moindre des choses, c 'est de justement gérer un peu correctement ce projet. Ça n 'a pas du tout été le cas. Mais surtout, en fait, on sait déjà depuis 2022 que ce prix fixe, il a été remis en cause par le contrôle fédéral des finances. Ce n 'est quand même pas n 'importe qui. Par les Américains eux-mêmes, par mail l 'année d 'avant.

18:54Exactement. En fait, ce rapport de la commission de gestion est sorti. Pierre-Alain Frédé n 'était pas du tout surpris des conclusions. Moi non plus. Nous, ça faisait plusieurs années qu 'on disait attention, ce n 'est pas un prix fixe. Le Conseil fédéral nous ment. Et maintenant, c 'est juste écrit noir sur blanc. donc on ne peut pas parler d 'armaturisme. Si vous êtes d 'accord, je vais demander à Pierre-Alain Fridé d 'étayer les éléments concrets qui font construire cette thèse du complot. Ce n 'est pas un mensonge des thèses, c 'est un scandale d 'État. Donnez-nous les quelques... Vous avez trois minutes.

19:30Je vous donne trois minutes, c 'est un tunnel en télévision. En trois minutes, vous nous donnez les éléments saillants qui étaisent la thèse du scandale d 'État. Votation sur le Gripen, échec. le peuple a parlé, tous les Suisses étaient des spécialistes d 'avions militaires. On décide de retirer la possibilité au peuple de choisir l 'avion. Première chose. Deuxième chose, il y a une votation. Et ensuite, il y a une procédure d 'acquisition qui a déjà commencé en 2019. Et là, je postule avec toujours Darko Savic à la manette. Darko Savic étant l 'ancien responsable du programme, chef de projet de l 'achat.

20:04On monte une usine à gaz totalement opaque, 79 critères inconnus de tout le monde, même des soumissionnaires qui ne savaient pas qu 'ils existaient. Un avion qui avait un profil particulier qu 'on appelle le F-35, qui était furtif, prêt à attaquer en territoire ennemi. Les tests demandés, c 'est bombarder un aérodrome en République tchèque, bombarder un aérodrome, enfin une cible en Autriche. des choses à l 'étranger. Alors que par le passé, c 'était toujours des missions en Suisse. – De police du ciel. – Quelque chose de particulier. Donc c 'était vraiment le profil de cet avion. Et à la fin, à la surprise de tout le monde, cet avion qui n 'était pas le meilleur avion pour la police aérienne devient le meilleur.

20:49On met des points, personne n 'est au courant de rien, c 'est un petit groupe qui a décidé. Premier point, première manipulation. La deuxième, on passe devant le Conseil fédéral. Le Conseil fédéral a une proposition, le F-35. Et puis, on apprend par la suite qu 'on a modifié les critères d 'adjudication que pour cet avion-là en réduisant les heures de vol. Normalement, tous les avionneurs devaient proposer combien coûte 36 avions, 180 fois une heure par avion, par année, pendant 30 ans. Et là, pour le F-35, on réduit de 20%. Ça fait une différence de plus d 'un milliard et demi. Et à la fin, on nous dit qu 'il y a une différence de prix et que le F-35 est deux milliards moins cher.

21:32que les autres. Ça a une conséquence, parce que ça veut dire que, alors qu 'à l 'époque, M. Oly-Moraire et Ignacio Cassis négociaient avec la France des accords financiers ou liés à l 'Europe pour pouvoir améliorer un peu la situation. Faire entrer un peu la géopolitique dans le dossier. C 'est ça. Et là, interdiction, parce qu 'il y avait 13 % de différence entre le premier et le deuxième et des critères de géopolitique qui existaient au départ, qui ont été retirés sans que Oulimoré, Rignas et Ocasis le sachent, ce n 'était plus possible. Et à ce moment-là, on décide de... Et le plus grave, c 'est qu 'un avis de droit de l 'Office fédéral de la justice, daté du 28 juin 2021, est adressé au Conseil fédéral, lui, l 'enjoignant, exigeant que le Conseil fédéral choisisse cet avis.

22:23On ne sait pas trop d 'où vient cet avis de droit, d 'ailleurs. Qui l 'a commandé ? C 'est Mme Amert, c 'est connu maintenant. Et en fait, à la fin de l 'avis de droit, il est dit ceci. J 'ai le texte dans mes bouquins. L 'égalité comme règle de l 'égalité de traitement marque de son empreinte la procédure d 'adjudication. Elle interdit au Conseil fédéral un traitement différencié des soumissionnaires, par exemple par une application différente des critères d 'adjudication. Les soumissionnaires partent à juste titre du principe que le Conseil fédéral décide en application des critères d 'adjudication définis et ne s 'en écarte pas.

22:55Confiant dans cela, ils ont pris des dispositions économiques considérables, etc. Donc ça veut dire que quelque part, c 'est pour ça que c 'est un scandale d 'État, c 'est qu 'on a floué d 'une part les soumissionnaires, ensuite le Conseil fédéral a été obligé de choisir, on a trompé le Conseil fédéral, puis ensuite avec l 'histoire du prix, on a trompé le Parlement. Parce qu 'après ça, on arrivait justement dans la troisième manipulation, et là moi je sais que c 'est Darkosavitch… On arrive au bout des trois minutes. C 'est Darkosavitch qui était à la manette pour les négociations, et il s 'est entouré d 'un bureau Omburger Hague qui n 'y connaissait rien.

23:33Les juristes d 'Arma Suisse étaient très bons. Ils étaient très bons dans le droit et ils le connaissaient, le droit américain. Omburger Hague a demandé qu 'un bureau américain s 'en occupe. Ça n 'a jamais été le cas. Et à un moment donné, je suis persuadé que Darko Savitch et les gens qui étaient avec lui ont tout fait pour que les Américains acceptent et ils l 'ont fait de bonne grâce parce que pour eux, ils voulaient vendre. fix price, etc. partout dans les textes, alors que ça n 'est jamais le cas dans les achats avec les Américains. Sidney Camerzin, ça fait beaucoup tout ça quand même, à l 'inition à un bâton, non ?

24:07Ça fait beaucoup, mais ça ne nous surprend pas parce qu 'en fait, on sent que c 'est... Là, on rediscute de la procédure de sélection de l 'appareil qui n 'est pas l 'objet du débat du jour. Non, mais on rediscute de tout. On a fait et refait le débat, on connaît les explications. On a ceux qui pensent que c 'est le meilleur appareil. On n 'a pas refait tellement le débat. Toutes les affaires sont remises à plat. qui pense comme moi que c 'est le meilleur choix et de loin pour répondre comme avion multi-rôles à la menace et pour avoir une défense aérienne aujourd 'hui moderne efficace et qui remplit sa mission et ce depuis le début la gauche qui ne veut pas non seulement de cet appareil-là mais qui ne veut pas de défense aérienne et qui ne veut pas d 'armée.

24:42Mais aujourd 'hui je crois que c 'est pas ça le débat du choix de l 'appareil. Pour moi on en a besoin et on a besoin d 'un avion moderne. Aujourd 'hui on discute des prix fixes et du contrat et là j 'aimerais juste dire juste répondre à Jean-Luc Ador qui a dit c 'est évident, tout le monde aurait dû savoir que c 'était la procédure américaine et qu 'il n 'y a pas de prix fixe. Mais pourquoi vous avez voté alors en 2022, à la session de septembre 2022 où vous et moi étions là ? Pourquoi vous avez voté ? Et oui, si c 'était si évident, si c 'était si... Non mais apparemment, pour aujourd 'hui, quand je vous entends, c 'est évident pour la Terre entière qu 'aux États-Unis, tout le monde le sait.

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25:18Mais enfin c 'est évident pour les spécialistes de l 'armes, des achats d 'armes quoi. mais pas pour les conseils nationaux spécialistes en aéronautique magnitaire donc ma question pourquoi si c 'était si évident que cette clause valait rien parce que ce que vous êtes en train de dire c 'est que cette clause ne vaut rien que le département de la défense américain a prévu une clause dans le contrat qui est caduque mais pardon, attendez, là il y a un élément caduque qui n 'a jamais vu c 'est ça la conséquence du contrat mais le Parlement a été trompé – Factuellement, factuellement, factuellement.

25:52– Est-ce que c 'était évident ? – Non mais juste, excusez-moi, factuellement, il y a quelque chose qui tord quand même un tout petit peu le coup à cette note 55, c 'est la réalité des chiffres. C 'est -à-dire que depuis, les coûts ont explosé, donc depuis on sait que le prix n 'était pas fixe, donc la note 55 n 'avait pas de côté. – Alors, les Américains ont proposé et négocié avec, Monsieur Savitch, vous l 'avez dit, cette clause et le cabinet d 'avocats Hombori, qui est un des plus grands cabinets d 'avocats en Suisse. J 'aimerais juste replacer le cabinet d 'avocats en Suisse. au hamburger dans ce débat.

26:21Ce n 'est pas un petit cabinet d 'avocats de province. C 'est un des gros cabinets d 'avocats. Il a servi de caution au mensonge. Et donc, on a cette clause à l 'intérieur et si on dit qu 'elle ne vaut rien, ça veut dire quoi ? C 'est vrai, vous avez raison. Le résultat, c 'est quoi aujourd 'hui ? C 'est qu 'on a dû renoncer à six appareils. C 'est qu 'à un moment donné, à ce moment-là, les Américains ont accepté une clause qui était contraire à leurs propres droits. Mais ce n 'est pas vrai. Et Arma Suisse était en mesure. Ils n 'ont jamais accepté, elle est restée dans l 'imagination de violard mer que des collaborateurs.

26:54Cette clause permettait de déroger au système FAO que vous aviez très bien décrit en début d 'émission, de FMS, et aux clauses habituelles des contrats, puisqu 'on avait cette clause particulière qui a été confirmée à la suite par l 'ambassade, on va y venir j 'espère aussi, des États-Unis en automne 2022, et qui a dit, oui, c 'est des prix fixes. On nous a montré ça en commission, Pierre-Alain Fridet était là. On a laissé parler M. Fridet, je vous ai laissé parler aussi, M. Ador. donc j 'aimerais juste terminer mon explication je vous ai laissé parler et puis Clarence Cholet quand même aussi pour qui j 'ai des questions juste pour dire par rapport aux Etats-Unis aux partenaires qu 'aujourd 'hui sont les Etats-Unis d 'Amérique et c 'est ça peut -être pour moi le vrai enseignement de toute cette affaire c 'est à ce moment-là ils ont négocié une clause qu 'ils ont acceptée et qui serait contraire à leur ordre et en 2022 vous le savez très bien, on était au Parlement avec M.

27:45Frida aussi, l 'ambassade des Etats-Unis à deux reprises, une fois en interne et une fois publiquement, a confirmé qu 'il s 'agissait de prix fixe. Vous et moi, et ceux autour de la table qui ont voté oui, ont reçu ces informations-là, et voilà, et ça s 'est passé. Est-ce que de bonne fois, vous vous fiez à l 'office du département de la défense des Etats-Unis qui accepte une clause de prix fixe, et à l 'ambassade des Etats-Unis qui est le représentant du gouvernement américain, qui confirme qu 'il y a des prix fixes ? Mais non, aujourd 'hui, bien sûr, tout le monde sait, et tout le monde savait, mais quand même tout le monde a voté oui.

28:19Je voudrais juste dire que l 'ambassadeur n 'a rien signé. C 'est un attaché de défense qui a signé. C 'est pas l 'ambassadeur. Cette note 55, elle est quand même un tout petit peu embarrassante, non pas pour la défense mais pour l 'attaque. C 'est -à-dire qu 'à quoi elle sert si elle ne sert à rien ? Comme je l 'ai rappelé avant, le contrôle fédéral des finances avait déjà émis des signaux d 'alerte. Donc ça aurait dû justement un petit peu mettre la puce à l 'oreille des personnes responsables de ce dossier. Le cabinet d 'avocats Hamburger avait dit qu 'il fallait un cabinet d 'avocats américain pour vérifier ces clauses, ça n 'a pas été fait et donc je pense qu 'on en revient vraiment à la conclusion que les choses n 'ont pas été faites correctement et qu 'elles auraient pu l 'être si le Conseil fédéral et la conseillère fédérale en l 'occurrence de l 'époque avaient voulu faire toute la lumière On s 'est fait rouler par les yeux Et si le Parlement avait été plus curieux et ne s 'était La procédure était claire Laissons le finir cette fois, laissons le finir cette fois.

29:17Je pense que, comme on a siégé avec Pierre Lainfridé dans la même commission, on a demandé plusieurs fois ses contrats. Pascal Broulis l 'a fait aussi de son côté. On ne les a jamais vus. Moi, j 'en ai vu quelques extraits il n 'y a pas longtemps seulement. Alors, il ne faut pas nous envoyer, si j 'ose dire, ses contrats à la figure, alors qu 'on n 'a jamais voulu les voir, nous les montrer. Et puis, juste une chose encore, ces notes d 'une ambassade, c 'est bien sympathique. Mais une ambassade, à plus forte raison, un simple attaché de défense, que je sache, même si un ambassadeur est plénipotentiel, etc.

29:53– N 'engage pas… – Dans une négociation comme ça, à 6 milliards, n 'engage pas les États-Unis. – On va avancer un tout petit peu, parce que Brulis, je vous donne la parole, je vous donne la parole. Pascal Brulis, je vous donne la parole, s 'il vous plaît. Pierre Alain Fridé. – Parce que, contrairement à tous les membres, certains d 'entre nous, dont nous faisions tous les deux partis, et personne d 'autre n 'a été curieux, En tout cas, pas à vous, M. Camerza. Jean-Luc qui adore Sidney Camerza. On va avancer un peu parce que là, on est en train de refaire le match, comme la célèbre émission de foot.

30:23Mais maintenant, on va parler de la suite. Pascal Brouillet, juste avant la suite. Oui, mais vraiment rapidement, j 'aimerais vraiment avancer. La Suisse tenait le couteau par le manche. Quand je parlais d 'amateurisme, quand on est en négociation, avant qu 'il y ait une décision finale, on doit bétonner les choses. Si on nomme des bureaux d 'avocats, c 'est aussi pour qu 'ils contrôlent les clauses. Et on part du principe qu 'en face de nous, et il n 'est pas très moins loyal. C 'est vrai que depuis l 'arrivée de M. Trump, c 'est un peu compliqué aux Etats-Unis. La liberté, on ne peut pas dire qu 'elle soit au rendez-vous.

30:52Mais quand même, la parole d 'État, elle est importante. Et c 'est vrai que l 'amateurisme, c 'est là. Avant de signer quand vous avez plusieurs avions potentiels, parce qu 'il y a plusieurs avions potentiels, c 'est vrai qu 'il y a la question des Français. Moi, je pensais clairement qu 'on allait plutôt se rapprocher de la France puisque j 'ai eu des contacts avec M. Moret. Pas trop de digression, s 'il vous plaît, M. Brunis, parce qu 'on avance. On aurait pu négocier des contrats. Ce que je veux dire, c 'est qu 'à la place de signer et de dire qu 'on payera, il fallait finaliser la négociation.

31:18Le problème, c 'est qu 'on nous dit, la commission nous dit, il n 'y a pas grand monde qui allume les contrats. S 'il vous plaît, j 'avance, j 'avance. Pierre Alain Fridé. Pierre Alain Fridé, vous l 'avez déjà dit. Ça ne deviendra pas plus vrai en le répétant. Alors, tout le monde a fait déjà dans cette histoire le parallèle, j 'ai envie qu 'on parle des suites. Et on va passer par cette affaire des Mirages, des Mirages 3 dans les années 60, le parallèle est quand même assez saisissant. En gros, on voulait acheter 100 Mirages pour 900 millions, c 'était moins cher à l 'époque. Et puis, les coûts ont explosé, scandale immense, savait-on, ne savait-on pas, finalement, à la fin, les coûts explosent, la commande est divisée à peu près par deux, 300 millions de surcoûts, des gens qui sont suspendus, licenciés, des démissions.

32:03Écoutez comment on parlait le violat à merde de l 'époque, Paul Chaudet, quand il était empêtré dans l 'affaire C 'était en mai 1964 sur notre antenne. Oui, à fin 1961, nous avions connaissance d 'un dépassement qui pouvait être chiffré, selon les données de l 'époque, à 95 millions de francs. Nous avons eu connaissance de ce dépassement au moment où il s 'agissait de signer les options pour l 'acquisition de l 'électronique Taran. Nous avons procédé à cette orientation qui se fondait alors sur ce chiffre de 95 millions sans pouvoir supposer à ce moment-là que la dépense irait bien au-delà et ascendrait pour finir à une somme de 356 millions.

32:50Mais ce que je tiens à préciser c 'est que nous n 'avons rien caché et que dès l 'instant où nous avons eu une information précise, nous en avons informé et le Conseil fédéral et les commissions parlementaires intéressées. Alors on vous a mis tout l 'extrait, Clarence Chalet, parce que franchement plus on se replonge dans cette affaire, plus elle ressemble quasiment, mais mot pour mot, à celle qui nous réunit ce soir. Elle avait donné lieu, cette affaire, à la première commission d 'enquête parlementaire de notre pays. Commission qui a conclu un mensonge, contrairement à ce que nous racontait Paul Chaudet à l 'antenne, avec à laquelle, je le disais, des limogèges, suspensions d 'émissions, et puis une sorte de disgrâce à vie pour le pauvre vigneron vaudois.

33:2862 ans plus tard pas de commission d 'enquête parlementaire à l 'horizon c 'est ça qui vous qu 'est-ce que je dois utiliser comme terme heurte, chagrine, scandalise ? Ah ben la demande elle va être faite d 'instaurer une commission d 'enquête parlementaire c 'est évident et puis je crois que j 'espère vraiment que le Parlement va Vous y croyez ? Vous pensez que c 'est possible ? Les gens ont l 'impression que c 'est déjà morné comme idée En voyant le vote qu 'on a eu hier au Parlement j 'en doute un petit peu parce que visiblement la droite a juste envie d 'oublier tout ça et d 'aller de l 'avant mais moi j 'espère quand même qu 'en égard de la population suisse, du vote justement qui était très serré, et actuellement au sein de la population suisse, tout le monde crie au scandale.

34:05Donc j 'espère quand même que le Parlement sera assez courageux pour instaurer cette commission d 'enquête parlementaire, pour que les responsabilités soient fixées, et surtout pour qu 'on puisse avoir des processus qui sont changés au sein du département. Parce que là on parle des F-35, mais on ne parle pas de tous les autres scandales qui éclatent actuellement dans le département. Exactement. et donc on remarque qu 'en fait c 'est systémique ces problèmes au sein du département de la Défense alors même que la droite du Parlement veut ajouter des milliards dans ce département et dans une armée qui ne va pas aller mieux si on ne change pas les processus.

34:37C 'est une camérin, ça ne mérite pas une enquête parlementaire ? Une commission d 'enquête parlementaire, cette affaire ? Pourquoi celle de Némirage ? On parle de quelques petites centaines de millions à l 'époque. Alors on me dirait qu 'il y a eu de l 'inflation depuis mais enfin ce n 'est plus les mêmes ordres de grandeur. Et puis ça n 'empêche pas éventuellement même de continuer à acheter des avions que d 'essayer de faire la lumière sur le passé ? Non, mais on a un rapport de 100 pages, qu 'on a tous lus, j 'imagine, qui fait la lumière exhaustive sur tout ce qui s 'est passé. Pardon, excusez-moi, excusez-moi.

35:03Factuellement, vous ne pouvez pas dire ça. Le rapport, il se termine en disant qu 'on ne comprend pas. La conclusion du rapport, c 'est incompréhensible. Non, mais on a les faits qui sont exposés du début du rejet du Gripen jusqu 'à 2025, jusqu 'à aujourd 'hui. La totalité des faits. La Commission en tire cette conclusion. elle tire aussi beaucoup de recommandations moi aujourd 'hui je ne vois pas on va parler des responsabilités après on y est, on y est soit il y a des aspects pénaux mais auquel cas c 'est pas une CEP c 'est le ministère public de la Confédération et là auquel cas s 'il y a des éléments moi je n 'en ai pas vu dans ce dossier mais si quelqu 'un en a, je souhaiterais qu 'il dénonce les faits pénaux là on parlerait d 'infraction pénale mais est-ce que la CEP c 'est pas le passage obligatoire vers éventuellement le travail de la justice On les a ici, ils sont clairement établis.

35:54Il y a peu de contestations sur le déroulement, sur l 'excellent travail. Vous l 'avez dit, même Martin Pfister a reconnu le chef actuel l 'excellent travail de la Commission. On a les faits qui sont développés, qui sont exposés en toute transparence pour le public. Il n 'y a pas de responsabilité, il n 'y a rien du tout. Mais à ceux qui estimeraient, peut -être qu 'il y en a autour de cette table, qui auraient des responsabilités pénales, qui auraient des responsabilités pénales d 'enrichissement, de corruption. Pour être tout à fait clair, parce qu 'il y a plein de sous-entendus depuis l 'année de cette affaire.

36:26On est là pour les visiter. On parle de responsabilité, parce que responsabilité, il y a pénal, civil et politique. Donc, si on parle de pénal, ce serait le ministère public de la Confédération d 'enquête. S 'il y a des soupçons sur les personnes... Il faut qu 'ils le fassent ? Évidemment, mais tout le monde souhaite la vérité dans cette affaire. Et si certains estiment que c 'est si grave qu 'il faudrait avoir une responsabilité, une dénonciation pénale, eh bien, il faut le faire. Donc, vous appelez aujourd 'hui au ministère public de la Confédération de servir. J 'en appelle à ceux qui penseraient qu 'il y aurait une responsabilité finale dans cette affaire.

36:54C 'est des sous-entendus que j 'ai pu entendre dans les couloirs du Parlement et au-delà ces derniers jours suite à ce rapport-là, pour certains qui ont attisé et qui ont vraiment tiré des conclusions autres que celles qui ressortent d 'ailleurs du rapport. Il y a l 'aspect ensuite civil, je pense qu 'on va en parler aussi. Il y a des conditions claires aujourd 'hui pour une responsabilité civile et il y a des responsabilités ensuite politiques où est-ce que les responsables politiques doivent tirer les leçons de ce qui s 'est passé. Et ça, c 'est trois volets qui sont différents. Parce qu 'il y a le groupe de commission d 'enquête parlementaire, oui, non.

37:27Pour l 'instant, non. Pour quelles raisons ? D 'abord, j 'attends avec impatience maintenant le rapport du Conseil fédéral. En démocratie, il y a quand même des règles. Le Conseil fédéral doit, non pas uniquement une déclaration pour dire que c 'est intéressant. Mais il l 'a dit, fin décembre. C 'est normal. Ils doivent venir avec un document. Il y aura un débat au niveau du Parlement, des chambres. Ça permettra quand même de savoir qu 'est-ce que pense le gouvernement, puisque c 'est quand même lui qui est à la manette. Ensuite, après, au niveau des responsabilités, c 'est clair que si les gens considèrent qu 'il y a du pénal, il faut que vous déposiez une plainte pénale, contre un connu ou contre un dossier, ça c 'est clair.

38:00Il faut qu 'on respecte, en démocratie, il faut respecter les règles. Et puis après, il y a le débat politique. C 'est clair qu 'on ne va pas se mettre d 'accord sur le problème militaire. On a eu un débat hier soir avec Madame Cholet, elle parlait de climat, moi je parlais d 'armée, je parlais de défense, je parlais de l 'autre pays qui a besoin d 'avoir aujourd 'hui une défense appropriée, qui s 'inscrit dans une logique territoriale européenne, indépendamment des avions. C 'est un tout. C 'est pour ça qu 'il faut qu 'on construise maintenant, pas à pas, une reprise en main, je crois que M. Pfister le fait, il met passablement d 'or dans beaucoup de dossiers qui étaient brinque-ballants, et puis sur ce dossier-là, j 'attends le rapport du Conseil fédéral.

38:35En fonction du rapport, j 'accepterai une commission dans laquelle le Parlement est. Si le rapport conclut à des graves dysfonctionnements, et puis à des choses supplémentaires que ce qu 'on est aujourd 'hui, parce que notre débat aujourd 'hui, il tourne autour de quoi ? du mensonge d 'État, du potentiel prix fixe. Oui, parce que vous ne voulez pas aborder la question de tout le processus d 'acquisition, etc. en disant que c 'est autre chose et que c 'est classé, alors que ce n 'est pas classé. Mais on va dépenser 4 milliards, M. Frédéric, ces prochaines années. C 'est le prochain plan stratégique jusqu 'en 2020.

39:01On va en parler dans une seconde. Je termine les responsabilités. Il faut la mettre en place des processus. Moi, j 'adore les processus. Il faut la mettre en place. Un contrôle parlementaire, un contrôle administratif, et ainsi de suite. Vous sentez, de ce côté-ci de la table, répondre à qui voudra, que c 'est déjà en train d 'être ensablé, cette affaire, et déjà en train de passer sous le tapis, qu 'il n 'y aura probablement ni enquête, ni commission d 'enquête, ni plainte pénale, ni rien d 'étudiant. C 'est exactement ça, parce que le problème, alors là, je me place d 'un autre point de vue.

39:27Après, vous pouvez répondre, Pierre-Alain Frédéric. Que mes deux voisins qui appartiennent tous les deux à des partis qui ont toujours l 'abolition de l 'armée dans leur statut, etc. Moi, je crois, comme les deux autres participants à ce débat, à la nécessité pour la sécurité de ce pays de la vie armée. On est le seul pays bientôt en Europe à ne pas le faire. Ça va coûter cher. Et l 'enjeu de toute cette affaire et de la discussion que nous avons ce soir, c 'est de restaurer la confiance, une confiance qui est hélas entamée. Ça, c 'est grave. Ça, c 'est grave parce que c 'est nécessaire de restaurer cette confiance.

40:05Et pour le faire, moi, je crois à une seppe. Je ne me fais pas trop d 'illusions. Pourquoi ? Moi aussi, je suis un démocrate, mais je dis simplement ceci, il y a un mécanisme ordinaire de contrôle ou d 'enquête qui a été mis en œuvre, c 'est la commission d 'enquête parlementaire. Plus de 100 pages. Commission de gestion. Contrairement à M. Camerzin, je ne crois pas du tout que ce soit un rapport définitif et exhaustif. Ce n 'est pas une encyclique. Dans ce rapport, encore une fois, je vois un certain nombre de faits, je ne vois pratiquement aucune responsabilité qui est définie et je ne vois presque rien comme mesure qui est proposée.

40:50Donc maintenant, il s 'agit que le Parlement fasse son travail d 'une manière plus approfondie, ça s 'appelle une commission d 'enquête parlementaire et la confiance, c 'est urgent de la rétablir. Donc moi je dis, moi je soutiendrai l 'idée d 'une CEP et s 'il s 'avère au cours des travaux de la CEP que des responsabilités civiles ou pénales seraient engagées, alors il appartiendra à nos collègues qui seront dans l 'ACEP d 'en tirer les conséquences et de les porter devant les instances compétentes. Et je termine juste par un point, c 'est qu 'un de mes collègues d 'ailleurs, UDC, a soulevé l 'année passée, mon collègue Wiesman, effectivement, la question de l 'interruption de la prescription.

41:32C 'est une mesure conservatoire. Évidemment qu 'il n 'y a personne qui ose faire ça, ni contre Viola Amert ni contre tous ceux je dirais simplement tous ceux qui ont quitté le navire parce que un des défis c 'est que les responsables il n 'y en a quasiment plus un qui est là Voilà, il nous reste 6 minutes pour parler de la suite et de qu 'est-ce qu 'on fait, donc ce ne sera évidemment pas assez puisqu 'en plus il y a un sujet, en un mot Pierre-Alain Frédé, est-ce que vous y croyez toujours à la lumière possible dans cette affaire ou en va l 'ensemble ? Ce que je veux dire c 'est que pour moi il y a des gens qui avaient une intention quand j 'ai commencé à écrire ce livre les gendarmes suisses m 'ont dit secrètement qu 'ils avaient entendu des chefs d 'armes à Suisse qui disaient « Nous voulons le F-35 ».

42:10Il y a eu dans toute cette histoire une volonté de gens de choisir cet avion, de le favoriser face au Conseil fédéral. Ça, vous l 'avez dit, mais est-ce qu 'on fera la lumière là-dessus en Suisse ? La seule façon, c 'est de faire une commission d 'enquête pour essayer de voir, effectivement, le nom de la personne a été cité, il y en a d 'autres, quelles étaient leurs motivations. Et un bon fonctionnaire, c 'est quelqu 'un qui jusqu 'au bout veut défendre les intérêts de l 'État et arriver avec un pataquès comme ça, alors qu 'on aurait pu simplement poser la question très clairement, est-ce que vous nous promettez que ce qu 'on va payer, c 'est ce qui était prévu dans la LOA au départ ?

42:47Le premier truc. Ça, personne ne l 'a fait. Parce qu 'en fait, on cachait l 'histoire. Alors, les responsabilités seront ce qu 'elles sont. Commission d 'enquête, il y aura peut -être. Il nous reste véritablement trois minutes. J 'aimerais quand même qu 'on se penche sur la question que vous souvenez, à savoir la sécurité, la défense des avions de combat. Qu 'est-ce qu 'on fait aujourd 'hui ? Alors, hier, le Parlement a voté... Pardon, hier, le Parlement a voté une rallonge de rallonge. Hier, le Parlement a voté un crédit supplémentaire pour stabiliser le prix du F-35. Oui, stabiliser, c 'est 400 millions de plus.

43:16Ensuite, le Parlement, hier, et je remercie mes collègues du National, parce que je suis totalement opposé, vous avez évité d 'acheter 6 alliants supplémentaires, puisqu 'il y a encore des velléités aux États, par certains milieux, de racheter un sixième. Donc, 6 alliants supplémentaires pour être à 36, un milliard de plus. Donc, non, aujourd 'hui, il y en a 30. Ensuite, il faut stabilisé, les bongoles font des bons amis, malheureusement, il y a un dépassement, il faut clore les aspects financiers, c 'est ce que le Parlement a voté, on n 'a pas voté autre chose que ça. Dans l 'affaire Chaudet, le Parlement avait attendu les conclusions des enquêtes pour libérer les deniers, pourquoi est-ce que vous êtes allé aussi vite en bosonne ?

43:48Alors vous c 'était même avant, mais... L 'avion est toujours... Aujourd 'hui, on n 'a pas dépensé 6 milliards et quelques, aujourd 'hui, on a avancé de l 'argent pour une première commande d 'avions qui se montent en Italie et qui vont venir au niveau suisse. On a encore 4 milliards, 1 ,7 milliard mais ce qu 'on a régularisé ce que le national a régularisé hier, simplement c 'est de constater qu 'il y a un besoin de 400 millions, j 'arrondis, 400 millions de plus et moins 6 avions les états on l 'a fait, maintenant on a une facture qui est remise à niveau je partage ce que dit monsieur Fridé personnellement je ne suis pas encore rassuré et je souhaiterais que ça reste dans cette enveloppe là et j 'espère on a posé des questions en commission de sécurité Pourquoi est-ce qu 'on est sûr et on finira là-dessus avec vous deux est-ce qu 'on est sûr, Sidney Caverzin qu 'on ne peut pas changer d 'avion parce qu 'on a déjà trop dépensé je vous pose la question, pardon, parce qu 'il y a un élément dont on parle assez peu depuis une semaine c 'est l 'histoire du moteur, du changement du moteur là on parle d 'un prix pour les avions qui vont nous être livrés mais une fois qu 'ils seront là, nos 30 F-35, il faudra changer leur turbine, et on n 'a aucune espèce d 'idée de combien ça va coûter, donc si ça se trouve les surcoûts c 'est pas 2 milliards, c 'est 15 milliards le sky is the limit quand est-ce qu 'on arrête ?

45:02c 'est clair que c 'est un avion, c 'est pas comme les Mirage ou les F-18 qui étaient des avions plus ou moins figés, aujourd 'hui un avion c 'est un avion numérique jusqu 'où on rallonge ? juste pour préciser, parce que les 400 millions qu 'on a votés ils étaient compris dans le vote de 2020 et dans le renchérissement donc ça paraît, et c 'est vrai, mais on a entendu tellement de choses qu 'il faut juste recadrer, c 'est pas un crédit qui est au-delà de ce que la population suisse avait voté. À partir de maintenant, tout ce qu 'on va voter, si on le fait en plus, va effectivement, risque de dépasser ce qu 'on a voté jusqu 'à aujourd 'hui.

45:35Mais ce qui est vrai, c 'est que c 'est un avion qui a évolutif. Ce qui est vrai, c 'est, comme je l 'ai dit, et comme l 'a dit M. Ador, on a ce problème que les Américains font le prix au moment où ils quasiment nous livrent, au moment où le fabricant les vendent au gouvernement des États-Unis, donc ce sera plus tard, et ça risque effectivement d 'être plus cher du fait qu 'on a eu ce problème contractuel, et du fait que, pour moi, et je l 'ai dit en début d 'émission. D 'où ma question. La Suisse a été... a reçu des informations, disons, contradictoires et a été induite. On est à 6 ,4 milliards d 'argent.

46:11En matière contractuelle. Et là, je rejoins M. Fridet pour, c 'est vrai, les États-Unis qui voulaient absolument vendre ses avions et je conclurai par là. Et la Suisse voulait absolument celui-là. Pour moi, et je terminerai par là, ça jette vraiment... Et pour moi, c 'est vrai que la manière de faire des États-Unis avec les communiqués qui ont été faits et avec l 'acceptation de la clause en question très litigieuse, eh bien, ça remet en question pour la suite. Là, on n 'a pas le choix de continuer avec ces avions, mais pour la suite, de travailler avec les États-Unis, ce qui est déjà en train de faire le département, de s 'orienter sur notre fournisseur.

46:40On n 'a pas le choix, on est déjà allé trop loin et on a besoin de ces avions. C 'est quand même un argument pragmatique qu 'on doit entendre un peu dans le contexte sécuritaire actuel, non, Clarence Cholet ? Voilà. C 'est moche, mais c 'est comme ça. Absolument pas, parce qu 'on sait que maintenant, non, c 'est déjà un fiasco, mais que ça va devenir que de pire en pire, les surcoûts vont s 'accumuler, donc c 'est vraiment le moment de tirer la prise et d 'arrêter immédiatement avec cette acquisition parce que justement, on a encore la possibilité de trouver un avion qui soit justement fait pour les besoins de la Suisse, ce qui n 'est pas le cas du F-35, un avion européen qui ne nous mettra pas en dépendance avec les Etats-Unis.

47:13On a des F-18 qui actuellement font le job, on peut prolonger leur durée de vie, en tout cas ce sera mieux que d 'acquérir des F-35 qui vont coûter des milliards à la population suisse. Et les F-35, ils ne sont pas terminés. Donc, c 'est évolutif parce qu 'ils n 'ont pas atteint le niveau du bloc 4. Et en fait, ils ne sont pas encore performants. Ils ne sont pas aptes au combat maintenant. C 'est dit dans tous les médias américains. Et on ne sait pas combien ça coûtera. C 'est une catastrophe. Et quand on a acheté l 'avion... C 'est faux. Mais les F-35 avant le bloc 4 sont opérationnels. Et on refera une émission...

47:44Non, non, non, je dois vous interrompre. Non, stop, je dois vous interrompre. On arrive au terme. Je ne peux pas, je ne peux pas. Ça, c 'est terrible. c 'est l 'horloge nucléaire ça s 'arrête l 'émission la bonne nouvelle vous l 'avez compris c 'est qu 'on va refaire des émissions sur l 'F35 il y a de bonnes chances que vous reveniez merci à tous les 5 Infrarouge c 'est fini pas d 'émission pour nous la semaine prochaine exceptionnellement nous nous effaçons avec bonheur devant 36.9 l 'émission santé qui vous parlera des acouphènes l 'F35 est-il un acouphène la question reste ouverte on se retrouve le 30 septembre tout de suite my name is Maximus Decimus Meridius Russell Crowe dans Gladiator excellente soirée sur la RTS ou ailleurs.

48:17Bye bye.

From the publisher

Le dernier épisode de la saga des F-35 sera-t-il le dernier ? La Suisse et sa classe politique se posent la question après les révélations de la Commission de gestion du Conseil national sur le prix des chasseurs américains. Un prix qui n'a jamais été fixe et des contrats que l'on n'a pas lus, sur fond d'évaluations controversées : Viola Amherd et son département ont-ils péché par négligence ou l'affaire est-elle plus grave ? L'avion était-il vraiment le meilleur ou a-t-il sciemment été privilégié ? Et surtout : renoncer au F-35 est-il encore une option ? F-35 : amateurisme ou mensonge d'État ? C'est le débat d'Infrarouge, mercredi 16 septembre.

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