In short
The canton of Vaud is facing a “crisis” spanning finances, governance, public health, and police. The episode asks whether Vaud has a systemic problem, focusing on budget deficits, austerity measures, political cohesion in the Conseil d’État, and scandals affecting trust.
Guests (backgrounds)
- Dominique Dirlé-Levangerre: historian/teacher/research associate at UNIL; active in the public services union.
- Christophe Passer: editorialist at “Matin Dimanche”; long-time commentator in Romandie media.
- Claude Ansermeau: editor-in-chief at “24h”; long observer of Vaud politics.
- Anouk Soji: PLR municipal councillor in Lausanne; president of PLR women Vaud.
- Guillaume Morand (“Toto”): entrepreneur; former independent candidate for the Conseil d’État.
Key claims
- Vaud’s finances turned red after years of growth; the “growth crisis” and rising costs (staff, subsidies, demographics) collide with a debt brake and tax choices.
- The “affaire Dittli” (Valérie Dittli) raises governance questions: illegal application of the “bouclier fiscal” for about 10 years is alleged, plus an investigation for abuse of authority.
- Police tensions in Lausanne include racist/ discriminatory WhatsApp groups; suspensions and leadership changes are mentioned.
Notable examples
- Budget 2026: 12.7 billion charges and 331 million deficit; cuts to early childhood, public service, universities, health; communes lose tens of millions.
- Hospitals: announced 20 million savings later revised to 5 million.
- Lausanne police: around a dozen agents suspended; a commander leaving.
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Chapters
Tap a time to open that second in VOExploring Vaud's Governance Crisis
0:30 to 2:24
Discussion on the current governance problems in the canton of Vaud.
“Que se passe-t-il dans le canton de Vaud ?”
The Valais Comparison
2:24 to 3:04
Comparison of the issues in Vaud with those previously faced in Valais.
“2018, 2025, 7 ans, en avril 2018 sur le Valais.”
Demographic Changes and Growth
3:04 to 4:15
Analysis of the rapid population growth in Vaud and its implications.
“Il y a eu une crise politique et on aura l 'occasion d 'en discuter ce soir mais je pense que maintenant il faut qu 'on discute du futur et aller de l 'avant.”
Economic Factors Behind the Crisis
4:15 to 5:24
Discussion of economic factors and government policies affecting Vaud.
“Donc là, il me semble qu 'on est dans une grosse, grosse crise de croissance qui affecte beaucoup de gens.”
The Dittli Controversy
5:24 to 6:40
Examination of the Dittli scandal and its impact on governance.
“Écoutez, j 'aime bien ce début un peu sibilin, comme ça, avec des impressions.”
Financial Overview and Challenges
6:40 to 7:40
Overview of Vaud's budget challenges and austerity measures.
“Elle est loin l 'époque où l 'on citait ses vaudois en exemple.”
Social Impact of the Crisis
7:40 to 8:31
Discussion of the social ramifications of current issues in Vaud.
“si aujourd 'hui on prend des mesures, c 'est justement pour accompagner le développement du canton.”
Political Dynamics and Future Outlook
8:31 to 14:01
Analysis of the political dynamics and potential future for Vaud.
“Une dizaine d 'agents suspendus et un commandant sur le départ.”
Political Crisis and Governance in Vaud
14:01 to 15:10
Discusses the political tensions and governance issues in the canton of Vaud.
“Alors écoutez, je ne suis pas sur ce plateau pour refaire le même débat que vous avez fait il y a quelques...”
Impact of Global Instability on Local Governance
15:10 to 17:26
Examines how global events affect the local political landscape and governance challenges in Vaud.
“En filigrane de cette affaire d 'ICLI, de cette bonne affaire pour Christophe Passer, il y a la capacité du gouvernement aujourd 'hui à fonctionner.”
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Historical Context of Political Majority Changes
17:26 to 21:06
Explores the historical shifts in political majorities and their implications for governance in Vaud.
“ou la massification c 'est l 'historien là ou le syndicat les dit ?”
Critique of Past Governance and Fiscal Policies
21:06 to 22:21
Critically evaluates past governance and fiscal policies in the context of current financial challenges.
“Je pense qu 'il y a aujourd 'hui un droit d 'inventaire sur les années Broulis-Mayard qui avaient leurs intérêts et pour l 'un et pour l 'autre.”
Debating Fiscal Regulations and Public Perception
22:21 to 26:16
Engages in a debate about fiscal regulations, public perception, and the implications for the populace.
“– On va en parler dans quelques instants.”
Reflections on Political Responsibility and Public Trust
26:16 to 28:00
Reflects on the responsibilities of political leaders and the erosion of public trust amidst fiscal issues.
“ça devrait être plus simple Écoutez, je pense que ça ne marche plus parce qu 'on reçoit un héritage, le gouvernement actuel reçoit un héritage de 20 ans de majorité de gauche.”
Les Impôts et le Désarroi des Citoyens
28:00 to 29:25
Discussion on the frustration of citizens concerning tax policies and political accountability.
“aux impôts que Toto mais j 'en paye quand même déjà beaucoup.”
L'Évolution des Finances Publiques
29:25 to 31:14
Analysis of the financial trends in the canton over the last two decades and implications of debt.
“Non, là je pense que la faute elle est à l 'obésité mais qui est liée à Tantumor on l 'a dit, ils étaient 650 000, on est 855 000 maintenant, ça fait quand même beaucoup de gens en plus.”
Les Charges Sociales et le Futur
31:14 to 33:25
Debate on the rising social charges and the need for financial foresight in governance.
“Donc ce que je veux dire par là, c 'est qu 'ils ne sont pas totalement responsables de ça.”
Les Défis Structurels de Vaud
33:25 to 36:56
Discussion on the structural issues in the canton of Vaud, balancing taxation and public services.
“Ça, c 'est un héritage de 2008, la plus grande crise financière qu 'on ait connue dans l 'histoire du XXe et du XXIe siècle.”
Vision et Éducation dans le Canton
36:56 to 38:30
Examination of the importance of education and vision in the context of budget discussions.
“à l 'envers dans un canton qui mériterait sincèrement beaucoup mieux qu 'une politique vraiment de grippe-sous, d 'écureuil, qui consiste à ne pas dépenser un centime.”
Ville vs. Campagne: Une Dichotomie Persistante
38:30 to 41:33
Exploration of the divide between urban and rural needs in the canton and its political implications.
“Thomas Citté, d 'économie, puis en même temps, on veut réduire les impôts.”
Accessibilité et Réponses Politiques
41:33 to 42:04
Discussion on the accessibility challenges in Lausanne and political responses to these issues.
“Vous parlez trop, on ne vous écoute plus.”
Cultural Tensions in Vaud
42:04 to 42:31
Explore the cultural dynamics between urban and rural voters in Vaud.
“et en fait ils ont une attitude de vie, de loisirs, de consommation qui sont pleinement urbains, mais ils votent comme la campagne.”
Political Discourse on Finances
42:31 to 43:11
A political debate on financial issues and electoral strategies in Vaud.
“dans notre troisième chapitre sur les différences culturelles j 'aimerais qu 'on reste sur les finances vous êtes d 'accord Anouk Soji, deux minutes ?”
Taxation and Budget Priorities
43:11 to 44:25
Discussion on the importance of tax reductions and budget prioritization.
“Alors, pas de bol pour vous, tant mieux pour moi.”
Endettement and Economic Choices
44:25 to 45:48
Examination of debt management and economic strategies in Vaud.
“Oui mais par exemple à l 'échelle et vous l 'avez dit M.”
Healthcare Financing Challenges
45:48 to 47:58
A critical look at healthcare costs and their impact on public finances.
“Non, pour revenir à ce compromis dynamique, on peut se poser la question ultérieurement.”
Social Safety Nets and Employment
47:58 to 49:41
Analyzing the effects of social subsidies on employment and wages.
“– Mais le problème, c 'est que les employeurs privés l 'ont bien compris.”
Economic Growth and Population Dynamics
49:41 to 51:08
The relationship between population growth and economic sustainability in Vaud.
“d 'avoir une discussion entre nous, où en fait, la seule crise qu 'on médiatise, c 'est la crise des charges et des dépenses.”
Cultural Political Identity in Vaud
51:08 to 52:52
Exploring the political culture and identity of the Vaud region.
“Regardez comment, il y a dix ans encore, on comparait l 'exception vaudoise avec le cancre Genevois.”
Political Cohabitation in Vaud
52:52 to 55:14
The dynamics of political collaboration between different parties in Vaud.
“Le deuxième ingrédient de la paix vaudoise se résume à deux visages.”
Public Sentiment on Development
55:14 to 56:01
Public reactions to urban development and growth in Vaud.
“– C 'est quand même ça qui est quand même délirant.”
La croissante et les tensions sociales dans le canton de Vaud
56:01 to 57:26
Explore the ongoing social tensions arising from unchecked growth in Vaud.
“– Et le problème des vaudois actuel, c 'est l 'absence totale de vision.”
Un regard positif sur l'économie vaudoise
57:27 to 59:04
Discusses the resilience and potential of the Vaud economy despite challenges.
“de se dire, pourquoi on nous inflige cette croissance ?”
Évolution politique et représentations culturelles
59:05 to 1:00:12
Addresses the shift in political personnel and its impact on governance.
“– C 'est sûr que quand on prend le mob et qu 'on arrive à Rougemont, on trouve ça très joli.”
Transcript
Automatic transcript. May contain errors.0:09Générique
0:30années. Que se passe-t-il dans le canton de Vaud ? Où est passé le canton modèle, le canton de la mesure, du compromis, le champion romand de la gestion saine, le champion de la gouvernance heureuse ? Les comptes vaudois sont à peine, c 'était l 'an passé, rentrés dans le rouge, que le navire semble prendre l 'eau de tous les côtés. Un gouvernement en crise ou pas loin, des couples qui font mal, des vaudois qui sont nombreux dans la rue et qui continueront à l 'être, et puis une capitale, Lausanne, qui a mal à sa police. Y aurait-il donc quelque chose de pourri au royaume de Davel ? Cinq vaudois, ou presque, ce soir pour essayer de répondre à cette épileuse question.
1:06C 'est l 'île de crise. Dominique Diorlewanger, bonsoir. Bonsoir. Historien, enseignant, chercheur associé à l 'UNIL, membre actif du syndicat des services publics. Vous êtes souvent autour du plateau, mais cette fois, vous avez vraiment votre casquette de gauche, ça fait plaisir. Christophe Passer, bonsoir. Merci d 'être avec nous, éditorialiste au matin dimanche, après avoir été à peu près tout dans la presse romande. Vous trempez votre plume agile et cruelle, délicieusement cruelle dans les turpitues vaudoises depuis un certain temps. Vous, le transfuse, fribourgeois, on en parlera peut -être.
1:36Claude Ansermeau, bonsoir, merci d 'être avec nous. On est un rédacteur en chef de 24h, puisque c 'est comme ça que ça s 'appelle. C 'est plus simple, observateur encyclopédique de ce canton depuis longtemps. Anouk Soji, pardon, bonsoir. Merci d 'être avec nous. Conseillère communale PLR à Lausanne, présidente des femmes PLR vaudoises. Vous représentez cette majorité de droite aujourd 'hui aux prises avec quelques difficultés. Et enfin Guillaume Morand. Bonsoir. Bonsoir. Le plus connu sous le pseudonyme de Toto qui le poursuit depuis maintenant quelques années. Entrepreneur, ancien candidat indépendant au Conseil d 'État.
2:11Parti de rien, arrivé nulle part. Enfin pas tout à fait puisque vous avez fait un très beau score à l 'époque. Franc-tireur, souvent très perspicace sur ce qui se passe. Alors le canton de Vaud a-t-il un problème ? Bienvenue dans l 'imprarouge. Anouk Soji, je vais commencer avec vous. On a fait une émission il y a 2018, 2025, 7 ans, en avril 2018 sur le Valais. C 'est un époque où le Valais enchaînait les valaisanneries un peu clichés à base de problèmes de promoteurs dans les montagnes. On avait fait une émission qui s 'appelle Le Valais a-t-il un problème ? Ça avait été très difficile de monter cette émission parce que les Valaisans avaient tout à coup un esprit de corps en disant mais quoi ?
2:45Comment est-ce que vous osez nous poser cette question-là ? Qui êtes-vous pour nous demander si on n 'a pas un problème ? Est-ce que, déjà, vous acceptez le titre de l 'émission. Le canton de Vaux a-t-il un problème ? Est-ce qu 'il y a quelque chose qui se passe, non ? Oui, je pense qu 'on peut le dire, on peut déposer un diagnostic lucide. Oui, le canton de Vaux traverse une période difficile. Il y a eu une crise politique et on aura l 'occasion d 'en discuter ce soir mais je pense que maintenant il faut qu 'on discute du futur et aller de l 'avant. Voilà. C 'est pris vaudois là, comme ça. On discute du futur, on va de l 'avant.
3:15Toto Moranguil, ça va être difficile de vous appeler Guillaume Moranguil, je vous l 'appelle toujours Toto. Ce qui frappe, c 'est la vitesse à laquelle les affaires se sont semblent s 'être un peu compliquées. Parce que quand on a des chiffres noirs, tout va bien à l 'exemple, pendant 20 ans, et puis tout à coup, paf, ça bascule d 'une année à l 'autre et on a l 'impression que ça prend l 'autre partout. C 'est quoi le problème ? Ça me rappelle un peu ce qui m 'est arrivé. Quand il y a un problème qui arrive, il y en a plein d 'autres. Je pense qu 'il y a beaucoup d 'explications. On a passé 20 ans dans un système de croissance effréné.
3:44Donc évidemment que là, je pense qu 'on est dans une grosse crise de croissance du canton de Vaud. Crise de croissance, ça veut dire crise de trop de croissance ou crise de croissance ? C 'est -à-dire qu 'on est passé quand même de 620 000 habitants en 2000 à 850 000. Et puis ça demandait évidemment beaucoup de choses pour les citoyens. Et maintenant, on se retrouve à avoir des autorités qui nous disent la croissance va continuer, on sera un million en 2040. Donc tout va très vite dans le canton de Vaud. On a une croissance comme on n 'a jamais eu. Les raisons, elles sont multiples. pour les raisons, on peut revenir sur ce compromis dynamique de l 'époque de Maïa Rebroulis, qui a donné un coup de foi à l 'économie vaudoise, avec la baisse en aérien 3, les taux d 'imposition des entreprises qui ont baissé, qui ont attiré beaucoup d 'entreprises, il a fallu construire des nouveaux quartiers dans tout.
4:39Donc là, il me semble qu 'on est dans une grosse, grosse crise de croissance qui affecte beaucoup de gens. Et je ne sais pas, on peut le voir, il y a beaucoup d 'indices qui le montrent actuellement. Dominique Dirlé-Levanguerre de gauche, d 'accord je l 'ai dit en présentation mais historien quand même l 'homme du temps long qu 'est-ce que c 'est alors ? Quand on regarde les choses en perspective mauvais cycle en cours on va dire Il y a beaucoup de choses conjoncturelles moi j 'exagérerais pas la crise immédiate je pense qu 'on manque un peu de recul et puis comme le disait un peu Guillaume Moran on a aussi maintenant une politique qui a été mise en place ces 15-20 dernières années dont on voit les fruits donc il y a aussi une conséquence de choses qui ont été...
5:18Mais les fruits, c 'est bon les fruits, normalement. Oui, mais si vous ne les récoltez pas suffisamment tôt, ils pourrissent. Ça peut aussi des fois être pas bon. Écoutez, j 'aime bien ce début un peu sibilin, comme ça, avec des impressions. Christophe Passer est en train de fourbire ses armes. Mais nous sommes quand même des gens sérieux à Infrarouge. Et si on a posé cette question de savoir si le canton de Vois avait un problème, c 'est pas juste pour le plaisir ou pour le bon mot. Il y a quelques éléments concrets, saillants. Qu 'est-ce qui ne tourne pas rond dans le premier canton roman, le brief de Christophe Zirou ?
5:50« Y en a point, y en a point comme nous » « Y en a point comme les Vaudois » Cette dédicace du poète Gilles à ses contemporains qui gèrent les affaires courantes dans une sorte de nonchalance satisfaite « Y en a point, y en a point comme nous » Ce refrain-là est dépassé il suffit de voir les tensions qui traversent le canton Le feuilleton Valéry Dittely d 'abord avec la suite du psychodrame inédit qui a vu la grande argentière contrainte de céder la gestion des finances à la présidente du gouvernement en pleine crise financière. Cette fois, le procureur général ouvre une enquête contre la ministre pour abus d 'autorité en lien avec le fameux bouclier fiscal.
6:33Réaction dans le temps d 'une Valérie Dittli qui reste présumée innocente. Je salue cette procédure comme une opportunité d 'établir les faits. Je vais coopérer pleinement. Elle est loin l 'époque où l 'on citait ses vaudois en exemple. Disant que le tandem Broulis-Maillard ne pratique plus la gouvernance heureuse, la remise à flot d 'un canton endetté à hauteur de 9 milliards à leur arrivée, quelques centaines de millions après leur passage. Et voilà que tout ça semble prendre l 'eau. Le Conseil d 'État vient de présenter son budget 2026, 12 ,7 milliards de charges, 331 millions de déficits, résultat de coupes sévères, 300 millions en moins pour la petite enfance, la fonction publique, les grandes écoles, la santé.
7:18Et on prive les communes de dizaines de millions. Une politique d 'austérité, conséquence du frein cantonal à l 'endettement tiré pour la première fois en 20 ans. Pour le dire vite, Baudoua, ça va secouer. Vous avez pourtant une toute petite dette en comparaison par exemple avec Genève, qui en a 15 fois plus, 10 milliards ou plus à Genève, où c 'est 600 millions. Est-ce qu 'on ne pourrait pas jouer là-dessus ? Ce n 'est pas de l 'orthodoxie financière. si aujourd 'hui on prend des mesures, c 'est justement pour accompagner le développement du canton. Il n 'empêche, on manifeste à la vallée de Joux et au paisible pays d 'en haut, après les annonces guillotine de cet été.
7:54On parle d 'abord de 20 millions d 'économies potentielles dans les hôpitaux régionaux, chiffre corrigé par la ministre de la Santé à son retour après un mois d 'absence pour raison de santé. Ce sera 5 millions finalement. C 'est vrai que cette communication a été certainement maladroite, mais en même temps elle partait d 'une bonne intention. Maladresse, austérité, inquiétude. Les syndicats appellent à la mobilisation de la fonction publique demain dans la rue, dans un contexte de crise aux multiples visages. Crise qui ronge jusqu 'à la capitale, Lausanne, à travers l 'affaire des groupes WhatsApp racistes et discriminatoires au sein de la police.
8:31Une dizaine d 'agents suspendus et un commandant sur le départ. On ne sait pas si Gilles aurait voulu mettre tout ça en musique, mais il aurait sûrement conclu en bon vaudois. On arrivera quand même ensemble aux nouvelles. On arrivera quand même ensemble aux nouvelles, on ne sait pas, il faut Christophe Passer. On va commencer par l 'affaire Ditli, si vous êtes d 'accord. Je sais que vous voulez parler d 'argent, entre autres, et d 'économie, mais l 'affaire Ditli, c 'est l 'actualité brûlante. Vous avez été, y compris sur ce plateau, un de ses bons avocats. est-ce que là les choses se compliquent un petit peu quand même enquête pénale pardon pardon immunité levée c 'est toujours une cabale ou c 'est cette fois un tout petit peu plus problématique ah c 'est toujours une cabale peut -être pas avec la justice le procureur Nicati l 'a expliqué très bien dans le forum hier l 'abus d 'autorité a quasiment aucune chance d 'être d 'aboutir à une condamnation il faut qu 'elle aurait fallu qu 'elle sache que ce qu 'elle demandait cet ordre fameux de ne pas de sursoir à des taxations était faux, il aurait fallu qu 'elle s 'enrichisse ou il aurait fallu que cet enrichissement profite à quelqu 'un, personne n 'a profité puisque l 'ordre n 'a été suivi d 'aucun effet donc je donne bonne chance au procureur mais où je dis que c 'est une cabale c 'est surtout une brindille qui cache l 'Amazonie parce que en fait dans cette affaire on a constaté dans le fameux rapport Pécher que le canton de Vaud pendant 10 ans a appliqué le bouclier fiscal les dix ans qui ont précédé l 'arrivée de Valérie Dittli a appliqué le bouclier fiscal de façon illégale c 'est le terme utilisé ce qui veut dire que des centaines de millions de francs d 'impôts n 'ont pas été perçus le rapport Pécher nous dit une deuxième chose le canton de Vaud le savait toute l 'administration était au courant et là allô ?
10:25monsieur le ministère public monsieur Carlton Reader est-ce qu 'il va faire une enquête ? ça veut dire qu 'il y a quelque chose d 'illégal qui s 'est passé pendant 10 ans et qui a valu des centaines de millions de francs de pertes pour le canton de Gros pas d 'enquête par contre, madame Dittli a posé une question qu 'elle n 'aurait pas dû poser vous savez la question d 'Dittli, c 'est un peu comme si vous arrivez dans une zone 30, puis vous voyez un flic puis vous lui dites, j 'aimerais passer à 50 il vous dit non vous passez à 30 et puis à la fin il vous met une amende pour Adélie Chauffard – Est-ce qu 'il y a un exercice sous enquête pénale ?
11:02Est-ce que ça pose un problème de gouvernance constitutionnelle, institutionnelle ? – Non, il y en a eu plein déjà, il y a eu plusieurs cas, et puis ça fera quelques heures. – Il y a eu plein où ça ? – Il y a déjà eu des ministres qui avaient des enquêtes autour d 'eux dans plusieurs cantons, à commencer par Maudet ou d 'autres. – Oui, mais je ne pense pas que… – Les questions que je vous pose se posaient de manière très saillante à l 'époque. – Je ne pense pas, je pense que si elle avait dû démissionner, elle aurait démissionné au moment où elle a dû changer de département. je doute très sérieusement que ça lui prenne beaucoup de temps de mettre dans son agenda d 'aller répondre à quelques questions du procureur D 'accord, Claude Ocermeaux, l 'ambiance a changé depuis mars dernier, vous étiez là déjà on a fait une émission cette fois que sur l 'affaire d 'Italie et là vous étiez déjà pas d 'accord et bon, on commence avec cette affaire je ne veux pas qu 'on refasse l 'affaire, ce qui nous intéresse juste pendant quelques minutes, c 'est sa dimension collégiale, institutionnelle, ses conséquences éventuelles sur le fonctionnement en mars c 'était hockey chorale au gouvernement, vraiment c 'était Valérie Dittly qui arrive avec ses lunettes noires, la mise en scène, en off, vous aviez les mêmes que moi certainement, les propos étaient d 'une sévérité violentissime à la garde de Mme Dittly, et puis là, le Conseil d 'État communique avec, c 'est le Conseil d 'État qui communique, la chancellerie, on nous dit que tout, qu 'est-ce qui se passe ?
12:13– C 'est pas le Conseil d 'État qui communique, c 'est le service de communication d 'État, on a l 'impression que tout est… – C 'est juste hallucinant d 'ailleurs, c 'est un communiqué personnel de rupture de collégialité qui se fait avec le sigle du bureau de communication de l 'État de Vaud. C 'est juste, ça continue à être la reine de la communication et ça on le laissera jusqu 'au bout en matière de communication et de storytelling, c 'est absolument parfait. Elle nous dit maintenant que le rapport Schroeder, ce n 'est pas ce qu 'elle a voulu dire. Elle nous dit maintenant que le rapport Pêchera, ce n 'est pas ce qu 'elle a voulu dire.
12:46Donc les rapports se suivent, ils ne sont pas du même bord, mais ce n 'est quand même jamais juste. le fait est que c 'est toujours règlement de compte à Ocay Corail au sein du Conseil d 'État, ils en font peut -être moins l 'étalage mais je peux vous dire de source sûre que rien n 'a changé au Conseil d 'État il y a quelque chose qui me frappe même dans notre profession, les médias vous parliez de l 'affaire Modé à l 'époque de l 'affaire Modé, on disait la première question c 'était la question de l 'éventuelle, la viabilité du gouvernement, de l 'éventuelle démission on lui demandait en tout cas si vous êtes condamné par hypothèse même la question n 'est jamais posée pourquoi ?
13:22je pense qu 'elle démissionnera pas et je pense qu 'il y a même des choses qu 'elle repasse si elle se représente parce qu 'aujourd 'hui on est dans une situation où finalement si on ment ou si on ment pas c 'est plus très très important on est dans une époque trumpienne et finalement les recettes qu 'appliquent Valérie Dickly sont un peu les recettes de monsieur Trump c 'est à dire qu 'on chérit certaines élites on crache sur d 'autres élites et puis finalement le bon peuple n 'en a pas grand chose à cirer donc elle est parfaitement dans l 'air du temps Trumpisme du centre dites-vous. Alouk Soji, ça a pu durer longtemps une enquête pénale, vous le savez vous qui êtes femme de loi Alors écoutez, je ne suis pas sur ce plateau pour refaire le même débat que vous avez fait il y a quelques...
14:08Encore une fois la question de la gouvernance, le gouvernement comment il fonctionne avec une ministre sous enquête ? Oui, il y a eu une crise politique il y a eu des tensions entre les membres du gouvernement mais cette crise elle a été gérée. Je pense que les désaccords sont humains. Fondamentalement, on ne demande pas aux membres d 'un gouvernement de partir en vacances ensemble, mais on leur demande de travailler ensemble. Et ça n 'a rien à voir. Et ce que je constate aujourd 'hui, c 'est qu 'on sent, avec les projets qui sortent de la part du Conseil d 'État, que ça commence à fonctionner.
14:36Et puis, quant à l 'affaire d 'Italie, alors je ne suis pas là... Donc la crise, c 'est derrière. La crise, au sein du membre du gouvernement, absolument. Je ne suis pas là pour commenter une procédure qui est en cours. Je pense qu 'il faut laisser le ministère public faire son travail. Mais c 'est clair que si on veut dire en bon voie de voie, cette situation, elle fait quand même un peu chenille. Maintenant, ce qui m 'intéresse quand même, et je pense qu 'on y viendra, c 'est de comprendre le cycle négatif dans lequel est le canton de Vaud aujourd 'hui, comment on va en sortir. Et c 'est clair que le fait qu 'on est un grand canton fait que les crises ont une certaine ampleur.
15:09On a traversé le Covid, on a accueilli des réfugiés ukrainiens, on a subi plusieurs chocs successifs je crois que c 'est important aussi de rappeler que l 'instabilité que vit le canton de Vaud aujourd 'hui est aussi due à un contexte géopolitique mondial instable et donc il n 'y a pas de malheureusement il n 'y a pas de miracle le canton de Vaud peut malheureusement pas faire exception à ça mais je pense qu 'à côté de ça la crise interne elle est presque secondaire et pour moi le vrai problème et je pense qu 'on y reviendra c 'est les charges du canton de Vaud aujourd 'hui Dominique Dirlivanger En filigrane, je reste, on va parler, des charges évidemment, c 'est presque le cœur de cette émission, je reste sur les questions de gouvernance et de gouvernement et de collège.
15:49En filigrane de cette affaire d 'ICLI, de cette bonne affaire pour Christophe Passer, il y a la capacité du gouvernement aujourd 'hui à fonctionner. Encore une fois, je repose la question. Et cette capacité-là, elle pose deux sous-questions. D 'abord, la cohésion du collège et puis la qualité intrinsèque de ses membres, du personnel politique. Personne n 'est là ce soir pour les 1, ça tombe bien. Vous n 'avez pas invité. On peut dire, alors c 'est plus compliqué que ça, on avait invité, ils ne pouvaient pas, on a hésité à repousser, et finalement on s 'est dit, non, on va le faire sans eux, ce sera mieux.
16:21Dans le grand schéma des choses, est-ce que le Conseil d 'État est moins bon aujourd 'hui qu 'il a pu l 'être hier ? Ça, je ne sais pas. Ce que je sais, mais disons factuellement, parce que je vais enlever ma casquette de syndicaliste et regarder un peu en historien, c 'est qu 'on a un changement de majorité politique à la tête de ce gouvernement. on a une majorité de droite les années dont vous mentionnez comme d 'un âge d 'or du canton de Vaud dont on discutera probablement dans le deuxième point du débat sur les charges et sur la question fiscale nous opposera mais le gros changement il est là Un gouvernement de Occhietti à l 'époque était à gauche, le parlement était déjà à droite Le parlement a toujours été de droite dans l 'histoire du canton il y a une tradition avec un arrière-pays fondamentalement conservateur on observe ça au 19ème siècle c 'est une constante de tout le XXème mais ça n 'a pas changé au XXIème donc de ce point de vue là il y a une vraie permanence en fait d 'équilibre politique sauf que cette majorité de droite elle manque un peu de souffle elle manque un peu d 'ambition pour le canton elle a quelques difficultés à faire des propositions je ne sais pas sur des dossiers qui vont, des questions des transports disons à des défis sociétaux comme la prise en charge de la petite enfance ou la massification c 'est l 'historien là ou le syndicat les dit ?
17:29non non je ne pose pas de jugement je dis simplement factuellement vous avez une majorité de droite Et puis, vous n 'avez pas ce que jouait quand même le rôle des équilibres dont on a beaucoup parlé pour la période de nouveau précédente, c 'était le contre-pouvoir du Grand Conseil. Là, aujourd 'hui, le Grand Conseil, il est corseté dans un certain nombre de dispositions constitutionnelles et face à un gouvernement qui vient justement au bloc. Et en fait, il n 'y a pas de débat politique. C 'est probablement ça qui est pour l 'instant le plus marquant. Peut -être que ce qui va se passer dans la rue, vous me permettez de remettre la cassette de secondes, effectivement, demain, à 18h30, à Mont-Denon, à Lausanne, il va y avoir une manifestation dont on n 'a probablement pas vu d 'ampleur dans les 20 dernières années vous voulez opportunément de rappeler le lieu et l 'heure j 'ai 2-3 personnes qui travaillent avec moi dans le syndicat et ce qu 'on a qui vient de la base c 'est que ça va être massif donc la mobilisation de main va être massive et ça, ça va probablement faire bouger quelques frontières et quelques équilibres c 'est quoi Christophe Passer, vous qui êtes lui il a que du roche parce que c 'est son employeur l 'état, vous êtes libre et méchant c 'est quoi votre diagnostic sur l 'équipe en place ?
18:29– Non, je pense que les équipes en place ne sont pas tellement pires que celles d 'avant. Je ne pense pas qu 'on peut dire qu 'ils sont forcément bons. Il y a toujours une conjoncture. C 'est -à-dire, quand vous êtes dans la conjoncture qu 'ont connue les équipes précédentes, vous êtes porté par cette conjoncture. D 'ailleurs, il y a quand même encore un certain nombre de ministres qui étaient déjà là avant. Et ils ont quand même perdu la majorité à un moment donné. Ce qu 'il y a, c 'est que je pense qu 'ils ont perdu beaucoup de temps pour deux raisons. La conjoncture d 'avant était faite de Brouli, Sémaillat, ça se passait bien mais il y a une chose quand même c 'est que Broulis et Maillard ils n 'avaient pas beaucoup de vision pour le canton ils ont beaucoup économisé ils ont beaucoup économisé ils ont réduit la dette etc en soi c 'était leur but la vision c 'était le compromis oui d 'accord mais c 'était pas un grand projet pour le canton je suis désolé de rappeler des grands anciens comme Delamura ils rêvaient du tunnel du Grand Saverna pour permettre aux vaudois d 'aller en Italie ils rêvaient de faire une autoroute jusqu 'à Valor parce qu 'il voulait que les Français se raccrochent, il voulait mettre le canton de Vaud quelque part sur la carte de l 'Europe.
19:34On se retrouve aujourd 'hui avec un conseil d 'État qui d 'abord a tendance à considérer les deux anciens conseillers d 'État comme des saints qui guérissaient les lépreux. Dans un camp comme dans l 'autre, il y a une adoration. Il s 'agit de ne pas toucher à cet héritage. Ils étaient géniaux et nous sommes tellement redevables. Et puis, ils arrivent avec un manque de vision absolue. Moi, je ne sais pas ce que Mme Luizier pense de l 'avenir du canton de Vaud. Je ne sais pas ce qu 'on a gorité pense de l 'avenir du canton de Vaud. Je ne sais pas ce que Mme Moret... Déjà, il faudrait qu 'elle puisse une fois ouvrir la bouche pendant cette législature.
20:12Mais enfin, je ne sais pas ce qu 'elle pense de l 'avenir. Est-ce qu 'elle a un grand projet pour les transports ? Puis regardez rien que cette histoire de... Vous avez besoin qu 'on vous emmène quelque part, comme à l 'Astaracadémie. Regardez rien que ces transports, si vous voulez. Quand vous regardez ce qui se passe... Je ne vous parle pas de la ligne Lausanne-Genève, tout le monde sait de quoi y retourne. La ligne Lausanne-Fribourg existe depuis 1861 et n 'a jamais été redessinée, ce qui veut dire qu 'on est sur un tortillard du niveau Blonnet-Chamby. Et la gare de Lausanne, je sais, c 'est la faute des CFL, c 'est la faute des transports, etc.
20:44Mais quand vous faites le trajet Lausanne jusqu 'à Zurich, vous passez du Blonnet-Chamby à la modernité. Et ça, ce n 'est pas la faute complètement des conseillers d 'État actuels. – Manque de vision. – Donc il y a un moment de manque de vision qui dure depuis, à mon avis, une vingtaine d 'années. – Et statut du commandeur, double statut du commandeur difficile. – Je suis parfaitement d 'accord avec Christophe Passer. Je pense qu 'il y a aujourd 'hui un droit d 'inventaire sur les années Broulis-Mayard qui avaient leurs intérêts et pour l 'un et pour l 'autre. et qu 'on doit se poser cette question du droit d 'inventaire sur ces années.
21:23– Ça voudrait dire quoi ? Savoir si vraiment c 'était bien ? – On a appris plein de choses sur Pascal Broulis et le bouclier fiscal, mais finalement on n 'a jamais entendu Pierre-Yves Maillard dire quelque chose sur les centaines de millions qu 'ont perdu les autorités vaudoises avec ce système et je pense que ce serait intéressant de l 'entendre. Aujourd 'hui, si le canton va mal financièrement parlant, c 'est aussi parce qu 'on a cette initiative sur les 10%, donc ça veut dire 12 % sur les... Ah non, il y a les 10 % sur la prime maladie et les 12 % sur l 'initiative fiscale. 10 % sur les primes maladie, ben voilà, les besoins explosent, donc ça fait forcément exploser les coûts et les demandes.
22:16Donc ce qui était bien il y a quelques années, n 'est pas forcément bien. – Une crise de modèle en fait. – Mais oui, et puis ne pas s 'être posé la question du frein à l 'endettement au moment qui a été pensé à une période où on avait des dettes à hauteur de l 'Argentine, et de ne pas s 'être posé la question maintenant, quand on va mieux, est-ce qu 'il ne faudrait pas changer ça ? – On va en parler dans quelques instants. – Guillaume Moran, vous qui êtes entrepreneur, je vous pose une question d 'entrepreneur, Le canton de Vaud, il a un problème RH, de management, ou il a un problème de business model ?
22:48Je ne sais pas. Moi, quand Mme Dittlé a été élue, j 'avais dit à un journaliste de 24 heures, qui est un employé de M. Sermont, qu 'elle ait dit que Mme Dittlé était plus dangereuse que M. Buffa, dans le sens que M. Buffa était représenté quand même par 15 % d 'Aïe-Vaudois qui vote UDC, qu 'elle n 'avait pas de vote. Mais ce qui me parvençait le plus étrange, le plus dangereux, entre guillemets, c 'était le fait qu 'elle sorte de l 'Uni. Moi, je m 'imagine, moi, à la sortie de l 'Uni, diriger des finances d 'un canton de 800 000 habitants qui fait 10 % de l 'art, c 'est une tâche quand même. Donc, de toute façon, il devait y avoir des couacs.
23:24Les couacs, il y en a déjà eu avec sa déclaration fiscale. Même s 'il était dans ses droits, comme tout optimiste fiscal, maintenant, ça explose. Maintenant, je pense que cette situation, elle dérange quand même le fonctionnement, un bon fonctionnement du Conseil d 'État. Ça tire en longueur. Il y a une enquête. Est-ce qu 'elle va démissionner ou pas ? Moi, je trouve le plus dommage dans toute cette histoire pour rejoindre M. Passer qui soutient Marie-Glitti, moi pas, je regarde juste ça de vos propres yeux, c 'est qu 'il n 'y ait pas un débat vraiment qui se soit ouvert sur le bouclier fiscal qui est en forte relation avec l 'impôt sur la fortune, car il faut savoir que le bouclier fiscal, c 'est pas quelque chose qui existe dans tous les cantons.
24:04Vous savez le nombre de cantons qui bénéficient du bouclier fiscal. Il y en a quelques-uns quand même. Il y en a cinq. Il y en a cinq. Il y a Bâle, pour protéger les milliardaires de la pharma. Il y a Genève, que vous connaissez, pour protéger les milliardaires de... De plein d 'autres choses, de la banque, de la pharma, du trading, de la lagerie. Viteaux et compagnie. Et il y a le coton de veau, le valet, pour attirer évidemment les gens à Cromontanais et à Verbier, et Argovie, je ne sais pas pourquoi. Donc, on a... Le mystère arcomien. On va faire une émission là-dessus. Pourquoi Argovie, en tant que bouclier fiscal ?
24:36Pourquoi il y a un bouclier fiscal en Argovie ? Donc, le problème du coton de veau de Genève, il est évident pour tous ceux qui ont une petite fortune dans le canton de Vaud et Genève, c 'est que le taux de l 'imposition de la fortune est beaucoup trop élevé en comparaison avec les pays suçalements. C 'est pour ça que nombre de capitaines de l 'industrie vont habiter à Zug, parce qu 'ils paieront quatre fois moins d 'impôts sur l 'industrie. Donc le bouclier fiscal, comme a dit, fait que ce système a été inventé pour qu 'il n 'y ait pas confiscation du revenu. Quand vous payez tellement d 'impôts sur la fortune, Et en tant qu 'entrepreneur, parce que vous me citez en tant que petit entrepreneur, ce qui est terrible, c 'est que la valeur de votre société, vous le savez très bien, c 'est l 'imposition de l 'outil fiscal, est mise sur vos épaules fiscales privées.
25:26Donc si vous voulez quelqu 'un qui se fait rincer par les impôts depuis 35 ans, vous l 'avez devant vous, parce qu 'en plus, moi, je suis dans le cas où mon entreprise valait beaucoup, elle ne vaut plus rien, donc c 'était carrément un impôt fictif. Donc, j 'aurais préféré, avec cette affaire d 'Itli, qu 'il y ait un vrai débat sur ce niveau très élevé d 'impôt de revenus. Maintenant, la gauche ne veut... De l 'impôt sur... La fortune. Excusez-moi. La gauche ne veut absolument pas en parler, car elle veut conserver cet impôt. Mais il faut quand même qu 'elle comprenne que les plus grandes fortunes sont parties.
26:00Et que maintenant, tous ceux qui ne pourront plus bénéficier à fond, sur les 3500 qui bénéficient, en bon nombre vont partir. Donc, à la fin, qu 'est-ce qu 'il y a mieux pour le canton de Vaud ? c 'est des recettes fiscales totales et donc il faudrait faire le plus et les moins donc crise de personnel et crise de modèle ou au moins de modèle fiscal je termine sur l 'histoire de la gouvernance avec vous à Luxogie on l 'a vu et vous en parliez la comitation à la française entre un exécutif de gauche et un parlement de droite a fait semble-t-il la recette du succès un certain temps, maintenant la droite est majoritaire pourquoi ça ne marche plus ?
26:36ça devrait être plus simple Écoutez, je pense que ça ne marche plus parce qu 'on reçoit un héritage, le gouvernement actuel reçoit un héritage de 20 ans de majorité de gauche. La facture est arrivée, elle est salée, elle coûte cher et c 'est le gouvernement actuel qui doit la payer. Ça, c 'est la réalité. La majorité de gauche, elle a fait réduire la dette de 9 milliards à 500 millions, ce qui n 'est pas exactement une politique de gauche, a priori. On était dans un contexte de distribution où il y avait de l 'argent à distribuer. Aujourd 'hui, l 'argent, il y en a moins, il y en a quasiment plus.
27:04Il faut prioriser et faire des choix. et les temps sont durs. J 'aimerais quand même dire une chose. Rapidement, puis on parle d 'argent. Moi, je ne suis pas là pour défendre... Je n 'aime pas du tout ce truc. Je me moque éperdument du destin politique de Mme Dittly. On l 'a compris. Je considère que ce qui se passe, si on prend un peu de hauteur, pour les citoyens, il y a une sorte de mystère ou de mensonge. Ils voient bien qu 'on leur raconte des bobards avec cette histoire. Ils voient bien que le nœud de l 'affaire, c 'est cette affaire de bouclier fiscal et c 'est pas savoir si Mme Ligli a...
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27:40Non mais il voit que c 'est pas la seule à avoir menti. Et donc au fond, les gens sont moins bêtes que le croient souvent les journalistes. Ils sont tout à fait pertinents et politiques. Ils voient très bien qu 'il y a eu un problème pendant dix ans avec cette histoire de bouclier fiscal. Et quand vous êtes... Moi je ne paye sans doute pas autant d 'argent aux impôts que Toto mais j 'en paye quand même déjà beaucoup. mais ça m 'agace beaucoup de savoir que j 'ai payé beaucoup d 'impôts pendant toutes ces années alors que pendant ce temps Pascal Broulis faisait en sorte que les riches payaient beaucoup moins d 'impôts Christophe Passer, on a dit qu 'on ne faisait pas toute l 'affaire et vous avez quand même un peu de mauvais soin ça génère un grand désarroi chez les gens parce que moi je ne suis pas d 'accord quand elle dit que c 'est la politique de gauche les gens aujourd 'hui constituent, le public l 'opinion part du principe que le parti radical démonétisé mais c 'est moi l 'opinion démonétiser et que les parties de gauche ne sont pas non plus dans un meilleur état donc quand vous êtes aujourd 'hui le citoyen électeur, vous vous dites je vote pour qui ?
28:45qui a une vision pour quelque chose ? ceux qui ont quasiment raconté n 'importe quoi sur le bouclier fiscal pendant des années excusez-moi mais c 'était radicaux ou bien est-ce que c 'est ceux qui ont foutu en l 'air le pognon c 'est la gauche ? vous nous expliquez peu ou prou le contraire c 'est ce désarroi C 'est ce désarroi qui est aujourd 'hui au cœur de la problématique des crises que vous citez. Alors, il y a un point au moins sur lequel on va être d 'accord, c 'est que l 'argent est au cœur du sujet et qu 'il explique, même s 'il n 'explique pas tout, les finances publiques expliquent beaucoup de choses.
29:16On va prendre juste les tendances en graphique pour vous les remettre en tête. Vous les connaissez par cœur, évidemment, l 'évolution des comptes. D 'abord, sur les 20 dernières années, les comptes, ça ne veut rien dire la courbe. Évidemment, les années sont différemment positives, mais c 'était en gros dans les chiffres noirs, c 'est -à-dire dans le vert jusqu 'en 2004 et puis à partir de 2004 patatras, on rentre cette fois dans les chiffres rouges. La dette maintenant la dette c 'est très impressionnant 2004 de nouveau, 9 milliards, pas loin de 9 milliards de dette, en 2024 500 millions, c 'est la dette brute, il n 'y a même pas de dette nette puisqu 'il y a une fortune encore qui est supérieure à la dette La faute nous dit, tiens je vous rends vite la parole puisque j 'ai été méchant avec vous, mais très très vite, la faute nous dit nous dit Ndouk Soji et nous dit Christelle Luizier à l 'inflation, au Covid, aux guerres, au contexte international, à la BNS qui n 'a pas versé ses 250 millions ou la faute à la politique.
30:09Non, là je pense que la faute elle est à l 'obésité mais qui est liée à Tantumor on l 'a dit, ils étaient 650 000, on est 855 000 maintenant, ça fait quand même beaucoup de gens en plus. C 'est de l 'obésité ça ou c 'est du coup c 'était le modèle de croissance ? Non, ça veut dire aussi que vous avez tout qui augmente. Le nombre de fonctionnaires qui augmente encore plus vite en pourcentage que le nombre de population. Vous augmentez ces fonctionnaires régulièrement. Il y a quand même une indexation qu 'ils ont souvent eue régulièrement. Donc ça fait des charges. Je suis désolé, mais l 'année dernière, il défilait.
30:44Madame Luizier leur a donné un peu d 'argent. Et donc, de façon générale, ils sont plutôt mieux servis que dans le secteur privé. Ça fait beaucoup d 'argent. Et puis, vous avez ces fameux subsides, notamment aux assurances maladies, qui sont au départ une idée formidable et généreuse, mais qui à un moment donné génèrent deux problèmes. C 'est qu 'un certain nombre de gens essaient de rester en dessous du montant qui leur permet à la fois de toucher les subsides tout en ayant un travail à mi-temps. Il y a des effets de seuil énormes. Et puis résultat des cours, vous avez aujourd 'hui 36%. Vous avez un milliard et demi d 'argent chaque année qui va dans les subsides en question.
31:17Parce qu 'il y a beaucoup de monde. Donc ce que je veux dire par là, c 'est qu 'ils ne sont pas totalement responsables de ça. Par contre, gouverner c 'est prévoir. ils auraient dû comprendre ce changement sociétaire. – Il vient de dire tout, ce que toute la droite pense, plus ou moins bas d 'ailleurs, Annex Soji, c 'est ça le problème ? – Écoutez, alors moi je ne suis pas là pour défendre le Conseil d 'État, je n 'en fais pas partie, je suis là pour défendre mon canton et ma vision en tout cas libérale, celle d 'un canton attractif, compétitif et qui est capable de faire des choix. Alors c 'est clair que le budget, il n 'est pas parfait, mais la réalité c 'est qu 'aujourd 'hui on a cet excès de charges qui fait, et qu 'on constate d 'ailleurs dans d 'autres communes et même au niveau de la Confédération, et cette croissance excessive des charges, eh bien, elle nécessite de réapprendre à dire non, ça c 'est une réalité, de faire des choix, eh bien, quand on fait des choix, malheureusement, il y a des gens qui sont, il y a toujours des mécontents, des personnes mécontentes, mais cette restriction au niveau de la croissance des charges ne signifie pas, je pense, austérité, et c 'est là où il faut trouver un équilibre, les économies ne touchent pas, et on en reviendra, vous en avez brièvement parlé tout à l 'heure, les économies ne touchent pas que le personnel, elles sont réparties entre les communes, entre les subventions et les autres charges.
32:32– Largement, plus de la moitié c 'est les subventions avant le personnel. – C 'est quand même un effort collectif, et pour reprendre les mots dont vous parlez de nourriture tout à l 'heure et d 'obésité, je pense qu 'il ne s 'agit pas aujourd 'hui de faire une grève de la faim, il s 'agit aujourd 'hui d 'être un peu moins gourmand. – Simplement, un peu plus vaudois, un peu plus mesuré, c 'est ce que vous dites, manger avec un peu plus de mesure. – Moins gourmand. Dominique Guillaume-Vanquerre. Ce qu 'on nous dit en gros, c 'est qu 'à l 'époque, il y avait ce double moteur à deux temps. Il y en a un qui augmentait les prestations, puis l 'autre qui faisait des économies.
33:00Puis aujourd 'hui, on continue les prestations, mais on a arrêté les économies. C 'est ce qu 'on nous dit. Du coup, on a un problème. On a un problème. Il n 'a pas écouté. Si, si, si, j 'ai compris. Vous voulez qu 'on revienne sur la main gauche et la main droite de l 'État. Oui, mais je veux revenir sur le fait qu 'on a oublié un petit peu les économies. On n 'a pas fait les choix. D 'abord j 'ai été très sage, j 'ai interrompu personne J 'ai écouté religieusement mes quatre copains Et là je vais dérouler un tout petit peu D 'une part une petite analyse historique Parce que vous m 'avez quand même invité comme historien Puis après dérouler mon message syndical D 'un point de vue historique d 'abord La première chose qui est extraordinaire C 'est qu 'aujourd 'hui on a un canton qui n 'a pas de dette Alors qu 'on a des taux d 'intérêt qui sont nuls Voir négatifs Ça en historien franchement c 'est de bêtise Négatif on n 'y est pas encore C 'est d 'une bêtise colossale Aujourd 'hui on devrait massivement faire de la dette Parce qu 'elle ne nous coûte rien L 'argent est gratuit.
33:48Ça, c 'est un héritage de 2008, la plus grande crise financière qu 'on ait connue dans l 'histoire du XXe et du XXIe siècle. La crise de 2008, elle est plus profonde que la crise de 29. – La dette, elle coûterait… Les Genevois, ils payent encore 100 millions par année de services de la dette. – Moi, je pense que les autorités fiscales, financières Genevois auraient bon temps de recruter 2-3 bons financiers pour restructurer leur dette et aller négocier auprès de grandes institutions financières d 'avoir des taux d 'intérêt qui sont en adéquation avec les prix du marché. parce que la dette c 'est aussi un marché pour les banques mais pour ça il faut avoir des bonnes notes sur les marchés et pour ça il ne faut pas avoir de dette ça se cale quand on vous historiquement ça c 'est la première chose puis la deuxième chose aussi, une leçon de l 'histoire c 'est qu 'en règle générale depuis les années 20 du XXe siècle quand on a des baisses fiscales qui profitent essentiellement aux 1 % les plus riches dans une région c 'est la classe moyenne qui paye c 'est les travailleurs, c 'est le travail qui paye parce qu 'il n 'y a pas d 'abattement sur les dividendes pour les gens qui ont un salaire il n 'y a pas de bouclier fiscal pour les gens qui ont un emploi avec un salaire même pas indexé comme M.
34:49Passer. Donc tous ces gens-là, il a raison, il y a un désarroi. Il y a un bouclier fiscal. Il y a environ 3.500 personnes dans le canton qui n 'ont pas payé leurs impôts au montant qu 'ils devaient. C 'est un manque à gagner de 500 millions à 1 milliard. Et donc là, on éponge colossalement quand même 3 ans de déficit de l 'état de voie actuel. Et puis, on nous dit c 'est un petit moment à passer, ça va être léger. Non, non, on est au niveau de l 'apéritif. Parce que, et là, je reprends ma casquette de syndicaliste, ce qui nous a annoncé pour 2030 le retour à l 'équilibre sans un centime de recettes supplémentaires.
35:20Parce qu 'on a une orthodoxie fiscale et financière dans ce canton avec la constitution qui est moins restrictive que la loi sur l 'assainissement. La loi sur l 'assainissement, elle dit explicitement que toute recette, ce n 'est pas une logique d 'assainissement. Le seul assainissement possible dans la loi fiscale vaudoise, aujourd 'hui, c 'est de baisser les charges. Or, baisser les charges, ce n 'est pas un frein à l 'endettement, c 'est un frein à l 'investissement. Quand je dis que ça manque de souffle avant, Donc, il n 'y a pas un gros problème, en gros, de projection vers l 'avenir, d 'anticipation.
35:48C 'est bien ça. Qu 'est-ce qui a changé en 25 ans ? C 'est que les besoins de la population ont changé. On a une massification de la population âgée. Il va falloir un tout petit peu investir là-dedans. Sinon, vous et moi, je ne sais pas très bien où on va finir nos jours dans 25 ans. Il y a des besoins en termes d 'accompagnement aussi de l 'enseignement et de l 'éducation. On a mis en place une école inclusive. On a mis en place aussi un enseignement par rapport à une migration qui est de plus en plus large. Tout ça, ça demande aussi des ressources. Il y a des besoins. et en fait ces besoins aujourd 'hui on ne peut pas les satisfaire parce que le seul étalon de mesure c 'est l 'unité comptable et il faut absolument baisser les charges baisser les charges, baisser les charges si on n 'avait pas fait ces cadeaux fiscaux on n 'aurait absolument aucun problème de dette aujourd 'hui, on aurait même des excédents de recettes encore en 2026, et dernier truc absolument incroyable, l 'année passée 2024, les comptes 2024 on nous annonce un déficit de plusieurs dizaines de millions, mais on a continué de rembourser la dette, on a épongé 200 millions de dettes en 2024 alors qu 'on a des besoins sociaux.
36:44J 'entends, vous allez à l 'hôpital, vous avez vu les heures d 'attente que vous avez aux urgences. Vous allez dans les salles de classe, ça déborde partout. On n 'enlève même plus les poubelles dans les salles de classe parce qu 'on a des économies. Tout ça, et aujourd 'hui, on marche à l 'envers dans un canton qui mériterait sincèrement beaucoup mieux qu 'une politique vraiment de grippe-sous, d 'écureuil, qui consiste à ne pas dépenser un centime. Et surtout, je ne vois pas comment on va s 'en sortir avec une politique pareille. On a aujourd 'hui un canton de Vaud dont on a l 'impression qu 'il n 'arrive plus à réconcilier deux aspirations qui sont profondes.
37:13Une aspiration profonde, la première, c 'est alléger la fiscalité parce qu 'elle est parfois confiscatoire et parfois ce n 'est pas possible. On sent que c 'est vraiment présent. Et puis en même temps, c 'est rester le champion des prestations notamment avec ce symbole, en payant les primes à hauteur de 10 % du budget. Comment on réconcilie ces deux aspirations, Claude Anciermont ? Est-ce qu 'elles sont même réconciliables ? Je pense qu 'on fixe des priorités et là, dans le budget, c 'est un petit peu toutifruti. je veux dire, on coupe un tout petit peu partout moi je suis halluciné qu 'on coupe dans la formation je veux dire, s 'il y a quelque chose qui est potentiellement facteur de croissance c 'est quand même la formation et pour bien connaître les conditions dans lesquelles fonctionnent certains enseignants aujourd 'hui avec l 'école inclusive dont je ne partage pas tous les objectifs loin d 'en faire on pourrait aussi revoir certains objectifs en la matière, mais la formation S 'il y a une chose qu 'on ne touche pas avec ce genre de dette, c 'est la formation.
38:15Et la formation, c 'est une question de vision. Et là, effectivement, dans ce budget, il n 'y a pas de vision. Et on pourrait aussi attendre un effort, probablement… – Il y a une automaticité d 'économie qui est un peu induite par le frein à l 'endettement dont on parlait. Thomas Citté, d 'économie, puis en même temps, on veut réduire les impôts. Est-ce vraiment la période idéale pour réduire les impôts ? – Il y a des gens pour qui les impôts dans le canton de Vaud sont particulièrement problématiques, surtout ceux qui en payent beaucoup. – Voilà. – Il y a une compréhension du modèle dans lequel on est.
38:51Vous savez, on disait, beaucoup de Lozanne, c 'était une paysanne qui avait fait des us, ces humanités. – Gilles. – Gilles encore, oui. – Toujours lui. – Toujours lui, encore lui. Mais ce n 'est plus tellement vrai aujourd 'hui. Vous n 'avez jamais eu, dans l 'histoire du canton de Vaud, un tel gap entre la ville et la campagne. – Dans quel domaine ? – Dans tout, c 'est -à-dire qu 'aujourd 'hui, la ville est une ville où il y a beaucoup de monde, une population où d 'abord, là aussi, on pourrait dire que c 'est un déni de démocratie, il y a à peu près 60 % des habitants de cette ville qui ne sont pas contribuables, ce qui veut dire que, quand on étudie les textes de la démocratie, ça veut dire qu 'on est à un stade où la minorité décide pour la majorité, puisque les gens qui paient des impôts sont systématiquement minorisés par...
39:36– Comme les pauvres ne vêtent pas, ils sont bien présents. – La ville a des problèmes de ville, je veux dire, avec quand même, comme ambition touristique, la place de la Riponne, on est quand même... C 'est -à-dire que c 'est la seule ville au monde... – C 'est la seule ville au monde dont le centre est occupé par une démonstration toxicomane. – Oui, bravi, bravi. – C 'est la seule du monde, c 'est la seule du monde. – Vous alliez à Zurich à la fin des années 90, la Splatpite, c 'est en fin de la gare. – On allait à Zurich à la fin des années 90, Bon, mais aujourd 'hui, non. Aujourd 'hui, dans le monde, vous allez à Rio de Janeiro, vous allez à Paris.
40:08Paris, on a la Tour de la Felle, nous, on a la Riponne. Chacun son ambition, ça ne nous empêche pas d 'être ami avec Anne Hidalgo. Mais enfin, en attendant, il y a les problèmes de la ville, qui sont des problèmes de ville, avec effectivement la police, etc. Et il y a la campagne qui travaille, qui vote un peu plus à droite, qui a des PME, on a un tissu de PME qui reste encore assez riche dans le canton de Vaud. et là vous avez quand même un truc énorme qui se passe entre les deux et que méconnaît et que mécomprend aujourd 'hui le Conseil d 'État. C 'est -à-dire que c 'est pas les mêmes besoins.
40:38Je veux dire, les gens dans les campagnes ils supportent plus la ville ils supportent plus de devoir faire une heure pour faire épalinges, garde Lausanne en bagnale sous prétexte qu 'il y a des travaux où on peut râler, ils ont qu 'à prendre les transports publics mais les transports publics de Lausanne sont les plus lents du pays, porte à porte, donc c 'est pas sûr que ça aille tellement plus vite. je sais va en France ça c 'est bien on fait le tri on fait le tri allez voir chez les russes c 'était ça qu 'on disait en désignement mais en attendant si vous voulez cette dichotomie ville-campagne elle est au coeur des difficultés à avoir une vision les besoins ne sont pas les mêmes les besoins ne sont pas les mêmes Charles Baer à Genève ancien conseiller d 'Etat avait thématisé le divorce des deux Genèves la Genève un peu internationale globale et puis la Genève locale.
41:27On a le même problème, mais ville-campagne dans le canton de Vaud. Vous vous plaignez à Alexis Favre qu 'on n 'écoute pas vos questions, mais il n 'a pas écouté mon introduction tout à l 'heure. Vous parlez trop, on ne vous écoute plus. Vous me rappelez mes élèves. Sincèrement, c 'est le premier truc que j 'ai dit. La structure du canton de Vaud, elle est basée sur cette dichotomie. Au 19e siècle, il s 'avère que c 'est là que j 'ai commencé mes études d 'histoire il y a une trentaine d 'années. Vous avez commencé au 19e siècle ? Eh oui, j 'ai commencé à traduire sur le 19e siècle. Mon grand-père était du 19e, si vraiment vous voulez qu 'on revienne sur les fondamentaux.
41:53Et ça, c 'est un truc de très très longue durée. Ce qui est un peu nouveau maintenant, mais qui vous donne raison, c 'est le périurbain. Les gens qui habitent à Pantala, à Cossonnet, dans ce qui est autrefois la campagne, et en fait ils ont une attitude de vie, de loisirs, de consommation qui sont pleinement urbains, mais ils votent comme la campagne. Parce qu 'il y a un imaginaire qui se construit autour de ça, et cette tension-là, effectivement, on la voit dans la ville, et c 'est là-dessus que dit Lys Faelir. c 'est sur cette représentante zougoise de la paysannerie et c 'est d 'ailleurs la seule chose qu 'on lui a laissée dans son département parce qu 'elle a quand même un département croupion qui consiste en gros à aller boire des verts avec les vignerons et puis à aller serrer 2-3 mois au niveau de la paysannerie Là on est presque déjà dans notre troisième chapitre sur les différences culturelles j 'aimerais qu 'on reste sur les finances vous êtes d 'accord Anouk Soji, deux minutes ?
42:36Oui, bien sûr mais je vais rebondir je ne pensais pas être d 'accord avec vous ce soir monsieur Passer vous avez fait une remarque sur les difficultés d 'accessibilité de notre capitale, de Lausanne. Alors ça tombe bien, je suis conseillère communale PLR lausannoise et donc je me rends bien compte des difficultés qu 'ont les gens à se rendre à la capitale. Et c 'est pour ça que je me permets de dire aux lausannois qui écoutent l 'émission ce soir de voter PLR le 8 mars prochain. Il devrait en manifester. C 'est une bonne guerre. Et de manifester la journée internationale des droits des femmes le 8 mars.
43:11par rapport au budget là où je ne suis pas entièrement d 'accord avec vous vous parlez beaucoup de coupe comme s 'il n 'y avait plus rien du tout qui était investi dans les infrastructures etc c 'est pas une coupe totale c 'est une volonté aujourd 'hui de faire des choix avec un argent qui ne pousse pas sur les arbres c 'est bête à dire mais enfin il faut prioriser on ne coûte pas partout et pour terminer je vois que vous avez la main Je vous laisse la parole. Parmi les priorisations qui doivent être faites, un élément qui est important, tant pour moi que pour le PLR, je pense, dans son ensemble, c 'est effectivement de conserver les baisses d 'impôts pour les personnes physiques, tant sur le revenu, mais essentiellement pour moi sur le revenu.
43:55Alors, pas de bol pour vous, tant mieux pour moi. Moi, je suis fiscaliste, donc c 'est mon métier quotidiennement de parler d 'impôts. Mais effectivement, le canton de Vaud, dans ce cadre-là, est, alors je ne vais pas dire un mauvais élève, mais effectivement en comparaison intercantonale on est très mauvais, on paye beaucoup trop d 'impôts et contrairement à ce qui a été dit ça doit être une priorité budgétaire de baisser les impôts et de redonner du pouvoir d 'achat et là ça n 'empêche pas de faire quand même des coups au niveau des dépenses. Est-ce que vous n 'êtes pas coincé même avec ce discours par ce satané frein à l 'endettement qui finalement vous embête tous, vous pourriez baisser les impôts tranquille si vous n 'avez pas le frein à l 'endettement taux zéro, on s 'enrichit, on s 'endette on investit dans l 'avenir est-ce que ça ne devient pas un problème ?
44:40Non, moi je ne pense pas, je pense qu 'aujourd 'hui l 'idée est de faire des choix le frein d 'endettement permet simplement de dire on ne dépense pas l 'argent qu 'on n 'a pas vous m 'avez fait rigoler tout à l 'heure quand vous avez dit l 'argent ne coûte rien, je ne suis absolument pas d 'accord avec vous Vous n 'êtes pas banquière, vous êtes fiscaliste donc vous parlez de l 'argent, vous êtes ceux qui produisent la monnaie vous diront qu 'aujourd 'hui les taux d 'intérêt sont négatifs. Oui mais par exemple à l 'échelle et vous l 'avez dit M. Ancerre-Maut a l 'heure, à l 'échelle de la ville de Lausanne, on paye encore les intérêts du passé et on ne peut pas, alors je suis pour un certain endettement, je pense que c 'est bon pour l 'économie, ça fait circuler l 'argent, mais on ne peut pas vivre dans une logique où on s 'endette constamment.
45:15– Mais quand on a 0 ,5 % du PIB d 'endettement, on est dans une logique d 'endettement constant. – Mais enfin, le canton de Vaud doit, dans un monde idéal, le canton de Vaud doit devenir un canton riche, tout seul, par sa politique, et on doit redevenir un canton qui contribue à la péréquation nationale, ça c 'est l 'objectif. – L 'excès de prudence pour le financier Je ne pense pas que le contenu de Vaud soit au bord du gouffre. Il y a plein de choses qui vont bien. Regardez le LHC, le Lausanne Sport en Coupe d 'Europe, ça c 'est quand même un. C 'est des belles choses. Le Festival 10, ça s 'est fait.
45:46Puisque tout le monde compte son histoire, on y va aussi pour vous. Non, pour revenir à ce compromis dynamique, on peut se poser la question ultérieurement. S 'il fallait à ce point baisser le taux d 'imposition des entreprises. Maintenant on voit que les recettes fiscales baissent. Je veux dire, M. Broulis avait dit, allez on le met à 13%. on a eu une baisse d 'impôt de 10 points qui était complètement exagérée les entrepreneurs, aucun petit entrepreneur ne voulait des baisses d 'impôt pareil, c 'était pas demandé par les entrepreneurs Non, non, non, ça venait pas de là ça venait de l 'extérieur Je l 'ai émotionné, je veux pas revenir dessus, c 'est l 'impôt sur la fortune qui grève qui les massacre au niveau de l 'impôt sur la fortune qui est beaucoup trop élevé en Suisse, ou arrêter d 'imposer l 'outil de travail parce que même les français ont compris.
46:33Ils ne l 'ont pas. On ne fait que donner du travail, on se démène... Vous voyez, c 'est beaucoup de soucis. Et pour finir, on est massacré par les impôts. Moi, ça fait 30 ans que ça dure, maintenant je connais l 'histoire. Heureusement, ma boîte vaut 5 fois moins qu 'avant, donc je paye moins d 'impôts qu 'avant. Mais c 'est ça, j 'ai payé quand même 30... Donc, c 'est à se demander si, d 'une part, c 'était pas complètement exagéré de le baisser à 13%. M. Broulis nous promettait la fin du monde, le chômage, le départ des multis. On n 'a absolument... On n 'a jamais vu ça. Depuis 20 ans, il n 'y a que des entreprises qui viennent en plus on a vu la SGS à Genève, on peut en parler après mais c 'est un autre problème et on peut se demander aussi si cette histoire des 10 % pour l 'assurance maladie que je trouve très bien à la base, un élan de solidarité comme l 'a dit M.
47:16Passer si c 'était pas un peu trop... C 'est 10 % du budget global, du budget cantonal pas long à peu près aujourd 'hui donc c 'est un budget qui n 'est pas sous contrôle de l 'État vu que c 'est les assurances maladie c 'est -à-dire que le coût de la santé Il faut brancher une caisse unique et puis avec une caisse unique ça sera... – Évidemment qu 'il faut la questionner et je pense qu 'il y a 67 % des Suisses qui le veulent, c 'est le moment que M. Maillard et M. Podja relancent leur idée de questionnique et qu 'on arrive à une baisse vraiment des coûts. – Parce que là, c 'est effectivement 10 % du budget.
47:43– Et puis qu 'on sert la mise aussi sur les pharma, comme Trump arrive à le faire, mais qu 'en Suisse, on n 'arrive pas à le faire. – Il a raison, c 'est son honneur, il dit, mais au fond, grâce à ces 10%, j 'augmente artificiellement le salaire de ceux qui, avec leur salaire, n 'arrivent pas à payer le suicide. – Oui. – Mais le problème, c 'est que les employeurs privés l 'ont bien compris. Donc, ils n 'ont aucun intérêt à monter les salaires des gens. Ils se reposent sur le financement social. De toute façon, si avec le salaire que j 'en ai à mon employé, il n 'arrive pas à payer ses assurances maladies, l 'État y pourvoira.
48:16Donc, il y a une espèce d 'effet pervers à ce truc. Parce que vous construisez une espèce de génération d 'assistés. Où en fait, ils ont tout intérêt. Ils veulent absolument garder leur suicide. Alors, je dis déjà, ils limitent déjà aussi. Ils n 'ont même pas intérêt à aller demander une augmentation de salaire, puisque avec ce système, si leur salaire augmente, ils risquent de perdre leurs subsides. Donc avec ça, c 'est tout bénef, on va dire, pour les employeurs. Alors moi, je suis plutôt des fois du côté des employeurs qui donnent du travail aux gens, mais il y a une espèce d 'effet pervers, ça ne va jamais s 'arrêter, ça ne peut qu 'augmenter.
48:49C 'est pour ça qu 'il a raison de dire que c 'est hors de contrôle cette histoire-là. C 'est inattaquable pour cette idée. Donc on pourrait dire, bon, ok, on vous donne les subsides, mais on vous les donne pour aller 2 ans, 3 ans ou 5 ans, etc. Après, vous débrouillez. Ça veut dire que les gens iraient aussi dans la rue face à des employeurs privés pour réclamer des hausses de salaire. Est-ce qu 'on chatouille l 'idée à droite de revenir un peu sur... Non, je suis d 'accord avec vous, quand on consacre 10 % d 'un budget dans une seule politique publique, il y a de quoi se poser des questions dans les prochaines années.
49:15Moi, je pense que le vrai fond du problème, c 'est aussi les mauvais incitatifs qui poussent les gens à ne pas travailler plus, ça, je suis d 'accord avec vous, le vrai fond du problème et ce n 'est pas l 'objet du débat ce soir, c 'est la croissance des coûts de la santé. C 'est ça le problème. – Oui, mais ça c 'est vrai, mais c 'est pas le sujet. – Et donc indirectement, c 'est pas le sujet, mais c 'est ce qui... – Sauf que c 'est là, quand on a compris qu 'ils seront jamais jugulés. – Mais donc tout les 10 pours, quand on dépasse les 100 milliards de coûts de la santé, ben indirectement... – Mais disons qu 'il y avait peu d 'espoir qu 'il baisse.
49:35– Voilà, celui qui fera baisser les coûts de la santé, en mon avis, n 'est pas encore... – Ce qui est extraordinaire, c 'est qu 'on continue d 'avoir une discussion entre nous, où en fait, la seule crise qu 'on médiatise, c 'est la crise des charges et des dépenses. alors qu 'on a une sérieuse crise de recettes. On a des baisses fiscales considérables, Guillaume Morand l 'a rappelé avant, on a des abattements qui ont été votés ces dernières années, qui sont à peu près... – Les recettes ne baissent pas dans le compte, les recettes fiscales ne sont pas en baisse dans le compte. – Si, l 'abattement fiscal sur les dividendes, l 'initiative sur les 10%, et oui, il y a des baisses fiscales massives, en gros, on les estime depuis 2012 à environ 700 millions de pertes fiscales.
50:12C 'est deux fois le déficit qu 'on a actuellement. – Donc il suffit d 'augmenter les impôts, pourquoi on n 'y a pas pensé... disant, non mais même pas Alexis Favre, il suffit de ne pas les baisser. Il suffit de ne pas les baisser. Parce que la position des entreprises si bas est le premier moteur de croissance du canton de Vaud qui fait qu 'on va arriver à un million, oui. Il nous reste. Je pense encore juste, Alexis Favre, il y a une augmentation de la population. Ça c 'est aussi des recettes fiscales en plus. Et en moins, c 'est les deux à la fois. Non, parce que la plupart des gens qui viennent, en règle générale, notamment au niveau de la migration, c 'est des gens qui sont en âge adulte, donc on ne paye pas leur formation et leur éducation, ils viennent travailler chez nous, et ça c 'est vraiment un gain important pour l 'économie.
50:48Et l 'autre chose qu 'on a vu sur la... On est passé à travers la pire crise sociale qu 'on ait connue ces 25 dernières années, le Covid, on n 'a pas fait de déficit. Il faut quand même se rendre compte, on a eu un taux de croissance... On le paye maintenant. Non, 23-24, un taux de croissance de 4 à 6 % du produit intérieur brut. Donc on est encore... C 'est Christelle Luzier qui nous l 'a dit, on paye encore les effets Covid. Il nous reste 10 minutes, non moins de 10 minutes. Le rêve de chaque commune, c 'est d 'avoir plus d 'habitants pour encaisser plus d 'impôts, mais on voit bien que les communes croulent sous les charges des nouvelles infrastructures, des nouvelles écoles des routes, des lignes de bus donc il faut investir mais c 'est à fond perdu parce qu 'on nous prévoit encore 150 000 quand est-ce que ça va arrêter, c 'est un peu l 'apprenti sorcier qui a allumé Mickey vous connaissez, qui a allumé le jeun l 'eau elle continue à couler, là c 'est le béton qui coule mais...
51:31Alors laissons, si vous êtes d 'accord le budget, les finances publiques et même les dossiers techniques là où ils sont pour la fin de cette émission il nous reste 8 minutes, j 'aimerais que c 'est un peu impressionniste pour nous demander si quelque chose a un peu changé dans l 'esprit vaudois, au-delà simplement de la politique. Regardez comment, il y a dix ans encore, on comparait l 'exception vaudoise avec le cancre Genevois. C 'est un sujet de Jérôme Gallichet de 2015. Archive.
52:04Car le modèle vaudois, c 'est d 'abord une affaire de culture politique. Affrontement à la française du côté de Genève, dialogue à Lausanne, selon l 'ancien conseiller d 'État Claude Ruet, marqué par un souvenir révélateur. Dans les années 94-95, on a eu tout à coup 6 000 personnes sur la place de la Riponne. J 'avais été comme représentant du gouvernement leur parler, je me suis fait siffler, donc ce n 'est pas très agréable. Mais en même temps, ce même jour-là, ma femme qui était dans le train s 'est trouvée avec des manifestants, des institutrices de mes enfants d 'ailleurs, qui lui ont dit « ouais, on est navré, mais on est bien obligé d 'aller manifester ».
52:35Donc il y avait à la fois la volonté de manifester, et en même temps le respect de l 'autorité qui existe aussi. Une culture politique qui rend improbable ce genre de scène dans le canton de Vaud. Souvenez-vous, c 'était en 2012, Eric Stoffer lance un verre d 'eau sur feu le député Pierre Weiss en pleine session du Parlement Genevois. Le deuxième ingrédient de la paix vaudoise se résume à deux visages. Pascal Broulis, Pierre-Yves Maillard, deux figures extrêmement influentes dans leurs partis respectifs, Obsédé par le compromis, un tandem capable de sceller de véritables pactes de non-agression.
53:08Il y a un deal, il y a des arbitrages qui se font entre eux. Et à partir de là, ils arrivent comme ça à neutraliser un peu l 'opposition syndicale ou politique. Il est important qu 'on lave notre lâche sale, qu 'on lave nos problèmes au sein du gouvernement. C 'est un bon mot, négocier. On fait ça tous dans la vie privée, la vie publique. Et puis enfin, il y a cette cohabitation. Parlement à majorité de droite, conseil d 'État à majorité de gauche. Certains prédisaient le blocage, c 'est l 'inverse qui s 'est produit. Car la gauche au pouvoir sait bien que si elle tente de passer en force au Conseil d 'État, elle risque bien d 'échouer fatalement ici, devant les députés du Grand Conseil à majorité de droite.
53:44Alors chaque projet du gouvernement est un savant exercice d 'équilibriste qui doit satisfaire tout le monde. Et satisfaire tout le monde, c 'est possible quand les caisses de l 'État sont pleines, ce qui est le cas à Lausanne, mais pas à Genève. – Sérôme Gallichet n 'a pas pris une ride, Dominique d 'Irlevenguerre non plus. Claude Lancermeau, je vous pose cette question avec une certaine Schadenfreude que vous allez deviner, mais est-ce que les Vaudois sont en train de devenir des Genovois comme les autres ? – Ouh là là, le silence ! – Moi, j 'ai une certaine admiration pour les Genovois et leur proposition à célébrer leur indépendance, leurs fêtes et la fierté qui en découle.
54:28Et on a peu ça dans le coton de veau et je le regrette. Donc les Genovois ont certainement des qualités aussi que les vaudois n 'ont plus. Non, le problème c 'est qu 'aujourd 'hui on ne fonctionne plus vraiment à la vaudoise. On fonctionne dans l 'air du temps. C 'est quoi juste ? C 'est hyper intéressant parce qu 'on est le doigt dans ce qui fonctionne. – Vous avez quand même une ministre qui était en charge des finances dont le paradis c 'est Zoug, Zoug c 'est pas le coton de Vaud, c 'est exactement l 'inverse du coton de Vaud, c 'est pas d 'université, c 'est pas de culture. – À la vaudoise ça veut dire compromis, consensus, des intérêts de tout, c 'est ça à la vaudoise.
55:14– Elle est dans l 'anticonsensus et la faute originelle c 'est de l 'avoir mis aux finances, et ça c 'est le parti le PLR qui en paye qui en est responsable c 'est de l 'avoir mis aux finances, qui est le département transversal et absolument essentiel de la question. Je trouve quand même, vous voyez ce qui me fascine ça c 'est tellement vaudois ça fait 55 minutes qu 'on discute des proms du canton de Vaud, puis à l 'arrivée on va vous dire tout est de la faute de cette gonzesse de zougue parce qu 'évidemment nous les vaudois il n 'y en a pas un comme nous – Je crois que j 'ai fait pas mal de critiques sur d 'autres vaudois.
55:52– C 'est quand même ça qui est quand même délirant. – Mais ce storytelling est déjà révélé, on est dans le sujet. – Je ne crois pas que le problème des vaudois soit Valérie Ditté. – Oui, c 'est ça, ce n 'est pas délirant. – Là, on sent le problème des vaudois, il suffit de causer un peu… – Et le problème des vaudois actuel, c 'est l 'absence totale de vision. – Laissez parler, Guillaume Moreau, on a compris la semaine. – On est bien d 'accord, c 'est ça. – Le problème des vaudois, c 'est qu 'ils n 'en peuvent plus de cette croissance, il y a des gros signes, il y a des votations qui se passent.
56:13Prenez les Grands Prix au-dessus de Montreux, c 'était les nouveaux quartiers qui étaient prévus, ça a été refusé à 71 % par la population. Prenez le Vallon de la Valère au Mont, ça a été refusé par 71 % de la population. Prenons, on a parlé de la Vallée de Joux pour les hôpitaux, ce qui était... La votation de la semaine passée, la commune du Chénis a voté à 71 % contre un plan de développement qui prévoit le développement de 4000 emplois. – La croissance, ce n 'est pas vos doigts, on est finalement… – Non, mais je veux dire, il y en a tellement eu, les gens voient que, au Brassus, regardez le Brassus, il était défiguré par AP et par Gégère, je veux dire, il y a des limites, les gens, je veux dire, le canton de Vaud est un canton agricole, le secteur agricole est un secteur qui a été complètement délaissé, ce n 'est pas la faute du canton de Vaud, c 'est la faute plutôt de M.
57:02Parmelin, qui va signer des traités de libre -échange à Tirlarigo, au Mercosur, en Chine, on est le seul pays du monde, d 'Europe avoir signé un traité de libre -échange avec la Chine, qui sacrifie mon business, parce que le marché de détail avec les plateformes chinoises est bientôt nul. Donc il y a des secteurs qui sont complètement délaissés, il y a beaucoup de gens mécontents, la croissance n 'est pas... Pourquoi les gens sont en train de se dire, pourquoi on nous inflige cette croissance ? Pourquoi on a mérité ça ? Ça fait 25 ans qu 'on est là, qu 'est-ce qu 'on voit ? Le prix de l 'immobilier qu 'augmente, les assurances maladie qu 'augmente, les impôts qui sont, on est pressurisés, il y a un problème.
57:42Donc tout a été pour les entreprises qui sont sous-fiscalisées. – Le miracle vaudois serait donc soluble dans la modernité globale. – Non, c 'était un équilibre. Aujourd 'hui, l 'équilibre, il est fragilisé, il faut le retrouver. Moi, j 'aimerais quand même terminer cette émission, ou ce débat, sur une note positive pour celles et ceux qui… – Mais j 'avais prévu de le faire. – Alors, je commence. – Allez-y, puisqu 'il nous reste deux minutes. – Non mais, le canton de vaut, c 'est quand même l 'excellence. On a une économie qui est dynamique, on a un tissu entrepreneurial qui est riche, on a des startups qui nous sont enviées dans le reste de la suite.
58:15– Oui, vous avez une EPFL qui baisse dans les classements. – Par rapport au budget, on voit quand même que l 'impôt sur le bénéfice des entreprises est en hausse par rapport à 2025. Ça, c 'est un excellent signe. Je suis de Lausanne, mais Lausanne, capitale olympique. On rayonne dans le monde, on nous envie ce symbole fort. En tout cas, moi, j 'en suis particulièrement fière. Monsieur Passer, peut -être pas vous. Enfin, on est capable d 'accueillir des institutions internationales. On a des gens qui viennent dans le canton de Vaud et qui y restent, des nouveaux, qui restent aussi pour nos écoles, nos universités, nos infrastructures.
58:50C 'est une réalité. On est un canton attractif. On doit le rester. On doit faire des choix. Et on a tout pour bien faire. Ce qui est génial. Vous êtes d 'accord, finalement, avec ce portrait assez heureux ? Il n 'y a pas plus fort que le sport. Il n 'y a pas plus fort que le sport. Je reviens quand même à la question au point du débat c 'est le problème des représentations culturelles c 'est qu 'on vit en gros dans un imaginaire d 'un canton compagnard, on n 'est plus depuis des décennies on est un tissu industriel avec un nombre incalculable de PME, de start-up qui profitent de la health ballet comme disait Bichère avec les PFL on a une grande place du trading on a une grande place du trading – Mais ma femme vient du Château de Nez, je vais souvent la Vallée du Jouen pour arrêter.
59:36– C 'est sûr que quand on prend le mob et qu 'on arrive à Rougemont, on trouve ça très joli. – Vous n 'avez pas une déformation ? – Non, mais il y a des gens qui vivent là-bas. – Le Pays-Bévaudois, il ne se fait pas, je suis désolé, il ne se fait pas dans l 'agriculture. – Oui, mais le bonheur national brut, l 'ouverture de la Suisse, c 'est le BNB maintenant, c 'est le bonheur national brut, et c 'est ça que les gens recherchent. – Absolument. Néanmoins, si on regarde maintenant ça avec un spectre un tout petit peu plus large on peut quand même constater qu 'on a changé on a quand même changé d 'équilibre, ok, mais on a aussi changé de personnel politique les Broulis et Maillard je vais attention que je vais le fourcher ils se sont constitués dans leur formation politique dans les années de crise des années 90 Pierre-Yves Maillard, il était à l 'Université Alors que les Anouk Sougis sont nés en période en période faste, c 'est ça ?
1:00:27En plein corps d 'un Et donc l 'idée de devoir faire face à une crise, à du chômage de masse à des enjeux économiques comme ceux qu 'on va vivre dans les 10-15 prochaines années c 'était une obsession chez Broulis et chez Maya ce qui n 'est pas le cas aujourd 'hui du personnel politique Donc réveil culturel du personnel politique Merci mille fois, on a largement dépassé je suis désolé, c 'était passionnant Ravi de vous avoir eu, j 'espère que le canton de Vaud va un tout petit peu mieux après cette émission On se retrouve la semaine prochaine même heure pour un nouveau débat d 'actualité, on verra bien ce qu 'elle nous réserve tout de suite.
1:00:59Dock à la une, excellente soirée sur la RTS ou ailleurs. Bye bye. – Sous-titrage ST' 501
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Longtemps érigé en modèle pour sa gouvernance et sa gestion des deniers publics, le canton de Vaud voit son aura se ternir. Le Conseil d'État est en crise, la ministre Valérie Dittli est visée par une enquête du ministère public, les finances du canton sont dans le rouge, les syndicats appellent à manifester et à Lausanne, la police municipale est gangrénée par un "racisme systémique". Comment expliquer une telle accumulation de crises ? S'agit-il d'une simple série noire ou y aurait-il quelque chose de pourri dans le beau Pays de Vaud ? "Le canton de Vaud a-t-il un problème ?", c'est le débat d'Infrarouge, mercredi 1er octobre.




