In short
Debate on the Swiss “initiative for a special climate fund” (fonds climat) proposing 0.5–1% of GDP per year (about 4–10+ billion CHF) for climate transition and adaptation, exempt from usual debt brakes.
Guests (backgrounds)
- Lisa Mazzon, President of Vertes Suisses (Greens), initiator.
- Benjamin Roduit, National Councillor (Centre Valaisan), committee member, argues budget risks.
- Cédric Vermoud, President of PS Suisse (Socialists), National Councillor (Argovie), initiator.
- Cyril Hellen, Vice-President of PLR Suisse (FDP), National Councillor (Genève), argues against the fund’s design.
Key claims
- Yes camp: climate impacts are accelerating; Switzerland must fund building retrofits, renewable energy (especially solar), electrified mobility, industry transformation, training/reconversion; existing policies are insufficient to meet 2030/2050 goals; investments should leverage private spending and avoid higher future costs.
- No camp: fund is “top-down” without project specifics; risks “de-responsabilisation” by shifting climate action to the state; could force cuts elsewhere; climate should not be treated separately from other priorities; financing via debt is dangerous.
Notable examples
Val de Bagne/Alps impacts; Blatton landslide and Valais flood costs; glacier/Birch observation and protection measures; disputes/appeals over hydropower affecting 53 waterways; building renovation speed (~1% vs 3% target); aviation alternative rail lines not affordable yet.
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Chapters
Tap a time to open that second in VOIntroduction to Climate Challenges
0:00 to 2:05
Explore the urgent climate challenges facing Switzerland and the need for substantial investment.
“La montagne se réveille à nouveau dans le Val de Bagne.”
Political Landscape and Climate Urgency
3:05 to 5:00
Discuss the interplay between political crises and the urgency of addressing climate change.
“Lisa Matzon, si on fait l 'état du monde, là c 'est compliqué, la guerre est de retour en Europe.”
Investing for the Future
5:00 to 6:45
The importance of investments in renewable energy and infrastructure for a sustainable future.
“puisque c 'est notamment ce qui vous préoccupe beaucoup.”
Debate on Climate Initiative Feasibility
6:45 to 10:00
A heated discussion on the feasibility and implications of proposed climate initiatives.
“C 'est votre combat, le climat, ou est-ce que vous ne trompez pas un peu de combat ?”
Critiques and Counterarguments
10:00 to 13:40
Critiques of the climate initiative, emphasizing alternative approaches and responsibilities.
“Les temps de parole sont chronométrés, vous avez peut -être tiré un petit peu d 'avance.”
Public Perception and Awareness
13:40 to 14:00
Examine how climate discussions are perceived by the public amidst competing priorities.
“Rochety, dit lui-même, on va massivement manquer nos objectifs 2030.”
Climate Action Reality Check
14:00 to 15:00
Discussing the urgency of climate issues and public awareness.
“Mais vous avez remarqué que les gens ne parlent pas de climat entre eux, vous avez remarqué que c 'est pas...”
Public Priorities in Climate Discussions
15:00 to 17:20
Analyzing public opinion on climate versus other concerns.
“Vous vous trompez quand vous pensez que ce n 'est pas une préoccupation.”
Challenges in Renewable Energy Projects
17:20 to 19:20
Exploring obstacles to renewable energy initiatives and public resistance.
“pour l 'armement de l 'armée avec aucun projet, aucun projet, aucune stratégie.”
Climate Fund and Financial Strategies
19:20 to 21:00
Discussing the proposed climate fund and its potential impacts.
“on n 'aurait pas fait la moitié des grands projets qu 'on a faits.”
Show all 24 chapters
Natural Disasters and Economic Impact
21:00 to 23:00
Examining the costs of climate-related disasters on the economy.
“On a besoin que ça devienne un débat national.”
National Debate on Climate Fund Utilization
23:00 to 24:20
Addressing how the proposed climate fund will be utilized effectively.
“C 'est -à-dire, si on ne peut pas gérer actuellement, avec notre budget, des catastrophes que vous n 'allez pas éviter jusqu 'en 2050 avec votre fonds, on reste complètement démunis.”
Investment Requirements for Climate Goals
24:20 to 26:20
Discussing the financial commitments needed to meet climate goals.
“Vous avez beaucoup d 'avance, mais je vous donne la parole quand même.”
Employment and Skills in Climate Transition
26:20 to 28:00
Highlighting the need for workforce development in the climate sector.
“On a décidé les buts, on a tous les lois, il manque juste des ressources.”
Investissements Climat et Économie
28:00 to 29:28
Explore the importance of climate investments and their economic benefits.
“ce qui est déjà investi par la Confédération et de compléter ce qui est déjà investi par la Confédération.”
Débat sur l'Endettement
29:28 to 31:00
Discussion on the implications of national debt for climate financing.
“Pour moi, c 'est l 'absence de solutions de financement, au contraire de la NEAT dont on a parlé, où la population s 'est déterminée de manière très claire sur la redevance sur les poids lourds, le fonds, le FIF, etc.”
Formation et Pénurie de Main-d'Œuvre
31:00 to 32:58
Addressing workforce shortages in climate-related sectors and training needs.
“or je vous ai beaucoup entendu dire, si en fait on va emprunter 100 % de cette somme sur les marchés.”
Défis pour les Générations Futures
32:58 to 34:35
Discussing the responsibilities of current generations towards future debts and investments.
“On est dans une situation, vous dites, ça va coûter.”
Comparaison des Modèles Économiques
34:35 to 36:26
Comparative analysis of different economic models and their sustainability.
“plutôt que comme une idée de gauche, Benjamin Roduit, on regarde les Norvégiens.”
Historique des Investissements Publics
36:26 to 37:58
Reflecting on past public investments and their impact on economic growth.
“Mais d 'un point de vue économique, c 'est une dette complètement inefficace.”
Priorités Économiques et Sociales
37:58 to 39:41
Discussion on the balance between economic priorities and social needs.
“la main sur le circuit économique On n 'en est pas là.”
Urgence Climatique et Solutions
39:41 to 42:00
Examining urgent climate issues and the necessity for immediate action.
“Moi, je défends les gens qui puissent vivre de leur salaire avec des prix qui soient corrects.”
Climate Challenges and Solutions in Switzerland
42:00 to 44:34
Explore the urgent need for climate adaptation and investment in Switzerland amidst increasing natural disasters.
“Donc face par exemple aux températures extrêmes, il faut rénover les bâtiments, il faut permettre d 'avoir des bâtiments dans lesquels on peut dormir la nuit, ce qui n 'est parfois juste plus le cas en été.”
Economic Politics and Industrial Strategy
44:34 to 46:16
Discuss the interplay between economic policy and climate initiatives in Switzerland.
“Politique industrielle, j 'aimerais terminer là-dessus, parce que j 'aime bien ce que vous avez lancé sur l 'histoire de la politique économique.”
Transcript
Automatic transcript. May contain errors.0:07La montagne se réveille à nouveau dans le Val de Bagne. Les conséquences du changement climatique s 'intensifient et s 'accélèrent. Au cœur des Alpes, la Suisse est particulièrement concernée. Il y a beaucoup de personnes qui sont très conscientes de la situation, mais il y a ce déni, il y a cette inertie, à la fois au niveau politique, aussi au niveau citoyen. Le climat, grand oublié d 'un monde en pagaille qui ne sait plus par où commencer. Pourtant, en Suisse tout particulièrement, les voyants sont au rouge. Selon les expertises scientifiques, les températures vont continuer de grimper plus vite qu 'ailleurs.
0:53La Suisse en fait-elle suffisamment ou alors doit-elle placer le réchauffement climatique au top des urgences absolues, au point de débloquer 4, 5, voire 10 milliards par an, en dehors de toutes les règles budgétaires d 'usage. Entre 0 ,5 et 1 % du produit intérieur brut investi chaque année dans la transition écologique, peu importe l 'état des finances fédérales. C 'est ce que proposent les Verts et les Socialistes à travers leur initiative pour un fonds spécial climat. Est-ce le prix à payer pour atteindre l 'objectif zéro carbone en 2050 ? Au milieu des crises qui éclatent et s 'additionnent sans répit, l 'urgence climatique doit-elle faire exception coûte que coûte ?
1:42Et oui, pendant que le monde s 'énerve et passe de crise en crise, la maison continue bel et bien de brûler. Alors quelle place pour le climat dans la hiérarchie de nos urgences ? Le temps est-il venu d 'investir pour de bon et ce qu 'il faut pour décarboner et assurer l 'avenir. Et si oui, où trouver les 5, 4, 5, 6, 7, 8, 9, peut -être 10 milliards par an, quoi qu 'il en coûte. Bonsoir à tous, bienvenue sur le plateau d 'Infrarouge. Quatre invités et des temps de parole chronométrés ce soir pour débattre de l 'initiative pour un fonds de climat dans le camp du oui et des initiateurs. Lisa Madzon, bonsoir.
2:15Bonsoir. Ravi de vous accueillir, présidente des Vertes Suisses, fer de lance de cette initiative volontariste dans une Suisse que vous jugez pour le moins timide en matière de politique climatique. Benjamin Roduit, bonsoir. Bonsoir. Conseiller national du Centre Valaisan, membre du comité du nom, effrayé, j 'allais dire, par les conséquences budgétaires cataclysmiques que pourrait, selon vous, avoir ce texte en cas d 'ouï. Cédric Vermoud, bonsoir. Bonsoir. Président, même s 'il y a aussi une coprésidente, mais président du PS Suisse, conseiller national argovien, les socialistes qui lancent cette initiative avec les Verts, vous nous direz pourquoi.
2:49Et Cyril Hellen, bonsoir. Bonsoir. Il y a beaucoup de présidents, de vice-présidents, ce soir. Vice-président du PLR Suisse, conseiller national de Genevoix, dans le camp du non, vous aussi, avec votre parti et les milieux économiques qui craignent évidemment le pire. Alors, fonds climat qui veut donner des milliards, bienvenue dans Infrarange. Lisa Matzon, si on fait l 'état du monde, là c 'est compliqué, la guerre est de retour en Europe. On vient de frôler l 'annexion du Groenland, même si l 'affaire n 'est pas encore tout à fait réglée, en Proche-Orient c 'est très très chaud, ça c 'est juste l 'asio-politique, sous-guerre bactériologique, l 'intelligence artificielle qui menacent jusqu 'à nos facultés cognitives.
3:26Est-ce qu 'on a vraiment encore le temps de se préoccuper du climat qu 'il fera dans 25 ans ? C 'est un peu provocateur, mais la question se pose. Il y a un lien direct entre la sécurité et la souveraineté de la Suisse en termes énergétiques, d 'approvisionnement, et puis le monde tel que vous l 'avez décrit juste à l 'instant. On est aujourd 'hui dépendant avec les énergies fossiles, d 'énergie qui sont importées de l 'étranger massivement, de pays, notamment encore en partie la Russie et d 'autres pays qui nous posent problème, qui menacent notre stabilité mondiale. Et donc l 'enjeu, c 'est justement d 'investir en Suisse pour créer de la valeur en Suisse, des places de travail en Suisse et pour aider la population, aider l 'économie face à l 'urgence climatique qui nous touche de toute façon.
4:12Et je pense que les gens le savent. on peut à la fois être attentif et inquiet pour sa facture qui arrive à la fin du mois, tout comme en même temps, s 'inquiéter de l 'avenir de ses enfants, se demander dans quel monde vivons. Vous l 'opposé frère aux autres urgences, au contraire. Mais je pense que les gens sont capables de penser à deux choses à la fois. Et ça, je le pense vraiment. Et je pense que les gens, ce souci de l 'avenir, il est très fort aujourd 'hui. Où est-ce qu 'on ira ? Est-ce qu 'on est capable d 'y aller ? Qu 'est-ce qu 'on livre à nos enfants ? Et il est fort, il est menacé, Il est en turbulence actuellement.
4:47Et justement, c 'est pour ça qu 'il faut investir. Comme on a su le faire par le passé, on a construit des grands ouvrages, des barrages, des lignes ferroviaires. Et ça nous a permis d 'être forts aujourd 'hui. Il faut avoir le même esprit qu 'on a su avoir. On va parler d 'argent après, Benjamin Rodu, puisque c 'est notamment ce qui vous préoccupe beaucoup. Mais sur les grands principes, même si les urgences sont nombreuses, même si on a beaucoup de fer au feu, on l 'a vu encore aujourd 'hui avec des propositions sur le front de la défense, le dérèglement climatique continue de poser les problèmes qu 'il pose, est-ce qu 'on n 'est pas en train quand même de passer un petit peu à côté de ce sujet gigantesque qui reste gigantesque ou pas ?
5:20Mais pas du tout, pas du tout on ne reste pas les bras croisés alors on ne va pas articuler des chiffres puisque c 'est plutôt pour une deuxième partie du débat. Vous avez envie de dire on met déjà 3 milliards, voilà. 3 ,4 milliards parce qu 'il ne faut pas s 'oublier en plus des énergies renouvelables en plus de la technologie de l 'innovation financée par les collectivités publiques Il y a 600 millions pour la biodiversité et puis 800 millions pour les compensations de CO2 à l 'étranger. Et puis, il y a le privé. On oublie trop souvent le privé, les entreprises qui ne restent pas les bras croisés.
5:55Je pense simplement dans un canton comme le mien, on a réduit de 50 % les émissions de CO2 dans l 'industrie et le bâtiment. Ça, ça met à l 'actif de ce qui est fait maintenant. Et puis, les citoyennes et les citoyens, c 'est de longue date, qui sont capables de réfléchir à plusieurs problèmes à la fois. Et je crois qu 'en tant que citoyens, nous faisons tous des efforts, des sacrifices. On vise finalement à moins consommer, à être attentifs, alors peut -être à des événements qui nous dépassent, où tout d 'un coup on se dit, il faudrait peut -être faire plus de prévention ou plus de moyens. Mais dans la réalité, on fait énormément d 'efforts.
6:33Je crois qu 'en comparaison d 'autres pays, entre le privé et le public, nous sommes très bien placés. Cédric Vermouth, parmi toutes les incertitudes qui planent, il y a cette espèce de guerre commerciale totale, l 'incertitude générale avec des dangers qui planent sur notre économie. Le PS a un ADN assez matérialiste. C 'est votre combat, le climat, ou est-ce que vous ne trompez pas un peu de combat ? Oui, c 'est exactement la réponse. J 'aimerais quand même commencer peut -être avec un constat assez simple. En 2023, le peuple suisse a décidé qu 'il voulait avoir des buts très très clairs sur la politique climatique.
7:01On l 'a mis dans la loi. Et aujourd 'hui, on constate, le Parlement et le Conseil fédéral, d 'ailleurs, ce n 'est pas nous, c 'est le département de M. le Conseil fédéral, M. Rochli qui l 'a dit clairement, on n 'est pas sur la bonne loi pour attendre ce qu 'on a promis au peuple suisse. Et moi, comme parlementaire, comme président de la partie, je ne suis pas d 'accord d 'accepter ça. On a pris tous cette décision du peuple et c 'est notre but et notre devoir de la mettre en œuvre. On ne le fait pas aujourd 'hui. Cette initiative est juste pour mettre en œuvre ce que le peuple a décidé. Je ne comprends pas comment on peut être contre tout à fait quand on est démocrate.
7:33Je crois qu 'il va essayer de vous l 'expliquer. Oui, oui, j 'imagine que bien. Mais le deuxième point est exactement ce que vous dites. Madame Mazan a déjà commencé à l 'expliquer. Nous sommes aussi dans une guerre industrielle aujourd 'hui, d 'entre eux où on a les centres de l 'industrie mondiale, Washington, Moscou, Pékin, qui sont en train d 'investir massivement dans leur industrie, qui déclenchent une nouvelle concurrence des places d 'industriels dans toutes, sur toutes nos planètes, qui est énorme. Et la Suisse est un peu le dernier pays, le seul. Parce que la politique économique est un tabou absolu en Suisse, pire que la raclonnette.
8:09On n 'a pas le droit de le faire pour des raisons purement idéologiques. Et ça va nous mettre dans une situation, dans une vingtaine d 'années, je vais devoir expliquer à mes enfants qui aujourd 'hui disent sept ans pourquoi on n 'a plus de place de travail dans l 'industrie. Parce qu 'on n 'a pas renouvelé, parce qu 'on n 'a pas fait des investissements publics. Au contraire, à l 'exemple que notre pays a donné pendant le XXe siècle. que c 'est exactement la Suisse qui était le promoteur de cette logique d 'investissement public. Dans les années 50 et 60, elle investit entre 2 et 4 % du PIB suisse pour la construction, par exemple des barrages, des réseaux pour l 'électricité.
8:44C 'était exactement cet esprit d 'ailleurs du PLR, qui était beaucoup, beaucoup porté du PLR, d 'aller en avant, d 'être le premier, de montrer au monde ce qu 'on pouvait faire avec un projet. Vous prenez cet exemple-là, je ne vous l 'ai pas prévu, mais est-ce qu 'il n 'y avait pas un état d 'esprit un peu différent ? Là, on veut lutter contre un péril, on est réactif. c 'est ce que vous proposez de faire. À l 'époque, on n 'était pas du tout dans une logique de réaction, on était dans une logique de conquête. Oui, on était aussi dans une logique de réaction, dans une situation géopolitique l 'année dernière fois, je vous le rappelle.
9:10Je vous le dis, c 'est les deux choses. La crise climatique, dans un certain sens économique, elle est aussi une chance, parce qu 'elle nous donne la possibilité d 'investir dans des énergies réveillables, d 'augmenter notre qualité de vie, de faire vraiment un upgrade dans nos infrastructures publiques, et on est en train d 'être le seul pays qui ne fait pas. Tous les pays voisins, l 'Union européenne, sont en train d 'investir. On a dû se battre pour quelques millions déjà pour l 'industrie de l 'acier en Suisse. C 'était comme tout début de cette politique industrielle. Si on ne l 'aurait pas fait, on n 'aurait plus de production de l 'acier aujourd 'hui en Suisse, en tout cas de recyclage.
9:46Et ça va être la même chose. On a un Conseil fédéral, dernière phrase, qui est en train de négocier un contrat avec les États-Unis. Il fait quand même, il faut s 'imaginer ça, un contrat avec les États-Unis où il promet 200 milliards d 'investissement aux Etats-Unis pour faire de la politique industrielle, rien pour la France. – Ce n 'est pas en Suisse. On aura compris l 'argument. Les temps de parole sont chronométrés, vous avez peut -être tiré un petit peu d 'avance. Mais ce n 'est pas grave, Cyril Allen aura le temps de dérouler. Je vous pose la question différemment. Regardez-moi dans les yeux, Cyril Allen, on est entre nous.
10:14Est-ce que vous allez me dire honnêtement ce que beaucoup de gens pensent, y compris à droite et dans votre camp, que le climat, ce n 'est pas le sujet du moment, ce n 'est pas la priorité du moment. C 'est ce que vous pensez quelque part ou pas ? – Non, ce n 'est pas ce que je vais vous dire et ce n 'est pas ce que je pense non plus. Je suis content de savoir que cette initiative va servir à relancer la politique industrielle de l 'acierie. Je n 'ai pas lu ça dans le texte. Moi, je fais volontiers un débat avec vous sur la politique industrielle suisse. – Je ne crois pas que c 'est l 'acier qui voulait relancer, mais peut -être d 'autres secteurs d 'industrie.
10:40– Oui, mais c 'est le seul exemple qu 'il a donné. Donc, à un moment donné, je trouvais quand même intéressant de voir qu 'il y a des aspects circonstanciels. Non, je crois que cette initiative, elle prend le problème à l 'envers. Elle dit, et j 'y suis opposé pour deux raisons principales. La première, elle dit, on doit consacrer un montant, puis on verra ce qu 'on en fait. On fait une liste à l 'après-mère. On y verra, on y verra. Et puis, on en fait. Mais sur un plan philosophique. Et puis, en plus, ça a un aspect totalement déresponsabilisant. Parce que, finalement, c 'est l 'État, avec son fond, qui va résoudre les problèmes du climat.
11:09Moi, je fonctionne différemment. Et j 'ai une vision politique tout à fait différente. C 'est qu 'on fixe des objectifs. On regarde les moyens dont on doit disposer. et puis on se donne les moyens pour pas venir aux objectifs. C 'est comme ça que la Suisse a toujours fonctionné, c 'est comme ça que la Suisse a parfaitement réussi à être aujourd 'hui un pays riche, un pays qui est prospère. Et pour répondre à votre question plus directement, je pense que cette initiative, elle veut aussi dire qu 'on doit traiter de façon totalement séparée la politique du climat. Et la réponse est non. Il y a beaucoup de sujets qui sont fondamentaux pour notre pays en matière géopolitique, en matière de sécurité, en matière de multilatéralisme, en matière de climat aussi.
11:49Et on va le traiter de façon commune et de façon coordonnée. Et cette initiative, elle a l 'immense défaut de dire on va traiter de façon séparée le climat parce qu 'à côté, tout est secondaire. Lise Amazon, il y a plein de choses qui ont été dites. Il a ouvert tous les chapitres. On va revenir à chacun de ses points. J 'aimerais juste vous garder deux secondes encore sur le contexte. Et là, presque la stratégie politique, la communication politique. Comment est-ce qu 'on fait pour vendre votre projet aujourd 'hui, alors que vous l 'avez bu, vous l 'avez senti ? C 'est difficile de faire exister le sujet climatique.
12:21Alors, c 'est peut -être la faute des médias, mais pas uniquement. C 'est difficile de faire exister le sujet parmi tous les autres jeux. Comment est-ce qu 'on fait pour avancer son... pour vendre son sujet ? Non, mais je pense qu 'il y a une grande confusion. C 'est que ce qu 'on ne dit pas aujourd 'hui, c 'est qu 'il n 'y a pas de statu quo. Ce n 'est pas qu 'en fait, en ce moment, on est en train de poursuivre sur la voie de la politique climatique. Non, il y a des mesures d 'économie drastiques qui touchent, c 'est le premier secteur concerné, et c 'est des millions qui touchent directement, plus que des millions d 'ailleurs, qui touchent directement le climat et l 'environnement.
12:52Et donc, ça veut dire très concrètement pour les citoyennes et les citoyens qu 'on va moins les aider, parce que vous dites, vous faites appel à la responsabilité individuelle. Mais pour ça, par exemple, on prend la question de l 'aviation. Si vous voulez faire appel à la responsabilité individuelle, il faut une alternative, il faut des lignes ferroviaires qui soient abordables financièrement. Ce n 'est pas encore le cas. Ce n 'est pas encore le cas. C 'est notamment ce que peut apporter le fonds climat. On prend un autre exemple, la question des bâtiments et de la rénovation des bâtiments. Il y a plus d 'un million de bâtiments en Suisse qui ont un besoin urgent d 'être rénovés.
13:25Et puis, la vitesse de rénovation, elle est beaucoup trop lente. On dit qu 'il faudrait 3 % par an, puis on est à peu près à 1%. Et que fait le Parlement ? il va là aussi couper les fonds pour le soutien aux petits propriétaires pour rénover leurs bâtiments. Donc ça, c 'est la réalité de la politique actuelle, c 'est qu 'en fait, on est en train de dégrader, ce n 'est pas du tout qu 'on est en train de faire une priorité, on est en train de dégrader le climat, alors que le responsable de la politique climatique, donc le responsable de M. Rochety, dit lui-même, on va massivement manquer nos objectifs 2030.
13:57Évidemment, la loi suivante, elle est tout aussi bidon, mais tout comme d 'ailleurs, malheureusement, le PLR, qui nous disait en 2019 nous on soutient le programme bâtiment, on serait même pour augmenter la taxe CO2 sur les bâtiments, puis en fait quand ça passe de mode, il n 'y a plus personne, donc la réalité c 'est soit on agit et c 'est ce qu 'on propose de faire aujourd 'hui en soutenant la population parce que la Suisse a les moyens de soutenir la population, soit on continue de ne rien faire. Mais vous avez remarqué que les gens ne parlent pas de climat entre eux, vous avez remarqué que c 'est pas...
14:29Mais je vis dans le monde, le même monde que vous. C 'est drôle, moi. D 'ailleurs, même dans la même ville. Je ne dis pas que c 'est une bonne nouvelle. Je dis que c 'est le cas. Les gens, ils vous parlent de Poutine, ils vous parlent de Trump, ils ne vous parlent pas du climat. Non, mais Alexis Favre, dans notre ville, aussi celle de Cyril Hallon, on a des 40 degrés à la rentrée scolaire. On a des recommandations pour les élèves. N 'allez pas à l 'école, c 'est trop dangereux pour vous parce qu 'il fait trop chaud. Ça, c 'est la réalité. Et puis, ce qui est projeté, c 'est plus. C 'est des pics à 45 degrés.
14:59Je ne parle pas de la réalité, je parle de l 'état d 'esprit des gens. Oui, mais vous vous trompez. Vous vous trompez quand vous pensez que ce n 'est pas une préoccupation. Et d 'ailleurs, c 'est ce qu 'on voit dans les votations. Ça a été dit à plusieurs reprises, on veut atteindre nos objectifs. Mais on le voit aussi dans les enquêtes d 'opinion. Ça reste une préoccupation. Ça descend. C 'est pas vrai. Ça reste la deuxième préoccupation, la question climatique. Et pourquoi ? Parce que ça nous touche dans notre réalité. Et là où il y a une erreur, c 'est que ce n 'est plus un truc, ah, c 'est pour 2050.
15:27Non, c 'est aujourd 'hui. C 'est maintenant. En Suisse, ça touche dans notre santé, en particulier les jeunes et les personnes âgées. Benjamin Rodi. J 'aimerais réagir. Tout d 'abord, vous n 'êtes plus dans le trio de tête. La première préoccupation, ce sont les coûts de la santé. La deuxième préoccupation, c 'est la sécurité. La troisième, c 'est la sécurité de la population. Mais ce qui est vrai, c 'est que ça descend un peu pour le climat, malheureusement. Et puis maintenant, j 'aimerais quand même revenir sur le constat de M. Vermouth. Effectivement, on s 'éloigne de la trajectoire, ou en tout cas des objectifs à donner en 2050.
15:53Mais pour quelle raison ? quand vous vous opposez à tous les projets d 'énergie renouvelable alors écoutez, je vous ai écouté patiemment, alors j 'aimerais maintenant que vous puissiez entendre aussi lorsque les projets des grands barrages, d 'agrandissement etc. sont systématiquement l 'objet de recours, on s 'est battu comme des lions pour le monter à l 'air las puis finalement on arrive dans le canton de Berne à un projet de dupe où on est d 'accord de retirer le recours à condition qu 'il y a plus de cours d 'eau, 53 cours d 'eau qui seront impactés par des centrales hydroélectriques. Donc on freine tout cet effort.
16:29Et M. Rochetti a raison de dire, ce n 'est pas avec des subventions qu 'on fait une politique climatique, c 'est avec des projets, avec des solutions, et puis qui ont la désion aussi de la population. Pour rappel, c 'est seulement en quatre ans, le cinquième projet en lien de manière directe ou pas avec le réchauffement climatique est refusé par le peuple. Par contre, la loi sur l 'énergie renouvelable a été acceptée et la loi sur le climat, pour un fonds notamment affecté aux catastrophes naturelles, a été acceptée. C 'est ça que la population souhaite et pas simplement un fonds dont on ne sait pas exactement l 'affectation.
17:06Peut -être que vous allez nous le dire durant le débat. On va en tout cas vous laisser répondre. Est-ce que le blocage vient de votre propre camp au sens large, puisque vous n 'êtes pas toujours en même ? C 'est très intéressant, parce que c 'est le membre du Conseil fédéral du Parti du Centre qui vient de présenter aujourd 'hui un autre fonds pour l 'armement de l 'armée avec aucun projet, aucun projet, aucune stratégie. Alors, on ne sait rien du tout ce qu 'ils vont faire, mais là, ça semble être aucun problème. On va revenir après sur... On va certainement parler, j 'étais tenu vers que personne ne m 'en parle tout à coup des 32 milliards qu 'on veut débloquer pour l 'armée.
17:34Si vous regardez les pays qui sont dans une bonne voie, qui vont réussir à faire ce qu 'ils avaient promis, d 'ailleurs sur la scène internationale, ce sont exactement les pays qui font un mix des instruments, qui n 'ont pas seulement des taxations, qui n 'ont pas seulement la réglementation, mais qui subventionne, oui, qui soutienne. Pourquoi ? Parce qu 'il faut sortir de cet impasse de logique individuelle. C 'est ça qui a fait grandir la Suisse. Parce que, par exemple, au début du dernier siècle, on a créé l 'ABS. On n 'a pas dit aux vieux et aux jeunes, mais occupez-vous, vous-même, vos grands-parents.
18:03Donc, c 'est un projet commun, un projet collectif. On a pris la responsabilité collective. Et ce qui manque aujourd 'hui, ce n 'est pas la volonté des gens. Je trouve assez bizarre, c 'est ce constat. En gros, vous vous dites, c 'est le manque de morale, les privés d 'investir pour protéger le climat. Ce n 'est pas vrai. Parce qu 'il y a une crise du pouvoir d 'achat dans ce pays. Peut -être que vous ne vous rendez pas compte avec vos salaires, c 'est possible. Mais dans ce pays, il y a une énorme crise du pouvoir d 'achat. Les prix maladie, les loyers, il faut soutenir les gens à pouvoir faire, à organiser leur vie d 'une manière durable qui correspond à la priorité de la transition écologique.
18:36Et si vous ne le faites aujourd 'hui pas, il y a la France qui investit dans ces industries. Moi, je vis dans le camp de Dargauville. Il y a la Pharma qui a annoncé qu 'elle va délocaliser des centaines de places de travail dans les années prochaines. et vous dites, on n 'en fait rien, on n 'investit pas. C 'est ça. En fait, on vous dit, c 'est un projet de soutien à l 'économie. C 'est complètement, bien d 'autre. On nous donne des exemples. On avait la scierie, maintenant on a la pharma. Donc j 'imagine que c 'est le fonds climat qui va développer et la pharma et la scierie. En tout cas, c 'est de cela dont on parle aujourd 'hui.
19:04Je vous remercie de ces informations par rapport à ça. Mais à un moment donné, c 'est quand même de cela dont on parle. On en parlera dans quelques minutes. Qu 'est-ce qu 'on fait très précisément avec cet argent ? C 'est précisément parce qu 'on ne sait pas. Et moi, je fonctionne en termes de projet. Et je pense que si on avait écouté les Verts dans les décennies qui sont passées, on n 'aurait pas fait la moitié des grands projets qu 'on a faits. Moi, je me suis engagé en politique à la fin des années 90, où c 'est le parti des Verts qui s 'était opposé à certaines traversées alpines ferroviaires.
19:33En 1998, ils étaient même parmi les référendaires. Donc, c 'est vous dire qu 'à un moment donné, les leçons sur les grands projets, c 'est quand même un peu fort de café si vous me permettez l 'expression. Non, il faut avoir effectivement des projets. Il faut définir les moyens pour y parvenir. Et si on doit avoir un fonds climat sans projet, j 'y serais opposé. Et si c 'est pour la sécurité qu 'on doit développer et que c 'est aussi un fonds sans projet, j 'y serais opposé. Parce qu 'à un moment donné, ce n 'est pas comme ça que la Suisse s 'est construite. Ce n 'est pas comme ça que les choses ont avancé.
20:08et on doit rester avec cette Suisse prospère qui a la capacité de définir ce qu 'elle veut, de mettre les moyens pour atteindre les objectifs et de trouver les financements dans un cadre global. Moi, je ne passe pas tout à fait l 'avis de M. Roduit. Je pense que le climat est une des priorités de nos citoyens. Il l 'exprime un peu moins, mais ça reste une priorité. Elle doit être traitée comme ça. Et puis, si ce n 'est pas le cas, il faut aussi continuer à sensibiliser parce que les mesures écologiques, elles doivent obtenir l 'adhésion de la population si on veut qu 'elle soit efficace. – J 'ai juste une question sur la Suisse prospère, c 'est que le problème c 'est qu 'on voit que les conséquences du réchauffement climatique elles ont un coût, et ce coût il est évalué à 34 milliards d 'ici 2060, c 'est 4 % du PIB.
20:53Et ce coût on le voit déjà aujourd 'hui quand vous avez des catastrophes, monsieur Roduit vous savez de quoi vous parlez, on a eu une chute de montagne à Blatton, on a des laves torrentielles, on a Mathias Renard, président qui à l 'époque représentait, je ne sais pas quel rôle il a, mais conseiller d 'État en Valais, qui dit à la radio, mais on est complètement débordé par ces catastrophes naturelles parce que ça dépasse les moyens de notre canton. On a besoin que ça devienne un débat national. C 'est ce qu 'on fait ici. On en fait un débat national. C 'est une initiative pour les Valaisans. Et c 'est une initiative qui apporte aussi des fonds exactement pour ça, pour protéger, pour aider à protéger, à reconstruire, à devenir prospère et à anticiper avec les investissements, éviter d 'avoir des coûts et des dettes demain.
21:39Il faut mettre les petits plats dans les grands, maintenant. C 'est ce qu 'on vous dit. Prenons l 'exemple de Blatène. Quel sera le coût final ? 100 millions pour le canton du Valais sur 4 ans. Il y a déjà eu 10 millions d 'urgence. Pour la Confédération, rien. 10 millions d 'urgence. Les assurances ont évalué à 320 millions les dégâts assurés et elles payeront. Ça ne veut pas dire qu 'on va attendre la prochaine, les bras croisés, ça c 'est clair. Mais rappelez-vous comment ça s 'est passé. Toutes ces mesures prises sur le glacier de Birch, vous croyez que c 'est dû à quoi ? C 'est grâce aux moyens qui, chaque année, sont mis en œuvre pour mieux observer, pour utiliser la technologie, pour éviter des catastrophes humaines.
22:19Au moment où je vous parle sur la navisance dans le Val d 'Anivier, il y a des observations très pointues pour éviter un glissement de terrain et on est en train déjà de construire une digue de protection. Alors je ne sais pas comment on la financera. avec un faux qui m 'a vous dire on a les moyens de financer cette digue de protection par contre avec 10 milliards que vous prenez soit dans le budget ordinaire, ça veut dire des coupes dans les autres prestations ou soit alors par l 'endettement et j 'aimerais qu 'on y vienne aussi qu 'il y ait une fausse bonne idée et bien on ne pourra pas réagir actuellement à nos catastrophes le valet est en train de nous dire on n 'a pas besoin de votre argent mais grâce à la confédération grâce aux moyens propres du...
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23:03J 'espère bien. C 'est -à-dire, si on ne peut pas gérer actuellement, avec notre budget, des catastrophes que vous n 'allez pas éviter jusqu 'en 2050 avec votre fonds, on reste complètement démunis. Vous savez très bien que si vous aménagez, vous pouvez réduire l 'impact des catastrophes. Si vous protégez, si vous faites des aménagements de protection, vous pouvez réduire l 'impact. Je vous dis juste une chose. J 'étais au Tessin, justement, quand il y a eu ces débordements de rivières au Val Madia, il y a eu malheureusement aussi même des personnes qui sont décédées suite à cette catastrophe.
23:41J 'ai rencontré les autorités locales et j 'ai eu contact avec elles encore il y a quelques jours et elles disent on n 'a pas assez de soutien. Alors certes, au coup par coup on essaye d 'obtenir des soutiens de la Confédération, mais ce qu 'on veut mettre en place c 'est justement la garantie qu 'on fasse les mesures de protection dans les montagnes, dans les villes, parce que là aussi, il y a des mesures d 'adaptation, et ça pour tout le monde, parce qu 'on est un pays qui doit être solidaire, et c 'est ce que fait le fonds climat. Alors, on reprend très exactement ce que vous proposez, puisqu 'on aurait presque tendance à oublier ce que c 'est que ce fonds climat.
24:13Donc, vous demandez, on l 'a compris, un fonds climat qui soit alimenté par la Confédération chaque année à hauteur de 0 ,5 à 1 % du PIB, vous ferez le calcul, on le fera aussi, qui ne soit pas soumis aux freins à l 'endettement, et qui serve à financer quantité de choses, l 'énergie propre, le bâtiment, la rénovation, les transports publics, la formation, la reconversion professionnelle, j 'en passe, et des meilleurs. Vous avez beaucoup d 'avance, mais je vous donne la parole quand même. Qui a fait ce devis, pour reprendre un peu la question, le reproche que formulait Cyril Allen ? Pourquoi 0 ,5, 1%, 5 milliards, 10 milliards, pourquoi ?
24:47Alors, les estimations internationales nous disent qu 'on devrait, en principe, comme pays industrialisé, investir entre 2 et 4 % du PIB chaque année pour atteindre les buts qu 'on a signés au niveau international, mais aussi qu 'on a promis, d 'ailleurs à la population suisse, je le répète, en 2023, dans une loi très claire, le Parlement a promis de prendre les mesures nécessaires, il n 'a pas fait jusqu 'à présent, c 'est vraiment une initiative pour la mise en œuvre de la volonté populaire. On propose de lever un casque. Selon les estimations internationales, il ne faut pas investir 4%, la transition coûte 4 % du PIB, ce qu 'il faut publiquement investir, c 'est une autre question.
25:24Exactement, et ça, le premier constat de M. Allen était faux, Ce n 'est pas seulement l 'État. Si nous investissons aujourd 'hui par l 'État, ça va évidemment déclencher un investissement privé. D 'ailleurs, par exemple, pour les caisses de pensée en Suisse qui cherchent désespérément des possibilités pour investir en Suisse et ne pas devoir placer tout l 'argent à l 'étranger ou dans des énergies difficiles sans avenir. C 'est un des investissements plus sûrs, plus sécurs, avec plus de sécurité qu 'on pourrait promettre aux caisses de pensée en Suisse. Après, il y a quatre domaines centrales, juste pour répondre à vos questions qui n 'étaient pas absolument correctes, qui sont mentionnées en détail dans l 'initiative.
26:02C 'est d 'abord l 'assainissement des bâtiments, c 'est l 'électrification de la mobilité, c 'est la transformation de l 'industrie et surtout, c 'est la production de plus d 'énergie durable, surtout le solaire, pas seulement, mais évidemment surtout le solaire. Pourquoi on n 'a pas encore plus détaillé, dernière phrase dans l 'initiative ? Parce que les buts sont clairs. On a décidé les buts, on a tous les lois, il manque juste des ressources. C 'est la mise en œuvre et les ressources pour la mise en œuvre. C 'est exactement ce qu 'on fait avec ce fonds. Sur la facture, même si vous auriez préféré qu 'on fasse plutôt bottom-up que top-down et qu 'on parte de projets plutôt que d 'une enveloppe globale, vous contestez que ça puisse coûter 10 milliards par an ou 5 ou 10 milliards par an, cette transition ?
26:39En tout cas, peut -être un peu plus que ce que nous consacrons aujourd 'hui ? En fait, les montants qu 'on viendra de développer vont dépendre de notre capacité à développer des projets d 'abord et puis de faire des choix politiques et de fixer des priorités. Et si, effectivement, aujourd 'hui, on a un budget de 85 milliards pour la Confédération, on aimerait en mettre 10 de côté sous forme de déficit ou d 'impôts complémentaires, on y reviendra. Moi, je pense d 'ailleurs qu 'on dépense beaucoup plus que les 3 ,4 milliards, je veux dire, sur un plan de la Suisse, parce que ce fonds climat, il n 'est pas destiné que à la Confédération, il est aussi destiné aux cantons.
27:16À des tiers. Et à des tiers, pas du privé. Qui font déjà beaucoup. Donc, moi, je pense que cette estimation de 5 milliards par exemple, est déjà dépensée, même largement dépensée. Et je pense que c 'est bien. Lundi, il faut 5 milliards de plus. Non, pas forcément, parce que ce fonds climat, il n 'est pas là pour dire de plus, il est là pour dire, on met ces 10 milliards, puis on verra ce qu 'on en fait. Ce n 'est pas comme ça que ça fonctionne. C 'est une question, est-ce qu 'il vient de plus ? Ou est-ce qu 'on peut partir de l 'idée qu 'une partie de les 3 ,4 milliards de la politique climatique actuelle soit ?
27:51enrobés dans les 5 à 10 milliards ou 4 à 8 milliards du fonds climat ? Vous connaissez bien la politique, ensuite c 'est discuté par le Parlement. Et oui, c 'est possible de prendre en compte ce qui est déjà investi par la Confédération et de compléter ce qui est déjà investi par la Confédération. Mais je pense que ce qui est important de comprendre, c 'est que c 'est des investissements. Et le principe d 'un investissement, c 'est que vous attendez un retour sur investissement. Un investissement qui est mis dans l 'économie, il génère un franc dans l 'économie et dans la transition génèrent plus qu 'un franc pour la société parce que ça crée justement des places de travail.
28:25D 'ailleurs, avec la volonté d 'avoir aussi des possibilités de formation continue pour la population parce que toute la question, et vous parliez des domaines dans lesquels on est actif, toute la question, c 'est comment on a assez de main-d 'œuvre dans les domaines dans lesquels on a besoin, par exemple dans les métiers du bâtiment, par exemple pour les installateurs et installatrices solaires. Et ça, le Fonds Climat, il accompagne ça. Et puis, c 'est Jean-Pierre Dantine, donc ce n 'est pas un gauchiste, c 'est l 'ancien... Ça se saurait, on le salue. L 'ancien vice-président de la Banque nationale suisse qui dit que ça respecte exactement l 'esprit du frein à l 'endettement, de céder aux générations futures des finances saines.
29:06Parce que si on ne fait pas ces investissements aujourd 'hui, ça va nous coûter plus demain. D 'abord, ces transformations qu 'on va devoir faire, elles vont être plus chères. Et puis l 'autre chose, c 'est justement les conséquences, rien qu 'en matière de sang. Est-ce que c 'est ça qui vous a dressé toute la droite ? Vendez-vous contre ce projet, c 'est cette idée d 'exceptionnalité du dossier. Tout à coup, voilà un secteur d 'investissement qui va échapper aux freins à l 'endette. Pour moi, c 'est l 'absence de solutions de financement, au contraire de la NEAT dont on a parlé, où la population s 'est déterminée de manière très claire sur la redevance sur les poids lourds, le fonds, le FIF, etc.
29:44Ici, on n 'a aucune idée comment financer cela, si ce n 'est par l 'endettement. Mais alors là, je bondis. Vous assumez, c 'est comme ça qu 'on doit le faire. On doit s 'endetter. 100%. C 'est réglé. Il ne faut pas dire qu 'ils ne disent pas comment on va faire. Ils disent comment on va faire. Parce qu 'en 2001, la population, à 85%, a accepté ce frein à l 'endettement. On était à 25 % d 'endettement. Suite à une embellie des années 90, on est tombé à 13 % avant le Covid. Maintenant, jusqu 'en 2035, on sait qu 'on va devoir tirer ce poids mais en même temps on était content d 'avoir des réserves du Covid jusqu 'en 2035 à 15 % alors bien sûr, si on veut imiter nos pays voisins 100 % d 'endettement pour l 'Italie, pour la France on est à 16 % aujourd 'hui entre 15 et 100 il y a une petite marge quand même et qu 'on dépend des bailleurs de fonds étrangers parce que l 'argent ça ne pousse pas sur les arbres, il faudra bien le rembourser aussi, quand on dit que c 'est une garantie d 'avenir pour les générations suivantes mais elles auront leur propre défi les générations suivantes et en plus plus elles devront rembourser une dette énorme.
30:51Je vous laisse la parole, puisque vous avez un petit peu d 'avance toujours, Cyril Hélène. Cette idée, parce que moi j 'ai beaucoup entendu dans la campagne, on n 'a pas de solution, on ne nous propose rien pour le financement, or je vous ai beaucoup entendu dire, si en fait on va emprunter 100 % de cette somme sur les marchés. C 'est inenvisageable cette idée-là ? Tout est envisageable, après c 'est un coût et puis des conséquences. Mais je vais peut -être vous choquer, mais je pense que ce n 'est pas seulement une question d 'argent. En Suisse, si on a besoin d 'argent, on en trouve. Et si on a des projets qui sont précis, c 'est aussi une question de moyens.
31:27Je prends la rénovation des bâtiments. Aujourd 'hui, toutes les entreprises du bâtiment cherchent de la main-d 'œuvre. Elles sont en pénurie de main-d 'œuvre. Elles ont des carnets de commandes qui sont totalement pleins. Et si, par hypothèse, on devait doubler avec les montants de rénovation énergétique, Seulement ça, on n 'en a pas les moyens aujourd 'hui. Il va vous dire qu 'on a la solution puisqu 'on veut soutenir la formation. On peut soutenir la formation, mais à un moment donné, il faudra aussi avoir des élèves qui veulent suivre ces formations-là. Il y a du travail à faire. Ce n 'est pas aujourd 'hui.
31:59Là, il y a des vrais enjeux, mais qui n 'ont pas besoin de ce fonds climat. Qui n 'ont pas besoin de ce fonds climat. Si aujourd 'hui, vous avez une réorientation des élèves d 'une formation à une autre, ce qui est objectivement souhaitable, ça ne coûte pas plus cher. un centime. S 'il fait une formation A, au lieu de faire A, il fait B, on économise A, puis on fait la formation B. Et ce n 'est pas, honnêtement, la formation, par exemple, dans le domaine du bâtiment, qui est la plus coûteuse pour la société, au contraire. Donc, c 'est aussi ça. Donc, à un moment donné, il faut... L 'urgence climatique, ça veut dire qu 'on doit commencer maintenant.
32:35Mais ce n 'est pas un sprint, c 'est un marathon. C 'est un marathon, et puis ce n 'est pas une exception qu 'on doit faire avec ce fonds climat pendant les 15 prochaines années. ou 25 prochaines années. C 'est quelque chose qu 'on doit faire longtemps, durablement et probablement encore plus longtemps. Et c 'est pour ça qu 'on ne doit pas le traiter de façon spécifique et ponctuelle. On le doit traiter de façon sérieuse, durable, dans le temps et en fonction de nos possibilités. Lisa Malzone, cette Suisse, si fière de sa rigueur budgétaire, de sa bonne santé budgétaire et financière, elle peut se permettre de regarder ses générations futures et dire on va créer 5 à 10 milliards de dettes par an, ce n 'est pas grave ?
33:10Elle doit aller regarder ses générations futures puis elle doit leur apporter des réponses parce qu 'en réalité, si on a un frein à l 'endettement, c 'est justement pour être capable, face à des grands défis, et le réchauffement climatique, c 'est le défi de notre temps et c 'est le défi qui va concerner justement les générations futures, elle est capable, elle a les moyens d 'investir. On est dans une situation, vous dites, ça va coûter. Oui, mais emprunter aujourd 'hui sur les marchés pour la Confédération, ça coûte à peu près rien, c 'est à peu près zéro. Aujourd 'hui. Oui, mais c 'est aujourd 'hui qu 'il faut y aller.
33:42et puis ça fait déjà un petit moment. Et du coup, l 'enjeu, c 'est est-ce qu 'on utilise ce levier qu 'on a ou alors on l 'utilise pour d 'autres choses parce qu 'en réalité, ce n 'est pas vrai que ça ne se passe pas. On le voit dans le domaine de l 'armée où là, tout à coup, l 'argent, les moyens, le fonds, tout devient possible. Tout devient possible. Le Parlement n 'est pas encore tout à fait aligné, couvert sur les propositions du Conseil fédéral. Mais la question, c 'est comment vous permettez de répondre aux enjeux de demain. La Suisse, on l 'a dit, à 17 % de dette, c 'est vraiment très bas à faire palir d 'envie tous les pays voisins.
34:24Et aujourd 'hui, ce qui se passe, comme je l 'ai dit, c 'est qu 'on coupe pour le climat. Donc ce qu 'on cède, c 'est en réalité les conséquences de cette politique irresponsable. Et si on considérait cette idée comme une idée de droite, plutôt que comme une idée de gauche, Benjamin Roduit, on regarde les Norvégiens. Les Norvégiens, ils ont une rente pétrolière, Ils ont un fonds souverain qui pèse 2000 milliards, qui est là pour financer l 'avenir des Norvégiens. Nous, on n 'a pas de pétrole, mais on n 'a pas de dette. Et ça, ça nous donne aussi un avantage compétitif. Pourquoi est-ce qu 'on ne fait pas la même chose ?
34:53Une sorte de fonds souverain vert d 'un nouveau genre, qui n 'est concurrence pas, on l 'a compris, puisqu 'on ne prend pas dans les autres budgets, les autres politiques publiques, mais qui fait autre chose, un instrument d 'un genre nouveau. Parce que selon mes souvenirs de cours d 'économie, à fonds souverains et composés, vous avez utilisé le terme, soit de rentes, soit d 'excédents commerciaux. Donc, déjà de produits qui servent à l 'épargne. Mais l 'absence de dette, ce n 'est pas un excédent commercial ? Pour le suite. Mais bien sûr que non. Une dette, d 'abord, ce n 'est pas durable. Une dette, ça se rembourse avec des intérêts et un amortissement.
35:27Donc, c 'est ça qu 'on ne veut pas prêter hériter. Quant à la comparaison, en fait, avec les moyens mis à disposition, aujourd 'hui encore et annoncée par le conseiller fédéral Pfister, 0 ,8 % de TVA, c 'est bien la preuve qu 'on ne veut pas d 'endettement, y compris pour ce qui est une préoccupation majeure de la population, qui est la sécurité. Alors, il y aura des efforts, peut -être qu 'on ne sera pas d 'accord sur ces 0 ,8 % de TVA. Vous ne serez pas d 'accord. On arrivera à couper des prestations, parce qu 'au final, votre fonds, si par malheur, il ne devait pas être accepté, eh bien, c 'est ça.
36:01On va couper dans les prestations sociales, on va couper dans la santé, on va couper partout. C 'est vrai que c 'est des milliards par année. D 'abord, c 'était factuellement faux sur ce que le Conseil fédéral a décidé aujourd 'hui. Le Conseil fédéral a clairement décidé que ce fonds pour l 'armement, et on fera le débat sur la sécurité une autre fois, c 'est pas ça. On le fera, le fonds sur l 'armement. Je vais axer sur la question économique. Le Conseil fédéral dit clairement que ce fonds peut s 'endetter. Mais d 'un point de vue économique, c 'est une dette complètement inefficace. Pourquoi ?
36:31Parce que vous achetez des voitures, des chars, de l 'armement à l 'étranger. Et ce matériel, il va être… Il ne va rien vous rapporter, il n 'y a pas de retour sur investissement. Oui, sur les terrains d 'entraînement, dans les garages de l 'armée, etc. Mais il n 'ajoutera pas de plus-value à votre économie. On ne sera pas plus productif. C 'est le contraire avec notre initiative. Nous, on investit pour une amélioration des infrastructures publiques, pour une amélioration et la productivité de notre économie, ce qui va faire agrandir le BIP vers une transition durable, à une logique économique beaucoup plus durable, ce qui va faire augmenter les revenus, les impôts, et une partie de ce fonds, c 'est absolument logique, va être jetée pas par des subventions, mais par des crédits, qui seront d 'ailleurs rentables directement.
37:17Alors c 'est un bon investissement. Souvenez-vous, dans les années 50-60, j 'ai déjà dit, on investit entre 2 et 4 % du PIB pour la construction, par exemple, des grandes barrages, des grandes dixances, etc. Personne ne dirait aujourd 'hui que c 'était un mauvais investissement. on est tous conscients que c 'était la base de l 'industrialisation nouvelle de ce pays. On fera exactement la même chose. Il y avait effectivement... De l 'électricité qui rapportait et qui rapporte. Ne mêlons pas tout. Finalement, votre schéma, c 'est un schéma de droite, en fait, c 'est le New Deal aussi de Roosevelt à l 'époque.
37:52Mais dans une situation crise, c 'est -à-dire où on ne sait plus comment faire face aux devoirs de l 'État qui reprend la main sur le circuit économique On n 'en est pas là. On a d 'autres priorités. Actuellement, la Suisse, tant en termes de prospérité par son économie, tant au niveau du port d 'achat de ses citoyens et sa dimension sociale du développement durable, s 'en sort bien. Donc, on ne va pas mettre en péril cet équilibre de développement durable. Le bénéficiaire primaire des investissements publics. Ce n 'est pas l 'administration fédérale. C 'est les citoyens, les citoyennes. C 'est les entreprises.
38:28Le retour sur investissement. L 'investissement avec retour sur investissement, Cyril Hélène, c 'est une logique qui est effectivement plutôt une logique d 'économiste. Enfin, on se dit, aujourd 'hui, j 'emprunte gratuitement, j 'investis, ça me rapporte plus d 'argent, je ne perds pas d 'argent, j 'en gagne, en fait. Non, c 'est de ce point de vue strictement comptable, économiste, financier. Non, je vous suis. Il y a deux choses. C 'est -à-dire qu 'il ne faut pas garder les taux d 'intérêt au moment où on fait l 'emprunt, mais au moment où on devra le payer. Oui, c 'est vrai, si c 'est à 6 % en 2040, Vous êtes obligé par rapport au moment où vous avez fait l 'emprunt.
39:03Et d 'ailleurs, il y a un certain nombre d 'emprunts. Oui, alors il faudrait emprunter 200 milliards d 'un coup aujourd 'hui. Là, on parle d 'investissement de 200 milliards sur 50 ans. J 'imagine que vous n 'avez pas des taux fixes sur 100 ans. Sur les 200 milliards. Sur les 200 milliards. C 'est ce que je voulais dire avant qu 'on m 'interrompe. Donc la logique, oui. Et moi, je suis assez d 'accord qu 'on doit investir et qu 'il y a des retours sur l 'investissement dans l 'équipement public. Moi, je pense que le public doit investir dans le public. et le privé doit obtenir des conditions quatre pour lui avoir la possibilité d 'investir de l 'argent privé.
39:32Et le mélange qui est aujourd 'hui fait en disant qu 'on va subventionner les entreprises, on va subventionner les citoyens, on va subventionner ça, ce n 'est pas du tout un système politique que je défends, pas du tout. Moi, je défends les gens qui puissent vivre de leur salaire avec des prix qui soient corrects. Je n 'ai pas pour idéal que l 'État vienne avec des subventions pour permettre aux gens de mieux vivre, pas du tout. Dans un monde où tout le monde fait de la politique économique, mais comme jamais. Les Allemands, ils font de la politique économique à hauteur de centaines de milliards.
40:04Les Américains le font, alors que c 'est censé être le tabou, c 'est de l 'argent public qui a créé les GAFAM. Les Chinois, c 'est les champions du monde de la politique économique. On va être les seuls à rester libéraux et à compter sur la main invisible du marché pour faire le job ? Non, on peut avoir des stratégies industrielles au niveau de la Confédération sans forcément avoir pour principal acteur la Confédération, moi je ne suis pas communiste je pense qu 'à un moment donné je crois qu 'on en est loin de la trappe non plus mais c 'est merde, je pense que c 'est le chanceler mais non plus je vous rassure je pense que j 'ai répondu à votre question absolument on va aborder une dernière question puisqu 'il reste quelques minutes on l 'a déjà touché évidemment quelles sont les priorités concrètement, qu 'est-ce qu 'on fait par hypothèse avec ces 4, 8, 10 milliards je ne sais pas par an parce qu 'en matière d 'allocation des ressources, même si ça reste dans le champ du dossier climatique, il y a plusieurs options.
40:57Écoutez ce que disait Bill Gates, c 'était avant la COP30 en octobre dernier, ça fait pas mal de bruit. Le climat est un problème extrêmement important. Mais il y a assez d 'innovation pour éviter des conséquences désastreuses. Nous n 'arriverons pas à atteindre les objectifs sur la limitation de la hausse des températures, 1 ,5 degré ou 2 degrés. Mais pour minimiser cela, nous devons aborder le problème sous l 'angle du bien -être humain global. Il ne faut pas réduire cela uniquement à la question du réchauffement climatique. C 'est le grand débat finalement de la lutte stricto sensu contre le réchauffement climatique comme priorité absolue, qui est quand même assez au cœur de votre fonds climat, décarboné, décarboné.
41:44ou alors la lutte contre les effets humains dévastateurs du changement climatique, ce qui n 'est pas forcément la même allocation des ressources. Qu 'est-ce que vous visez ? Quelle est la priorité ? Vous êtes d 'accord avec ce que dit Bill Gates ou pas du tout ? C 'est juste un faux débat, parce qu 'il faut évidemment pouvoir améliorer la qualité de vie des personnes aujourd 'hui. Donc face par exemple aux températures extrêmes, il faut rénover les bâtiments, il faut permettre d 'avoir des bâtiments dans lesquels on peut dormir la nuit, ce qui n 'est parfois juste plus le cas en été. mais en même temps il faut arrêter que ça s 'emballe il faut stopper l 'emballement le problème en même temps c 'est qu 'on a beaucoup d 'urgence c 'est qu 'on va tout faire en même temps je pose la question je crois que par exemple on a une AVS forte qui a été renforcée et on peut aussi garantir la protection du climat en Suisse on investit dans le rail et on peut aussi investir dans l 'énergie solaire c 'est des choses qu 'on sait faire Mais il faut faire les deux, parce que si vous ne faites que mettre des pansements, ils sont importants, mais si vous ne faites que de mettre des pansements, les pansements vont devenir toujours plus gros, puis à la fin, vous n 'arriverez plus à gérer la situation.
42:53Et la Suisse, elle est vraiment directement touchée, elle est deux fois plus touchée, en raison des Alpes en particulier. Ça veut dire que les catastrophes sont beaucoup plus courantes chez nous. Ça veut dire aussi qu 'on doit répondre avec plus d 'investissements. La chance qu 'on a, c 'est qu 'on a les moyens de le faire, on a les solutions, on sait ce qu 'il faut faire, les projets, ils sont là, ils manquent de financement. Vous avez plein de domaines dans lesquels, regardez, les recherches dans l 'énergie photovoltaïque, c 'est un secteur dans lequel vous pouvez améliorer encore la productivité dans ce secteur-là.
43:25Et qu 'est-ce qu 'on fait ? On coupe justement dans ces projets pilotes. Et bien là, c 'est typiquement un secteur où il faut prendre un peu des risques, peut -être qu 'il y a besoin d 'un soutien, et ce soutien, il va permettre de créer des filières et aussi des places de travail en Suisse, et aussi de rapatrier un peu de production. Est-ce qu 'on peut se retrouver dans la situation, Benjamin Rodieux, où on va devoir choisir par hypothèse entre un franc du fond. Est-ce que ce franc je l 'utilise pour construire un panneau solaire ou pour construire une digue sur la navisance ? Il y en a un qui sert à lutter contre le réchauffement climatique, l 'autre qui sert à s 'adapter au réchauffement climatique.
43:56Vous pensez que l 'heure est à l 'adaptation ? Écoutez, j 'ai utilisé une image tout à l 'heure. Nous ne sommes pas les bras croisés. On investit sans arrêt pour éviter des catastrophes comme celle de Blatène. Peut -être qu 'il y en aura d 'autres. Mais je refuse maintenant de mettre en péril les moyens que nous avons à disposition pour protéger la population, pour essayer aujourd 'hui et pas en 2050, de lui permettre de faire face au réchauffement climatique. Nous ne sommes pas en période de crise, mais on doit absolument garder les moyens pour des priorités qui font qu 'on vit toujours bien dans ce pays.
44:33Pour moi, c 'est ça la définition du développement durable, je l 'ai dit tout à l 'heure, c 'est un équilibre entre économie, environnement et social, et l 'un ne va pas sans l 'autre, et là vous êtes en train de vraiment, de mettre l 'urgence uniquement sur l 'environnement, au détriment des moyens que nous n 'avons pas, ou que nous n 'aurons pas. Politique industrielle, j 'aimerais terminer là-dessus, parce que j 'aime bien ce que vous avez lancé sur l 'histoire de la politique économique. Est-ce qu 'on va y venir un jour, la politique économique ? Je vous ai déjà posé la question tout à l 'heure, mais vraiment, dans tous les dossiers, elle ressurgit, cette histoire de la politique économique.
45:06On a l 'impression que dans tous les dossiers, ça devient un sujet fort et qu 'à chaque fois, la Suisse campe sur peut -être ce qui a fait son succès, d 'ailleurs, l 'idée de dire, ben non, nous, on ne fait pas comme ça. Mais combien de temps on ne va pas pouvoir faire comme ça ? En réalité, on l 'a toujours fait, mais on s 'en est toujours défendu. Je veux dire, quand on négocie des contrats d 'armement avec des retours locaux, c 'est le cas. Quand, je veux dire, vous négociez les prix des médicaments, je veux dire, avec les pharmas, qui sont ici, c 'est aussi de la politique industrielle. Donc la politique industrielle, dire qu 'on n 'en fait pas, c 'est faux.
45:38Et puis peut -être qu 'elle devrait être un peu mieux structurée, mieux pensée politiquement. Moi, je fais partie de ceux qui pensent que ça devrait être le cas. Mais à mon donné, de nouveau, la stratégie d 'un pays, c 'est important, y compris sur un plan industriel, avec nos voisins, avec nos partenaires plus lointains. c 'est aussi une manière de faire de la politique industrielle on discutera cette année beaucoup de sujets de ce type là au Parlement et moi je pense que ça fait partie de cette politique industrielle En tout cas le débat est lancé pour de bon quel que soit le sort de l 'initiative le 8 mars j 'espère que vous aurez eu de quoi ce soir vous faire un avis ou changer d 'avis d 'un côté ou de l 'autre comme vous voulez On se retrouve mercredi prochain toujours à 20h10, c 'est le nouvel horaire pour un nouveau débat d 'actualité tout de suite Leonardo DiCaprio oui monsieur lui madame sur RTS 1 dans Aviator ou alors la deuxième manche du Salome à Schladming avec Loïc Meillard qui était troisième en première manche vous avez l 'embarras du choix, bonne soirée sur la RTS du coup bye bye Sous-titrage ST' 501
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Reléguée au second plan de toutes les préoccupations dans un monde au bord de la crise de nerfs, l'urgence climatique impose-t-elle à la Suisse de passer à la vitesse supérieure ? C'est ce que proposent les Verts et les Socialistes avec leur initiative pour un fonds climat soumise au vote le 8 mars. Le projet ? Un fonds doté chaque année de 0,5 à 1% du PIB pour financer la transition, soit entre 4 et 8 milliards de francs affranchis du frein à l'endettement. À l'heure de toutes les incertitudes, le climat reste-t-il une priorité pour les Suisses ? Fonds climat : qui veut donner des milliards ? C'est le débat d'Infrarouge, mercredi 28 janvier.




