In short
Anticipation of the G7 summit in Évian (15-17 June) and the expected anti-G7 protests in Geneva (14 June), focusing on security, border controls, protest authorization, and whether Switzerland will “pay the bill” for France’s choices.
Key claims
the France–Switzerland relationship is tense after a reported severe letter from Swiss President Guy Parmelin to Emmanuel Macron; Switzerland says France must contribute more to security costs because Evian’s geography impacts Swiss territory; protesters argue G7 discussions serve the richest and deepen inequality, and that restricting protest violates democratic rights; business and local authorities stress safety and property protection while defending the right to protest.
Notable examples
comparison to the 2003 Geneva/“G8” unrest; mention of a 2008 treaty enabling cross-border security cooperation; debate over a proposed “Hulacustre” route vs a Conseil d’État route; possible “Black Blocs” and a plan involving thousands of police/military; mention of a PLR bill to restrict demonstrations during the G7.
Guests
Caroline Cast (Geneva State Councillor, institutions/digital; security portfolio); Alice Lefrançois (unionist, NoG7 collective); Arnaud Burgin (director general, Fédération des entreprises romandes); Mauro Poggia (MCG, Council of States; liaison with French Parliament); Marc Ferracci (French MP for French abroad in Switzerland; former Industry/Energy minister; economist).
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Chapters
Tap a time to open that second in VOConcerns Ahead of the G7 Summit
0:00 to 0:45
Explore the rising concerns around the upcoming G7 summit in Évian and its implications for Switzerland.
“L 'inquiétude monte à quelques semaines du G7 à Evian.”
Reflections on Past Protests
1:55 to 3:40
Discussing the past protests in Geneva during the G7 summit in 2003 and their implications today.
“Ravi de vous retrouver en direct sur le plateau d 'Infrarouge comme tous les mercredis soir à 20h10.”
The Right to Protest
3:40 to 5:10
Panelists discuss the importance of the right to protest in the context of the upcoming G7 summit.
“Caroline Cast, il y a 23 ans, le 31 mai, presque j 'entends jour, le 31 mai 2003, Genève s 'embrase, pendant que Jacques Chirac reçoit les grandes semons de Avian déjà.”
Criticism of G7 Policies
5:10 to 8:00
Alice Lefrançois critiques the policies promoted by the G7 and their social implications.
“négociations tendues, pour l 'instant vaines, mais on y viendra avec le Conseil d 'État.”
The Need for Dialogue
8:00 to 9:30
Marc Ferracci emphasizes the importance of dialogue at the G7 amidst global tensions.
“excusez-moi de résumer en deux mots, cette critique-là, qu 'est-ce qu 'elle vous fait ?”
Youth Engagement and Ideals
9:30 to 12:50
Discussion on the engagement of youth in protests and the ideals they stand for.
“précisément parce que cet espace de dialogue, on ne le trouve pas forcément ailleurs.”
Balancing Protest and Security
12:50 to 14:01
Panelists discuss the need to balance the right to protest with security measures during the G7.
Critique du G7 et ses Conséquences
14:01 to 18:25
Explore the criticisms of the G7 and its impact on global inequality.
“Et autant, je considère que la critique qui est faite en tout cas à certains dirigeants qui viendront lors de ce sommet est parfaitement légitime.”
Souveraineté et Organisation du Sommet
18:25 to 22:28
Discusses national sovereignty in organizing the G7 summit and security responsibilities.
“Moi, comme parlementaire, comme ministre, je me suis battu contre les inégalités, je me suis battu contre les discriminations et mon pays le fait de manière assez séculaire, je dois le dire.”
Coopération Transfrontalière et Sécurité
22:28 to 28:00
Examines the need for cross-border cooperation for security during the summit.
“ces relations quotidiennes et on n 'a ne plantons pas le G7 pour la mettre en place.”
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Importance of the G7 Summit
28:00 to 28:38
Discussion on the significance of the upcoming G7 summit and the importance of peaceful expression.
“J 'échange avec les élus, y compris les élus Genevois, dès qu 'ils me sollicitent.”
Security Measures for the Summit
28:38 to 29:48
Dialogue about the necessary security measures and cooperation required for the G7 summit.
“Un traité a été signé en 2008, qui permet une coopération transfrontalière sur les questions de sécurité.”
Manifestation Rights and Security
29:48 to 31:28
Discussion on the rights to manifest during the G7 and the implications of security measures.
“Marc Ferrat, si je vous rends la parole, ensuite il y a une valse.”
Concerns About Protests at the G7
31:28 to 33:00
Concerns raised about the potential for protests and their implications for democracy and human rights.
“et on peut se demander pourquoi à ce moment-là la France n 'a pas accepté une manifestation à Evian.”
Financial Aspects of the G7
33:00 to 34:44
Exploration of the financial responsibilities and historical costs associated with G7 summits.
“Et peut -être qu 'il est temps qu 'on arrive sur le troisième sujet qui est l 'autorisation de manifester.”
Legal Framework for Security Costs
34:44 to 36:48
Discussion about the legal framework for addressing security costs and damages during the G7.
“Trump sera évident, la France va assurer sa protection.”
Plans for Protests in Geneva
36:48 to 37:30
Details about the planned protests in Geneva in relation to the G7 summit.
“Alors quoi qu 'il arrive le G7 aura lieu, ce sera du 15 au 17.”
Security Measures for the G7 Protests
37:30 to 39:28
Discussion of security strategies and concerns regarding protests during the G7.
“le pont du Mont-Blanc qui relie les deux rives du lac à Genève.”
Negotiations Over Protest Routes
39:28 to 41:24
Negotiations regarding the routes for protests and the rights to demonstrate in Geneva.
“Alors Alice Lefrançois, on l 'a dit, ce feuilletour rebondit tous les jours, c 'est littéralement le cas.”
Impact of G7 on Local Economy
41:24 to 42:01
Discussion on how the G7 summit affects the local economy and the rights of citizens to protest.
Concerns Over the G7 Summit Impact
42:01 to 43:32
Discussion about the implications of the G7 summit on local security and economy.
“Mais la liberté d 'association, elle n 'est pas supérieure à la garantie constitutionnelle à la sécurité, à la garantie de la propriété et à la liberté économique.”
Balancing Freedom of Protest and Security
43:33 to 46:19
Debate on how to balance the right to protest with maintaining public safety.
“que le sommet du G7 se déroulera à Evian.”
The Coalition's Response to Proposed Routes
46:20 to 49:11
The coalition discusses their response to the proposed protest routes and the authority's decisions.
“qui est un beau parcours, qui n 'est pas un parcours au rabais.”
Transcript
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0:13L 'inquiétude monte à quelques semaines du G7 à Evian. Le sommet aura lieu en France, les manifestations s 'il y en a en Suisse. Les autorités suisses font en toute souveraineté ce qu 'elles souhaitent faire, et la France aussi. La poignée de main entre ministres des Affaires étrangères dissimule mal le gros malaise entre la France et la Suisse à l 'approche du G7 à Evian. Plus encore depuis la révélation par le canard enchaîné d 'un courrier sévère du président Guy Parmelin au président Emmanuel Macron qui aurait froissé l 'Elysée. Va-t-on revivre le même trauma qu 'en 2003, Genève, face aux casseurs, pendant qu 'à Evian, le président Chirac recevait les plus grandes puissances économiques mondiales ?
0:56Cette fois, ce sera sans les Russes, mais avec Donald Trump, le mal absolu pour les anti-G7. Eux qui ont choisi Genève, vitrine de la finance pour leurs manifestations, puisque la France n 'en veut pas, et qui connaissent désormais le tracé prévu. La France se délaisse en partie de ses responsabilités sécuritaires sur la Suisse, bouscule la donne aux frontières, mais balaye l 'idée d 'indemniser ses voisins pour ça et pour la casse. Inconséquence ? Signal ambigu, vrai chantage politique. Pourquoi l 'Elysée fait-il à ce point la sourde oreille ? La Suisse va-t-elle payer les pots cassés du G7 ?
1:39C 'est la grande angoisse de l 'été qui s 'annonce sur les bords du Léman avec un petit air de déjà-vu, un sommet du G7 à Evian du 15 au 17 juin. Et Genève qui se prépare à devenir l 'épicentre de la contestation et se prépare aussi à se barricader peut -être. Bonsoir à tous, bonsoir à toutes. Ravi de vous retrouver en direct sur le plateau d 'Infrarouge comme tous les mercredis soir à 20h10. Cellule de crise ce soir ici au bout du lac avec plusieurs questions. Va-t-on revivre le scénario de 2003 ? Ses vitrines brisées, ses scènes de guérillas urbaines dans les rues de Genève, de Lausanne aussi d 'ailleurs.
2:12La France n 'aurait-elle pas un tout petit peu délégué ses nuisances à la Suisse dans cette affaire ? Une Suisse qui n 'avait pas demandé grand-chose. Et finalement, pourquoi le G7 fait-il à ce point-là tourner les têtes ? Tous les protagonistes sont là ce soir en direct, ou presque. Caroline Cass est avec nous, bonsoir. Bonsoir. Merci d 'être sur le plateau d 'Infrarouge, conseillère d 'État Genevoix, socialiste chargée du département des institutions et du numérique, c 'est -à-dire de la sécurité en l 'occurrence comme son nom ne l 'indique pas. Alice Lefrançois, bonsoir. Bonsoir. Merci d 'être avec nous, syndicaliste, au syndicat interprofessionnel des travailleuses et travailleurs, membre du collectif NoG7, que vous représentez aujourd 'hui.
2:48Collectif donc bigarré, mais très remonté et très militant. Arnaud Burgin, bonsoir. Bonsoir. Plaisir de vous accueillir, directeur général de l 'Affaire, la fédération des entreprises romandes, les entreprises donc et les commerces qui s 'inquiètent, à trois semaines de la manifestation de tous les dangers. Mauro Poggia, bonsoir. Bonsoir. Conseiller aux États, MCG, Genevois, sénateur donc, membre de la délégation pour les relations avec le Parlement français qui aimerait bien justement que la Suisse soit un petit peu plus ferme par rapport face à la France et son sommet dans cette affaire. Et enfin Marc Ferracci est avec nous en duplex de Paris.
3:20C 'est un bonheur de vous recevoir. Aujourd 'hui député des Français de Suisse à l 'Assemblée nationale sous les couleurs d 'ensemble pour la République. Hier ministre de l 'Industrie et de l 'Énergie, économiste de formation en duplex donc de Paris. Merci d 'être là. Alors, la Suisse doit-elle, va-t-elle trinquer pour la France ? Bienvenue dans Infrarouge. Caroline Cast, il y a 23 ans, le 31 mai, presque j 'entends jour, le 31 mai 2003, Genève s 'embrase, pendant que Jacques Chirac reçoit les grandes semons de Avian déjà. Ce 31 mai 2003, vous étiez où ? Vous étiez dans la rue, non ? J 'imagine, jeune militante de la jeunesse socialiste.
3:56Tout à fait, j 'étais légal team. Je ne sais pas si vous saviez ce que c 'était. Expliquez-nous, ça peut avoir son importance. Ça faisait partie des conseillers juridiques de rue, si vous voulez, et à l 'occasion médiateurs. Il y avait Anthony Rogers aussi, non ? Alors lui, il était observateur parlementaire. Il y avait plusieurs types d 'observateurs. Et moi, j 'étais l 'égal team avec un certain nombre d 'autres amis juristes. Et on était donc, si vous voulez, dans la rue, mais pas manifestants, plutôt observateurs ou médiateurs. C 'est drôle. Donc là, c 'est presque des travaux pratiques pour mettre en place ce que vous vivez aujourd 'hui, 23 ans plus tard.
4:30Alors comment vous le vivez aujourd 'hui d 'être de l 'autre côté du miroir, d 'être ministre en charge de la sécurité, première flic du canton presque, si j 'ose dire ? Vous avez une tendresse aujourd 'hui pour ceux qui vous défient un peu, puis qui vous regardent en l 'occurrence ? Moi j 'ai une tendresse pour le droit de manifester. Je pense que c 'est un droit fondamental, et effectivement, je n 'ai pas de problème à considérer qu 'on revendique le droit de manifester pacifiquement face à un sommet de l 'ampleur du G7. et je crois que le Conseil d 'État, avec moi, reconnaît tout à fait ce droit et cette légitimité.
5:06Voilà qui est déjà important, ça m 'éritait d 'être dit. Alice Lefrançois, vous vivez des temps chargés, négociations tendues, pour l 'instant vaines, mais on y viendra avec le Conseil d 'État. Pourquoi c 'est si important, on ne va pas parler du parcours tout de suite, mais du fond, pourquoi est-ce que c 'est si important de venir crier en masse « Non au G7 » ici à Genève ? En fait, quand on dit « Non au G7 », on dit « Non à quoi ? » Oui, pour plusieurs raisons. Alors déjà, je tiens à souligner qu 'en tant que représentante de la coalition Neugé 7, qui représente une soixantaine d 'organisations et plusieurs dizaines de milliers de personnes, je suis extrêmement minoritaire sur ce plateau, puisque je suis la seule à défendre ce soir une ligne de gauche.
5:44Après, c 'est quand même amusant de voir qu 'il a tout de même fallu inviter M. Pogia pour assurer le reste des invités. Voilà, donc maintenant, nous, aujourd 'hui, on est ici pour exprimer notre désaccord par rapport à ce qui est en train de se passer. exprimer le désaccord, il est fondamental dans une démocratie, quand on n 'a plus l 'espace de l 'exprimer, nous ne sommes plus dans une démocratie et ces interdictions nous inquiètent. Actuellement la menace est très grande sur l 'écosystème, sur les populations pour différentes raisons notre système de démocratie libérale il est remis en question justement par ces sept puissances qui vont se réunir à partir du 14 juin à Evian nous ne sommes pas d 'accord par les politiques qui sont actuellement menées pour des raisons d 'écologie, de féminisme, d 'économie, de redistribution des richesses.
6:29Ce qu 'on constate, c 'est qu 'actuellement, le jeu des grandes puissances, c 'est de cacher le vrai visage, les vraies causes de la pauvreté. Plutôt que de parler de redistribution des richesses, de justice sociale, de réchauffement climatique, on va parler d 'insécurité, de crise migratoire et on va créer des boucs émissaires qui ne sont pas la vraie cause des problèmes qu 'on vit actuellement et de la paupérisation qui sont plutôt l 'accaparement des ressources et des richesses qu 'on vit de manière internationale et locale. On veut nous faire croire que la solution, c 'est à travers des guerres.
7:03C 'est complètement faux. On veut nous faire croire qu 'on doit avoir peur de nos voisins. Alors qu 'en réalité, les guerres que ces pays sont en train de mener, comme on a pu le voir en Ukraine, en Iran, au Liban, ça crée tout près de chez nous, c 'est des augmentations du prix du pétrole, des augmentations des prix à longue consommation. Et plus loin de chez nous, c 'est des milliers de morts, des personnes déplacées en masse et c 'est aussi la destruction de certains systèmes comme à Gaza qui est maintenant plus du tout habitable. Donc un certain nombre de causes qui méritent qu 'on descende dans la rue pour les défendre.
7:35Marc Ferracci, je crois qu 'on dit monsieur le ministre, en France le ministre un jour ministre toujours, merci d 'être là. Non, je le dis avec un peu de flagornerie parce que vous êtes je crois plutôt un proche d 'Emmanuel Macron Emmanuel Macron qui reçoit c 'est lui qui invite à Evian, aujourd 'hui c 'est le G7, hier c 'était le G8, ça a toujours été l 'objet de la même contestation, du même discours, celle de on va dire d 'un Occident prédateur, excusez-moi de résumer en deux mots, cette critique-là, qu 'est-ce qu 'elle vous fait ? Elle vous agace, elle vous intéresse, elle vous amuse ? Non, elle ne m 'amuse pas, d 'abord je veux dire à tous ceux qui sont sur le plateau que je suis très heureux de débattre avec eux parce qu 'on va parler de sujets et d 'enjeux importants.
8:21Votre interlocutrice vient de le dire, on vit dans un monde qui est troublé et dans un monde troublé, je pense qu 'on a besoin de se parler. On a besoin de se parler dans tous les cadres qui soient possibles. Le G7 en est un, ce n 'est pas le seul. Et on vit aujourd 'hui un moment dans lequel la coopération internationale, le principe même de la coopération internationale est remis en question, est attaqué. On voit que le retour des rapports de force entre grandes puissances bouscule. la vie de beaucoup de nos concitoyens. On le voit avec la guerre en Iran, on l 'a vu avec la guerre en Ukraine qui a ramené la guerre aux portes de l 'Europe.
8:58Tout ça, ça impose de se parler. Ça impose de se parler. Et quand j 'entends qu 'il faudrait simplement que ce G7 n 'ait pas lieu, je me dis que c 'est quand même très dommage. Parce que dans ce G7, on va parler de sujets qui sont au cœur des éléments qui viennent d 'être posés, c 'est -à-dire au cœur de la question de la pauvreté. On va parler de l 'aide au développement et de l 'architecture générale du développement. On sait qu 'aujourd 'hui, cette architecture générale est remise en question, notamment par les États-Unis. Je pense que c 'est important que tout le monde soit autour de la table, et en particulier le président américain, précisément parce que cet espace de dialogue, on ne le trouve pas forcément ailleurs.
9:34Donc il y a des enjeux, et ces enjeux, il faut les prendre à bas le corps. Je pense que c 'est le rôle de ce G7. Moi, je suis très heureux qu 'il ait lieu. Et encore une fois, je pense que les enjeux sont à la hauteur d 'une réunion de ce type. – Je fais juste une précision sur ce que vous disiez pardon Lise-le-François sur la minorisation alors juste je crois que Caroline Cast est socialiste puis que chacun ce soir représente finalement un protagoniste on a Berne, on a les manifestants on a les entreprises, on a la France et puis on a les autorités locales donc voilà c 'était juste pour clarifier le plateau Mauro Podgia, arbitrer je vous rendrai la parole sur ce que vous venez de dire parce que c 'est important Lise-le-François, ce que vous venez de dire les passerelles que jette Marc Ferrati arbitrez un petit peu Mauro Poggi, à vous qui êtes assez sensible à la critique de l 'impérialisme actuellement sur certains sujets, je pense notamment à Gaza, vous vous êtes fait remarquer passablement avec des positions très très engagées qui sont plutôt de nature à plaire à votre voisine.
10:28Vous comprenez qu 'on ait envie de dire ça, cet ordre impérialiste ? – Oui, j 'essaie de plaire à personne. Je pense que la justice, il faut la défendre où elle est et je pense que les nogesèdes des purs, j 'allais dire, qui viennent ici avec des thèmes qui sont des thèmes fondamentaux doivent être défendus. Raison pour laquelle le droit de manifester, je pense, est un droit que tout le monde comprend. Ensuite, on en parlera sur les modalités, les risques d 'être finalement dépassés par des personnes qui ont des mobiles bien moins nobles que les vôtres. Mais sur le fond, vous avez raison, le droit international, le droit humanitaire sont piétinés.
11:06Je ne suis pas certain que tous ceux qui seront autour de la table dans ce G7 viennent pour le dialogue, parce qu 'on sait très bien que pour certains, le dialogue se résume finalement à un rapport de force avec des guerres qui sont clairement prédatrices. On a dit le mot. Le but, ce n 'est pas de protéger un territoire. Le but, c 'est de piller. On revient finalement à des guerres des siècles passés. Mais comme l 'a dit Marc Ferracci, le fait de se parler est une bonne chose. Même si on parle à quelqu 'un qui n 'a certainement pas envie d 'entendre ce qu 'on va lui dire et qui, de toute façon, fera ce qu 'il veut.
11:43Je pense qu 'il faut le faire. Donc, le problème de l 'existence du G7 n 'est pas le problème fondamental. Que ces gens se voient, qu 'ils discutent, qu 'ils le fassent en bilatéral ou en multilatéral, c 'est une bonne chose. Je pense que personne d 'autre qu 'un jeune voix ne peut dire mieux que le droit international doit être défendu. Le droit international, on l 'a construit. Ici, à Genève, on est dépositaire des conventions de Genève. Donc, si on est contre le dialogue au plus haut niveau des États, de ces puissances, qui ne sont pas toujours les plus grandes puissances, qui ne sont plus les plus grandes puissances, mais qui, de toute façon, doivent essayer de discuter, on ne peut pas être contre.
12:20Maintenant, la question, on y viendra, c 'est de savoir comment on organise et comment on se concerte pour cette organisation. Par contre, ce qu 'a dit Madame sur ce qui est défendu est tout à fait justifié, je pense qu 'on doit l 'entendre. Je rends la parole à Madame dans une seconde, Je vais juste terminer le tour de table aussi avec vous, Arnaud Burgin. Oubliez deux secondes que vous êtes le patron des entrepreneurs romans. Une jeunesse qui s 'engage pour des idéaux, qui veut encore croire à un autre monde, quitte à battre le pavé, finalement, s 'il y a quelque chose dans le grand schéma des choses, au-delà des vitrines, du parcours, de tout ça, on en parlera, mais d 'assez sain dans une démocratie, dans une ville comme Genève, qui se veut la capitale des droits de l 'homme.
13:02On ne peut pas contester que la cause est juste, tout comme le fait que les grandes ce monde, ces fameux dirigeants du G7 qui représentent les 7 pays les plus industrialisés de la planète se rencontrent on invoque du côté syndical la liberté d 'association, je pense que les grandes ce monde ont aussi la liberté de se rencontrer, de discuter. Aujourd 'hui la grande question c 'est surtout finalement pourquoi Evian du côté français et là on espère que monsieur Ferracci pourra nous apporter des réponses et puis finalement du côté des manifestants c 'est pourquoi Genève il y a une prise d 'otage d 'une partie des entreprises et de l 'économie, en faisant cette manifestation à Genève, avec les risques sécuritaires, et surtout une reproduction de ce qui s 'est passé en 2003, c 'est vraiment un bis repetita, et on a l 'impression de vivre la même chose, et on espère qu 'il n 'y aura pas les mêmes conséquences que lors de ce fameux dimanche 1er juin 2003.
13:52– Alors, on va y venir, à l 'organisation au déroulé, je voulais prendre la parole, je vous ai coupé presque, je pense qu 'effectivement, autant moi je considère que Genève, aussi par sa position de ville internationale, doit défendre le multilatéralisme, doit être facilitant pour que des sommets se fassent et se fassent effectivement si possible pour aussi promouvoir les droits fondamentaux et le droit humanitaire. Et autant, je considère que la critique qui est faite en tout cas à certains dirigeants qui viendront lors de ce sommet est parfaitement légitime. nous devons aujourd 'hui permettre l 'un et l 'autre.
14:35Et c 'est vraiment le rôle, à mon avis, du gouvernement Genevois, de permettre l 'un et l 'autre, tout en assurant la sécurité. Évidemment, ça peut paraître contradictoire, mais je pense que ça ne l 'est pas. La liberté d 'expression, le dialogue, le multilitarisme, ça relève d 'une même logique. Nous sommes contre la violence, nous sommes contre la loi du plus fort et nous voulons que les problèmes puissent être résolus en dialoguant, y compris en laissant la critique s 'exprimer. Alice Lefrançois, sur le plaidoyer finalement, la défense du G7 que livrait Marc Ferracci, déjà il vaut mieux se parler que pas se parler, et puis il y a des points lors du jour du G7 qui sont, il ne s 'agit pas d 'envahir le Liban, mais il s 'agit de réfléchir à l 'aide au développement.
15:19Est-ce que c 'est vraiment au G7, au format du G7 qu 'on en veut, ou l 'occasion du G7 et l 'occasion de se dire sa colère contre un monde, avec lequel le G7 en lui-même n 'a pas grand-chose à voir ? C 'est les deux. Alors, effectivement, c 'est important de pouvoir se parler. Le problème, c 'est que les discussions qui ont lieu dans le cadre du G7 ne sont pas dans l 'intérêt des populations. Et donc, on s 'oppose justement au G7 parce que ce qui est discuté va dans l 'intérêt des plus riches et des grandes puissances au détriment des pays du Sud et au détriment de la classe moyenne et de la classe populaire.
15:55on voit par exemple il y a un rapport de l 'Oxfam qui est sorti récemment qui montre que les travailleurs et les travailleuses ont perdu depuis 2019 12 % de salaire, les grands patrons ils ont gagné 54 % donc là on voit bien que les inégalités se creusent et c 'est notamment les politiques menées par les gouvernements du G7 qui permettent ce creusement des inégalités nous on pense qu 'il faut un monde différent qui est basé sur les valeurs humaines, sur la solidarité qui ne soit pas centrée sur le profit d 'une minorité et donc oui il est important de se parler C 'est bien pour ça qu 'on demande de pouvoir organiser un village qu 'on nous refuse à ce stade.
16:28Un village dans un parc où on puisse discuter, où on puisse échanger, développer l 'esprit critique. Donc, c 'est quand même un peu amusant d 'entendre qu 'on revendique le dialogue pour les puissants de ce monde. Mais alors, par contre, pour nous, c 'est exclu. On n 'aura pas de village. Voilà. Donc, maintenant, concernant le fait... Il faut parler de ces sept pays-là. Ces sept pays, c 'est quand même cette démocratie dans un monde qui fait face à des non-démocraties, et c 'est parfois même particulièrement dur. On le disait, si ce n 'est pas le G7, c 'est le G8 avec la Russie, avec la Chine, avec l 'Inde, Narendra Modi.
17:05Finalement, il faudrait quoi comme format ? Un format qui inclut l 'ensemble des pays, les Nations Unies, en fait. Mais en fait, le problème, c 'est que, quels que soient les pays qui sont invités, les personnes qui dirigent l 'ensemble des pays de la planète, ou presque, sont des personnes qui ont des liens très forts avec l 'élite économique et qui donc ne défendent pas la majorité de la population. Le problème n 'est pas dans qui siège au G7, mais dans les politiques qui sont décidées là-bas. Et donc, est-ce que vraiment on veut laisser des gouvernements qui tiennent de telles positions, qui vont à l 'encontre des minorités de genre, qui vont développer une forme de colonialisme, qui sont dans une logique autoritaire, se réunir pour faire leur petite cuisine entre eux ?
17:45Marc Ferracci, on ne va pas passer toute la soirée sur le bien fondé du G7 et de la critique. On a envie de parler vraiment des rapports entre nos deux pays et puis de la sécurité elle-même. Mais juste une dernière question là-dessus. Combien de temps est-ce que ces sept pays qui sont sept démocraties occidentales vont se trimballer cette étiquette de salaud absolu ? C 'est une bonne question. Et j 'avoue qu 'en écoutant Madame Lefrançois qui vient d 'expliquer que les démocraties, il faut le rappeler, ce sont des démocraties qui seront réunies lors du G7, sont colonialistes, s 'attaquent aux problématiques de genre, sont peut -être discriminantes.
18:23Je ne me reconnais absolument pas dans cette description. Moi, comme parlementaire, comme ministre, je me suis battu contre les inégalités, je me suis battu contre les discriminations et mon pays le fait de manière assez séculaire, je dois le dire. Donc je pense qu 'il ne faut pas tout mélanger. J 'ai le sentiment qu 'il y a derrière cette critique du G7 une critique plus profonde qui est celle du capitalisme. C 'est un débat tout à fait légitime que d 'avoir une critique du capitalisme tel qu 'il fonctionne aujourd 'hui. Je veux simplement dire, puisqu 'on évoquait la pauvreté tout à l 'heure, que quand on se tourne un petit peu vers l 'histoire économique, le capitalisme, c 'est le système économique qui a sorti de la pauvreté le plus grand nombre de personnes dans l 'histoire de l 'humanité.
19:01Et ça, c 'est incontestable. Personne ne peut le nier. Que ça produise aussi des inégalités, que ça produise aussi des effets délétères, je ne le nie pas, et il faut en débattre. Mais je pense qu 'il faut éviter d 'assimiler l 'ensemble des pays du G7 à des pays autoritaires, c 'est absolument faux, et ensuite d 'éviter de mêler la critique du G7 à une critique beaucoup plus globale qui a une portée presque philosophique. Alors, avançons un petit peu si vous êtes tous d 'accord, parce qu 'il faut qu 'on parle quand même de ces rapports tendus avec la France. Je vois Marupo Diak avait encore quelque chose à dire, mais vous êtes suffisamment habile pour le ramener dans une réponse.
19:37Il se pose beaucoup de questions évidemment ce sommet. au plus haut niveau d 'abord, on l 'a dit, rapport entre la Suisse et la France, y aurait-il un petit peu de friture sur la ligne ? Écoutez, réécoutez ce que disait la préfète de Haute-Savoie, Emmanuelle Dubé, il y a quelques jours. Il n 'y a, à ma connaissance, aucun accord international qui prévoit ces modalités de versement de la France à la Suisse pour quelque chose qui se passe sur le sol suisse. Les autorités suisses font en toute souveraineté ce qu 'elles souhaitent faire, et la France aussi. La traduction en romance, c 'est « Chacun chez soi et les vaches seront bien gardées ».
20:13Marc Ferracci, est-ce que l 'Élysée aurait choisi Evian un peu à la hussarde, en comptant sur la Suisse et sur Genève pour organiser, se charger de l 'intendance, de la sécurité, de la voirie, des nuisances, à moindre frais ? Non. Le gouvernement, le président ont choisi Evian de manière souveraine, ça a été dit par la préfète, et je ne peux que m 'inscrire dans ses propos. La souveraineté, c 'est de décider l 'endroit dans lequel on organise un sommet. La souveraineté, c 'est de décider des mesures de sécurité qu 'on applique aux ressortissants étrangers qui pénètrent sur votre territoire. La souveraineté, c 'est tout cela.
20:50Et la souveraineté s 'organise aussi à travers le droit. Il était bon de rappeler que rien ne prévoit, d 'un point de vue juridique, ce qui est demandé aujourd 'hui. Ça ne signifie pas qu 'on ne puisse pas dialoguer, qu 'on ne puisse pas avoir une discussion sur ces sujets-là. et je constate également que la discussion a eu lieu. Vous avez cité tout à l 'heure la lettre qui a été envoyée par le président Parmelin au président de la République, Emmanuel Macron. Moi, je constate que depuis cette lettre, un certain nombre de pas et d 'étapes en matière de dialogue ont été franchis. Un comité bilatéral s 'est réuni, je crois que c 'était le 12 mai la dernière fois, pour parler du cadre juridique de ce sommet, pour parler de la coopération opérationnelle sur les enjeux de sécurité, pour parler de toutes les menaces qui peuvent exister.
21:32Donc la coopération, elle existe. La coopération, elle vit. Et les échanges ont également lieu au niveau de la préfecture. Je ne parle pas de ce que vous avez évoqué dans votre reportage, c 'est -à-dire la discussion qui a pu avoir lieu entre le ministre Barraud et Ignacio Cassis. Donc je pense qu 'il ne faut pas faire comme si le dialogue était complètement rompu. Il y a beaucoup d 'éléments de dialogue. Et je pense que le plus important, c 'est que le dialogue au plus près du terrain, c 'est -à-dire entre les services de sécurité, entre les services de police, ait lieu. Et ça, je pense que c 'est ce qui se passe.
22:02moi je ne suis pas dans ces sphères-là c 'est en tout cas ce qui me remonte de la part des services de l 'État. Est-ce que c 'est ce qui se passe, Caroline Cast ? Je crois qu 'il faut distinguer les deux sujets. La coopération opérationnelle la coopération de tous les jours finalement nous vivons dans une région on a l 'habitude de travailler ensemble oui bien sûr elle se passe bien et elle se passe vraiment aussi construite sur ces relations quotidiennes et on n 'a ne plantons pas le G7 pour la mettre en place. Absolument. Donc, bien sûr que tout ceci fonctionne bien parce que nous sommes une région et nous avons l 'habitude de travailler ensemble.
22:39Mais j 'aimerais quand même m 'inscrire en fou sur ce qu 'a dit M. Ferracci. On ne peut pas simplement se dire « Ah ben, Evian, c 'est chez nous, donc finalement, il n 'y a pas de problème. » C 'est un peu particulier géographiquement. Parce que la situation géographique d 'Evian fait qu 'il y a des impacts sur le pays voisin. Et ce n 'est pas une question de savoir si on a le droit de faire avion ou pas. C 'est une question géographique. Quand vous choisissez un lieu qui est posé quasiment sur la frontière voisine, vous ne pouvez pas nier que votre voisin et ami doit contribuer à la sécurité du lieu.
23:20Détenteur d 'un aéroport international. Détenteur d 'un aéroport international doit contribuer à la sécurité du sommet que vous organisez. Et c 'est là-dessus où la Suisse considère que la France devrait faire un geste beaucoup plus conséquent que ce qu 'elle a accepté de faire jusqu 'à maintenant. C 'est parce qu 'objectivement, je le dis avec vraiment amitié et dans un esprit constructif, vous ne pouvez pas organiser ce sommet sans nous. Si on ne met pas en place les mesures de sécurité pour votre sommet, eh bien, il ne peut pas avoir lieu. et ça je pense que nous attendons véritablement qu 'il y ait une prise en compte de cet élément et nous le demandons depuis le début parce que c 'est juste en fait le choix géographique qui est souverain, alors ça moi je ne le remets pas en cause mais il a des conséquences et c 'est là-dessus finalement que la partie suisse à ce jour reste sur sa fin Maurepolis, c 'est pour vous ça vous qui avez demandé quasiment de déclarer la guerre, de fermer l 'aéroport, de construire un mur peut -être factuellement, le ton agacé de Mme la Préfète est totalement inacceptable.
24:26Elle essaye de nous donner la leçon et je pense qu 'on n 'a pas de leçon à recevoir, d 'autant plus lorsque l 'on parle de concertation alors que l 'on ne fait que nous informer. Je rappelle qu 'on ne nous a pas dit, on a l 'intention d 'organiser à Evian, comment est-ce qu 'on peut organiser cela ensemble ? C 'est, on a organisé à Evian, genre, viens chez moi, j 'habite chez une copine, vous commencez le film, et puis finalement, nous on va faire un château fort autour d 'Evian et puis les manifestants vous vous en occupez Madame a raison, ils ont le droit aussi d 'exprimer des avis contraires, de se réunir démocratiquement, donc on dit à la France, organiser un village démocratique non non, ils le feront à Genève, organiser à Genève puis finalement quand on leur dit non c 'est à vous de le faire, qu 'est-ce qu 'ils nous disent ?
25:16On va le faire à Anmas, peut -être à la frontière, donc ça veut dire quoi ? c 'est la base arrière. Les gens vont faire le camping à de masse et ensuite ils viendront manifester, le cas échéant, discuter ici à Genève. J 'entends, on ne peut pas nous dire que finalement on est chez nous et on fait ce qu 'on veut, parce que sinon, effectivement, on est chez nous et on fait ce qu 'on veut. On a un aéroport international avec deux sorties, une en France, une en Suisse. On ferme pour l 'ensemble des participants au G7 la sortie en Suisse et ils sortent en France. Et s 'ils ne peuvent pas prendre l 'hélicoptère parce qu 'il fait mauvais temps, ils feront le tour en voiture.
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25:52On va rendre la parole dans une seconde à Marc Ferracci qui a les oreilles qui siffle, j 'imagine. Je vous ai entendu à Arnaud Burgin. Pour vous aussi, en tant que représentant des entreprises, vous avez l 'impression qu 'on a un petit peu mis la Suisse devant le fait accompli, avec une petite forme de distance, voire d 'arrogance un peu parisienne ? Totalement. On nous explique que la France est souveraine chez elle, la Suisse aussi. Moi, je rejoins totalement les propos de Mauro Poggia. Effectivement, l 'aéroport international de Genève, s 'il y a des atterrissages, c 'est soumis à des autorisations.
26:20Aujourd 'hui, on peut encore les refuser, on peut encore en discuter, mais on a des moyens de pression quand même sur la France, et on peut, comme le disait Mauro Podja, aussi leur demander de passer par la France pour rejoindre Evian. Je rappelle qu 'il y a des délégations qui vont arriver avec des centaines de représentants. J 'imagine que les dirigeants seront en hélicoptère, mais les autres seront peut -être en quart. En fait, Genève doit devenir nos G7, comme vous allez rejoindre la coalition avec Mauro Podja. Ce que j 'aurais souhaité, c 'est mettre Genève sous une cloche pendant le sommet du G7.
26:51Donc pas de manifestants et du coup pas de délégation. – Bon, Marc Ferracci, je vous rends la parole, pardon. Vous sentez l 'ambiance là, si vous entendez ces reproches ? – Je les entends, je les entends très bien. Je n 'ai pas attendu ce plateau pour les entendre, pour les lire dans la presse suisse, rassurez-vous. Non, moi je voudrais simplement poser une question. Dans la première partie de nos échanges, on a tous défendu le principe selon lequel le droit à manifester était un droit inaliénable. L 'idée selon laquelle les idées, même si on n 'est pas d 'accord avec elles, doivent pouvoir circuler et les gens doivent pouvoir les exprimer.
27:29Je pense qu 'il faut raisonner aussi dans un monde où les gens manifestent de manière pacifique, raisonner pas forcément comme si le pire scénario allait se produire et faire en sorte évidemment qu 'il ne se produise pas à travers de la coopération opérationnelle, policière, transfrontalière. Partir du principe que les choses vont mal se passer, ça peut aussi être une manière de déclencher le fait qu 'elles se passent mal. Donc moi, je pense qu 'il faut que, évidemment, la coopération continue. Et moi, j 'y joue un rôle dès que je le peux, dès que je suis sollicité. J 'échange avec les élus, y compris les élus Genevois, dès qu 'ils me sollicitent.
28:07Mais encore une fois, j 'ai l 'impression qu 'on part avec un scénario du pire en tête. Je pense que ce G7, je le redis, il est important. Et parce qu 'il est important, il doit permettre de manifester pacifiquement ses idées. Moi, c 'est ce que j 'attends. Et je ne pars pas du principe que des dégradations auront lieu. J 'en termine en disant qu 'à propos de 2003, parce que je sais que c 'est quelque chose qui a traumatisé le jeune voix, et c 'est un événement extrêmement, extrêmement lourd dans la mémoire collective. Des enseignements ont été tirés de cet épisode très tragique. Un traité a été signé en 2008, qui permet une coopération transfrontalière sur les questions de sécurité.
28:47Donc, je pense qu 'il faut aussi s 'appuyer là-dessus pour ne pas forcément se mettre en tête que le scénario du pire va advenir. Caroline Cas, c 'est le scénario du pire qui vous a fait réagir ? Non, justement, c 'est en fait cette espèce d 'ambiguïté dans le discours que tout le monde a autour de la table. Quand je dis que la France ne peut pas organiser le G7 sans la Suisse, je ne parle pas de la manifestation. Je parle du niveau de sécurité qui est nécessaire pour assumer une rencontre internationale de ce niveau-là. Et je vais être très clair, si nous avons demandé à rétablir le contrôle aux frontières, ce n 'est pas pour la manifestation.
29:23C 'est parce qu 'un sommet de ce niveau-là exige un niveau de sécurité particulièrement élevé. Et c 'est en ceci que je dis que la France ne peut pas l 'organiser sans nous. Parce que territorialement, si vous voulez sécuriser votre sommet, et c 'est normal qu 'il soit fait, que cette sécurité soit assurée, eh bien il y a des mesures qui doivent être prises en Suisse. Et c 'est ceci que je considère qu 'elle n 'a pas été prise à sa juste mesure par la partie française. Alors tout le monde doit parler. Marc Ferrat, si je vous rends la parole, ensuite il y a une valse. Oui, je veux simplement intervenir sur ce point pour un élément de précision et de clarification.
29:58La prise en charge financière de la sécurité des chefs d 'État, elle est le fait de la France. Ça m 'a été confirmé par mes services diplomatiques. donc la sécurité des chefs d 'État c 'est nous qui la prenons en charge donc je veux simplement dire que sur ce sujet il faut rétablir ces éléments Alors Caroline Cass nous dit non c 'était votre seule Je suis navrée parce que moi je participe et c 'est regrettable Moi je participe aux réunions organisations, celles du 12 mai et les autres et c 'était pas la première on va juste être clair, on en a de manière très régulière et on en a de manière très régulière depuis le mois de septembre.
30:38Non, je m 'excuse, vous êtes mal renseigné. Et d 'ailleurs, il y aura une prise en charge des délégations à l 'aéroport par des patrouilles mixtes. Par la sécurité des chefs d 'État. Mais la sécurité des chefs d 'État, lorsqu 'elle est sur le territoire suisse... Après, c 'est peut -être le diable est dans les détails entre le chef d 'État et sa délégation. Qui va la prendre en charge. Lorsqu 'on protège contre les attaques cyber, Lorsqu 'on protège contre le terrorisme, lorsqu 'on protège le sommet sur les risques de sabotage, on le fait également sur le territoire suisse, et ça c 'est uniquement lié à la présence du sommet.
31:15Arnaud Bourgeois. Moi j 'entends M. Ferracci qui nous explique qu 'il ne faut pas peindre le diable sur la muraille avec les manifestations qui sera pacifique. Je rappelle que la France, en tout cas la France, nous rappelle régulièrement qu 'elle est le pays des droits de l 'homme, comme nous, elle est aussi signataire, membre de la CEDH, et on peut se demander pourquoi à ce moment-là la France n 'a pas accepté une manifestation à Evian. Eh bien, j 'y venais et je voulais revenir. Je voulais ramener Alice Lefrançois dans la discussion avec ceci. C 'est vrai qu 'à la base, le courroux... Pourquoi on n 'entend pas le courroux de nos G7 contre l 'impossibilité d 'aller manifester là où ça a lieu ?
31:47Alors, nous, on n 'a jamais demandé à la manifester en France. C 'est les autorités qui veulent nous y mettre. Ça nous va très bien de rester à Genève. Mais pourquoi vous n 'allez pas aller ? Justement, je vais y venir. Déjà, Evian, ça va être un bunker. Donc, à moins qu 'on nous autorise à manifester dans la ville d 'Evian, ce qui m 'étonnerait un petit peu. aller manifester à Anmas et dans les champs, ça ne nous intéresse absolument pas. Nous, on veut manifester à Genève parce que c 'est une ville internationale qui se revendique une espèce de capitale des droits humains et dans laquelle il y a aussi énormément d 'entreprises internationales qui sont complices de l 'exploitation nord-sud.
32:19À Genève, on trouve aussi l 'OMC, on trouve aussi l 'ONU, etc. Donc, pour nous, c 'est important de pouvoir manifester ici. Et puis, je trouve quand même intéressant d 'avoir le représentant de l 'affaire qui cite la CEDH, alors que nous on cite justement la Cour européenne des droits de l 'homme qui vient de taper sur les doigts de la Suisse pour un droit de manifester qui est trop restrictif. Dans le cadre de la grève féministe à Lausanne, ce ferait. Voilà, tout à fait. Et qui continue du coup à passer outre les avis de la CEDH en continuant à restreindre le droit de manifester. Et c 'est quand même amusant d 'entendre parler de démocratie à tout va, pour tout justifier alors qu 'on sait que par exemple en Turquie ou au Mexique c 'est plus simple d 'obtenir à une autorisation de manifester que c 'est le cas en Suisse actuellement.
33:02Et peut -être qu 'il est temps qu 'on arrive sur le troisième sujet qui est l 'autorisation de manifester. Oui, Maro Podja, il y a la même question pour vous deux d 'ailleurs. Pardon, mais est-ce qu 'on n 'est pas un petit peu, petite mentalité d 'épicier quand même, quand on nous dit capital des droits de l 'homme, quand on nous dit ville internationale, et puis nous on nous dit oui, mais bon, on a peur d 'une manifestation, on a des nuisances, c 'est quand même pas sympa. Quand on est responsable de la sécurité. Est-ce qu 'on est à la hauteur de l 'enjeu ? Bien sûr qu 'on espère tous que tout se passera très bien, mais quand on est responsable de la sécurité, on doit évidemment imaginer pouvoir réagir au pire des scénarios.
33:37Et on sait bien ce que ça peut être, on l 'a vu en 2003. En 2003, et je rebondis sur ce qu 'a dit Madame, elle dit, nous on ne veut pas aller manifester ailleurs, on veut aller à Genève. Mais M. Macron et son entourage savaient très bien qu 'en faisant à Evian, ils allaient pouvoir exporter les manifestations en Suisse, à Genève. On va poser la question à Marc Ferrati, quand même. Ils auraient pu le faire au centre de la France. À ce moment-là, il n 'y aurait pas eu des manifestations à Genève. En 2003, avant le G8, à l 'époque, il y a eu des négociations. Ça a coûté 44 millions, grosso modo, le tout.
34:134 millions ont été pris en charge par Genève, qui a dû faire appel à des policiers allemands, on s 'en souvient. Pour les autres, 40 millions, qui était initialement estimé 25, eh bien, la France a payé 18 parce qu 'elle s 'était engagée à payer 18, c 'était le maximum. Il se trouve que c 'était 18 sur 25, puis finalement, ça a été 18 sur 40. Mais il y avait un engagement. Aujourd 'hui, quand on parle, la France nous dit, c 'est zéro. Débrouillez-vous. On ne vient même pas sur le sujet. Donc, j 'entends bien sûr qu 'une fois que M. Trump sera évident, la France va assurer sa protection. J 'entends le contraire.
34:50heureusement qu 'on ne doit pas encore exporter nos policiers pour protéger M. Trump à Evian. – Marc Ferrati, les deux points sur lesquels la Suisse attend la France, c 'est le dédommagement dont on est en train de parler, éventuel, postérieur, on ne peut pas en parler avant que les dégâts n 'aient été commis quand même. – Ce n 'est pas les dégâts, c 'est les coûts de la sécurité. – D 'accord, le déménagement des frais de sécurité et éventuellement des surcoûts, et puis l 'organisation d 'un contre-sommet qui est toujours, je crois, qui fait toujours partie du plan, en tout cas du côté des Suisses, qui espèrent que ça aura lieu en France, Alice Lefrançois nous dit on n 'en veut pas alors qu 'est-ce qu 'il en est de ce contre-sommet et des dédommagements et de la participation au frais quoi sur le contre-sommet je sais que la réflexion est en cours les discussions sont en cours, ça a été évoqué d 'ailleurs je crois au début de nos échanges mais en tout état de cause c 'est à la décision et à la libre décision des autorités françaises moi je pense que ce serait une bonne idée pour ma part qu 'il y ait un contre-sommet, qu 'il y ait un espace d 'expression comme Mme Lefrançois le demandait, elle parlait d 'un village.
35:52Bon, peut -être qu 'on ne parle pas exactement de la même chose, mais l 'idée de donner un espace dans lequel les gens peuvent débattre, dans lequel les gens peuvent exprimer des choses de manière durable, c 'est -à-dire pendant toute la durée du G7, moi ça me paraît être une bonne idée. Je sais que les autorités françaises y travaillent. Maintenant, sur le dédommagement, là aussi le débat a été lancé. D 'une part, sur la question des dégâts, on ne peut évidemment pas discuter discuter de quoi que ce soit en anticipant que des dégradations vont avoir lieu. Il faut attendre de voir ce qui se passe.
36:25Et en tout état de cause, ça a été dit également tout à l 'heure, il faut un cadre juridique, me semble-t-il, pour ce dédommagement. Et ici, il me semble que le cadre juridique est à tout le moins fragile. C 'est la raison pour laquelle, moi, je pense que le principe et la priorité, ça reste aujourd 'hui de faire en sorte que rien ne se passe de délétère sur le terrain et donc que la coopération sur les enjeux de sécurité se passe du mieux possible et encore une fois les échos que j 'ai c 'est que c 'est le cas quand on parle aux responsables de la sécurité et maintenant nous verrons ensuite ce qui se passera durant le sommet mais encore une fois ne pas partir du principe que le scénario du Pierre va se concrétiser.
37:08Alors quoi qu 'il arrive le G7 aura lieu, ce sera du 15 au 17. La manifestation aura lieu, ce sera la veille, le 14 juin, dans les rues de Genève. Une manifestation qui est devenue un casse-tête pour les uns, qui est devenu le feuilleton de l 'été pour les autres, focus de Christophe Sirot.
37:29C 'est le cœur des rapports de force, le pont du Mont-Blanc qui relie les deux rives du lac à Genève. Dans ce décor symbolisant la puissance de l 'argent, franchir ce pont est manifesté le 14 juin sur le pourtour de la Rade ce serait pour la coalition Nogeset-Seth la garantie d 'un retentissement international. Sauf que le Conseil d 'État met son veto. On barre l 'accès au quartier des banques et du luxe, rive gauche, et on cantonne la manifestation rive droite en fin de journée, avec un tracé en boucle dévoilé cet après-midi. Un compromis censé convaincre les anti-G7 de renoncer à leur plainte pour atteinte à la liberté de réunion, tout en évitant le mauvais scénario de 2003.
38:25Pourtant, ces images de casse hantent encore les commerçants et inquiètent les autorités. Et on redoute l 'arrivée de dizaines de milliers d 'individus à Genève. Demain, le Grand Conseil se réunit en urgence pour voter sur un projet de loi PLR contre ce droit de manifester. Position partagée par les entrepreneurs romans, d 'autant plus qu 'une carte des cibles potentielles des anti-G7, circule, banque, multinationale et autres offices de trading. On vous invite ici potentiellement à vous attaquer à ce qui est perçu par cette coalition comme étant des insignes d 'un capitalisme débridé contre lequel il s 'attaque.
39:02C 'est un Bristol, un Bristol pour aller commettre de la casse en toute impunité. Les Black Blocs vont-ils court-circuiter la contestation pacifique ? La stratégie sécuritaire est tenue secrète, on parle de 3000 policiers, 5000 militaires potentiellement mobilisables. Ce qui est sûr, c 'est que les frontières seront renforcées et certains passages fermés. Ce plan va-t-il suffire pour maîtriser les débordements ? Le scénario du pire est-il inéluctable ? Alors Alice Lefrançois, on l 'a dit, ce feuilletour rebondit tous les jours, c 'est littéralement le cas. Aujourd 'hui, le Conseil d 'État nous a annoncé avoir délivré une autorisation pour un parcours limité à la rive droite.
39:40On vient d 'en voir le tracé. Départ à 16h. Vous négociez depuis des semaines. A priori, c 'était non pour vous sur cette variante. C 'est toujours non ? Vous avez changé d 'avis ce soir ? Alors déjà, l 'autorisation, formellement, on l 'a toujours perçue. Donc on est ravis de continuer à apprendre des choses par voie de presse. Et puis, puisqu 'apparemment, le Conseil d 'État souhaite communiquer avec nous par voie de presse qu 'on va faire de même. donc je suis chargée officiellement de vous annoncer ce soir que demain on va faire une manifestation devant le Grand Conseil puisque sera voté au Grand Conseil à 20h un projet de loi ignoble du PLR qui vise à interdire toute manifestation à Genève pendant toute la période du G7.
40:15Donc on appelle la population à nous rejoindre à 20h devant le Grand Conseil de manière évidemment pacifique. Voilà, donc nous on continue à défendre... Et cette manifestation-là, on ne sait pas si elle est autorisée ou non mais on ne va pas rentrer dans la part... Oui, ben voilà, du coup on sera là. donc on défend le hulacustre on ne se prononce pas actuellement par rapport à cette proposition parce que nous on a un fonctionnement démocratique donc on doit d 'abord revenir vers les 60 organisations avant de donner une réponse maintenant voilà on constate que la stratégie du Conseil d 'Etat c 'est de nous mettre sous pression parce que ça fait depuis fin août qu 'on essaie de rentrer en contact on nous a même dit que c 'était la grève féministe qui avait demandé une auteur et pas la coalition de G7 c 'est faux on a des courriers de Madame Casse qui s 'adressent à Françoise Nifler en tant que représentante de la grève féministe au nom de la coalition d 'EG7, on pourra fournir ces courriers s 'il le faut, et maintenant, tout d 'un coup, à seulement quelques semaines de la manifestation, tout d 'un coup, le dialogue s 'enclenche, et on nous propose un parcours qui n 'est absolument pas celui que nous souhaitons.
41:10Le problème, c 'est que l 'État, il est là pour garantir les libertés démocratiques, et le droit de manifester et d 'exprimer une contestation, ça fait partie des piliers du droit démocratique. L 'État, il n 'est pas là pour nous dire ce qui est bien ou mal en termes de parcours. Là où on doit respecter une forme de proportionnalité, et c 'est effectivement le rôle des autorités de le faire, c 'est de vérifier qu 'on n 'aille pas manifester de manière à bloquer les hôpitaux, les pompiers, les palais de justice, ou bien d 'autres instances qui sont essentielles à la survie de la population et à son bon fonctionnement.
41:39Nous, en l 'occurrence, on a fait déjà un grand effort, en fait, on a entendu les demandes de l 'affaire qui est représentée ici ce soir, qui était de dire « on a très peur pour les vitrines des petites commerçantes et des petits commerçants ». Donc nous, déjà, on a modifié une proposition de parcours en proposant de faire le hulacustre j 'aimerais bien qu 'on nous explique ce qu 'on va casser sur le pont du Mont-Blanc a priori tout à coup le pont du Mont-Blanc serait devenu fragile mais c 'est pas pour autant qu 'on interdit aux voitures de passer alors qu 'elles font plusieurs tonnes, ça vraiment on se moque de nous On va laisser répondre à Caroline Cast je crois qu 'elle nous a déjà répondu en privé Nous en fait on continue à maintenir cette proposition et puis moi j 'aurais une question quand même aux représentants de l 'affaire donc voilà on a entendu vos craintes, on les a écoutées en proposant ce parcours, on aimerait savoir à votre avis monsieur est-ce que le Hunacustre vraiment poserait plus de problèmes en termes de sécurité des vitrines et des commerçants que le parcours qui est proposé par le Conseil d 'État qui passe par plein de petits quartiers, par la serviette, par champ de poulet est-ce que ça vous convient mieux parce qu 'on vous a entendu la première fois on vous écoutera encore ce soir on laisse répondre puis ensuite Caroline Caspe est comme la première question moi je pense qu 'il est laissé gérer le droit de manifester à Genève c 'est quand même l 'économie qui est prise en otage, l 'économie genoise les commerçants, les entreprises, pris en otage par la France, qui décident de faire ce sommet.
42:59On a fait ses parties. Exactement. Pris en otage par la coalition Noges 7, qui, ben voilà, enfin, il y a une manifestation, j 'entends, on me dit qu 'elle sera pacifiste, je suis très heureux de l 'entendre, c 'est peut -être la première fois aussi qu 'on l 'entend, et on nous dit, on se fait du souci aussi pour les petits commerçants. Mais la liberté d 'association, elle n 'est pas supérieure à la garantie constitutionnelle à la sécurité, à la garantie de la propriété et à la liberté économique. Le U. Et je vais finir en disant que, quand même, en deux mots, si on résume tout ça, c 'est que c 'est trop tard.
43:29Et ça, c 'est une critique que j 'adresse au Conseil d 'État, trop tard. En juin 25, Macron, le président Macron, annonce quand même que le sommet du G7 se déroulera à Evian. On est 11 mois plus tard, et en fait, on n 'a toujours rien. On l 'a très bon carrément. Manifestement, pas d 'autorisation, pas de parcours, et surtout, pas d 'indemnisation. Et ça, c 'est quand même un véritable gâchis. À deux semaines et demie du sommet, on n 'a toujours rien. Pourquoi ce hulacustre, niaite, absolu, non, no go, total ? Qu 'est-ce qu 'on risque avec une manifestation qui serait confinée au quai, Caroline Cast ?
44:00Écoutez, je ne vais pas commencer à expliquer ce que j 'ai expliqué à toutes les personnes... Non, mais en un mot, en un mot ! Non, je crois que Moro peut déjà rappeler tout à l 'heure quelque chose de fondamental. L 'État, les autorités, ce n 'est pas la coalition, ce n 'est pas l 'affaire. nous, nous devons assurer le point d 'équilibre entre la liberté de manifester et la sécurité des biens et de la population et des manifestants. Nous avons analysé la situation, nous avons analysé les risques et les menaces qui pèsent sur une manifestation de ce type et ce n 'est pas une accusation aux organisateurs, c 'est des risques et menaces qui pèsent sur une organisation de ce type.
44:37On attend 1500 Black Blocs, comme j 'ai pu l 'entendre, à gauche, à droite ? Encore une fois, il ne faut pas être réducteur. Parce que ça expliquerait peut -être une certaine fermeté de la part du Conseil d 'Otat. On sait très bien qu 'aujourd 'hui, il y a des groupes extrémistes violents, de gauche comme de droite, c 'est vraiment pas quelque chose de spécifique, qui peuvent profiter, et encore une fois, d 'un sommet de ce type pour organiser des perturbations et qu 'une manifestation peut être une opportunité pour eux. Mais d 'autres actions peuvent être des opportunités pour eux, d 'où le niveau sécuritaire à Genève.
45:12Aujourd 'hui, nous avons proposé et nous avons pris une décision et effectivement, vous avez raison, Madame Lefrançois, elle ne vous est pas encore parvenue parce que nous nous sommes vus hier soir avec les représentants de votre organisation qui nous ont... On a présenté le parcours hier soir. Désolée, mais c 'est faux. Il y a un parcours. Nous avons présenté le parcours hier soir parce que votre organisation ne voulait pas se projeter en rive droite. nous nous l 'avons fait à leur place nous leur avons proposé un parcours, ils nous ont demandé un délai pour se déterminer c 'est ok, mais du côté du Conseil d 'Etat nous nous avons délivré cette autorisation, elle va vous parvenir elle est datée d 'aujourd 'hui elle existe quoi, le papier existe il est en transit elle va vous parvenir, elle a été adoptée aujourd 'hui et donc simplement ce que je veux dire c 'est que moi je comprends très bien que la coalition demande un délai pour se déterminer.
46:09Je n 'ai pas de problème avec ça. Mais d 'un autre côté, nous avons fait les arbitrages entre la sécurité, des manifestants, de la population, des entreprises. Et donc, nous avons trouvé un parcours qui est un beau parcours, qui n 'est pas un parcours au rabais. Et si la coalition dit non, il se passe quoi ? Eh bien, l 'autorisation sera évoquée. Une autorisation, elle est individuelle. On va dans cette direction, Amis de François. Si le bénéficiaire ne veut pas, elle tombe. Alors, la coalition, elle va communiquer sur sa décision en temps et en heure. Maintenant, Maintenant, on rappelle quand même que la Suisse se fait régulièrement condamnée par la Cour européenne des droits de l 'homme.
46:43On sait très bien que si on va jusque-là, on gagnera encore une fois. C 'est quand même attristant de voir qu 'un pays qui se revendique, une démocratie, ne respecte pas les instances internationales auxquelles elles sont liées. D 'accord, mais vous êtes prête à vous asseoir, à dire si le Conseil d 'État campe sur ces positions, a priori c 'est le cas, et vous ne voulez pas vous camper sur les vôtres ? Il se passe quoi, une manifestation ? C 'est absolument pas ce qu 'on dit. En fait, que ce soit pour la manifestation ou pour le village, la logique est le même. Tout le monde a intérêt à ce que ce soit autorisé et à ce que ce soit cadré correctement par notre coalition pour que ça se fasse de la manière la plus pacifique possible.
47:15Et que ce soit pour le village ou pour la manifestation, si on n 'a pas des autorisations avec un parcours qui est raisonnable, si on n 'a pas un parc pour le village, en fait, les activités liées au Nog7, elles auront lieu de toute manière, qu 'elles soient organisées ou non par notre coalition. Et en fait, les autorités, elles veulent quoi ? Est-ce qu 'elles veulent vraiment créer le chaos en ne donnant pas des autorisations alors qu 'on a des demandes qui sont rationnelles ? On a même écouté la volonté des entreprises en évitant les rues basses. Et on nous dit encore que non, en fait, non, c 'est non, c 'est comme ça.
47:44Et puis c 'est tout, alors que la CDH dit le contraire. Nous, ce qu 'on demande maintenant à nos conseillers d 'État, c 'est qu 'on a vu aux États-Unis, il y a des gouverneurs qui se sont dressés face à Trump, à ICE, quand en fait, ils violaient les droits démocratiques les plus élémentaires. Et nous, ce qu 'on constate, c 'est que la Suisse, elle est en train de se coucher devant les dirigeants du G7. Ça va ? Comment vous m 'y met d 'être coincé entre... Et du coup, vous devriez refuser d 'attaquer nos droits démocratiques. C 'est scandaleux de le faire comme ça. Comment vous vivez d 'être coincé entre les bourgeois qui veulent l 'interdiction totale et les militants qui aimeraient pouvoir s 'ébrouiller dans toute la ville ?
48:17C 'est compliqué ? J 'aimerais quand même dire que je le vis avec une immense satisfaction de vivre dans un pays démocratique où, effectivement, on a toute comparaison avec ce qui se passe, notamment aux États-Unis, par rapport à certaines actions d 'État, est hors de propos. donc je n 'ai pas de problème avec la critique parce que moi j 'ai un problème c 'est si on me demande de prendre des décisions que je trouve n 'être pas capable d 'assurer la sécurité puisque c 'est la responsabilité aussi du Conseil d 'État de le faire nous revendiquons nous aussi nous revendiquons avoir proposé à la coalition un beau parcours et nous sommes d 'accord que ça n 'aurait pas été si on vous avait donné un parcours complètement dans les champs, comme ça, c 'est clair.
49:08On vous propose ça. – Madame Kass, vous allez quand même dire quelque chose, si vous permettez. – Parce que c 'est en sécurité qu 'on peut le faire. – Je dois conclure, mais en un mot. – Non, mais c 'est la chronique d 'un chaos annoncé. Je pense qu 'on se rend bien compte que, dès le départ, tout le monde savait qu 'il n 'y aurait pas de manifestation en France. Aujourd 'hui, la France nous dit, on va faire une manifestation, on va autoriser une manifestation, il faut le savoir, le dimanche matin, à Anne Masse. Qui va manifester un dimanche matin à Annemasse ? Personne. Je vous le demande. Donc les gens manifesteront ici et on les fait passer à proximité du pont du Mont-Blanc en leur disant...
49:41J 'ai compris. Et ensuite, ils vont remonter sur la rue du Mont-Blanc. Le gouverneur a toujours quelque chose à dire. Je dois rendre l 'antenne à Liste-François, mais vous pouvez continuer en rantenne. Je suis désolé. Marc Ferrati, vous avez compris le message dans 7 ans. S 'il vous plaît, organisez-le ailleurs, le sommet du G7. Merci mille fois d 'avoir été avec nous, même virtuellement. Merci à vous, merci beaucoup pour votre invitation Merci beaucoup, on se retrouve la semaine prochaine pour un nouveau débat Je crois qu 'on va s 'emparer, on devrait s 'emparer du deuxième objet de votation du 14 juin à savoir durcir ou ne pas durcir les conditions d 'accès au service civil Tout de suite, son nom est Bande James Bond dans Spectre, excellente soirée sur la RTS, bye bye
50:32Sous-titrage ST' 501
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C'est le sommet de tous les dangers. Alors que les chefs d'État du G7 se réuniront à Évian du 15 au 17 juin, c'est à Genève que montent toutes les inquiétudes. 23 ans après le traumatisme du G8, théâtre d'émeutes et de saccages à Genève et à Lausanne, ce nouveau sommet fait craindre le pire aux commerçants et aux autorités. La Suisse paiera-t-elle les pots cassés pour son voisin français ? Quel dispositif et quelles garanties pour encadrer les manifestations ? Et pourquoi le dialogue entre la Suisse et la France est-il si difficile ? G7 à Évian : la Suisse va-t-elle trinquer ? C'est le débat d'Infrarouge, mercredi 27 mai.




