In short
L’épisode d’Infrarouge débat de l’initiative des Jeunes socialistes “Pour l’avenir”, présentée comme une politique climatique sociale financée “juste fiscalement”. Idée centrale: créer un nouvel impôt fédéral sur les successions et dons dépassant 50 millions de francs, avec un taux de 50% sur la part au-delà de 50 millions, pour financer la transition climatique et des mesures sociales (rénovation énergétique, infrastructures vertes, reconversion). Les partisans avancent des chiffres: environ 2’500 contribuables concernés en Suisse (notamment Zurich, Genève, Vaud), et des recettes annoncées autour de 6 milliards (contre 4 milliards selon l’administration). Ils invoquent le principe pollueur-payeur et citent des exemples comme yachts/jets privés et investissements dans des industries polluantes.
Les opposants (droite et milieux économiques) contestent l’efficacité et le risque de fuite de capitaux, ainsi que l’impact en cascade sur les PME/entreprises familiales.
Invités
Julien Berthaud (vice-président des Jeunes socialistes, Valais), Nathalie Fontanet (conseillère d’État genevoise aux finances), Delphine Klopfenstein-Brodgini (conseillère nationale verte, Genève), Céline Weber (vice-présidente des Verts libéraux, conseillère nationale vaudoise).
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Chapters
Tap a time to open that second in VOThe Youth Socialist Initiative Explained
2:06 to 2:58
Discussion about the initiative for a federal tax on large inheritances to fund climate change efforts.
“Les jeunes socialistes ont l 'habitude de lancer des initiatives de combat.”
Arguments For and Against the Initiative
2:58 to 4:32
Debate between proponents and opponents discussing the implications of the tax initiative.
“et c 'est ce qu 'on va continuer d 'essayer de montrer.”
Opposing Views on Taxation Impact
4:32 to 6:26
Discussion on the potential consequences of the tax initiative on the economy and entrepreneurs.
“On parle de succession de fortune énorme, 50 millions c 'est énorme, ça veut dire que toutes les personnes qui nous écoutent ici ne sont à peu près pas concernées par cette...”
The Link Between Social and Environmental Issues
6:26 to 8:24
Proponents argue for the connection between climate change and social justice in taxation.
“Faut demander aux jeunes socialistes, c 'est eux qui ont parlé du climat dans leur initiative, c 'est pas moi.”
Details of the Tax Proposal
8:24 to 10:38
Explanation of how the tax on inheritances will be structured and its expected revenue.
“Du coup, ce n 'est pas du tout un prétexte.”
Concerns About Wealth and Public Financing
10:38 to 14:00
Concerns raised about the impact of the tax on public finances and potential tax base erosion.
“Pour les opposants, milieu économique, UDC, PLR, Verts libéraux et Conseils fédérales, cette initiative sait surtout courir le risque de voir des entreprises partir et des PME souffrir.”
Taxation of Wealth and Public Finance
14:00 to 18:12
Discussion about the implications of taxing wealthy individuals and its impact on public finances.
“Et donc, évidemment, que notre inquiétude, c 'est si ces personnes quittent le canton.”
Concerns Over Mobility of the Ultra-Rich
18:12 to 21:43
Exploration of the potential mobility of wealthy individuals and its impact on taxation.
“Et c 'est donc une bonne manière d 'avoir de l 'argent, de manière à payer aujourd 'hui ce que demain sera beaucoup plus cher.”
Debates on Taxation and Economic Impact
21:43 to 28:00
A debate on the proposed taxation initiative and its economic consequences for society.
“Donc nous, on veut mettre concrètement des mesures contre la fuite des ultra-riches, mais il y a une raison pourquoi le camp bourgeois aime toujours rappeler cette fuite des ultra-riches.”
Impact of Taxation on SMEs and Wealthy Individuals
28:00 to 29:48
Discussion on how proposed taxation affects SMEs and wealthy individuals.
“Le Conseil fédéral a insisté sur le fait qu 'il faudra respecter de la mise en œuvre tous les principes de constitutionnalité, de proportionnalité.”
Show all 22 chapters
Perception of Wealthy Individuals and Economic Confusion
29:48 to 31:54
Exploration of public perception regarding wealthy individuals and economic concerns.
“Et alors certains en ont appris leur départ sans qu 'ils nous appellent, mais d 'autres sont venus voir mon administration en disant, nous on s 'en va.”
Connecting Wealth Tax to Climate Action
31:54 to 34:08
Discussion on the proposal of a new tax on the ultra-rich to fund climate initiatives.
“et surtout les milieux économiques, qu 'on mette l 'accent sur le fait que les ultra-riches sont responsables de la crise climatique.”
Feasibility of Funding Climate Initiatives through Taxation
34:08 to 36:56
Investigation into how tax revenue can support climate initiatives and social programs.
“et donc qui devraient changer de métier.”
Economic Implications of Climate Policies
36:56 to 42:00
Analysis of the economic impact of climate policies on society and wealth distribution.
“Céline Weber, c 'est aussi simple que ça ?”
The Impact of Wealth on Society
42:00 to 43:16
Discusses how wealth concentration affects public services and societal inequalities.
“Ce parallèle, on peut le faire, mais ce sur quoi moi j 'ai vraiment envie de me concentrer, c 'est qu 'on doit trouver une manne, on doit trouver des recettes.”
Global Responses to Wealth Taxation
43:16 to 43:48
Explores international discussions on taxing the ultra-rich to tackle inequality.
“Mais j 'aimerais précisément qu 'on parle vraiment du point de départ de l 'initiative.”
The Inequality Crisis in Switzerland
43:48 to 45:56
Analyzes the growing wealth disparity in Switzerland and its social implications.
“Devant les principales puissances économiques mondiales, le ministre brésilien des finances savoure l 'instant.”
Debating Wealth Taxation Solutions
45:56 to 47:52
Participants discuss whether taxing the rich is an effective solution to inequality.
“Sommes-nous prêts à ce que ce gouffre se creuse encore ?”
Education and Opportunity as Solutions
47:52 to 51:04
Stresses the importance of education and training in addressing poverty and inequality.
“des changements de profession, parce qu 'on peut imaginer que Ramoneur, dans dix ans, c 'est un métier qui n 'existera plus.”
Challenges of Addressing Inequality
51:04 to 54:02
Explores the complexities of tackling wealth inequality and the role of taxation.
“il nous a indiqué que 70 % des jeunes de moins de 25 ans qui sont aujourd 'hui à l 'aide sociale, 70 % de ce nombre-là, n 'ont pas d 'autre formation que le cycle d 'orientation.”
The Case for Inheritance Taxation
54:02 to 56:00
Discusses the potential benefits of taxing inheritances as a means to address wealth inequality.
“100 milliards, ça fait 15%, un peu moins.”
Revisiting Taxation in France
56:00 to 59:44
Explore the challenges and considerations surrounding taxation on successions and wealth in France.
“il faudrait, parce que nous ne vivons pas dans une bulle ou sur une île, il faudrait les comparer aux chiffres des pays de l 'OCDE, aux chiffres mondiaux, parce qu 'à partir du moment où...”
Transcript
Automatic transcript. May contain errors.0:14Bonsoir à tous, il est 21h05, on est en direct comme tous les mercredis soir sur le plateau d 'infrarouge pour un nouveau débat d 'actualité avec un classico comme on les aime ce soir. Un bon vieux débat de la démocratie directe suisse avec d 'un côté la gauche et de l 'autre la droite sur un sujet fiscal. En l 'occurrence il s 'agit de l 'initiative dite pour l 'avenir lancée par les jeunes socialistes. De son vrai nom qui sent bon quand même la traduction du suisse allemand, c 'est l 'initiative pour une politique climatique sociale financée de manière juste fiscalement. L 'idée est toute simple, un nouvel impôt fédéral qui frapperait à 50 % des successions supérieures à 50 millions de francs.
0:54Pourquoi ? Eh bien pour financer le défi de la transition climatique. Je vous l 'ai dit, toute la gauche est pour. La droite est évidemment contre comme un seul homme. Ce soir, deux contre deux dans Infrarouge avec des temps de parole chronométrés. Bonsoir Julien Berthaud. Bonsoir. Merci mille fois d 'être avec nous. Vous êtes vice-président de la Youzo. Dans le jargon, les jeunes socialistes suisses, valaisans. Première grosse campagne fédérale convaincue que les plus riches, avec leurs jets, leurs hélicoptères doivent payer leur part face aux dérèglements climatiques. Nathalie Fontanet est avec nous, bonsoir.
1:25Bonsoir. Grande Argentière, on adore ce titre, conseillère d 'État Genevoise en charge des finances dans un canton qui joue très gros avec ce sujet puisque sur les 2500 contribuables concernés, 400 habitent le canton de Genève. Delphine Klopfenstein est avec nous, bonsoir. Bonsoir. Klopfenstein Brogini, conseillère nationale verte Genevoise, vous aussi, vous soutenez avec votre parti l 'initiative de ces jeunes socialistes. Vous nous direz pourquoi. Et enfin Céline Weber est avec nous, bonsoir. Bonsoir. Vice-présidente des Verts libéraux suisse, conseillère nationale vaudoise, écologiste, oui mais de droite.
1:56Vous nous direz donc qu 'on se trompe de chemin une nouvelle fois avec cette initiative. Alors héritage, qui veut taxer des millions ? Bienvenue dans Infrarouge. Julien Berthaud. Les jeunes socialistes ont l 'habitude de lancer des initiatives de combat. Quatre, je crois, en tout cas dans un passé récent. Il y a eu l 'initiative 1-12, c 'était en 2011, pour brider les revenus des managers. Il y a eu l 'initiative des 99 % dix ans plus tard. Il y a eu l 'initiative sur la spéculation sur les denrées alimentaires. Chaque fois, vous faites 35%, vous avez fait 40 % sur les denrées alimentaires. Cette fois, ce sera différent ou vous êtes promis au même sort ?
2:32Initiative de combat, on part au combat, on perd et c 'est comme ça. Vous avez raison, c 'est une initiative de combat. Sur le résultat, on va attendre le 30 novembre pour avoir le résultat. Mais ce qu 'on sait, c 'est qu 'on se lance dans des combats de David contre Goliath, contre tous les milieux économiques, contre les partis bourgeois, parce qu 'on essaye vraiment de montrer le fait que les partis bourgeois, les milieux économiques représentent les ultra-riches, et cela au détriment des intérêts de la population. C 'est ce qu 'on essaie de montrer avec nos initiatives, et c 'est ce qu 'on va continuer d 'essayer de montrer.
3:01Initiative de combat, vous acceptez le terme, donc ça vous va très bien. Nathalie Fontanet, les jeunes socialistes n 'ont encore pas réussi à faire passer une initiative, mais 40%, c 'est quand même pas mal sur la spéculation sur les denrées alimentaires. En fait, ils n 'y arrivent jamais et pourtant celle-ci, elle vous fait très peur. Celle-ci, elle nous fait effectivement très peur parce qu 'elle est illusoire. Elle fait croire finalement à la population qu 'avec cette initiative, on aurait beaucoup plus de revenus qui permettraient de financer cette transition climatique. Or, malheureusement, pour les jeunes socialistes, ça n 'est pas le cas, tout simplement parce que les personnes sont très mobiles et que le fait de taxer plus, surtout lorsque c 'est de façon excessive, ne rapporte pas forcément plus de moyens.
3:47On va revenir évidemment sur tous ces arguments qui sont au cœur de la campagne. Delfine Klopfenstein-Brodgini, vous la soutenez par conviction, cette initiative ? Vous la soutenez par solidarité militante ? C 'est les jeunes socialistes ? Allez, on donne un coup de main. Très clairement, cette initiative amène un signal très fort sur l 'ampleur du défi climatique. Et je pense que c 'est un des éléments qui est majeur dans cette initiative. Non seulement elle apporte justement cette thématique qui est essentielle, qui est cruciale, qu 'on doit aborder de plein fouet, et on va réussir à le faire dans le cadre de ce débat démocratique, et je me réjouis beaucoup.
4:20Et à côté de ça, elle apporte une solution de recette. Et pas n 'importe quelle solution, elle l 'apporte sur la question des successions, et on sait à quel point la manne sur la question des successions, elle est immense. On va en parler, c 'est gigantesque. C 'est gigantesque. Aujourd 'hui, les successions, et on parle, et ça c 'est important de le dire d 'entrée de jeu, On parle de succession de fortune énorme, 50 millions c 'est énorme, ça veut dire que toutes les personnes qui nous écoutent ici ne sont à peu près pas concernées par cette... On a des milliardaires qui nous regardent par dizaines de milliers.
4:46Alors on parle de 2500 personnes sur l 'ensemble du territoire qui sont touchées directement par ce mécanisme. Donc ça veut dire très clairement on n 'est pas en train ici de parler d 'héritage ordinaire, on n 'est pas non plus en train ici de parler de patrimoine élevé. on est vraiment en train de parler de fortune très très très très élevée. Ça concerne 2500 personnes au niveau de l 'ensemble du territoire suisse. Et encore, certaines de ces 2500 personnes sont concernées pour quelques francs au-delà des 50 millions. Ces 2500 personnes représentent plus de 40 % des revenus fiscaux au niveau fédéral.
5:21On va y venir parce qu 'évidemment, la proposition est simple et les calculs sont compliqués. Céline Weber, le Parlement a, comme le Conseil fédéral, rejeté cette initiative, rejeté sèchement cette initiative, n 'a même pas jugé bon de lui opposer un contre-projet. C 'est quoi ? C 'est de l 'arrogance ou c 'est que vraiment, vous n 'y croyez, vous ne lui prêtez aucun crédit ? Non, je crois que c 'est un petit peu malvenu de parler d 'arrogance pour le camp bourgeois, comme vous l 'avez appelé. L 'arrogance, pour moi, c 'est beaucoup plus cette espèce de chasse aux sorcières envers les riches à laquelle les jeunes socialistes nous ont habitués.
6:00Vous avez mentionné le nombre d 'initiatives qu 'ils ont déjà lancées. Et je dois dire, je suis un petit peu agacée qu 'on prenne le prétexte climatique, finalement, pour lancer une initiative parce qu 'on sait que les précédentes n 'ont pas marché. Donc maintenant, on se dit, qu 'est-ce qui est à la mode ? Ah bah tiens, c 'est le climat. Et puis, on cherche un bouc émissaire. Alors on dit que c 'est les riches. Mais les riches, c 'est qui ? Vous êtes sûre que c 'est encore à la mode, le climat, par les temps qui courent ? j 'ai pas l 'impression que ce soit le sujet le plus porteur. Faut demander aux jeunes socialistes, c 'est eux qui ont parlé du climat dans leur initiative, c 'est pas moi.
6:31Mais ces riches, c 'est qui ? C 'est des entrepreneurs qui font travailler les gens, qui payent des impôts. Faut quand même rappeler que 90 % de l 'impôt sur la fortune est payé par seulement 5 % de contribuables. Donc c 'est pas vous, j 'imagine, ni moi en tout cas qui apporte le gros de l 'impôt sur les fortunes. Et ces entrepreneurs... – On est obligé de vous croire, Céline Weber, sur parole, peut -être c 'est vous, je n 'en sais rien. – Je vous dis que non. – Ok, ok, ok. – Ils créent de l 'emploi, ils payent des impôts qui permettent de financer la recherche, l 'innovation, et ce n 'est pas seulement eux qui vont avoir des soucis si cette initiative passe, mais il faut imaginer quand vous avez une entreprise, vous avez des fournisseurs, et ces fournisseurs vont être touchés aussi.
7:17– Non, mais je vous demandais surtout pourquoi, finalement, quand on se dit, « Tiens, l 'initiative fait peur, elle est dangereuse, on lui oppose un contre-projet. » Là, vous dites quoi ? Elle n 'est pas dangereuse. Mais si elle passe, elle est horriblement dangereuse. Mais évidemment. Et ça va reporter toute la charge fiscale que ces entrepreneurs ne payeront plus sur la classe moyenne. On va parler de tout ça. Juste un point sur le prétexte quand même. Encore, Julien Berthaud, pardon, je prolonge ce premier ping-pong. Mais quand on vous dit prétexte, c 'est vrai, vous êtes les jeunes socialistes ou pas les jeunes verts ?
7:43Vous dites tout à coup le climat. Pourquoi pas ? Hop ! On a une initiative bien matérialiste et puis on l 'accroche au climat. Alors, pourquoi est-ce qu 'on a fait ça ? C 'est parce que la crise climatique, c 'est la plus grande crise de notre histoire. Donc, ce n 'est pas un prétexte. Ce n 'est pas du tout un prétexte. On se dirige droit dans le mur. Et si on ne fait rien pour taxer les riches, pour trouver le financement nécessaire pour lutter contre la crise climatique, et le financement, il doit venir des responsables de la crise climatique, selon le principe du pollueur-payeur, donc celles et ceux qui polluent le plus, les ultra-riches, avec leur yacht, leur jet privé, et leurs investissements dans les industries polluantes, eh bien, si on ne fait pas ça, si on ne prend pas cet argent-là, où est-ce qu 'on le prend ?
8:16sécher les classes populaires, et ça, on ne veut pas. Donc, avec cette initiative, on propose vraiment, pour une des premières fois en Suisse, de lier la question sociale à la question écologique. Du coup, ce n 'est pas du tout un prétexte. Mais voilà, pour un petit... Comment est-ce qu 'on appelle ça ? On se regarde, un petit round d 'échauffement. Sur quoi est-ce que vous êtes appelé à voter très précisément le 30 novembre prochain ? Si c 'est encore un peu flou pour vous, eh bien, on vous explique tout. Enfin, c 'est le professeur Sierot qui vous explique tout dans son brief.
8:49taxer les plus nantis, les ultra-riches, pour affecter cet argent à des mesures pro-climat, suivant le principe du pollueur-payeur. Et dans un même élan, contribuer à réduire les inégalités sociales qui se creusent. Nous ne restons pas passifs et passifs. C 'est l 'axiome de base de l 'initiative dite pour l 'avenir, lancée par les jeunes socialistes, sur laquelle nous votons le 30 novembre. Et ces ultra-riches, ils utilisent cet argent dans des yachts, des jets privés et des investissements dans les industries polluantes. Et donc, ils, elles, se rendent coupables de cette crise climatique. Et donc, ce n 'est que justice, ils, elles, doivent passer à la caisse.
9:27Le principe est simple. Vous héritez ou on vous fait don de plus de 50 millions de francs. On ponctionne 50 % sur ce qui dépasse ces 50 millions. Exemple rapide, 70 millions de fortunes franchises. 50 millions, 20 millions taxés à 50%, soit 10 millions dans les caisses publiques. Ce calcul concerne environ 2500 contribuables, surtout dans les cantons de Zurich, Genève et Vaud, là où se concentre le plus grand nombre de grosses fortunes. Comment seront réparties les recettes de l 'impôt ? Un tiers pour les cantons, deux tiers pour la Confédération. Des sommes destinées à la transformation éco-sociale de l 'économie selon l 'initiative.
10:10Rénovation énergétique, infrastructure verte, mais aussi pour recycler ceux qui perdraient leur emploi avec cette transition. Mais quelle somme exactement ? 6 milliards de recettes, affirment les partisans, jeunes socialistes, PS, Verts et syndicats. 4 milliards peut -être, beaucoup moins selon l 'administration fiscale. Enfin, le texte parle aussi d 'un effet rétroactif en cas d 'acceptation, mais sans préciser jusqu 'à quelle date remonter pour taxer. Pour les opposants, milieu économique, UDC, PLR, Verts libéraux et Conseils fédérales, cette initiative sait surtout courir le risque de voir des entreprises partir et des PME souffrir.
10:50On détruit finalement aussi la structure des PME en Suisse, parce que vous devez vendre peut -être ou liquider une partie de l 'entreprise pour pouvoir payer l 'impôt. Taxer les riches pour faire baisser la pression sur la planète, La formule des jeunes socialistes vise-t-elle vraiment juste ? Julien Bertout, je vous rends la parole puisque vous êtes l 'initiant ce soir. Il y a un chiffre clé, ce chiffre 50 qui revient deux fois dans votre proposition. 50 % pour le taux d 'imposition, de quoi ? Des parts d 'héritage supérieures à 50 millions. Pourquoi 50 millions, 50 % ? Ça sort où ? Alors ce qu 'on a fait, c 'est qu 'on a mis un abattement fiscal à 50 millions.
11:33Donc les 50 premiers millions ne sont pas touchés par l 'initiative. On a mis ce montant assez élevé pour montrer que ce n 'est pas les gens de la classe moyenne, ce n 'est pas les classes populaires, les travailleurs et les travailleuses du pays qui vont être touchés par l 'initiative, mais bien un petit nombre de personnes. De 1000 à 2500 personnes. C 'est pour les 50 millions ? C 'est ça. Pour les 50 %, parce que 50 % c 'est raide. Alors le 50 %, c 'est sur tout ce qui dépasse ces 50 millions. Et donc en moyenne, c 'est le message du Conseil fédéral, dit que ça va être un taux moyen d 'environ 30 et quelques pourcents, 37, quelque chose comme ça.
12:07Donc, pourquoi est-ce qu 'on a mis à 50 % ? C 'est pour avoir le financement nécessaire en prenant chez ces 2500 personnes pour financer la transition écologique et sociale de la société, qui est le plus grand défi que nous avons de notre époque. Vous êtes parti du chiffre, il nous faut 6 milliards, comment on fait ? 50, 50, c 'est une sorte de règle de 3. Alors évidemment, c 'est une sorte de règle de 3, mais c 'est aussi un chiffre qui parle, parce que 50 millions, ce n 'est pas des gens de la classe populaire. Il faut 900 ans au salaire minimum, je ne vois, de travailler sans dépenser un seul centime et brut pour arriver à ces 50 millions.
12:40900 ans de travail. Donc, on parle évidemment d 'une classe de la population qui n 'a rien à voir avec les travailleurs et les travailleurs de ce pays. Et c 'est pour ça qu 'on les vit. Qu 'est-ce que c 'est que 900 ans de travail dans une vie, Julien Berthoud ? Nathalie Fontanet, ce qui vous fait peur, c 'est davantage, j 'ai envie de dire, le dosage que la posologie. c 'est précisément les 50 % au-delà de 50%. C 'est ça qui vous effraie dans cette affaire, puisque le principe même d 'imposer éventuellement les successions. Non, ce qui me fait peur, c 'est l 'imposition des successions. C 'est cette initiative qui a commencé à faire peur même avant que la récolte de signatures soit achevée.
13:17C 'est les effets qu 'elle pourrait avoir pour l 'ensemble de la population et pas seulement pour ces super-riches finalement auquel vous voulez prendre une partie de leurs revenus. C 'est super, Ries. Donc, à chaque scrutin fiscal depuis que le monde est monde, on nous dit « attention, ils vont partir », ils vous ont appelés, ils vous ont dit « attention, je pars ». Alors, vous ne croyez pas si bien dire. D 'abord, on a mesuré quel serait l 'effet pour le canton de Genève et quel était le poids de ces un peu moins de 400 personnes. Leur poids, il est considérable. Aujourd 'hui, ces personnes représentent dans le cadre des impôts qu 'ils payent 17 ,5%, donc c 'est moins de 400 personnes, 17 ,5 % de l 'impôt total que nous percevons sur la fortune et sur le revenu.
14:10Fortune plus revenu, 17%. 17 ,5%. Et donc, évidemment, que notre inquiétude, c 'est si ces personnes quittent le canton. Parce que l 'effet, c 'est pas simplement qu 'elles vont quitter le canton, c 'est qu 'on ne pourra plus financer les politiques publiques et nous devrons, par conséquent, augmenter les impôts de tous les autres de la classe moyenne. Et ça, c 'est évidemment, on vient de les baisser, mais on a besoin de ces personnes-là. Et effectivement, ça, c 'est une inquiétude très importante. Et puis j 'aimerais souligner un autre élément. Ces fortunes que vous voulez taxer au-dessus de 50 millions, elles font déjà l 'objet de taxation au quotidien.
14:53Ces fortunes, elles sont taxées dans le cadre de l 'impôt sur la fortune. La Suisse est un des seuls pays qui taxe encore la fortune, qui taxe encore l 'outil de travail. Donc c 'est évidemment très inquiétant. Et vous misez tout sur un événement, une taxation. Donc on mise la taxation sur le décès de la personne. Mais moi j 'aimerais rappeler que ces personnes-là, elles payent des impôts récurrents avant de mourir. Tous les ans, récurrents. Et si elles arrêtent de payer ces impôts tous les ans, eh bien ce n 'est pas une taxation une fois qu 'elles sont mortes qui vont permettre de se mettre au même niveau.
15:32compris, madame la ministre. Delphine Klopp-Folstein, est-ce que vous êtes prêts à prendre le risque, vous qui êtes Genevoise avant d 'être verte ? Je ne sais pas, vous qui êtes Genevoise et verte, d 'ailleurs. C 'est Mathias Rénard un jour qui m 'a dit que je suis saviaison avant d 'être valaisan et valaisan avant d 'être suisse. Je ne sais pas si ça marche aussi pour HMF. Je suis bernoise, en fait, d 'origine. En plus. Non mais 400 contribuables qui payent 17 ,5%. Est-ce qu 'on prend le risque ? Non mais très clairement, je ne cède pas à la panique du PLR. Aujourd 'hui, on sait très bien pourquoi ces personnes Pourquoi ces personnes sont ici en Suisse ?
16:03On sait très bien qu 'est-ce qu 'elles recherchent en Suisse. Ce n 'est pas uniquement… Pas PLR. C 'est l 'avis du Conseil d 'État. C 'est l 'avis de l 'ensemble des gouvernements cantonaux. Alors, il se trouve que le PLR est complètement sur cette ligne, que les Verts libéraux sont complètement sur cette ligne. C 'est une grande panique à bord. Moi, ce que je vous dis ici, c 'est que, tout simplement, ces personnes qui habitent en Suisse, elles ne cherchent pas uniquement l 'intérêt fiscal. Elles cherchent une stabilité. Et qu 'est-ce que la Suisse leur offre à ces personnes ? Une certaine stabilité, c 'est une stabilité politique qu 'on sait bien faire.
16:35En Suisse, contrairement à beaucoup de pays, et des pays qui ne sont pas très loin de chez nous d 'ailleurs, c 'est aussi une sécurité, c 'est une sécurité juridique, c 'est aussi des infrastructures et finalement un service public. Mais pardon, mais Monaco, il y a de sympathiques infrastructures, c 'est assez sûr, on s 'y déplace assez facilement. Et donc, ça veut dire, tout simplement, c 'est que ces personnes, on sait aussi qu 'elles choisissent d 'être en Suisse aussi parce qu 'elles ont cette stabilité-là. À côté de ça, sur la peur qu 'elles quittent et le diable qui est peint sur les murailles, ce qu 'on peut dire très clairement aussi, c 'est que c 'est de la spéculation.
17:14On ne sait pas très bien si ces personnes, comment est-ce qu 'elles pourraient potentiellement réagir. Ça, c 'est sûr. Mais ce qu 'on sait très clairement, c 'est que la manne qu 'on peut avoir, la manne fiscale qu 'on peut avoir sur les successions, alors que la Suisse, sur les successions, a un retard très clair sur notre capacité à taxer sur les successions, et en particulier les grosses successions, et c 'est bien de celles-là dont on parle aujourd 'hui, eh bien, c 'est un outil qui est intéressant aujourd 'hui, où on peut imaginer lever assez d 'argent de manière à pouvoir financer une crise qui, aujourd 'hui, et ça, c 'est important de le dire, on va peut -être revenir en détail sur le climat, mais c 'est vraiment important de le dire, Cette crise-là, aujourd 'hui, si on n 'agit pas, et cette crise, ce n 'est pas une lubie des verts, ce n 'est pas une lubie de l 'écologie, ce n 'est pas une lubie des jeunes socialistes.
18:00La crise climatique, elle est là aujourd 'hui. On entendait encore hier les experts scientifiques qui disaient qu 'on est déjà beaucoup plus loin que ce qu 'on pouvait imaginer. Ça veut dire qu 'on doit vraiment s 'engager aujourd 'hui. Et on va devoir s 'engager également financièrement. Et c 'est donc une bonne manière d 'avoir de l 'argent, de manière à payer aujourd 'hui ce que demain sera beaucoup plus cher. Alors on va revenir en détail sur la question avec le lien avec le changement climatique. Je vous donne la parole dans une seconde, Céline Weber. On va faire ça, mais j 'aimerais, si vous êtes d 'accord, qu 'on continue juste encore sur la stricte question des successions et la question qui se pose en l 'occurrence de la mobilité, de l 'ultra-mobilité de ces gens qui sont concernés.
18:42C 'est vrai qu 'on nous la sert à chaque fois et puis ils sont toujours là. Est-ce qu 'elle a vraiment tort, Delphine Brodini, Klopp von Stein ou Klopp von Stein Brodini? Écoutez, c 'est très clair. Toutes les études économiques sérieuses montrent que si vous augmentez un tout petit peu l 'impôt des super-riches, et encore une fois, c 'est quoi ces super-riches? Ce sont des entrepreneurs qui investissent, qui font travailler nos personnes ici et qui payent des impôts. Ce ne sont pas des gens qui n 'ont rien d 'autre à faire que de prendre leur jet privé pour faire trois fois le tour des montres par mois.
19:13On a aussi, mais je ne suis pas très présentatif. Et peut -être juste pour donner un chiffre, malgré tout, parce qu 'on parle toujours de ces jets privés, les jets privés, c 'est entre 2 à 4 % des émissions de CO2 de l 'aviation et l 'aviation, c 'est 2 ,5 % de toutes les émissions mondiales. En clair, les jets privés, c 'est à peu près 0 ,05 % des émissions. Ça ne veut pas dire qu 'il ne faut rien faire. D 'ailleurs, mon parti s 'est engagé pour améliorer la situation pour les jets privés. Mais simplement, toujours... Je ne vous ai pas interrompu non plus. Je ne vous ai pas interrompu, s 'il vous plaît.
19:44Pourquoi mon parti a refusé de taxer le kérosène ? Je vous remercie de venir sur cette question, parce que ça va me permettre de développer. Mon parti a refusé parce que nous avons réussi, avec le conseiller fédéral Rusty et d 'autres membres, notamment du PLR, à demander aux entreprises en Suisse qui louent ces fameux jets privés, de s 'engager formellement à réduire le kérosène et à mettre du carrosène synthétique pour réduire les émissions de CO2 et arriver à zéro d 'ici 2050. Si on n 'avait pas fait ça, si on avait, comme vous aimez toujours le faire à gauche, taxé uniquement, est-ce que vous pensez vraiment qu 'un de ces super riches, comme vous les décrivez, est-ce que vraiment il ne va pas prendre l 'avion parce que vous lui taxez 500 francs, même 2000 francs sur son billet d 'avion ?
20:30Évidemment que non. Évidemment qu 'il va le prendre, son avion. Et c 'est là que, sur l 'écologie, il faut être un petit peu pragmatique et il faut aussi adapter les solutions pour arriver à un but et votre seul but à vous, en réalité, encore une fois, ce n 'est pas le climat, ce n 'est pas l 'écologie, c 'est la chasse aux sorcières sur les super-riches comme on l 'a vu dans toutes vos précédentes initiatives. Alors, il y a une incertitude qui est évidemment liée à la question de partiront ou partiront pas, ces fameuses ultra-rises, Julien Berthaud, c 'est les retombées fiscales. Et Christophe Cyroul a dit, alors là, vous nous dites 6 milliards, la Confédération, enfin l 'administration fédérale des contributions nous dit 4 milliards et des brouettes.
21:05Marius Brulhardt, dont vous saluez le travail, imminent professeur nous dit ça pourrait aussi coûter 700 millions dans un mauvais scénario à la Confédération donc il faut croire qui ? Déjà la première des choses c 'est de mettre de côté cette étude brûlée pour une raison simple c 'est qu 'elle ne prend pas en compte dans l 'étude quelque chose qui est écrit noir sur blanc dans le texte d 'initiative c 'est -à-dire qu 'on va mettre des mesures en place pour éviter, pour empêcher l 'évitement fiscal. Mais c 'est les quêres, on va les attacher Non, très simplement, laissez-moi finir laissez-moi finir, merci beaucoup les mesures concrètes pour l 'évitement fiscal, c 'est le taxe de sortie du capital qui existe au Canada, qui existe au Royaume-Uni, qui existe en France, qui existe en Allemagne, qui existe partout, sauf en Suisse.
21:45Donc nous, on veut mettre concrètement des mesures contre la fuite des ultra-riches, mais il y a une raison pourquoi le camp bourgeois aime toujours rappeler cette fuite des ultra-riches. Il ne faut pas oublier pour qui ils roulent... Ils n 'ont pas complètement tort, c 'est des gens dont vous êtes conscient qui sont ultra-mobiles quand même. Alors, il y a une partie qui est évidemment mobile, il y a une partie qui ne l 'est pas, avec des entreprises, etc. Mais nous, ce qu 'on veut empêcher, c 'est cette mobilité. On veut simplement mettre en place des mesures qui empêcheraient cette mobilité.
22:08Donc, imaginons, on veut sortir de Suisse avec du capital, on est imposé sur ce capital. Il y a des impositions sur la sortie du capital, comme au Canada, qui montent jusqu 'à 50%. Donc, c 'est des choses qui existent déjà au niveau international et qu 'on veut simplement appliquer. Mais pourquoi est-ce que le camp bourgeois, PLR, milieu économique, etc., aime toujours rappeler cette fuite des ultra-riches ? C 'est pour empêcher toutes les avancées sociales, Toute avancée sociale qu 'on veut faire, c 'est, ah, ça va détruire l 'économie, les riches vont partir, et c 'est pour ça. Il faut se rappeler pour qu 'ils roulent les partis politiques.
22:44Et face à nous, on a des partis qui sont financés par les milieux économiques. Le parti a financé le parti vert libéral, je peux vous dire que les finances du parti socialiste sont nettement supérieures à celles du parti vert libéral. Vous pouvez aller voir le contrôle des finances. Les finances du parti socialiste global sont probablement supérieures au PVL, mais c 'est aussi proportionnel à leur pouvoir politique en Suisse. On nous dit qu 'on est financés par les grandes multinationales méchantes. Non, c 'est faux. Il relève un élément majeur de cette initiative. Et alors que Mme Klopfenstein-Brogini parlait de sécurité juridique en Suisse, il y a dans cette initiative un élément qui a été relevé par le Conseil fédéral et qui enlève toute sécurité juridique.
23:24Et c 'est pour cela que cette initiative a commencé à faire partir les personnes à partir du moment où vous avez recueilli les signatures. parce que justement, vous vouliez cette taxe au départ. Et le Conseil fédéral l 'a dit, il le dit très clairement pour des raisons d 'ordre juridique, le Conseil fédéral s 'oppose à toute taxe au départ. Les gens ont le droit de changer de pays lorsqu 'ils le décident et de ne pas être taxés. Donc il faut arrêter, s 'il vous plaît, de continuer à faire peur avec cette mention. Elle ne rentrera pas en vigueur. Il ne l 'essaie pas de faire peur, il essaie de rassurer avec cette mention.
24:00Oui, il rassure les siens, mais il fait peur aux miens. Et à nouveau, je ne m 'exprime pas comme PLR. Je suis la vice-présidente des conseillers d 'État en charge des finances de l 'ensemble des cantons. Et nous avons de façon unanime rejeté cette initiative. Tous les cantons ont la même peur. Tous les ministres des Finances vivent la même situation. Certains cantons avec, évidemment, beaucoup plus de cas. certains cantons sans cas, mais on est conscient parce qu 'on voit tous les jours des personnes qui partent et on voit tous les jours, on a des personnes qui arrivent aussi. Mais ce que je peux vous dire, c 'est que depuis le lancement de votre initiative, on n 'a pas de personnes qui arrivent.
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24:43Et vous pouvez en parler aux grosses fiduciaires, non, les personnes très riches ne viennent pas, elles en ont peur. Delphine Klopf-Fotschein, on n 'a qu 'une heure. Il y a plein de sous-dimensions. Il y a évidemment que cette question de l 'exode des plus riches, on est une, mais il n 'y a pas que l 'exode des plus riches, Il y a aussi ceux qui sont… Il y a une autre question qui se pose et qui a mobilisé tous les milieux économiques, c 'est la question des PME. Plutôt les ME, plutôt que les PME. Parce que si c 'est une petite entreprise, on arrive rarement à 50 millions. Mais une entreprise moyenne, c 'est très fréquent.
25:16Comment fait, c 'est très concret, comment fait un entrepreneur ? Son entreprise vaut 70 millions, il la cède à ses enfants, il faut payer la moitié de 10 millions, 20 millions, pardon, ils ne peuvent pas le faire. Comment on fait ? Mais peut -être qu 'on peut relativiser aussi ce que ça représente, cet impôt à la fin. Parce que c 'est à partir de 50 millions. Mais ce n 'est pas évidemment, ce n 'est pas la moitié des 50 millions. Imaginons que vous avez une fortune de 60 millions à peu près. Eh bien, l 'impôt sur la succession, elle sera sur les 10 en plus. Ça veut dire qu 'à la fin, si vous avez une fortune de 60 millions, eh bien, vous payez 5 millions d 'impôt.
25:52Oui, mais le truc, c 'est que si la fortune, c 'est des parts dans l 'outil de travail, dans l 'entreprise familiale, ce qui est quand même le cas pour passablement de monde on ne peut pas l 'évacuer juste comme ça la fortune ce n 'est pas juste des dollars donc PIXOU c 'est des parts dans l 'outil de travail peut -être même pas de jet privé comment on fait ? ça reste une part infime de la population et ça je pense qu 'il faut vraiment l 'avoir en tête parce que ce sont très peu de personnes qui sont concernées et au final l 'impôt clairement tel qu 'il serait perçu reste petit par rapport à l 'entier de la fortune il faut bien se rendre compte que les personnes qui nous écoutent ici se rendent bien compte On parle de fortune de 50 à partir de 50 millions.
26:30Une entreprise, ça met rapidement 50 millions de fois. Oui, mais là, on l 'a aussi vu et ça a aussi été développé par les différents arguments aussi de la jeunesse socialiste, c 'est qu 'au fond, on se rend bien compte que ce ne sont pas notre tissu d 'entreprise qui est touché frontalement par cette initiative. On parle vraiment, on est en train de toucher. Et d 'ailleurs, ça fait partie des logiques aussi de l 'OCDE qui dit tout à fait très clairement, on devrait au fond s 'attaquer au sommet du sommet, à la pointe de la pointe, parce que c 'est là, au fond, qu 'on amasse une fortune qui est très conséquente, en touchant le moins possible à la fois notre tissu économique, à la fois nos PME, et puis évidemment la classe moyenne, parce que c 'est de celle-ci dont on parle, et la classe populaire en général.
27:10Parce que c 'est bien cet équilibre qu 'on doit réussir à trouver aujourd 'hui, on aura toujours plus de besoins, en termes sociaux, en termes climatiques, en termes aussi de génération, d 'âge, la population vieillit, eh bien, il faudra trouver des recettes. Et l 'idée qui est soulevée aujourd 'hui par les jeunes socialistes permet d 'avoir une possibilité de trouver une recette. Aujourd 'hui, on n 'entend absolument pas ça de la droite. On entend Karine Souter Keller qui déploie son programme d 'économie, ses paquets d 'économies, sans imaginer une seconde qu 'on devrait aussi trouver des mécanismes pour gagner de l 'argent d 'une certaine manière.
27:49et allons chercher là où il y a beaucoup de fortune. Nathalie Fontanet, comme toujours, il y a un monde souvent, et de plus en plus d 'ailleurs, entre le texte constitutionnel de l 'initiative qui est soumis au vote et trois ans ou une année après la loi d 'application. Le Conseil fédéral a insisté sur le fait qu 'il faudra respecter de la mise en œuvre tous les principes de constitutionnalité, de proportionnalité. Est-ce que vraiment on peut imaginer que le législateur, votre voisine, laissera les PME de ce pays être dépiautés, dilapidés, parce que l 'impôt l 'exige. On trouvera des solutions, comme toujours, on est bon en ce qui se passe.
28:23Moi, je ne veux pas imaginer que cette initiative puisse finalement être soutenue par la population, parce que je pense que la population, elle se rend compte qu 'au final, si on n 'a pas ces super-riches qui sont considérés comme l 'ennemi public numéro un par les jeunes socialistes, nous ne pourrons plus financer toutes les prestations sociales à la population que nous finançons aujourd 'hui. Et là, je vous parle comme chargé des finances parce que je vois l 'importance, je peux vous parler de nos pyramides fiscales, ce que payent les 1 % des plus riches du canton et ils payent plus de 69 % de l 'impôt sur la fortune.
29:061 % paye plus de 36 % de l 'impôt sur le revenu et on a des impôts extrêmement progressifs déjà aujourd 'hui qu 'est-ce que ça veut dire progressif ? On y reviendra parce qu 'ils sont progressifs peut -être dans le taux mais dans le temps ils ont plutôt tendance à baisser mais on y reviendra tout à l 'heure si vous le dites c 'est vrai pour l 'impôt sur la fortune et pour l 'impôt sur les successions mais beaucoup de pays ont abandonné ces impôts sur la fortune et on peut pas nous avoir et l 'impôt sur la fortune et l 'impôt sur les successions parce qu 'on ne vit pas dans une bulle. Et à partir du moment où on ne vit pas dans une bulle, de penser simplement que c 'est très bien de chez nous taxer les ultra-riches, eh bien non, ça va avoir l 'effet complètement inverse parce qu 'ils vont partir.
29:47Vous me demandiez tout à l 'heure si j 'avais eu des téléphones et des personnes. Et alors certains en ont appris leur départ sans qu 'ils nous appellent, mais d 'autres sont venus voir mon administration en disant, nous on s 'en va. mais si l 'initiative n 'est pas acceptée, on revient. C 'est simplement qu 'on ne peut pas prendre le risque et ces personnes-là, c 'était comme le disait ma voisine, Madame Barat, c 'était des pardon, Weber, pardon. Weber, oui, bien sûr. La pauvre, elle a déjà se démarqué des verres si vous la confondez avec Céline Barat. Excusez-moi, justement, c 'était le prénom, c 'était Céline qui m 'a...
30:24Je suis désolée. Ma voisine Céline, Weber, voilà. Eh bien, finalement, Du coup, je ne sais plus ce que je voulais dire, mais ces personnes ont peur et ce sont des entrepreneurs, ce sont des créateurs d 'emplois. Voilà, c 'est ce que je voulais dire. Ce n 'est pas des multimillionnaires qui ne font rien. Pourquoi vous avez, Julien Berthoud, après on enchaîne, j 'aimerais qu 'on parle vraiment du climat. Pourquoi est-ce que vous n 'avez pas prévu cet espèce d 'argument massue des milieux économiques sur les PME ? Pourquoi est-ce que vous n 'avez pas dit, tiens, on va exonérer l 'outil de travail, comme le font les Français, par exemple, sur l 'impôt sur la fortune ?
30:56Les entreprises, ce n 'est pas concerné, on parle de... Pourquoi ? Parce que même si on l 'aurait fait, concrètement, c 'est toujours l 'argument qui vient face à nous. La 99%, notre dernière initiative, elle ne touchait pas les PME. On a toujours menti sur le fait que ça touchait les PME du côté de la droite bourgeoise. Donc, ce qu 'il y a, il faut se rendre compte qu 'il y a une confusion générale qui est créée par les opposants et opposantes à l 'initiative entre entreprises familiales, PME, grandes entreprises. On se retrouve à défendre des entreprises de 650 employés en disant « Ah, c 'est une petite PME », etc.
31:26Et en fait, cette confusion est faite pour essayer de faire peur à la population. Ce qu 'on sait, c 'est que les riches, ils ne sont pas en train de partir. Il y a eu concrètement le ministre des Finances du canton de Souk qui a annoncé il y a quelques jours dans les médias qu 'au contraire, il y a des gens qui rentrent en Suisse actuellement plus que de départ et plus précisément dans le canton de Souk. Donc évidemment, il y a un mensonge et une menace qui est faite pour essayer de détourner l 'attention. Parce que le camp bourgeois, la droite bourgeoise ne veut pas, et surtout les milieux économiques, qu 'on mette l 'accent sur le fait que les ultra-riches sont responsables de la crise climatique.
32:00C 'est un sujet qui n 'est pas discutable. Eh bien, oui, rapidement, Céline Weber, et puis on va discuter de ce sujet, on va démontrer qu 'il est discutable, puisqu 'on va en discuter. Oui, peut -être, juste un point. On m 'a reproché par M. Berthold plusieurs fois de… on est payé par les ultra-riches, par les entreprises et tout. Peut -être la différence entre vous et notre camp, que vous aimez bien cataloguer de bourgeois, c 'est que nous, on discute avec les entreprises. Nous, on va sur le terrain. Et quand vous dites, c 'est que, vous avez dit tout à l 'heure, c 'est peut -être même pas les P, mais seulement les ME.
32:30Mais non, ces PME, même les plus grosses, qui vont être soumises à cette taxation, elles ont des fournisseurs, elles ont des entreprises plus petites qui leur livrent des matières premières, des pièces. Donc ça, des conséquences en cascade. Donc, c 'est pas seulement, et ça, c 'est important de le comprendre, c 'est pas seulement, entre guillemets, 2500 entreprises. entreprises, c 'est beaucoup plus, c 'est tout un tissu économique que vous êtes en train de bazarder et qui a été mis en place pendant des décennies et des décennies par des entreprises familiales. – Alors, on a fait le tour de la première partie, je crois, les gens se sont fait une idée, en tout cas vous avez exposé clairement vos arguments, j 'aimerais qu 'on se penche sur l 'autre volet, vous nous disiez, c 'est peut -être le principal, en tout cas pour vous Delphine Klopfenstein, c 'est -à-dire le lien avec l 'écologie, un nouvel impôt sur les ultra-riches pour financer la transition écologique, figurez-vous que ce lien-là interroge, comme souvent d 'ailleurs, notre excellent producteur éditorial Jean-Marc Yallon qui arrive ce soir avec une question longue.
33:27Bonsoir Jean-Marc ! Bonsoir Alexis, bonsoir tout le monde ! Comment ça va ? Ça va bien et vous ? Ça va bien, mais je constate qu 'une fois de plus, un sujet vous taraude ! Oui, vous commencez à me connaître, vous savez que parfois je suis un petit peu carré, comme ça un petit peu procédurier, et là il y a le fait qu 'il vous naît absolument. Donc cette initiative, même si tout le monde n 'est pas d 'accord, théoriquement, En tout cas, elle devrait rapporter de l 'argent et avec cet argent, l 'idée c 'est de l 'investir pour combattre, pour la transition climatique plutôt, protection du climat, mais aussi justice sociale.
34:00Ce sont vos mots, on parle évidemment de mesures énergétiques, de rénover des bâtiments, mais aussi par exemple de programmes de formation continue pour les gens dont le métier serait impacté par le changement climatique et donc qui devraient changer de métier. Aujourd 'hui, la Confédération, elle attribue déjà 2 à 3 milliards, ça dépend de ce qu 'on prend en compte, pour cette transition écologique. Mais manifestement, ce n 'est pas suffisant. Ce n 'est pas moi qui le dis. C 'est l 'association suisse des banquiers qu 'on ne peut pas soupçonner. Crypto, crypto communique. Voilà, absolument. Cette association a fait une étude et elle estime qu 'il faudrait investir environ 13 milliards par année jusqu 'en 2050 pour atteindre l 'objectif de la Confédération, le zéro carbone en 2050.
34:41Donc, il va manquer un petit peu d 'argent. Alors, pourquoi pas, effectivement, taxer ou imposer précisément les successions. Et c 'est là que ça devient un petit peu technique et c 'est là que je suis taraudé effectivement parce qu 'un impôt, c 'est censé aller dans les caisses publiques. Et c 'est pas censé… Général, absolument, dans les caisses générales, c 'est pas censé financer une politique publique précise. Ça, ce sont les taxes qui le font, elles alimentent des fonds qui sont liés à des projets. Un impôt, c 'est vraiment dans les caisses générales. Alors ma question, Julien Berthaud, elle est un peu formelle, j 'en conviens, mais comment est-ce qu 'on fait avec votre initiative si elle est acceptée ?
35:18comment est-ce qu 'on garantit que l 'argent qu 'on récupère va pour la transition climatique ? Alors ça, évidemment, on ne peut pas le noter dans le texte d 'initiative tel quel. C 'est évidemment les lois d 'application par la suite, etc. C 'est noté, l 'article 2 nous dit que l 'impôt est utilisé pour… Pour garantir que ce soit fait comme ça. Par contre, ce que nous, on veut faire, c 'est vraiment permettre d 'investir cet argent dans la transition écologique et sociale qui est transversale dans la société. C 'est pour ça qu 'on passe par une imposition. C 'est vraiment quelque chose qui est transversal et qui doit modifier fondamentalement comment on fonctionne.
35:48pour permettre une transition dans les domaines du logement, du travail et des services publics, sans s 'attaquer aux intérêts de la population, mais bien aux bénéfices de la population, comparé à ce qui a été proposé par le passé plusieurs fois, où ça allait toucher aussi l 'imposition de la population en général. Mais ici, on vise vraiment de taxer les plus riches au profit de la population en général, pour permettre des rénovations dans les logements, pour permettre… La question qu 'on pose, c 'est que vous faites vraiment le lien. dans la constitution entre l 'impôt et le financement d 'une politique publique en particulier qui essaie de lutter contre le climat et lui il vous dit d 'ailleurs les fiscalistes qui nous regardent sont un peu chafouins en disant mais attendez, on m 'a toujours appris que l 'impôt à la différence de la taxe ça va dans les pièces générales, donc l 'État il en fait ce qu 'il veut Nathalie Fontanet, langage des infirmières où elle sauve la planète, mais c 'est elle qui choisit enfin la démocratie Alors l 'initiative elle n 'a pas été invalidée par la chancellerie ça a été accepté aussi cette clause de rétroactivité dont on parlait précédemment donc c 'est quelque chose qui fonctionne juridiquement et légalement, qui n 'est pas du tout un problème, mais qui est justement, ce qu 'on essaie de faire avec cette initiative, c 'est justement de faire ce lien entre les ultra-riches et la crise climatique et ce lien on peut le faire uniquement par une imposition et c 'est pour ça qu 'on a décidé de le faire.
36:57Céline Weber, c 'est aussi simple que ça ? Absolument pas. J 'aimerais d 'abord revenir un peu sur les chiffres. Effectivement, M. Berthoud lui-même a cité cette fameuse étude de l 'Association suisse des banquiers dans une opinion du temps. Alors, d 'abord quand même, juste dire que l 'Association suisse des banquiers n 'arrive pas à la même conclusion que M. Berthaud, juste pour être clair. Sur les moyens d 'arriver. Voilà, sur les moyens d 'arriver. Non, mais sur les besoins, oui. Maintenant, sur les besoins, on parle de 13 milliards, mais ce qu 'il faut savoir, c 'est que, de toute façon, on investit chaque année dans les infrastructures énergétiques en Suisse.
37:33Ça, ce n 'est pas nouveau. Les 13 milliards, c 'est ce qu 'on investirait. Le surcoût lié à la transition énergétique. C 'est -à-dire, vous avez le choix entre continuer comme maintenant, ce qui n 'est pas une bonne option, ou faire la transition énergétique, ce qui est la bonne option. Dans la transition énergétique, effectivement, vous avez 13 milliards par année. Mais le surcoût par rapport à faire comme maintenant, il est plutôt chiffré aux alentours de 2 à 3 milliards et pas de 13 milliards. Or, ces 2 à 3 milliards, c 'est précisément l 'argent que met annuellement la Confédération pour la transition énergétique.
38:04À ça, il faut encore ajouter tout ce que les privés mettent, tout ce que les entreprises mettent. Donc, on voit bien qu 'on ne peut pas simplement dire « Ah ben, c 'est 13 milliards, c 'est beaucoup, et puis on va devoir trouver l 'argent ». Il faut être un petit peu plus nuancé dans les chiffres. Il faut voir le surcoût par rapport à la situation actuelle. – Est-ce qu 'on met les cantons également ? – Merci, Jean-Marc, de vous être laissé tarauder par cet élément formel, mais à mon avis, assez central dans cette question-là. D 'ailleurs, je vous laisse partir, mais vous m 'avez taraudé de manière un peu contagieuse à votre tour, puisqu 'il y a cette question qu 'il nous pose sur l 'attribution à une politique publique en particulier ou pas, droit fiscal, qui à l 'autre c 'est celle de l 'unité de matière.
38:46On est censé présenter des initiatives avec une unité de matière, là d 'un côté on taxe les risques, de l 'autre on veut sauver la planète. Est-ce que la question de la validité aurait dû se poser ? Apparemment c 'est passé, vous nous l 'avez dit, mais est-ce qu 'elle aurait dû se poser ? Moi je n 'ai pas fait l 'analyse de la validité de cette initiative. je pense qu 'il était dans l 'intérêt de celles et ceux qui s 'y opposent de faire en sorte qu 'elles ne soient pas bloquées par des recours parce que considérées comme possiblement invalides sur certains points C 'est intéressant, au Parlement à droite vous êtes dit, votons sur ce truc le plus rapidement passé J 'essaie de traduire, je prends la responsabilité Non, ne traduisez pas les mots C 'est ce que Mme Fontanet a dit Il faut savoir que quand une initiative est déposée, elle est d 'abord déposée à la chancelle Et c 'est la chancellerie qui analyse si l 'initiative…
39:35Avec le département de justice et police, je crois, non ? Voilà, si l 'initiative est recevable ou pas. Et si vous lisez le message du Conseil fédéral, le Conseil fédéral dit effectivement que c 'est à la limite, mais qu 'à partir du moment où il s 'agit de prélever et de distribuer un impôt, on peut considérer, je dis bien on peut considérer, je ne veux pas jusqu 'à dire que la chancellerie vous a fait une fleur, mais qu 'il y a une unité de matière. mais effectivement c 'est un sujet qui a été beaucoup discuté au niveau de la chancellerie et du département de justice. C 'est juste pas la question, cette initiative elle a été validée.
40:10Mais on est bien d 'accord, on la pose quand même parce que c 'est vrai qu 'elle est un peu particulière. Et ça veut dire que le droit suisse va permettre de la mettre en œuvre. À partir de ce moment-là, elle a toute sa légitimité. Et c 'est une très bonne nouvelle, vive la démocratie, on est bien d 'accord. Maintenant sur les questions des recettes, alors si la droite et les Verts libéraux estiment que la politique menée aujourd 'hui par Albert Rushdie avec l 'argent qu 'on a aujourd 'hui à disposition pour répondre à la crise climatique est suffisante, eh bien moi ce que je vous propose ici c 'est plutôt de chercher des logiques pour avoir plus de recettes.
40:38Et alors évidemment l 'initiative des jeunes socialistes donne une solution il y en aurait d 'autres, on peut imaginer et puis j 'en dis quelques-unes ici, on pourrait imaginer avoir une taxe sur la TVA une TVA plus haute par exemple sur les produits de luxe on pourrait aussi imaginer taxer le kérosène parce qu 'aujourd 'hui il faut voir que l 'aviation profite de privilèges qui sont absolument inacceptable. Et donc, ça veut dire qu 'on aurait potentiellement d 'autres possibilités. La question des successions de fortune élevée est une solution. Maintenant, la question du climat, évidemment qu 'elle est centrale.
41:09Les objectifs qu 'on s 'est fixés, notamment à travers la loi climat, le peuple a plébiscité cette loi avec un objectif zéro émission de CO2 à l 'horizon 2050. On ne l 'atteindra pas. On ne l 'atteindra pas si on n 'active pas aujourd 'hui des politiques qui vont clairement dans le sens d 'une réduction massive de nos émissions de CO2. Et pour ça, il va falloir investir. C 'est pour ça que c 'est intéressant aussi de voir que, finalement, l 'argent qu 'on aura aujourd 'hui, c 'est de l 'argent qu 'on va investir de manière à, dans les années qui vont venir, les décennies qui vont venir, eh bien, c 'est de l 'argent qui va nous rapporter.
41:39Parce qu 'on le sait, l 'inaction politique va nous coûter très cher. Mais est-ce qu 'il y a un message subliminal en creux, qui est éventuellement contre-productif et qui consisterait à dire, vous savez quoi, on a un problème de climat, c 'est de la faute des super-riches, on va taper les super-riches, et du coup, les autres, continuer à vivre comme vous le voulez, c 'est un problème de riche le climat, c 'est pas un peu ce qu 'elle dit en creux ? Alors la question, il y a la forme et le fond et on peut le dire quand même les personnes qui ont beaucoup d 'argent naturellement investissent plus et naturellement ont potentiellement un impact plus élevé on l 'a vu d 'ailleurs le lendemain de la votation sur la loi CO2, notamment sur la taxe sur les billets d 'avion, où un sondage Sotomont a clairement montré qu 'au fond celles et ceux qui payeraient au fond cette taxe c 'est avant tout les personnes les plus fortunées parce que c 'est elles qui voyage davantage en avion.
42:26Donc il y a un parallèle. Ce parallèle, on peut le faire, mais ce sur quoi moi j 'ai vraiment envie de me concentrer, c 'est qu 'on doit trouver une manne, on doit trouver des recettes. Parce que la population vieillit. La population a besoin aussi... Les écarts, et on y reviendra tout à l 'heure, les écarts entre toujours plus riches et toujours plus pauvres se creusent de plus en plus. Ça veut dire qu 'on aura aussi besoin de services publics adaptés pour une population qui s 'appauvrit. Et notamment en raison des assurances maladie, en raison des logements qui sont toujours plus chers. Et ça, c 'est un vrai mal de société.
42:57Alors, la réponse aujourd 'hui, trouver des recettes là où il y a de l 'argent, là où ça ne touche pas la classe moyenne, ça ne touche pas la classe populaire, de l 'argent pour répondre clairement à la crise climatique. Si on ne fait rien aujourd 'hui, demain, ça nous coûtera des milliards et des milliards. Vous me servez ma transition, c 'est absolument parfait, puisque j 'aimerais qu 'on boucle la boucle. On va revenir à la position des successions comme outil de réduction des inégalités ou non. Mais j 'aimerais précisément qu 'on parle vraiment du point de départ de l 'initiative. On a parlé du climat.
43:27Le point de départ, ce sont ces inégalités de fortune qui se creusent partout dans le monde, qui se creusent en Suisse aussi, et qui deviennent un sujet politique brûlant chez nous, on le voit maintenant, mais pas uniquement chez nous, bien au-delà de nos frontières. Focus de Christophe Sirot.
43:47Rio de Janeiro, été 2024. Devant les principales puissances économiques mondiales, le ministre brésilien des finances savoure l 'instant. Voir l 'idée de taxer les ultra-riches figurés dans une déclaration du G20, peu de gens dans cette salle auraient pu imaginer ça. Le G20, d 'accord sur le principe de réduire les inégalités pour financer le développement durable, à défaut d 'un consensus ferme sur un impôt mondial pour les plus nantis, puisque des pays comme les États-Unis freinent sa mise en œuvre. Il n 'empêche, Brésil, Royaume-Uni, Allemagne, Norvège, les appels à imposer les ultra-riches se multiplient.
44:27La France, qui se cherche toujours un budget, se déchire autour de la proposition de l 'économiste Gabriel Zuckmann de fixer un impôt plancher de 2 % sur les patrimoines supérieurs à 100 millions d 'euros. Car le constat est mondial et sans appel. Crise géopolitique, crise climatique, pandémie, pouvoir d 'achat, le fossé riche-pauvre se creuse à vitesse grand V. 3 ,5 milliards de personnes vivent avec moins de 7 dollars par jour et ça ne change pas depuis les années 90, selon l 'ONG Oxfam. Alors que rien qu 'en 2024, la fortune des 3000 milliardaires que compte la planète a augmenté de 2000 milliards de dollars et trois fois plus vite qu 'en 2023.
45:11C 'est à ce point disproportionné qu 'aux Etats-Unis, par exemple, des patriotes fortunés réclament d 'être taxés davantage. Question de rééquilibrage. Je pense qu 'aujourd 'hui, c 'est le bon moment pour les millionnaires et les milliardaires de payer leur part équitable d 'impôts. Vous pensez quoi ? Plus fort. En Suisse, au pays de l 'opulence, les inégalités se creusent aussi. C 'est d 'abord dû à une concentration extrême de la fortune. La Suisse serait à ce titre plus inégalitaire encore que les Etats-Unis, avec 1 % de la population détenant 42 % de toute la richesse nationale. Et pendant que les riches s 'enrichissent, les revenus réels des classes moyennes et populaires stagnent.
45:56La vie est chère, leur fortune baisse. Sommes-nous prêts à ce que ce gouffre se creuse encore ? Taxer les ultra-riches, est-ce la formule magique contre les inégalités ? Ou alors, faut-il plus radicalement réformer le système fiscal en profondeur ? Céline Weber, les faits sont là. Parfois on trouve ça caricatural, parfois ça agace. Mais les riches, les très riches deviennent de plus en plus riches, de plus en plus très riches. C 'est comme ça, c 'est comme ça en Suisse aussi. Alors qu 'est-ce qu 'on fait ? Si on ne fait pas ça, on ne fait rien ? – Non mais ça montre exactement ce que je disais au début, à savoir que le climat c 'est qu 'un prétexte pour cette initiative.
46:35En réalité, ce que les jeunes socialistes ne supportent pas, c 'est qu 'il y ait des riches. – Non, des inégalités je crois, surtout des riches. – Ils veulent quand même taxer les riches aussi. Et c 'est ça qu 'ils ne supportent pas. Et vous pouvez, même avec cette initiative, vous n 'allez pas économiser le moindre kilo de CO2 juste parce que vous avez taxé des gens qui payent des impôts ici. D 'accord, mais là on parle précisément, vous nous dites que le climat est un prétexte, ça tombe bien, on n 'en parle plus. On parle maintenant de réduire les inégalités. Quand on a d 'un côté des inégalités de fortune qui se creusent de manière objective et qu 'on a de l 'autre des besoins de prestations sociales qui augmentent partout, Madame la Grande Argentière en sait quelque chose, de manière objective aussi, ça ne veut pas dire qu 'il y a quelque chose de pourri dans le logiciel.
47:18Mais est-ce que vous pensez vraiment dans ce cas qu 'en faisant fuir les gens qui sont des bons contribuables et en reportant la manne fiscale sur la classe moyenne, que vous allez contribuer à réduire les inégalités, bien au contraire. Et si vous voulez vraiment, et c 'est le but de tout le monde, créer des conditions égalitaires pour un maximum de gens, à ce moment-là, ce qui est le plus important, c 'est la formation. C 'est de permettre aux gens d 'acquérir une profession. Et en tant que président de la conférence romande pour la formation continue, je peux vous dire que j 'en sais quelque chose.
47:51Je me préoccupe régulièrement des changements de profession, parce qu 'on peut imaginer que Ramoneur, dans dix ans, c 'est un métier qui n 'existera plus. Donc ça, c 'est important. La formation est importante pour permettre aux gens de trouver un emploi et à leur tour de contribuer à la société. Mais ce n 'est pas simplement de fixer un impôt. Je passe par Julien Berthaud. Julien Berthaud, est-ce qu 'on va résoudre le problème des inégalités, qui est un problème colossal, en taxant 2500 contribuables de manière assez confiscatoire ? On va commencer à résoudre le problème. En Suisse, on est dans une situation où les 300 ménages les plus riches du pays possèdent 833 milliards.
48:28Et où est le problème ? Ils payent des impôts ? Le problème vient du fait que, sur les 20 dernières années, leur fortune a doublé, tandis qu 'il y a encore 700 000 personnes en Suisse qui vivent dans la pauvreté et 1 ,4 million qui sont menacées par celle-ci. Et je ne me laisserai pas traiter cette initiative de prétexte, enfin la question du climat dans cette initiative de prétexte, par quelqu 'un qui représente un parti pour lequel le climat est un prétexte pour mener une politique libérale. Absolument. Je pense que les travaux que nous avons menés pour la loi pour l 'électricité, pour la loi pour le climat, pour la loi sur le CO2, que nous avions accepté, malheureusement c 'était refusé par le peuple, je trouve là un peu facile maintenant de nous critiquer d 'être écologiques que par prétexte.
49:11Un partout, balle au centre. Nathalie Fontanet, je vous donne une seconde. On prend deux indicateurs. Ensuite vous dites ce que vous voulez de toute façon puisque vous êtes une femme politique. En matière d 'égalité, la boussole absolue, c 'est le coefficient de Gini. Il y a deux coefficients de Gini. Il y a le coefficient de Gini sur les inégalités de revenus. Là, la Suisse est plutôt bonne, bonne élève. Ça a même baissé les inégalités depuis 2005 au niveau du revenu. Mais c 'est un arbre qui cache la forêt de la fortune, puisque les inégalités de fortune, elles, sont extrêmement élevées. 0 ,78, c 'est beaucoup.
49:42En gros, quand on est à 1, c 'est l 'enfer. Et quand on est à 0, c 'est le paradis. 0 ,80, c 'est plus proche de l 'enfer que du paradis et c 'est surtout très mauvais en comparaison internationale. Je vous pose la même question, un peu Nathalie Fontanet. Est-ce qu 'on a pris la mesure de ce phénomène ? C 'est une bombe à retardement social pour ce pacte social de ce pays ? Moi, je vous remercie pour la question. J 'aimerais revenir sur vos propos. En fait, ce n 'est pas un mécanisme de vase communiquant. Oui, les faits sont là. On a aujourd 'hui des personnes dont les fortunes s 'accroissent et puis on a des personnes dont la situation se dégrade.
50:18Mais finalement, le fait que les riches deviennent plus riches, ce n 'est pas pour cette raison que les pauvres s 'appauvrissent. Bien sûr que non, au contraire. L 'écart se creuse quand même. L 'écart se creuse, mais l 'un n 'est pas lié à l 'autre. Ce qui fait que les pauvres deviennent plus pauvres, c 'est ce qu 'a dit Mme Weber tout à l 'heure, c 'est le fait que les pauvres n 'ont pas de formation, c 'est ce qui manque, n 'ont pas de débouchés. Nous, on n 'est pas pour une société égalitaire au système communiste, où tout le monde devrait se retrouver au même niveau. Nous, ce qu 'on veut, c 'est l 'égalité des chances.
50:55C 'est que chacun ait les possibilités d 'accéder à des formations. Je vais vous donner un chiffre. Aujourd 'hui, le conseiller d 'État en charge de la cohésion sociale chez nous nous a donné un chiffre. il nous a indiqué que 70 % des jeunes de moins de 25 ans qui sont aujourd 'hui à l 'aide sociale, 70 % de ce nombre-là, n 'ont pas d 'autre formation que le cycle d 'orientation. Eh bien ça, c 'est évidemment, ils n 'ont pas d 'autre formation. Ça, c 'est évidemment un signe de précarité, c 'est là-dessus qu 'on doit travailler pour que les pauvres qui aujourd 'hui, leur pauvreté s 'accroît, arrivent à avoir plus de moyens, arrivent à entreprendre, arrivent à avoir des formations qui leur permettent de se développer.
51:44Et ce n 'est pas en taxant plus les riches que cela va permettre cela. – Ce n 'est pas parce que les riches sont riches que les pauvres sont pauvres, nous dit Nathalie Fontanet. – C 'est un modèle un peu simpliste. C 'est ce que je dirais aujourd 'hui, Genève accueille… Genève est la plateforme des négoces de matières premières. On le sait très bien, quand on commence à spéculer sur le sucre, on spécule sur le blé, on affame des populations entières. Et on offre la gratuité des transports publics aux Genevois. Non, mais ça veut donc dire que oui, bien sûr, que des politiques menées qui servent certains ultra-riches et qui servent un certain commerce, notamment celui des matières premières, a un impact direct sur la population.
52:19Et ces écarts de population, ces écarts de fortune, on les voit, alors on peut les discuter au niveau national, mais on doit aussi prendre un tout petit peu de hauteur et voir ce qui se passe au niveau mondial. Il y a des populations entières qui s 'appauvrissent. et notamment la crise climatique va les appauvrir toujours plus, les catastrophes climatiques vont les appauvrir toujours plus. Il y aura des mouvements de population et ces mouvements de population, ce n 'est pas eux qui l 'ont choisi. Ces personnes qui vivent dans une certaine pauvreté, elles subissent aussi le train de vie qu 'on a mené nous aussi et finalement cet impact, l 'impact climatique que les pays du Nord fortunés génèrent a un impact direct sur des pays plus pauvres et ce lien, il existe très clairement aujourd 'hui.
53:03C 'est pour ça que si on investit aujourd 'hui dans des politiques climatiques, et si on revient à la Suisse, on pense à Blatton, on pense à la Vallée Madge qui a débordé les catastrophes naturelles qui nous touchent directement chez nous en Suisse. Ce sont des populations, ce sont des Tessinois qui habitent le long de la Madge, qui ont vu leur maison disparaître sous les flots. Alors ça veut dire que oui, on doit pouvoir réfléchir à comment on finance l 'adaptation au réchauffement climatique mais pour ça il faut de l 'argent et c 'est pas la politique menée aujourd 'hui par le PLR au Conseil fédéral qui cherche qu 'une chose, c 'est -à-dire à chercher des économies partout où c 'est possible dans les transports publics, dans les crèches dans les énergies également dans la transition pour les nouveaux métiers parce qu 'il faudra créer des nouveaux métiers on ne va pas abandonner les travailleurs les travailleuses mais par contre on va devoir abandonner des métiers et pour ça il va falloir créer évidemment des nouvelles structures mais pour ça il faut de l 'argent Céline Weber les successions, le montant total des successions et des donations en Suisse par année, c 'est 100 milliards.
54:03100 milliards. 100 milliards, ça fait 15%, un peu moins. On est à 936 % de PIB, ça fait... 11 % du PIB suisse. 11 % du PIB suisse, c 'est plus que la finance, les banques, plus les assurances, plus, en gros, à peu près toute la pharma et toute la chimie. J 'exagère à peine. 100 milliards. net d 'impôts, est-ce que le moment n 'est pas venu de tout à coup s 'intéresser à la fiscalité des successions ? Je ne dis pas 50 millions, je ne dis pas 50%, mais pourquoi est-ce que ce secteur d 'activité qui pèse 15 % du revenu du pays ne paie pas d 'impôts ? J 'aimerais d 'abord juste revenir sur quelque chose qui a été vite.
54:45Pour rassurer M. Berthaud, je vous invite à aller voir les motions et postulats que je dépose à Berne et vous verrez que le climat ce n 'est pas juste un prétexte. Pour revenir à votre question, milliards. On cherche de l 'argent partout, il y a 100 milliards. Oui, je vais vous apposer un autre chiffre à ces 100 milliards. En Suisse, on est un pays de fondations privées de premier plan. On a 13 000 fondations qui gèrent 140 milliards. Ces 140 milliards, c 'est du mécénat. C 'est de la philanthropie. C 'est pour le climat. C 'est pour la formation. C 'est pour la culture. C 'est pas de l 'argent qui dort.
55:18Encore une fois, il faut vraiment se sortir cette idée de la tête que les riches sont riches parce qu 'ils ont une fois mis un franc à la banque et qu 'ils sont allés s 'endormir et que pendant ce temps, l 'argent a travaillé et qu 'ils sont devenus... Est-ce que ce n 'est pas une bonne idée au moment où les inégalités... Pourquoi est-ce que c 'est... Il y a 30 ans, en Suisse, on taxait les successions. Il y a 30 ans, un franc, hérité en moyenne, était taxé sur un franc qu 'on touchait, on lâchait 4 ,3 centimes. Ça, c 'était il y a 30 ans. Aujourd 'hui, on lâche 1 ,6 centimes. L 'impôt sur la fortune, il y a 30 ans, taux moyen suisse 0 ,8.
55:50Aujourd 'hui, taux moyen suisse 0 ,4. On impose de moins en moins, en Suisse, fortune, je repose ma question, est-ce qu 'on n 'a pas un problème ? Moi je trouve que vos chiffres sont très intéressants, mais il faudrait, il faudrait, parce que nous ne vivons pas dans une bulle ou sur une île, il faudrait les comparer aux chiffres des pays de l 'OCDE, aux chiffres mondiaux, parce qu 'à partir du moment où... Les Français prennent 21 milliards par année sur les successions. Les Français n 'ont absolument plus d 'impôts sur la fortune. Ils ont eu d 'impôts... Ah bah évidemment, mais alors, on peut revoir l 'ensemble du périmètre de la taxation.
56:23On peut décider qu 'on abandonne l 'impôt sur la fortune, qu 'on abandonne l 'impôt sur l 'outil de travail et qu 'on fera payer un impôt sur les successions. Pourquoi pas ? Mais on ne peut pas taxer l 'impôt sur la fortune, l 'impôt sur l 'outil de travail alors que d 'autres pays ne le font pas et en plus avoir un impôt confiscatoire sur les successions telle que cette initiative. Ce qu 'on nous dit là est extrêmement intéressant. Est-ce qu 'il n 'est pas en train d 'apparaître une sorte d 'urgence fiscale ? On a fait pendant 10 ans de la fiscalité des entreprises dans ce pays. On avait ERE3, ça n 'a pas marché, on avait RFFA, ça a marché.
56:57Est-ce que maintenant, on a 100 milliards de successions qui ne sont pas taxées ? On a de l 'autre côté un impôt sur la fortune qui taxe l 'outil de travail qui commence à être problématique pour tous les créateurs d 'emplois, etc. On ne taxe pas les gains en capitaux alors que les gains en capitaux sont à l 'origine des plus grosses fortunes. Est-ce qu 'il n 'est pas temps de réinventer un peu la fiscalité dans ce pays au-delà de la petite niche à laquelle vous attaquez ? Justement, on est dans une période où on doit s 'attaquer à la fiscalité de ce pays parce qu 'on sort de 30 ans de néolibéralisme où on a baissé tous les impôts.
57:26Ce qu 'il faut se rendre compte, c 'est que le 0 ,1 % de la population à le 25 % de l 'augmentation de la richesse du 0 ,1 % le plus riche vient justement des baisses d 'impôts sur les 50 dernières années. Donc on a vraiment des baisses d 'impôts. Si Nathalie Fontanet vous fait un deal, vous savez quoi Julien Berthaud, on se retrouve après l 'émission à boire un verre, on se met d 'accord, on fait suppression de l 'impôt sur la fortune, au moins sur l 'outil de travail, et en échange, vous prenez sur les successions un petit peu vous prenez vous êtes d 'accord ? On organise ce rendez-vous ? Alors bien sûr que non parce que pour nous les impositions elles sont complémentaires il faut taxer sur la succession il faut taxer aussi sur la fortune il faut taxer sur les hauts revenus et on ne peut pas avoir une économie qui ne taxe pas C 'est le même franc quand même qui est taxé chaque fois au bout d 'un moment on ne peut pas les sorer Bien sûr mais c 'est à des moments différents c 'est à dire qu 'on va taxer une fois durant la vie et une fois durant la mort Mais la vraie question c 'est qui va payer la facture à la fin parce que la facture, elle augmente.
58:21Elle augmentera toujours plus si on ne prend pas aujourd 'hui des politiques. La facture publique, la prestation publique. Bien sûr. Et celle-ci, elle est nourrie par la crise climatique, j 'ai eu l 'occasion de le dire, mais très clairement, elle nous coûte extrêmement cher. Blatton nous coûte ultra cher. Et ça coûte à qui ? Ça coûte aux contribuables. Donc, ça veut dire qu 'il va falloir qu 'on réfléchisse à qui paye la facture. Et est-ce qu 'on a envie aujourd 'hui que la facture soit payée par les ménages qui sont déjà aujourd 'hui prises à la gorge en raison de l 'augmentation des assurances maladie, en raison de la spéculation sur les loyers, etc.
58:52Donc ça veut dire qu 'on doit bien réfléchir à une logique, et c 'est pour ça que d 'autres mannes sont possibles. La proposition des jeunes socialistes est une bonne proposition, d 'autres seraient aussi possibles. Moi je pense que de manière générale, sur la succession, on doit clairement aller de l 'avant. Alors, est-ce que c 'est le meilleur format, le fait que ça soit à 50 % à partir de 50 millions ? Les Verts avaient proposé d 'ailleurs, en contre-projet, d 'avoir en fait quelque chose de progressif, d 'ailleurs avec des discussions aussi serrées, quelque chose de progressif, la droite n 'a pas voulu.
59:19alors qu 'on aurait pu très clairement avancer sur cette solution, en disant peut -être que 50 % à partir de 50 millions, c 'est un peu raide, c 'est direct, eh bien on y va avec quelque chose de progressif. Et ça, ça a été des discussions qu 'on a eues avec les socialistes, mais la droite n 'en a absolument pas voulu, parce qu 'elle refuse de rentrer en matière sur le principe même de l 'impôt sur la succession. – 30 secondes, puisque vous avez 30 secondes de parole en moins, 30 secondes pour le mot de la fin pour vous, Céline Weber. Je vous le laisse ou je vous pose une question ? Parce que j 'ai une question, mais si vous voulez, je vous le laisse.
59:46– Non, non, mais je peux y aller comme ça. Non, le mot de la fin, mais il est très clair. Les bons contribuables, on en a besoin en Suisse pour financer la recherche et pour donner des places de travail. On ne peut pas se permettre, par les temps actuels, de les faire fuir à l 'étranger. Eh bien voilà, le contrat est rempli, je vous remercie. C 'était extrêmement court. Et les temps de parole sont parfaitement égaux. Je vous remercie tous les quatre d 'avoir accepté de venir débattre de cet excellent sujet. Rendez-vous est pris pour la grande réforme fiscale, j 'espère. En tout cas, on la suit.
1:00:17Si vous êtes d 'accord, nous, on l 'organise ici aussi à Infrarouge. Mais bon, c 'est fini pour aujourd 'hui. On se retrouve la semaine prochaine. On sera le 5 novembre. Donald Trump fêtera les un an de sa réélection. Eh bien, on en profitera pour faire le bilan du président Orange un an après son retour au pouvoir. Tout de suite, Doc à la Une. Excellente soirée sur la RTS ou ailleurs. Bye bye.
1:00:53Sous-titrage ST' 501
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Faut-il imposer les grosses successions pour financer la transition climatique de la Suisse ? C'est l'idée des Jeunes socialistes et de leur initiative pour l'avenir, qui propose d'instaurer un impôt fédéral de 50% sur les parts d'héritage supérieures à 50 millions de francs. Alloués pour un tiers aux cantons, les bénéfices dégagés seraient obligatoirement utilisés pour lutter contre la crise climatique de manière socialement juste, précise le texte de l'initiative. Soumis au vote le 30 novembre prochain, le texte est soutenu par la gauche et combattu par la droite. "Héritages : qui veut taxer des millions ?", c'est le débat d'Infrarouge, mercredi 29 octobre.




