"Pas de Suisse à 10 millions" : l'enfer c'est les autres ?

20 May 2026 · 51 min · 23 chapters

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Discussion of the Swiss UDC initiative “Pas de Suisse à 10 millions” (vote June 14) proposing a constitutional cap of 10 million residents by 2050, with “orange” and “red” triggers to reduce immigration and potentially denounce free-movement agreements with the EU; debate centers on whether immigration-driven population growth harms quality of life (traffic, housing, schools, hospitals) or whether the cap is dangerous and would worsen labor shortages and security.

Guests (backgrounds)

  • Béatien (federal councilor, head of Justice and Police; opposes initiative).
  • Manfred Buller (UDC National Councilor, president of UDC Bern; supports).
  • Jacqueline Decoitreau (PLR National Councilor Vaud; opposes).
  • Antoine Spielmann (cofounder Swiss Respect; entrepreneur/wealth management; supports).
  • Christine Gaggini (director of economiesuisse; opposes).
  • Marlène Perroux (farmer; cofounder Révolte agricole suisse; supports).

Key claims

  • Opponents: cap would reduce needed workforce (aging society), and terminating free movement would threaten bilateral ties and security (Schengen/Dublin), worsening infrastructure and services.
  • Supporters: current immigration exceeds projections (e.g., promised “10 times less”); congestion and saturated services are real; initiative is a control mechanism aiming for a “reasonable” immigration level (30–40k/year) and protecting land/agriculture.

Notable examples

Buller cites 55,000 hours of traffic jams (2024) and hospital/school strain; Perroux warns about loss of farmland and insecurity; Spielmann argues Switzerland is in a “real-estate trap” and gives a Basel case where an enterprise closed/laid off Swiss staff to build housing; Decoitreau highlights Schengen/Dublin and potential rise in illegal immigration if agreements fall.

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Chapters

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Contexte et enjeux de la discussion

1:57 to 4:25

Exploration des raisons derrière l'initiative de l'UDC sur le plafonnement de la population.

“Ravis de vous retrouver en direct et en public ce soir sur le plateau d 'Infrarouge.”

Arguments contre l'initiative

4:25 to 7:38

Les intervenants discutent des implications négatives d'une telle initiative sur la société et l'économie.

“je devais lâcher ma place à quelqu 'un plus âgé.”

Témoignages et perspectives divergentes

7:38 to 11:21

Les participants partagent leurs expériences et leurs opinions sur l'initiative de l'UDC et ses conséquences.

“mais aussi dans les pays les plus sûrs, les pays les plus pacifiques, les plus démocratiques.”

Conséquences de la migration sur le marché du travail

11:21 to 12:57

Discussion sur le rôle crucial des travailleurs étrangers dans divers secteurs en Suisse.

“Et dans l 'agriculture, on utilise beaucoup de saisonniers agricoles.”

Conclusion et prochaines étapes

12:57 to 14:01

Résumé des enjeux discutés et des perspectives futures concernant l'immigration en Suisse.

“c 'est des gens qui viennent de l 'extérieur.”

Le Piège Foncier en Suisse

14:01 to 16:10

Discussion on the demographic and fiscal challenges facing Switzerland.

“Nous, on pensait effectivement, comme cette initiative, que le changement du secret bancaire allait amener les Suisses à voir les choses différemment.”

Réponses à l'Initiative des Entrepreneurs

16:11 to 17:52

Christina Gaggini responds to concerns about the entrepreneurial initiative.

“à défaut des entrepreneurs, on a la patronne de la fêtière des entrepreneurs.”

Démographie et Questions Légitimes

17:53 to 19:15

Examining demographic changes and the implications for Swiss society.

“Il y a eu une accélération avec la libre circulation des personnes.”

La Proposition de l'UDC

19:16 to 24:15

Detailed exploration of the UDC's initiative concerning population limits.

“J 'ai envie de vous poser la question que Pierre-Yves Maillard vous aurait posée puisqu 'il la lâche dans tous les journaux s 'il avait été ici autour de la table.”

Réactions aux Conséquences de l'Initiative

24:16 to 27:58

Discussion on the implications of limiting population growth on various sectors.

“On a compris que le principe, on a fait 18 minutes dessus.”
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Understanding the 10 Million Limit

28:00 to 29:09

The discussion focuses on the strictness of the 10 million population limit in the Swiss Constitution.

“Non, mais moi, j 'aimerais bien clarifier le texte de la Constitution.”

Risks of Population Limitation

29:10 to 30:20

Exploring the implications of strict immigration controls in a challenging geopolitical climate.

“C 'est vraiment quelque chose qui est dans une démocratie presque pas gérable.”

Sovereignty and Food Security

30:21 to 31:29

Examining the impact of immigration on food security and public safety in Switzerland.

“On perd 1 % par année d 'autosuffisance dans notre pays.”

Perceptions of Economic Growth

31:30 to 32:19

A critique of the disconnection between reported economic growth and public experience.

“Est-ce qu 'il n 'y a pas un problème de décrochage par rapport à cette croissance, qui est en filigrane de cette initiative ?”

The Labor Market Dilemma

32:20 to 34:25

Debating the complexities of labor market needs and immigration policies in Switzerland.

“c 'est mettre la Suisse sous cloche, c 'est décréter, un, que notre pays peut recevoir un nombre très limité, on conteste le chiffre de 40 000 par année, on ne va pas faire une guerre de chiffres, ce sera beaucoup moins.”

Challenges of Integration and Employment

34:26 to 36:51

Addressing issues of employment for local youth versus foreign workers in Switzerland.

“Et ensuite, vous parlez de problèmes d 'attribution de personnes qui rentrent dans notre pays.”

Consequences of the 10 Million Initiative

36:52 to 38:00

Analyzing the impact of the 10 million limit on diplomatic and economic relations.

“Jacqueline Dequattreau, on peut passer toute la soirée à se demander si oui ou non, certains ressentent la pression de tout évident, s 'il y a des défis.”

Security Concerns in Immigration Policy

38:01 to 40:00

Discussing the security implications of immigration policies related to Schengen and Dublin agreements.

“Il y a deux accords qui, moi, en tant que président de la Commission de sécurité du Conseil national, me font mal au ventre.”

Balancing Humanitarian and Economic Needs

40:01 to 41:16

Exploring the balance between humanitarian responsibilities and economic needs in immigration.

“Par contre, ce qui est sûr, c 'est que si l 'accord tombe, nous ne pouvons plus le refuser.”

Debating the Future of Immigration Agreements

41:17 to 42:05

The discussion focuses on the future of immigration agreements and their implications.

“qui sont vraiment dans une situation désespérée.”

Les Conséquences de l'Immigration Limité

42:05 to 45:51

Discussion on the potential impacts of limiting immigration on various sectors in Switzerland.

“Donc en fait, Jacqueline de Quattro vient nous présenter l 'effondrement du monde, en théorie, dans 25 ans.”

Réponses aux Préoccupations Médicales

45:51 to 48:36

Examination of medical staffing issues and proposed solutions to improve healthcare access.

“parce qu 'on n 'a pas assez de personnel, c 'est à vous de soigner votre parent.”

Retour des Suisses de l'Étranger

48:36 to 49:58

Exploring the implications if Swiss citizens abroad decide to return to Switzerland.

“Une question qui vous a été posée une fois, on est regardé sur TV5Monde, peut -être ce soir, il y a 900 000 Suisses de l 'étranger qui vivent à l 'extérieur du pays.”
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Transcript

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0:03Les citoyens de notre pays vont devoir répondre par oui ou par non à l 'une des questions les plus importantes qui leur a été posée depuis la fin de la guerre. « Acceptez-il, acceptez-vous, acceptons-nous le projet de diminution du nombre des étrangers établi en Suisse ? » C 'est oui à l 'initiative contre l 'immigration de masse. La victoire est énorme pour le parti qui s 'est battu seul contre tous dans la campagne. La question est simple. Voulons-nous être nombreux ou être heureux ? Depuis le grand boom migratoire des années 60, la Suisse n 'en finit pas de voter sur l 'accueil des étrangers.

0:44Routes engorgées, transports bondés, hôpitaux saturés, marché du logement asphyxié, à chaque fois le même constat, ou presque. Dans un petit pays où la population augmente bien plus vite que chez nos voisins, l 'initiative UDC contre une Suisse à 10 millions d 'habitants, sur laquelle nous votons le 14 juin dix stop, au nom de la qualité de vie. La droite nationaliste veut un plafonnement de la population résidente, avec obligation de renégocier les accords qui favorisent l 'immigration. Et en dernier recours, fini la libre circulation des personnes, on tire la prise. Face à l 'UDC, vent debout, Conseil fédéral, syndicats, monde économique, Parlement et la majorité des partis politiques craignent presque, comme à chaque fois aussi d 'ailleurs, pour la prospérité du pays.

1:34Que serait la Suisse sans ces immigrés ? La question des limites à poser reste-t-elle un tabou ? Et pourquoi l 'enfer, c 'est toujours les autres ?

1:48Pas plus de 10 millions d 'habitants dans notre pays, c 'est le crédo de l 'UDC, de son initiative pour la durabilité, sur laquelle vous votez le 14 juin prochain. Bonsoir à tous, bonsoir à toutes. Ravis de vous retrouver en direct et en public ce soir sur le plateau d 'Infrarouge. Un très gros plateau pour un objet qui déchaîne forcément les passions au pays de la démographie galopante. Vous venez de le voir. Faut-il inscrire un plafond maximal de population dans la Constitution pour soulager la pression sur les infrastructures, sur le territoire, éviter le bétonnage du pays ? Ou faut-il au contraire craindre l 'asphyxie si on se prive de ces forces vives de la migration qui font tourner la Suisse et sa croissance insolente ?

2:27Des temps de parole minutés ce soir, c 'est la règle. et six invités, dont un ministre. Béatienz, bonsoir. Bonsoir. Merci, monsieur le conseiller fédéral, d 'être avec nous, chef du département de justice et police. Vous portez l 'opposition du conseiller fédéral et du Parlement à cette initiative que vous jugez dangereuse. On va voir pourquoi. Manfred Buller est avec nous, bonsoir. Bonsoir. Conseiller national UDC bernois, président de l 'UDC bernoise, un pays, un parti qui est le lapsus, qui fait cavalier seul contre tous les autres sur ce sujet. Un sujet qui, de toute évidence, est assez porteur.

2:58Jacqueline Decoitreau est avec nous, bonsoir. conseillère nationale PLR vaudoise pour qui l 'initiative de l 'UDC menace non seulement la prospérité mais aussi la sécurité des Suisses, on le verra dans l 'émission Antoine Spielmann est avec nous Bonsoir, cofondateur de Swiss Respect pour ceux qui se souviennent du combat pour le secret bancaire, entrepreneur dans la gestion de fortune qui s 'est laissé séduire par un texte qui pose selon lui une question incontournable, il en va de notre modèle économique nous le direz vous, Christine Lagagini Bonsoir, merci d 'être dans Infrarouge, directrice remonte d 'économie suisse la fêtière des grandes entreprises qui, avec toutes les autres fêtières ou presque, disent non.

3:34Avec les syndicats aussi. Et enfin, Marlène Perroux, bonsoir. Bonsoir. Agricultrice, cofondatrice de la révolte agricole suisse, qui s 'engage avec l 'UDC pour un texte qui, selon vous, va protéger la Suisse du bétonnage. Alors, pas de Suisse à 10 millions, l 'enfer c 'est les autres. Bienvenue dans la France Rouge. Je vais commencer par vous, monsieur le conseiller fédéral. Vous êtes venu en train, je crois. Oui. il y avait de la place dans le train une part du trajet j 'ai fait en train jusqu 'à la gare de Genève il y avait assez de place vous avez réussi à trouver des fauteuils libres dans cette Suisse qui est trop peuplée, surpeuplée non j 'ai eu pas de problème mais il faut quand même un peu relativer ce problème, c 'est normal pour moi même quand j 'étais garçon je me rappelle très bien dans les heures de pointe je devais lâcher ma place à quelqu 'un plus âgé.

4:27Et c 'est toujours comme ça. Vous n 'allez pas me dire que maintenant, les gens se lèvent pour vous céder la place, non, quand même. Manfred Buller, vous êtes venu en voiture, vous, je crois. Absolument, de Berne, et je rentrerai ce soir, oui. Les bouchons, alors ? Non, alors étonnamment, malgré les travaux à Morges et sur différentes sections de l 'autoroute A1, j 'ai pu, effectivement, très, très étonnamment aujourd 'hui... Mais alors où sont ces routes engorgées, surchargées ? Eh bien, dans les statistiques de l 'Office fédéral, puisqu 'on a eu 55 000 heures de bouchons l 'année passée, Respectivement, en 2024, c 'est les derniers chiffres disponibles.

4:59Donc, 55 000 heures, ce n 'est quand même pas tout à fait négligeable. Ce n 'est pas tout à fait négligeable. Ça a doublé en 30 ans, je crois. Non, ça a doublé depuis 2014. En moins de 30 ans. Sur le fond, c 'est vous qui proposez, vous ne m 'en voudrez pas, monsieur le conseiller fédéral, d 'entrer dans le vif du sujet avec les initiants. La Suisse est en tête de tous les classements. De la qualité de vivre, de la compétitivité, de la richesse. C 'est un pays carte postale. Vous la trouvez vraiment invivable, cette Suisse ? On voit de le devenir ? Évidemment que les statistiques sont flatteuses.

5:29Personne ne le conteste et nous en réjouissons tous. Mais je crois qu 'une partie grandissante, significative de la population qui a déjà voté non, finalement, oui, à la limitation de l 'immigration de masse en 2014, souffre déjà aujourd 'hui, depuis, je dirais, une vingtaine d 'années, des conséquences négatives d 'une immigration trop forte. Le Conseil fédéral, les autorités fédérales, lorsqu 'on a voté sur la libre circulation en l 'an 2000, prévoyait finalement 8 000 à 10 000 personnes de plus par année. On en a 10 fois plus depuis 26 ans maintenant que cette votation a eu lieu. On voit les conséquences délétères tous les jours.

6:04Et je crois que la population qui souffre sur les routes, dans les transports publics, aux urgences, dans les hôpitaux, nos enfants qui sont parqués dans des containers au niveau des écoles qui n 'arrivent pas à être construites assez rapidement, ces gens-là souffrent dans leur quotidien. Ça ne se voit pas dans les statistiques de PIB ou d 'autres natures. Et de ce point de vue-là, je crois qu 'il faut vraiment que la politique prenne conscience de ça. et répondent à ces défis du quotidien. Monsieur le conseiller fédéral, une Suisse, une population suisse qui a augmenté deux fois plus vite, qui augmente deux fois plus vite que celle de ses voisins, un pays qui se densifie plus vite que tous les autres pays sur le continent, une ville de 75-80 000 habitants à construire chaque année pour les nouveaux habitants, est-ce que ça peut durer éternellement comme ça ?

6:45C 'est vraiment durable ? Il faut clairement dire que l 'immigration, ça donne aussi des défis pour notre pays. Il faut les résoudre, il faut les attaquer, ça c 'est clair. Mais avec cette initiative, ça ne va jamais donner des résultats concrets, des effets. et je veux quand même un peu corriger l 'image de la Suisse qu 'on vient d 'entendre parce que c 'est vrai, la Suisse est un pays riche, c 'est le pays le plus riche du monde. C 'est un pays avec une économie très innovative, très compétitive et c 'est la raison aussi pour l 'immigration dans ce pays. Mais la Suisse est aussi un pays heureux.

7:37Tous les sondages montrent que nous sommes dans les pays les plus heureux du monde, mais aussi dans les pays les plus sûrs, les pays les plus pacifiques, les plus démocratiques. Et nous avons une qualité de vie extrêmement élevée. Et c 'est aussi à cause de l 'immigration. Grâce à l 'immigration. C 'est vraiment un peu le modèle de succès de la Suisse, c 'est d 'être aussi ouvert et avoir une idée innovative et ouverte du futur. Et la Suisse n 'a jamais dit, c 'est fini, on limite, c 'est la garage, c 'est terminé. Donc ça, c 'est contre, je pense, contre le modèle de succès de ce pays. Et c 'est une des raisons pour que le Conseil fédéral et le Parlement sont clairement contre cette initiative.

8:48– Je vous laisse la parole, une seconde, parce que sur le constat que vous faisiez au début, vous dites, oui, c 'est vrai, ça pose des défis, ça pose des problèmes. Et puis ensuite, vous avez dit, mais, mais, mais, mais. Vous reconnaissez donc qu 'il y a un sentiment, en tout cas un sentiment qu 'un problème existe de surpopulation, de pression il faut faire quelque chose ? la population agrandit fortement dans certains endroits du pays pas tout partout et c 'est important de le savoir mais ça donne des défis on voit que les prix des logements montent ça c 'est un problème, il faut l 'attaquer on voit que dans quelques régions Nous avons des embouteillages dans les routes.

9:34On a besoin de plus d 'infrastructures ferroviaires. Mais ça, ce sont des problèmes qu 'on peut résoudre. Mais il faut les résoudre avec des mesures concrètes, ciblées. Mais je ne vois pas, avec cette initiative, comment on peut résoudre ces problèmes. C 'est le contraire. On va avoir plus de problèmes. Par exemple, si on n 'a pas assez de personnel, pas assez d 'ouvriers du bâtiment, on ne va pas construire les logements qu 'on a besoin. Bien sûr, on va venir à tous les détails et à tout ce que vous reprochez à cette initiative et à tout ce que vous pensez qu 'on pourrait faire à la place. J 'aimerais juste entendre tout le monde sur les raisons de leur engagement.

10:25Marlène Perroux, vous engagez pour les paysans, pour les conditions de vie de l 'agriculture, avec la révolte agricole. C 'est quoi l 'idée de plafonner la population ? C 'est -à-dire, il faut mettre nos champs à l 'abri des émigrés ? Oui, je pense qu 'en 25 ans, on a grignoté 25 % de nos terres agricoles par habitant. La politique qui a été appliquée, elle a été égoïste et irresponsable, parce qu 'il y aura des personnes après nous. Et les gens, ils ne se rendent pas compte que la terre, elle a une limite. On a des frontières et on ne va pas pouvoir aller plus loin. Si on continue comme ça, en un siècle, on aura tout construit, les terres agricoles, du coup, on n 'aura plus d 'alimentation suisse.

11:01Alors, la révolte paysanne, c 'est une chose, la révolte agricole. L 'Union Suisse des Paysans, c 'en est une autre. Elle n 'a pas pris position, elle a laissé liberté de choix. En partie, elle est d 'accord avec vous pour les raisons de pression sur le territoire. Et puis, en partie, elle est en désaccord, clairement, pour des questions de main-d 'œuvre, en disant qu 'on a besoin de gens qui travaillent dans nos champs. Oui, mais l 'initiative permet toujours à des personnes de venir travailler. Et dans l 'agriculture, on utilise beaucoup de saisonniers agricoles. ces personnes, ce ne sont pas des personnes qui restent durablement en Suisse et ils ne posent aucun problème à la Suisse en soi.

11:29Travaille et puis chez eux. Jacqueline Decoitreau, sur le constat toujours, l 'UDC fait cavalier seule contre à peu près tous les partis. Toutes les fêtières, on l 'a dit, les associations, les syndicats, la base du PLR même, hésite un peu, on le sait. Et pourtant, il y a un immense camp du nom, un tout petit camp du oui et de toute évidence la voix du camp du oui porte. Alors, est-ce qu 'elle touche juste sur la question qu 'elle pose, cette initiative. Mais oui, comme souvent, l 'UDC amène un problème qui est un problème réel et propose une solution. Vous nous dites qu 'il y a un problème réel de surpopulation en Suisse ?

12:03Je pense, comme l 'a dit monsieur le conseil fédéral, qu 'aux heures de pointe, à certains endroits dans les villes, le matin, le soir, quand vous allez au travail, quand vous rentrez, vous avez effectivement de la peine à trouver une place assise. Je viens de faire l 'expérience dans le tram. Je ne me suis effectivement pas assise pendant une demi-heure. Ce n 'est pas grave, mais c 'est un petit peu répétitif. Et si vous prenez de là, et ça peut devenir compliqué, c 'est vrai. Mais je pense qu 'on a un autre problème qui est fondamental et qu 'on ignore trop souvent, c 'est que nous vieillissons.

12:35C 'est que chaque année, maintenant, il y a plus de personnes qui partent à la retraite, qui se retirent du marché du travail, que des jeunes qui entrent sur le marché du travail. Ça veut dire que dans dix ans, il manquera, on peut discuter des chiffres, entre 400 000, 500 000 personnes sur le marché du travail. Alors, vous dites, M. Buller, qu 'il y a trop de monde dans les hôpitaux. Mais les médecins, à 70%, c 'est des gens qui viennent de l 'extérieur. Le personnel soignant, plus de la moitié, prenez Genève, prenez Berne, c 'est des gens qui viennent de l 'extérieur. Vous avez besoin, dans le soin, avec une population qui est de plus en plus âgée, de personnes qui veulent bien faire ce travail.

13:13Vous connaissez encore beaucoup de Suisses qui sont d 'accord de venir aider les personnes très âgées, de plus en plus âgées. Bien sûr. Oui, moi aussi. Mais je peux vous dire, pour avoir ma maman, à 90 ans, dans un homme, que très souvent, ce sont des gens qui viennent beaucoup plus loin qui sont encore prêts de faire ce métier. Et là, je crois qu 'on ne peut pas non plus ignorer ce problème-là, parce que si on ferme les frontières, eh bien, on doit travailler beaucoup plus et plus longtemps. Et là, je ne suis pas non plus sûre que les jeunes soient d 'accord. On parle déjà de beaucoup de choses, de main-d 'œuvre, on va y revenir bien évidemment, parce que c 'est central.

13:41On parlera de l 'accès au marché européen, de la question de nos rapports avec l 'Union européenne. Je termine encore une fois ce premier tour de toi. Antoine Spielman, on vous a connu à l 'époque de Swiss Respect, je le disais. l 'idée c 'était de défendre le secret bancaire bec et ongle contre les velléités de transparence fiscale internationale la Suisse et ses banques avaient un modèle d 'affaires elle a changé son modèle d 'affaires aujourd 'hui elle est très contente d 'avoir changé son modèle d 'affaires là vous vous lancez dans un autre repli défensif, il est plus fiscal cette fois il est démographique, cette fois vous avez raison non pas du tout, je veux juste préciser qu 'on n 'a pas défendu le secret bancaire, on a défendu les employés qui étaient injustement attaqués par leurs propres employeurs, c 'est important C 'était une facilité.

14:17Nous, on pensait effectivement, comme cette initiative, que le changement du secret bancaire allait amener les Suisses à voir les choses différemment. Et ce que j 'aime beaucoup en tant qu 'entrepreneur, c 'est que cette initiative donne une solution à un problème qu 'on a aujourd 'hui. Et vous pouvez dire ce que vous voulez, le problème est là un jour ou l 'autre. Vous avez dit qu 'aujourd 'hui, vous avez de la peine dans votre train. Eh bien, comment ce sera dans plusieurs années ? Vous avez dit que quand vous étiez jeune, vous vous leviez dans le train. Bravo, parce qu 'aujourd 'hui, les gens ne se lèvent plus dans le train.

14:42Il manque, on a perdu cette culture. Et ça, ça doit être changé. Et moi, j 'appelle cette initiative l 'initiative des entrepreneurs, pour encore plus choquer, parce que la gauche n 'aime pas qu 'on appelle ça l 'initiative de durabilité. Pourquoi ? Parce que ce qui se passe actuellement, la Suisse est en train de tomber dans le piège foncier. Le piège foncier, c 'est quoi ? C 'est quand un pays devient de plus en plus attaqué par tout ce qui est béton, par ce qui est immobilier, et les gens commencent à faire trop d 'argent sur le système immobilier. Les banques, aujourd 'hui, payent près de plus de 80 % de leur portefeuille de prêts aux hypothèques.

15:13Et les jeunes, aujourd 'hui, qui ma fille, par exemple, qui veut se lancer son entreprise, trouve zéro banque et prêt à lui prêter 50 000 francs parce qu 'elle a un gros client qui est prêt à lui acheter sa marchandise. Aujourd 'hui, ça n 'existe plus. Pourquoi ? Parce qu 'on est rentré dans ce piège foncier qui est un vrai problème, béton, et les gens commencent de plus en plus à avoir ce problème. J 'ai eu, en tant qu 'un client que je connaissais bien, à Bâle, c 'est une entreprise qui a dû fermer 120 Suisses et certains frontaliers à la rue parce que son usine, au milieu de Reinhardt, à valer plus d 'argent, à développer un appartement qu 'à continuer à exercer sa profession.

15:49Donc voilà le problème dans lequel on tombe aujourd 'hui. Et aujourd 'hui, ce qui me gêne le plus, c 'est qu 'en face de moi, je n 'ai aucun entrepreneur qui vient argumenter. Arena, pas d 'entrepreneur. Je n 'ai que des technocrates, des politiques qui viennent défendre des points, des fichiers Excel. Et moi, j 'aimerais bien avoir un vrai débat avec des entrepreneurs, car ce problème est un vrai problème à long terme pour mes petits-enfants et pour ma famille. Bon, ben, Christina Gaggini, ce sera pour vous. à défaut des entrepreneurs, on a la patronne de la fêtière des entrepreneurs. Avec grand plaisir, monsieur Spielmann.

16:18Je ne vous pose même pas de questions, je vais vous laisser répondre, puisque l 'initiative des entrepreneurs, ça c 'est pour vous. La reine est lancée, comme on dit. Il y a deux raisons qui nous incitent très fortement à combattre cette initiative. Le premier a été mentionné, c 'est le vieillissement de la population. Nous sommes heureux de pouvoir vivre longtemps dans ce pays, et en bonne santé, normalement, mais ça implique que nous connaissons déjà une pénurie de main-d 'œuvre et ça ne concerne pas uniquement l 'industrie, ça concerne aussi, me l 'ont confirmé, nombre d 'agriculteurs, les soins infirmiers.

16:52Tous les secteurs économiques connaissent ou vont connaître ces prochaines années un manque de personnel. Deuxième problème que pose cette initiative, et ce n 'est pas des moindres, c 'est le fait que l 'initiative demande la résiliation de l 'accord sur la libre circulation. On va faire un chapitre entier là-dessus. On fera un chapitre là-dessus. Mais est-ce qu 'aujourd 'hui, dans le contexte mondial extrêmement incertain, avec le franc fort, les droits de douane de Mr Trump qui nous ont déjà mis à genoux des pans entiers de notre économie, c 'est le moment de se couper de notre principal partenaire commercial.

17:27La question est posée, vous aurez compris ma réponse, c 'est qu 'on ne peut pas se permettre cela. Alors, vous avez déjà levé le voile sur les quelques-uns de vos arguments clés sur la question que pose, sur la légitimité ou la pertinence de la question que pose l 'UDC. On va regarder les statistiques simplement de l 'évolution démographique, vous les connaissez peut -être par cœur, mais je vous les remontre, avec une population qui a évidemment passablement évolué depuis les années 60 au début, à 5 millions et quelques, Maintenant, on est à 9 ,1 millions. Il y a eu une accélération avec la libre circulation des personnes.

17:59Les projections nous amènent à 10 ,5 millions. Toutes choses égales, par ailleurs, aux alentours de 2055. Est-ce que le fait, simplement, de se poser la question s 'il y a une limite démographique pour un pays est absurde ? C 'est vrai que l 'UDC est la seule à la thématiser. À l 'étranger, ça se fait peu. Les Pays-Bas, ils ont réfléchi un peu. C 'était 20 millions pour eux. Finalement, ils ont renoncé à lancer ce débat. Mais ce débat, il va monter. La question est extrêmement légitime, nous sommes en démocratie, on doit pouvoir se poser ce genre de questions et en débattre. Maintenant, de notre point de vue, c 'est -à-dire celui des petites, moyennes et grandes entreprises du pays, y compris de l 'Union Suisse des Arrêts Métiers, c 'est une mauvaise réponse à une problématique complexe qui comporte les infrastructures, qui comporte les questions de logement, mais qu 'il faut considérer avec le bon sens très élvétique, à savoir prendre les problèmes et les résoudre.

18:58Monsieur le Conseil fédéral a commencé par cette parole. Ce pragmatisme qui fait partie de l 'ADN suisse est notre recette du succès. On va les lister dans une minute puisqu 'on va se pencher sur la solution que proposait, quelles seraient ses conséquences ou quelles sont les autres mesures éventuellement sur la table. Je vous garde deux secondes, Manfred Buller et Bert Jantz. J 'ai envie de vous poser la question que Pierre-Yves Maillard vous aurait posée puisqu 'il la lâche dans tous les journaux s 'il avait été ici autour de la table. Si d 'aventure, ce n 'est pas par le fait de l 'immigration, mais par le fait de son renouvellement naturel, que la Suisse était sur le point d 'atteindre 10 millions d 'habitants et que tout à coup les femmes suisses faisaient trois enfants par femme et qu 'on avait la même pression démographique, mais de bon Suisse.

19:38Est-ce que vous auriez lancé la même initiative ? Ça n 'a pas de sens, cette question, puisqu 'on sait très bien qu 'en tant que pays développé, c 'est le lot de tous les pays développés, la natalité est en chute libre sur l 'ensemble du continent européen, sur le continent nord-américain, au Japon, en Asie, etc. Donc, c 'est une question rhétorique. Non, pas tout à fait. La question, c 'est de savoir si la population est étrangère ou pas étrangère. Moi, ce qui m 'intéresse, c 'est effectivement de savoir si notre pays peut supporter la croissance telle qu 'elle est aujourd 'hui. Et cette croissance, elle est délirante, elle ne pourrait pas avoir lieu de par la natalité, elle n 'a jamais eu lieu par la natalité à une telle cadence.

20:11Et si la croissance du pays avait lieu uniquement par la natalité, nous ne nous poserions pas ces questions, parce que nous pourrions nous y adapter graduellement dans le temps, comme ça a été le cas jusqu 'en l 'an 2000. Vous m 'avez répondu. C 'est faux, dans les années 60, nous avions 200 000 personnes qui arrivaient avec l 'époque des contingences, que vous voulez nous resservir sur un plateau d 'argent. Nous n 'en voulons pas, c 'était de la bureaucratie, ça pénalisait nos tissus de PME. Évidemment, je passe la parole au monsieur Yves. Non, non, non, ça nous a beaucoup appauvris, je dois dire.

20:44Mais aussi, en 1910, Bâle était plus grand qu 'aujourd 'hui, et Zurich aussi. On avait une croissance industrielle énorme, ça a posé des défis, mais à la fin, tout le monde a profité de ce développement. et j 'ai le plaisir de vivre dans une ville que j 'aime beaucoup. Alors, on y vient. Vous aurez le temps, vraiment, rassurez-vous, Antoine Spilman, parce qu 'on vient vraiment au cœur du sujet. La Suisse a un problème, je ne sais pas, en tout cas des défis qui lui sont posés par la croissance démographique. Alors, la solution de l 'UDC était la bonne. On va essayer de commencer par la prendre en détail.

21:23Précisément, que demande le texte, le focus de Christophe Sirot ?

21:32Le mécanisme de l 'initiative déclenche l 'intervention de l 'État en deux temps pour maintenir un plafond absolu à 10 millions d 'habitants jusqu 'en 2050. Feu orange, premier coup de frein des 9 ,5 millions d 'habitants au début des années 2030, selon le scénario de référence. La Suisse prend toutes les mesures possibles sur le plan intérieur. Limitation de l 'asile et du regroupement familial. fin des autorisations de séjour ou d 'établissement pour les personnes admises en Suisse à titre provisoire. Sur le plan extérieur, on commence à renégocier les accords internationaux qui favorisent l 'immigration.

22:14On invoque la fameuse clause de sauvegarde de la libre circulation des personnes qui permet de freiner provisoirement l 'accueil de citoyens en provenance de l 'Union européenne ou de l 'AEL. Feu rouge, deuxième intervention. Si le cap des 10 millions d 'habitants est franchi, on commence à tirer la prise de ces accords internationaux. Et si deux ans plus tard, on n 'a pas repassé sous la barre des 10 millions ? Là, on débranche tout. On dénonce l 'accord sur la libre circulation et par effet domino, ce serait la fin programmée des accords bilatéraux avec l 'Union européenne.

22:54Montfred Buller, je pourrais la poser aussi à Antoine Spielmann, répondra qui voudra. Voilà la procédure que vous imaginez. C 'est clair, il y a plusieurs étapes. Et puis, on capte. Maintenant, expliquez-nous comment ce cap, ce plafond maximal, va régler le problème des Suisses, qui est a priori un pays capitaliste qui fonctionne sur la croissance. Je crois qu 'on se focalise beaucoup trop sur ce chiffre de 10 millions. C 'est plus une valeur symbolique, évidemment. Et on met en place avec l 'initiative un processus intelligent qui donne le temps et les outils, avec évidemment la demande au Parlement et au Conseil fédéral de résoudre le problème, qui est que nous avons trop de personnes qui arrivent chaque année en Suisse, 80 à 100 000, c 'est beaucoup trop.

23:32Nous voulons revenir à un rythme raisonnable de l 'ordre de 30 à 40 000 qui sont tout à fait dans les clous pour respecter les demandes de l 'initiative. Pardon, on focalise sur les 10 millions parce que vous l 'écrivez dans votre texte, sinon on focalisera sur un autre chiffre. Mais ce n 'est pas l 'objet principal de l 'initiative. L 'objet principal de l 'initiative, c 'est de reprendre le contrôle sur une migration qui étouffe notre pays. Ça, c 'est le principe. avec son ampleur qui est totalement délirante par rapport à ce que le peuple suisse était légitimement en droit d 'attendre lorsqu 'il a voté la libre circulation.

24:03Je leur ai dit, on nous a promis dix fois moins par année d 'arrivée. Le principe, on l 'a compris, encore une fois, votre texte, c 'est votre texte. Il est plein de chiffres. Il y a 10 millions, il y a 9 millions et demi, il y a deux ans après 10 millions, tout tourne autour de 10 millions. Donc, encore une fois, je vous pose ma question. On a compris que le principe, on a fait 18 minutes dessus. Maintenant, le cœur de l 'initiative, c 'est quand même l 'obligation pour le monde politique de prendre les mesures qui s 'imposent pour que cette croissance délirante ralentisse pour le bien de la population qui se trouve ici, qu 'elle soit d 'ailleurs suisse ou étrangère, parce que je crois que les personnes étrangères qui sont installées depuis quelques années en Suisse et qui souffrent, au même titre que la population suisse d 'origine de toutes ces conséquences négatives qu 'on a découvertes au fil de ces 20 dernières années, eh bien cette population est aussi en droit d 'attendre une qualité de vie qui ne se dégrade pas du fait de l 'arrivée trop grande de personnes.

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24:50La croissance économique est assez corrélée, corrélation, causalité, je ne sais pas, avec la croissance démographique ? Est-ce que vous assumez, Antoine Spielman, de porter une initiative décroissante ? Absolument pas. Le monde est en train de changer massivement avec plusieurs facteurs, principalement pour la Suisse, qui est un pays à production de produits à haute valeur ajoutée. On a besoin des personnes bien entraînées et on a surtout besoin, ce qu 'on parle rarement, de pouvoir utiliser maintenant le plus possible ces changements d 'intelligence artificielle qui va pour révolutionner la Suisse.

25:24À l 'État de Vaud, ils travaillent encore avec Lotus Notes, pour vous dire. Ils vont enlever, à mon avis, 50 % des collaborateurs de l 'État de Vaud. Dans 20 ans, il y en aura 50 % en moins qui travailleront. Les personnes âgées, ça me fait extrêmement de la peine qu 'on les met tout le temps en avant dans cette initiative. Moi, je trouve que les personnes âgées vont avoir des opportunités exceptionnelles. Je connais un monsieur de 75 ans qui, grâce aux tondeuses robots maintenant, a une entreprise qui s 'occupe de tondeuses robots. À l 'époque, il aurait dû pousser des tondeuses toute sa vie.

25:50Il aurait dû arrêter de travailler. Il y a plein de choses qui sont en train de changer dans ce monde où cette histoire de 10 millions ne me fait absolument aucun souci. Vous le mettez en avant parce qu 'effectivement, vous ne travaillez pas dans le domaine, vous ne faites pas des budgets chaque jour. Mais si on sait qu 'à un moment donné, 10 millions pourraient être atteints, on s 'adapte et on adapte nos budgets en conséquence. Hôtellerie, restauration, santé, on fait comment ? Encore une fois, j 'ai parlé à un restaurateur aujourd 'hui. Pour eux, le plus important, c 'est la sécurité. Hier matin à Nyon, il y a une famille extrêmement prominente qui a été attaquée.

26:20ils sont rentrés dans leur appartement, ils ont frappé le père, et ils ont frappé les enfants, et ils sont partis avec des montres. Pour un restaurant, c 'est beaucoup plus important que sur sa terrasse, il est la paix. Un bon restaurant qui a des employés qui ne sont pas au noir, il n 'aura aucun problème avec cette idée. Il y a des restaurants qui ferment faute de personnel, moi j 'en vois surtout. J 'aimerais aussi répondre à ce qu 'a dit Jacqueline de Quattro, parce qu 'on met en avant le domaine de la santé, qui est évidemment un domaine important, mais je crois qu 'il faut rappeler la réalité des chiffres d 'aujourd 'hui.

26:51Dans les soins, mon infirmier, ce sont environ 500 à 700 personnes nettes par année qui arrivent en Suisse pour travailler dans ce domaine-là. Donc on ne parle pas de dizaines de milliers de gens qui ne pourraient plus venir et qui aboutiraient à la fermeture de nos hôpitaux ou de nos EMS. Parce que ce sont des frontaliers. On ajoute les médecins. Non, ce sont les personnes qui s 'installent ici. Oui, mais il n 'y a pas que 500 infirmières qui viennent travailler en Suisse chaque année, chaque jour. Il y en a, alors les chiffres exacts, ça va être 2000 qui arrivent et 1500 ou 1300 qui repartent.

27:24Et le net, ça va être dans les quelques centaines. Ce sont les chiffres parfaitement officiels, votre avis ? Oui, ce que je vous dis, c 'est que le reste du personnel hospitalier est frontalier. Le besoin est là. Nous pouvons y répondre dans le cadre de l 'application de l 'immigration. Donc, il faut arrêter de faire peur à la population. Quand bien même elle vieillit, elle aura toujours le personnel hospitalier dont elle a besoin. Alors, on nous dit, Béatien, que l 'intelligence artificielle va diminuer le besoin en main-d 'œuvre, c 'est ce que dit M. Spilman. La sécurité. La sécurité, notamment.

27:53Et on nous dit qu 'il y a suffisamment de gens en Suisse, les aînés, etc., qui pourraient travailler. Est-ce que finalement, est-ce que la Suisse pourrait tourner avec combien d 'étrangers ? 40 000, vous nous dites, par année. Non, mais moi, j 'aimerais bien clarifier le texte de la Constitution. C 'est mon devoir. Mais bien sûr. Les personnes doivent savoir de quoi on vote. Et ça, c 'est clair. Et cette limite de 10 millions, elle est stricte.

28:23Article 73a dit même que la Confédération s 'assure que la valeur limite est respectée. Donc, c 'est strict, c 'est sévère. On ne peut pas passer en-dessus. Ça veut dire comment... C 'est comme un parking plein. si quelqu 'un veut entrer une autre personne doit sortir jusqu 'en 2050 non non non ça c 'est aussi un des fautes si on arrive avant à cette limite elle est même plus stricte parce qu 'après 2050 ils ont pensé peut -être une exception mais avant c 'est pas possible et c 'est strict c 'est clair c 'est déterminant Il faut dire qu 'aucun pays du monde a fait cette expérimentation risquée et étrange.

29:19C 'est vraiment quelque chose qui est dans une démocratie presque pas gérable. Ça demande une bureaucratie incroyable si on commence à compter tous les gens qui entrent et sortent. C 'est vraiment quelque chose de très, très, je dis, risqué. Et surtout dans ces temps très incertains, où on a déjà des très, très grands défis comme nation. Le continent est attaqué à l 'est par des agresseurs de la Russie. Nous sommes attaqués dans notre politique de commerce des États-Unis. C 'est vraiment devenu très difficile pour ce pays. Et il ne faut maintenant pas, s 'il vous plaît, créer plus d 'incertitudes.

30:20Marine Perrault, comment est-ce que vous entendez ça ? – Je me rends compte que vu que le climat géopolitique, il est compliqué, peut -être que notre souveraineté alimentaire, que le peuple a voté, on a demandé un seuil d 'autosuffisance qui a été voté pour le peuple, qui n 'est pas du tout respecté. On perd 1 % par année d 'autosuffisance dans notre pays. Et puis laisser rentrer à tout va les gens, on s 'en rend compte assez vite. Je suis aussi une femme, une maman. Récemment, je me promenais à Lausanne. Quand tu as ton fils qui te demande pourquoi, il y a quelqu 'un qui se pique au coin d 'une rue, et puis qu 'un peu plus loin, il y a une mendiante qui a commencé à nous courir après à quatre pattes, l 'insécurité, elle est là aujourd 'hui et on doit mettre des limites.

30:56Il n 'y a pas un petit cliché, là, quand même, de j 'arrive en ville et puis c 'est le bronc ? Franchement, alors, je me suis sentie très dans la sécurité et c 'est une réalité, je pense, aujourd 'hui. C 'est votre expérience. Votre discours, Christina Gaggini, et celui du patron, c 'est de nous dire qu 'on a besoin d 'une main-d 'œuvre qualifiée pour soutenir notre croissance. Mais qu 'est-ce qu 'on dit aux gens qui entendent ce mot croissance, soutenir notre formidable croissance, et qui se disent, mais moi, je ne la vois pas, cette croissance, je ne la comprends pas, cette croissance, c 'est super, les statistiques nous disent que le pays va bien, moi, je suis coincé dans les bouchons, moi, je n 'ai pas de place dans le train, moi, je paye mon logement trop cher.

31:31Est-ce qu 'il n 'y a pas un problème de décrochage par rapport à cette croissance, qui est en filigrane de cette initiative ? Alors, la croissance n 'est pas un objectif en soi. L 'objectif commun, c 'est celui de pouvoir offrir un niveau de vie, une dignité de vie à notre population. Ça, c 'est l 'objectif collectif des politiques et des milieux économiques, et y compris aussi des syndicats. Par contre, quand j 'entends, et donc l 'objectif, ce n 'est pas d 'avoir toujours plus de gens dans ce pays. On rappelle, on est une population vieillissante. C 'est très bien de pouvoir partir à la retraite, mais on n 'a pas assez de jeunes qui peuvent prendre la relève.

32:11Ça, c 'est un fait avéré. vous-même vous l 'admettez, c 'est un problème occidental. Moi je vous pose la question, mettre un plafond, c 'est mettre la Suisse sous cloche, c 'est décréter, un, que notre pays peut recevoir un nombre très limité, on conteste le chiffre de 40 000 par année, on ne va pas faire une guerre de chiffres, ce sera beaucoup moins. Et je pose des questions concrètes, on a besoin d 'une infirmière, est-ce qu 'elle ira aux HUG à Genève ou dans la Vallée de Joux ? On a besoin d 'un ouvrier. Est-ce que ce sera pour Zurich ou pour le jurat, l 'industrie jurassienne ? C 'est ça le système de contingent que l 'UDC nous propose à chaque fois.

32:54Et aujourd 'hui, sur ce plateau, je dois dire mon grand étonnement, et je mesure mes mots, quand j 'entends M. Buller nous dire que le chiffre de 10 millions est un chiffre symbolique. Non mais, c 'est de la blague. C 'est écrit dans une initiative sur laquelle le peuple très sérieusement va se pencher et qui va sceller une partie. – Est en train de se pencher ce soir. – Est en train de se pencher et sur laquelle initiative peut se jouer l 'avenir de nos relations aussi avec nos voisins européens. Très important en termes commerciaux, mais aussi sécuritaire, vous l 'avez rappelé. – On va y venir bien évidemment.

33:35– Oui mais il faut y arriver parce que bientôt l 'heure tourne. – Vous voulez prendre ma place ? Elle a très envie de prendre ma place, Christina Gagini. Vous êtes entrepreneur, Antoine Spielman. L 'immigration, les 80 000 personnes qui rentrent en Suisse, ce n 'est pas Béatians qui va les chercher à l 'étranger, c 'est l 'économie qui les fait rentrer. Donc si elle fait rentrer 80 000 personnes, c 'est qu 'elle a besoin de 80 000 personnes, sinon elle aura un chômage gigantesque dans ce pays. Comment elle fait avec, en gros, la moitié ? – Sur ces 80 000 personnes, chaque 10 personnes, il y a une personne qualifiée et cinq qui travaillent.

34:05donc je pense que déjà là on est beaucoup trop tolérant sur ce qu 'on laisse rentrer ça c 'est la première chose deuxième chose, en tant qu 'entrepreneur, encore une fois je suis appelé tous les jours par des jeunes qui cherchent du travail qui n 'ont pas de travail qui sortent de l 'université parce qu 'on ne leur donne pas de travail parce que c 'est des étrangers qui leur prennent leur travail parce qu 'ils préfèrent engager des personnes qui sont qualifiées le nombre de personnes qui ne trouvent pas de travail aujourd 'hui dans les entreprises suisses, c 'est énorme tout le temps et je n 'arrive pas à leur donner parce que je n 'ai pas les places.

34:36Et ensuite, vous parlez de problèmes d 'attribution de personnes qui rentrent dans notre pays. On arrivait à le faire il y a 20-25 ans. Mais aujourd 'hui, vous ne réalisez pas, avec l 'évolution informatique, ce sera extrêmement simple si on commence à adapter, de trouver un système où quel employeur, quel agriculteur, quelle société de construction, et j 'espère qu 'il y en aura moins, auront besoin d 'aide. Mais pardon, par hypothèse, si tout à coup, ils ont fait mes comptes, on va les voir. Alors vous avez besoin de quoi ? Vous avez besoin de quoi ? qu 'on arrive à 80 000 et pas 40, on fait quoi ?

35:05Mais il faudra s 'adapter. On n 'y arrivera jamais à ce chiffre. On y est aujourd 'hui. L 'économie, aujourd 'hui, elle consomme entre guillemets 80 000. Non, une personne sur deux qui vient dans ce quota de 80 000 personnes par année actuellement ne travaille pas. Que ce soit parce qu 'elle vient faire des études, que ce soit par le regroupement familial, que ce soit par la voie de l 'asile. Ça, c 'est la réalité. Donc, si on disait qu 'on ne vient plus qu 'en Suisse, si on travaille, on aurait tout à fait la possibilité d 'accueillir en gros la moitié de ce qu 'on accueille aujourd 'hui sans problème.

35:36Mais là où j 'ai envie de répondre à ce discours de peur un peu délirant que j 'entends ce soir, de dire mais tout va s 'effondrer, ça ne va pas fonctionner, etc. Les contingents, c 'est affreux, alors que la Suisse a connu sa période économique la plus prospère avec précisément ce système. Grâce aux bilatérales, vous vous l 'avez cassé. Non, depuis les bilatérales, la croissance économique croît moins vite que pendant les 30 glorieuses. Je crois que ça va revoir vos statistiques. Aujourd 'hui, on a des réservoirs de main-d 'oeuvre dans ce pays. 140 000 personnes sont au chômage, 146 000 pour être précis en avril dernier.

36:06Plus de la moitié sont des personnes qui n 'ont pas le passeport suisse. Plus de la moitié. Déjà, ces personnes-là, on va essayer de les recaser beaucoup mieux et plus efficacement. Ensuite, on a plein de gens qui aimeraient travailler davantage, augmenter leur pourcentage. On a aussi des gens qui sont dans le processus d 'asile que, par exemple, on peut former, comme le fait le conseil d 'État UDC Pierre-Alain Schneck dans le canton de Berne, pour les professions de soins avec une école située dans le magnifique village de Belle-Lecke. Je vous invite à visiter. Magnifique à Bastial. Eh bien là, on peut former avec des personnes qui sont déjà ici les besoins de notre système de santé, de notre économie.

36:38Et je crois qu 'en redonnant l 'amour du travail et du travail bien fait à la population suisse qui est ici et étrangère qui réside ici depuis longtemps, on résoudra absolument l 'essentiel des besoins de l 'économie sans avoir cette voie de facilité d 'engager des personnes qui viennent de l 'étranger et qui souvent, malheureusement, sont les moins disants salariaux qui acceptent un salaire plus bas. Jacqueline Dequattreau, on peut passer toute la soirée à se demander si oui ou non, certains ressentent la pression de tout évident, s 'il y a des défis. Alors qu 'est-ce que vous avez, la classe politique qui dit non à l 'initiative, qu 'est-ce que vous avez dans votre magasin pour répondre aux soucis en matière de transport, en matière d 'infrastructure, en matière…

37:13enfin tous ces soucis que pose la densité de la population ? Mais c 'est comme l 'a dit monsieur le conseil fédéral, il faut attaquer les problèmes sectoriellement. Oui mais bon, il faut attaquer les problèmes sectoriellement, pardon, on est encore loin d 'avoir résolu quand on a dit ça. Je peux y revenir volontiers, je crois que c 'est le troisième volet. Mais j 'aimerais quand même revenir sur le plafond de 10 millions. C 'est effectivement dans la Constitution, au moment où les 10 millions sont atteints, le Conseil fédéral doit résilier les bilatérales. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire la libre circulation des personnes, la libre circulation des marchandises, le trafic aérien, l 'agriculture, tous les accords dont on bénéficie.

37:49Et j 'ai entendu le mot sécurité, je suis d 'accord avec vous, madame, même si peut -être en mélange un petit peu asile et immigration, mais on peut en reparler tout à l 'heure. Si les accords tombent, ils tombent tous. À cause de la clause guillotine. Il y a deux accords qui, moi, en tant que président de la Commission de sécurité du Conseil national, me font mal au ventre. C 'est l 'accord Schengen et l 'accord Dublin. C 'est quoi ? Qui ne sont pas concernés par la clause guillotine. Qui sont concernés ? Lisez votre texte. Si vous faites campagne sur un texte, au moins le connaître. D 'accord ?

38:19Bien. Schengen, c 'est la coopération avec les pays qui nous entourent, avec les pays européens en matière de sécurité. Ça veut dire échange d 'informations. Et comme l 'a dit Mme Gaggini, c 'est fondamental. Nous sommes dans une période géopolitique où nous sommes mises aux pressions, où il y a une guerre de l 'information, où il y a le terrorisme qui monte comme risque, où nous avons des espionnages extrêmement préoccupants, où nous avons des prises d 'influence également, et nous avons besoin d 'une solidité avec notre voisinage. Nous ne pouvons pas nous permettre des bispies symboliques, pour reprendre votre terme.

38:59Donc ça, c 'est fondamental que les échanges d 'informations de la police fonctionnent. Sinon, nos services de renseignement et la police deviennent sourds et aveugles parce qu 'ils n 'ont plus accès au système d 'information de Schengen. Pire, Dublin. Dublin tombe. Ça veut dire qu 'on aura beaucoup plus d 'immigration illégale. ça c 'est un sujet que je ne connais pas de mieux que vous, beaucoup plus d 'immigration illégale qu 'actuellement. Parce que nous pouvons actuellement, grâce aux accords Schengen, dire non à un requérant d 'asile qui a été refusé dans un autre pays. Par exemple, il arrive par la Méditerranée en Dublin, exactement.

39:35Il a été refusé en Afrique, parce qu 'il vient d 'un pays qui ne donne pas droit à Algérie, Maroc ou en France. J 'ai pris la Méditerranée à cause des bateaux. Et puis, il a été refusé en Italie. Il rentre chez lui, pas du tout. Chez nous, à la frontière, il y a un casso, il redemande l 'asile. Actuellement, on peut lui dire non. Ça ne se passe pas actuellement. Ça a été refusé en Italie à cause de Mélanie. C 'est peut -être plutôt l 'assaut. Ça ne se passe pas actuellement. Ça ne se passe actuellement. Ici, le ministre pourra nous dire ce qu 'il en est. Par contre, ce qui est sûr, c 'est que si l 'accord tombe, nous ne pouvons plus le refuser.

40:05Et là, on sera débordés, mais débordés par l 'immigration illégale. Et c 'est exactement cela que nous ne voulons pas. Pour revenir aux recettes, il faut être beaucoup plus sévère avec ce que nous acceptons chez nous. Là, je suis d 'accord. Les personnes qui viennent chez nous pour travailler, qui acceptent nos valeurs, qui acceptent nos lois, qui sont d 'accord de s 'intégrer dans un pays qui les accueille, on a besoin d 'eux, ils sont les bienvenus. C 'est comme ça que la Suisse s 'est construite pendant 700 ans, en accueillant les Italiens, les Espagnols, les Portugais, les Français, les Allemands, toujours plus loin, toujours plus loin.

40:36ceux qui s 'intègrent sont les bienvenus. Ceux qui viennent pour profiter de la santé, en faisant du tourisme médical, des aides sociales, pour semer la zizanie, pour faire des faux mondiaux qui viennent avec un quart et qui repartent après avoir distribué les cannes et les plâtres, ça, non, on n 'en a pas besoin. Et si on est plus sévère sur les abus là où ils existent, et on les identifie, à ce moment-là, je pense que la population est beaucoup plus d 'accord aussi d 'accepter des gens qui viennent d 'ailleurs, qui sont là pour s 'intégrer, qui sont là pour accepter nos valeurs et qui veulent vivre parmi nous.

41:16On a quand même cette mission humanitaire d 'accepter les gens qui sont vraiment dans une situation désespérée. Mais il ne faut pas mélanger l 'asile. Là, il y a des solutions, et je serai personnellement plus sévère, je l 'ai dit, et l 'immigration, la main-d 'oeuvre dont nous avons besoin. Sinon, je le répète, ce sont nos jeunes qui travailleront plus et plus longtemps. Manfred Buller, sur la question de l 'asile, évidemment, et sur la question de la sécurité d 'abord. Schengen-Dublin. Alors, Schengen-Dublin fait partie du paquet d 'accords bilatéral 2. Nous parlons avec la circulation du paquet 1 quand nous avons voté en 2000, où il y a une clause guillotine qui effectivement lit les sept premiers accords entre eux.

41:52Ici, l 'un d 'eux a été dénoncé. Ces accords-là tomberaient, mais Schengen-Dublin ne sont pas du tout menacés directement par cette initiative. Premièrement, parce qu 'une éventuelle dénonciation une éventuelle dénonciation de la libre circulation, ça serait la toute dernière mesure dans 10, 15, 20 ans en 2050, par hypothèse, parce que si nous faisons le travail, nous n 'atteindrons jamais ce plafond et nous n 'aurons absolument aucun problème. Donc en fait, Jacqueline de Quattro vient nous présenter l 'effondrement du monde, en théorie, dans 25 ans. Donc ça ne tient pas la route, on ne peut pas faire peur aux gens de cette manière.

42:27Non mais alors, attendez, si on veut être précis. Si on veut être précis. Sur une résiliation qui n 'est pas du tout à l 'ordre du jour. C 'est la toute dernière mesure à la fin d 'un processus. On peut prendre toutes les mesures pour ne pas arriver à cette mesure. Alors juste d 'abord sur Schengen-Dublin, vous avez très factuellement sur le fait que c 'est bilatéral de raison. Mais sur le plan politique, vous savez que ce n 'est pas vrai. Vous savez très bien que la ligne de circulation… Parce que vous pensez que l 'Union européenne va résilier ces deux accords en rétorsion, en plus du paquet 1…

42:50Non, parce que vous pensez-vous que si on sort de la ligne de circulation, l 'Union européenne va nous les garder dans le Schengen-Dublin ? Je pense qu 'ils ont tout à fait intérêt à le faire. parce que, évidemment, c 'est un système qui profite à tout le monde et que la Suisse fait partie de cette architecture de sécurité. – Alors, on va entendre plus juste, l 'Union européenne a des gros problèmes elle-même actuellement avec leurs immigrations, vous voyez ce que Lituanie a choisi aujourd 'hui, vous voyez ce que l 'Espagne est en train de faire, eux-mêmes, ils vont devoir revoir tout leur système à un moment donné, bien avant 2050.

43:16– Béatienne, sur cette question des rapports, on y est, puisque l 'émission avance, il nous reste 5 minutes, sur cette question des rapports avec l 'Union européenne, et cette idée que, si c 'est oui, alors on va dénoncer la libre circulation, alors tout l 'édifice européen va s 'effondrer, alors on n 'aura plus accès au marché européen. Est-ce que tout ça, c 'est aussi automatique que ça ? Ce n 'est pas automatique, mais on a un accord et on a besoin de les deux partenaires pour résoudre les problèmes. Et nous sommes en train de dire, on va dans l 'isolation, on quitte avec cette initiative. mais je veux dire quelque chose d 'autre on n 'a pas terminé cette discussion qu 'est-ce que ça veut dire de limiter l 'immigration à 40 000 c 'est ce que vous dites 40 000 c 'est possible ça veut dire qu 'il faut laisser environ 40 000 dehors comparé avec aujourd 'hui, qu 'est-ce que ça veut dire avec l 'asile c 'est seulement 8 % de l 'immigration vous n 'arrivez jamais à ce but.

44:25Donc, il faut clair. Et les autres, ils viennent normalement avec un contrat de travail avec la famille ou bien une place de formation. Et si vous dites à ces personnes qu 'on doit laisser environ 40 000 dehors, ça veut dire qu 'on va vraiment fortement aggraver la pénurie de main-d 'oeuvre. beaucoup de postes restent ouverts en Suisse même quand on a besoin de ces personnes ils viennent parce que nous en avons besoin et qu 'est-ce que ça veut dire pour les personnes en Suisse et c 'est la raison pour laquelle je suis vraiment motivé de voyager contre cette initiative ça va avoir des conséquences pour tout le monde dans sa vie quotidienne si votre patron ne parvient pas à pourvoir les postes vacants.

45:25Qu 'est-ce que ça veut dire pour les Suisses ici ? La pression monte sur les places, sur les places de travail ici. C 'est ça les conséquences. Qu 'est-ce que ça veut dire pour vous si vous sonnez dans votre lit de l 'hôpital et personne ne vient ? C 'est vous qui soufflez. Vous avez posé les questions ? Qu 'est-ce que ça... Moi, je n 'ai pas terminé. Ça, c 'est important et je me tais après. Non, mais qu 'est-ce que ça veut dire si votre mère ne peut plus être soignée dans les PME parce qu 'on n 'a pas assez de personnel, c 'est à vous de soigner votre parent. Qu 'est-ce que ça veut dire quand on n 'a pas assez d 'ouvriers du bâtiment, si votre maison a besoin d 'être rénovée, votre route doit être construite ?

46:17Bien compris, monsieur. Ça, c 'est vraiment des problèmes et tout le monde doit faire le calcul pour lui-même. Je vais les laisser répondre parce qu 'on chronomètre le temps de parole et vous avez beaucoup d 'avance. Donc, vous aurez toute la fin de l 'émission. 100 000 personnes qui rentrent en plus, c 'est 2 000 personnes minimum, 2 200 personnes dans la santé en plus. C 'est 450 lits en plus d 'hôpitaux. Donc, c 'est très simple. C 'est un cercle vicieux qu 'il faut interrompre. Nous proposons une solution en donnant un chiffre, il ne sera pas atteint. 40 000 suffiront. Si une année, on a besoin de 50, on peut en prendre 50.

46:54C 'est absolument clair et net, et ça permet aux personnes de prendre des bonnes décisions. Ce qui, moi, me dérange beaucoup, c 'est que vous n 'avez pas répondu à la question de madame. Vous parlez de grandes catastrophes européennes, de guerres, de sécurité. La sécurité alimentaire, vous n 'en avez pas parlé. On s 'en fiche, là, on prend le Mercosur, c 'est très bien. On va s 'adapter le Mercosur, on fait venir des poulets, plein de salmonelles, comme on a vu. C 'est ça un peu votre solution. Donc, pourquoi vous ne donnez pas de réponse là-dessus ? Ça, on doit aussi faire attention avec ça, pour nos enfants de réagir.

47:26Malheureusement, plutôt, Ormane, il a posé beaucoup de questions. Oui, alors je réponds volontiers à un aspect, l 'aspect médical, encore une fois. On a une règle stupide en Suisse qui s 'appelle le numerus clausus dans la médecine. Il y a des centaines de jeunes, gens, dans ce pays, qui ne peuvent pas faire des études de médecine parce qu 'on a décidé, il y a 25 ans environ, dire, ah non, on ne va pas former plus de médecins que tant. C 'est une règle stupide. de faire rentrer des centaines de médecins, effectivement, chaque année de l 'étranger pour répondre aux besoins croissants de la population.

47:52Eh bien, commençons par faire le travail chez nous. On va poser un standard, qu 'est-ce qu 'il faut atteindre pour être médecin. Et toutes les personnes qui atteignent ce standard, pas simplement les 50 ou 100 ou 200 premiers ou 300 premiers selon les universités, eh bien, pourront accéder aux études de médecine. On fait le boulot chez nous avant d 'aller chercher des solutions à l 'étranger. C 'est ce genre de choses. Et là, il faut être un tout petit peu créatif. Et moi, j 'ai quand même un peu confiance dans notre système politique, dans notre Conseil fédéral, dans notre excellent Parlement, de trouver ces solutions, de faire les ajustements nécessaires pour que précisément on n 'ait pas besoin de faire venir 40 000 plus la famille, ce qui fait les 80 000 personnes dont parle M.

48:26le Conseil fédéral. C 'est exactement ce genre de choses qu 'il faut faire pour que notre pays puisse à nouveau croître de manière saine. Je vous pose une dernière question puisque vous avez encore un tout petit peu de retard et qu 'on arrive à la fin de l 'émission. Une question qui vous a été posée une fois, on est regardé sur TV5Monde, peut -être ce soir, il y a 900 000 Suisses de l 'étranger qui vivent à l 'extérieur du pays. Tout à coup, ils décidaient de rentrer. Qu 'est-ce qui se passe ? Erreur 404 ? Il n 'y a plus de place ? Vous faites demi-tour ? Non, mais je pose vraiment la question.

48:53C 'est extraordinaire. Vous venez avec eux, avec des solutions. Ce sont des scies et des meiges. Je n 'ai pas des scies et des meiges. Il y a 800 personnes à l 'étranger. C 'est des solutions qui ne vont jamais se créer. Il y en aura d 'autant qui repartiront en même temps. Aujourd 'hui, c 'est des solutions. Ils reviendront. Mais encore une fois, il y en a assez avec la capacité qu 'on aura. On leur donnera probablement priorité à d 'autres personnes et ils auront le droit de revenir quand ils veulent. C 'est une question aussi rhétorique que celle sur la natalité qu 'on a discutée avant. C 'est un symbole comme les 10 millions.

49:27Il n 'y a pas 800 000 personnes qui vont revenir comme ça d 'un coup. Je crois que les gens qui sont à l 'étranger y sont pour de très bonnes raisons sans aucun doute. Je leur souhaite beaucoup de succès là où ils sont. Mais quand bien même on aurait atteint ce plafond ce qui n 'arrivera pas, parce qu 'on prendra les mesures au Parlement avant, lorsque l 'initiative sera un article constitutionnel, eh bien, quelqu 'un qui a le passeport suisse pourra toujours rentrer en Suisse et ce sera une clause d 'exception pour laquelle je m 'engagerai très volontiers pour les accueillir au-delà même de ce plafond.

49:53Eh bien voilà, qui rassurera peut -être nos amis les Suisses de l 'étranger qui sont légion à nous regarder sur TV5MONDE. Merci, on aurait bien fait un peu plus longtemps. Merci monsieur le conseiller fédéral, merci à vous tous, merci à vous chez vous. J 'espère que vous aurez pu vous faire une idée. la réponse de toute façon ce sera le 14 juin nous on se retrouve la semaine prochaine pour un nouveau débat d 'actualité on a vu aujourd 'hui que Genève avait autorisé la manifestation contre le G7 c 'est peut -être une une piste de sujet tout de suite le fabuleux destin d 'Amélie Poulin excellente soirée sur la RTS ou ailleurs bye bye

50:41Sous-titrage ST' 501

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Limiter le nombre d'habitants en Suisse pour lutter contre la crise du logement, la saturation des transports ou le bétonnage du paysage. C'est ce que propose l'initiative UDC "Pas de Suisse à 10 millions" soumise au vote le 14 juin. L'idée : renégocier, voir dénoncer les accords internationaux qui favorisent l'immigration dès que la population résidente approche les 10 millions de personnes. Un texte jugé extrême et dangereux pour l'économie par le Conseil fédéral et l'immense majorité de la classe politique, vent debout face à cette initiative. "Pas de Suisse à 10 millions : l'enfer c'est les autres?" c'est le débat d'Infrarouge, mercredi 20 mai.

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"Pas de Suisse à 10 millions" : l'enfer c'est les autres ?Infrarouge ‐ RTS · 51 min
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