In short
Debate before the Swiss vote (8 March) on the annual SSR/RTS radio-TV licence fee: whether to cut it from 335 francs to 200 francs (initiative “200 francs ça suffit”) or follow the Federal Council’s counter-proposal reducing it to 300 francs while exempting more small businesses.
Guests (backgrounds)
Albert Rösti (Federal Council; DETEC); Céline Amaudru (Geneva National Councillor, committee of the 200 francs initiative); Delphine Klopfenstein-Brongini (Green National Councillor, opposes initiative); Pauline Blanc (initiators’ side, Vice-President of PLR/young PLR); Pascal Critin (Director of RTS); Pierre Danielsen (Vice-President, Union Suisse des Arts et Métiers, USAM; supports initiative).
Key claims
Initiative supporters argue the SSR is “too big/too left/too costly,” should be “svelte” and not compete with private media; 200 francs should preserve “neutral, balanced information” and cohesion. Opponents argue 200 francs would cut too much (job losses, fewer programmes, risk for minority-language regions) and that the Federal Council plan keeps the service public mandate while protecting private media space.
Notable examples
Criticism of “téléréalités,” dating shows, and social-media content (e.g., “Adolf Hitler had a micropenis,” “drunk raccoon” viral-style stories); sports coverage and “sport féminin” cited as service-public value.
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Chapters
Tap a time to open that second in VOThe Debate on SSR's Role
0:46 to 1:53
Exploration of the criticisms faced by SSR and its mission.
“du contenu éducatif, sportif, culturel, du divertissement aussi pour quatre régions linguistiques.”
Introducing the Guests
1:54 to 2:14
Introduction of the panelists discussing the future of SSR.
“et comme le disait Gaston Nicole il y a maintenant presque 48 ans, c 'est une fois n 'est pas coutume de nous que nous allons parler ce soir de la redevance avant la votation du 8 mars.”
The Initiative for Reduced Fees
2:15 to 4:20
Céline Amodru explains the initiative aiming to cut the redevance.
“Chef du département de l 'environnement, des transports, de l 'énergie, de la communication, le fameux DETEC.”
Federal Council's Position
4:21 to 7:56
The federal council's stance on the redevance in response to the initiative.
“Oui, alors pas toutes les entreprises, mais les entreprises payent sur leur chiffre d 'affaires alors que les collaborateurs payent déjà à titre privé, les patrons aussi et probablement les actionnaires.”
Arguments Against the Initiative
7:57 to 13:20
Discussion on the implications of cutting the SSR funding.
“Et on a calculé que ça donne quand même une réduction du budget assez forte, c 'est 17%, 260 milliards de francs.”
The Nature of Public Service
13:21 to 14:00
Debate on the definition and scope of the SSR's public service role.
“Parce que toutes les entreprises, tous les jours, se posent des questions.”
L'image de la SSR et la folie des grandeurs
14:00 to 15:30
Discussion on the perception of the SSR and the challenges it faces.
“Qu 'est-ce que vous jugez superfait à toi ?”
Le débat sur la redevance des entreprises
15:30 to 18:10
Exploration of the initiatives concerning the media fee and its implications for businesses.
“on parlait tout à l 'heure, mais on se met tous ensemble pour payer ça et pour produire de tout pour tout le monde.”
Les impacts des décisions fiscales sur les entreprises
18:10 to 19:30
Discussion on how changes in taxation affect small and large businesses differently.
“le calcul sur le barème sur le chiffre d 'affaires est inconstitutionnel.”
Les enjeux du financement des médias
19:30 to 21:30
Analysis of how media financing impacts service delivery and public perception.
“le problème de la radio, c 'est qu 'elle diffuse les publicités du concurrent.”
Show all 24 chapters
Les chiffres derrière la redevance
21:30 to 24:20
Clarifying the financial implications of the media fee for various stakeholders.
“pour répondre à cette question des entreprises.”
Critique des contenus produits par la SSR
24:20 to 28:00
Debate over the appropriateness of certain content produced by the SSR.
“on a parlé du pouvoir d 'achat, j 'aimerais parler du périmètre, grief centrale l 'ASSR en fait trop, c 'est trop pléthorique, elle va au-delà du mandat qu 'est-ce qu 'on fait de trop Céline Amodru, concrètement ?”
Le Service Public et les Contenus
28:00 to 29:20
Discussion on what constitutes public service content and concerns about reality TV.
“Non mais là, on peut discuter, mais 335 à 200, ce n 'est pas 50%.”
Importance of Essential Information
29:20 to 30:40
Debate on the necessity of essential information in public broadcasting.
“Vous me dites, est-ce que c 'est du service public pour vous ?”
The Role of SSR in Swiss Media
30:40 to 32:00
Discussion on the role of SSR in providing neutral information and its importance.
“Et le fait d 'avoir, au même titre que la Poste, où on arrive à atteindre la dernière boîte aux lettres de la dernière vallée du Valais...”
Consequences of Funding Cuts
32:00 to 34:20
Concerns about the impact of funding reductions on regional media presence.
“Claire différenciation entre ce qui est service public, entre ce qui n 'est pas service public.”
Legislative Decisions and Media Impact
34:20 to 35:40
Examination of legislative decisions affecting public media and regional news.
“si on a plusieurs sites, les journalistes, des différentes régions, des différentes cultures, que si tout le monde vient d 'où d 'un coup, peut -être encore de Genève, quelques-unes, et tous les autres de Zurich.”
Challenges to Media Plurality
35:40 to 36:40
Discussion on media plurality and its significance in the current landscape.
“Ça veut dire que le Conseil fédéral décide sans que le Parlement puisse se prononcer.”
Private Media vs. Public Service
36:40 to 38:20
Debate on the relationship between private media and public service obligations.
“Si vous l 'aviez écoutée, c 'est l 'île à votre rue.”
Economic Realities of Broadcasting
38:20 to 41:00
Exploration of the economic implications of reducing funding for SSR.
“qui peuvent reprendre des émissions qui ne sont peut -être pas directement dans le service public.”
Future of SSR and Public Media
41:00 to 42:01
Discussion on the future challenges and changes for SSR and public media.
“Pourquoi les radiotélévisions suisses privées sont toutes contre l 'initiative ?”
La Réalité Économique de la SSR
42:01 to 43:44
Discussion sur les impacts économiques de la réduction du budget de la SSR.
“Et on n 'est pas en train de parler de quelques émissions de la RTS qu 'on va supprimer.”
Les Défis des Entreprises et de l'Innovation
43:45 to 45:54
Les défis que rencontrent les entreprises face à la baisse de ressources et l'importance de l'innovation.
“Mais moi, je trouve que c 'est profondément ingrat par rapport aux entreprises qui se posent des questions tous les jours.”
L'Indépendance de l'Information et Son Importance
45:55 to 47:25
L'importance du service public pour garantir une information indépendante et lutter contre la désinformation.
“Nous développons considérablement l 'offre digitale.”
Transcript
Automatic transcript. May contain errors.0:02Madame, Monsieur, bonjour. Une foi n 'est pas coutume, c 'est de nous que nous allons parler pour une foi, de la SSR. Une SSR qui, vous le savez, est soumise ces temps-ci au feu de la critique. La vraie question est, veut-on défendre, conserver un service public fort et pourquoi ? Évidemment que la SSR n 'est pas conforme à cette caricature, mais il y a effectivement un sujet sur une certaine, je dirais, avidité. Les époques changent, pas les reproches. Trop gourmande, trop élitaire, trop à gauche. La SSR se serait aussi trop éloignée de sa mission première. Mission qui, rappelons-le, consiste à fournir de l 'information équilibrée, du contenu éducatif, sportif, culturel, du divertissement aussi pour quatre régions linguistiques.
0:57Une initiative portée par l 'UDC. Et les jeunes PLR veulent donc tailler net dans la redevance annuelle. Principale source de revenus de l 'audiovisuel public, 200 francs ça suffit, dit-elle, pour les ménages privés, et pas 335 comme aujourd 'hui. Un contre-projet porté, lui, par le Conseil fédéral, réduit progressivement cette redevance à 300 francs et on exonère davantage de petites entreprises. Cette initiative à 200 francs fragilise-t-elle les missions fondamentales du service public ? Y a-t-il danger pour la cohésion nationale et plus largement pour la démocratie ?
1:37Faut-il tailler à la hache dans le budget de la SSR, le service public ? Il s 'agit de la RTS, de SRF, de RSI, de RTR, de Suisse Info. Est-il trop cher, trop gras, trop gourmand ? Ou faut-il simplement lui couper les vivres parce qu 'il serait trop à gauche ? Bonsoir à tous, bienvenue en direct sur le plateau d 'Infrarouge. et comme le disait Gaston Nicole il y a maintenant presque 48 ans, c 'est une fois n 'est pas coutume de nous que nous allons parler ce soir de la redevance avant la votation du 8 mars. Alors 200 francs, ça suffit ou ça ne suffit pas, la question est assez simple. Et ça suffit ou ça ne suffit pas, pour faire quoi ?
2:12Très gros plateau ce soir. Albert Rochety est avec nous, bonsoir monsieur le conseiller fédéral. Bonsoir mesdames, messieurs. Merci mille fois d 'être là. Chef du département de l 'environnement, des transports, de l 'énergie, de la communication, le fameux DETEC. Merci beaucoup. Merci à vous Céline Amaudru, bonsoir. Bonsoir. Conseillère nationale genevoise, un petit peu enrouée aujourd 'hui, on va espérer que la voix tient jusqu 'au bout, et membre du comité d 'initiative 200 francs, ça suffit pour vous. Delphine Klopfenstein-Brongini, bonsoir. Bonsoir. Conseillère nationale verte genevoise, membre de la commission compétente, c 'est -à-dire la commission des transports et des télécommunications.
2:45Vous combattez l 'initiative. Pauline Blanc, bonsoir. Bonsoir. Vous êtes-vous à l 'origine de l 'initiative avec les jeunes libéraux radicaux, donc vous êtes la vice-présidente. Pascal Critin est avec nous, bonsoir. Bonsoir. Directeur de la RTS, comme chacun commence à l 'avoir compris je pense, on est déjà dans la campagne, on vous voit partout. Et Pierre Danielsen, bonsoir. Bonsoir. Vice-président de l 'Union Suisse des Arts et Métiers de l 'USAM, qui s 'engage aux côtés des initiants. Alors le service public au régime sec, bienvenue dans Infrarouge. Vous ne m 'en voudrez pas, monsieur le conseiller fédéral, d 'enfreindre le protocole et de commencer avec Céline Amodru, puisque c 'est elle qui propose, c 'est ce côté qui propose ce soir, Les temps de parole sont chronométrés, je ne sais pas si je vous l 'ai déjà dit.
3:25– Aucun souci. – Merci. – On est huit ans après Nobilag, pourquoi est-ce que huit ans après, vous repartez au combat contre la SSR ? Quel problème, en fait, est-ce que vous voulez régler avec cette initiative ? – Je pense que le problème n 'a pas changé. D 'abord, j 'aimerais dire quelque chose de très important, c 'est qu 'on ne vote pas contre la SSR. On vote quelque chose qui est très simple. Combien on oblige les ménages à payer ? et jusqu 'à où doit aller le service public. Car aujourd 'hui, tous les ménages payent, indépendamment de savoir si on regarde la télé ou on écoute la radio, toutes les PME et entreprises payent, quand bien même sur leur chiffre d 'affaires, quand bien même on peut penser que les collaborateurs payent déjà à titre privé.
4:14Pour autant, quel est quand même un chiffre d 'affaires supérieur à 500 000 francs ? Oui, mais on devrait tenir compte du bénéfice, parce que je pense que vous savez la différence. C 'est juste par souci de précision. Oui, alors pas toutes les entreprises, mais les entreprises payent sur leur chiffre d 'affaires alors que les collaborateurs payent déjà à titre privé, les patrons aussi et probablement les actionnaires. Et ça, c 'est quelque chose qui est pour moi très important. Alors, 200 francs, c 'est vrai, il y a quelques années, on a voté sur Nobilag, aujourd 'hui on revient avec 200 francs.
4:41Mais parce que le problème n 'a pas changé. On ne tient pas compte du fait, par exemple, que la population augmente, alors que notre initiative le prévoit, qu 'à un moment donné, si la population augmente, c 'est normal que la redevance diminue. Et est-ce que 335 francs, c 'est trop ou pas ? Nous, on considère que oui. On considère qu 'aujourd 'hui, on doit avoir un service public fort, mais ciblé. Et svelte, à vous entendre. Et ciblé, c 'est très important. Et on doit aussi le dire, et ça, la Comco l 'avait dit, la SSR ne doit pas venir en concurrence des médias privés. Or, aujourd 'hui, il faut quand même constater que les médias privés, combien même ils reçoivent de l 'argent, 81 millions, eh bien, ils n 'ont pas beaucoup de place.
5:31Et ça, c 'est pour moi un élément très important, c 'est -à-dire que la SSR doit combler le vide que pourraient ne pas faire les médias privés. Et dernier élément, et après je me tairai, la cohésion dont tout le monde parle, elle est prévue dans l 'initiative, le maintien de la cohésion. Et ce sera la première fois que cette cohésion est inscrite dans la Constitution. Merci Céline Amodru, vous n 'avez plus de voix il y a dix minutes et là vous avez réussi à tout dire ou presque, on reviendra sur chacun de ces points. Monsieur le conseiller fédéral, c 'est un secret pour personne, vous étiez un peu à l 'origine, parmi les gens qui étaient à l 'origine de cette initiative, peut -être vous avez même récolté des signatures, je ne sais pas.
6:10Vous avez récolté des signatures ? Oh, il y a quelques secrets. Il y a des secrets qu 'on dit pas. C 'est un conseil fédéral. J 'étais conseiller national, j 'étais dans le comité d 'initiative. Mais aujourd 'hui, vous vous battez contre ce texte avec beaucoup d 'énergie, on le constate. Alors, c 'est de la collégialité ou vous êtes vraiment convaincu cette fois ? Alors, c 'est clair. J 'ai toujours dit, quand j 'étais élu conseil fédéral, que la collégialité est un instrument pour le fonctionnement de la Suisse très, très important. Et je peux dire, ici, que j 'ai signé là-bas comme conseil national avec persuasion, cette initiative, parce que je pensais qu 'il faut bouger quelque chose.
6:47Parce qu 'à l 'un côté, on a la SSR qui a grandi. On a à l 'autre côté, les médias privés qui sont très sous pression. Alors, pour moi, c 'était toujours important qu 'on ait une claire divergence entre les services qui peuvent être servis par les privés et les autres par le service public. Ça signifie l 'SSR. Et c 'était la raison. Pour moi, c 'était aussi une chance d 'être élu conseil fédéral. Alors j 'ai dit, oui, je suis persuadé que quelque chose doit se bouger. Alors j 'ai discuté longuement et intensement tous les milieux, les directeurs, les directrices de la SSR. Qu 'est-ce qu 'on peut faire ?
7:33Moi, j 'ai dit il faudrait faire quelque chose pour pouvoir persuader les gens qu 'il faut une forte SSR. mais peut -être qu 'il laisse une certaine place plus pour les privés. Et on a trouvé ce compromis du Conseil fédéral où on a dit, oui, on veut une certaine baisse, pas massive peut -être, mais une baisse de la redevance à, pas 200 francs, mais à 300 francs, et lâcher environ 80 % des TPMO. Et on a calculé que ça donne quand même une réduction du budget assez forte, c 'est 17%, 260 milliards de francs. Et là, le Conseil fédéral était persuadé qu 'il ne faudrait pas baisser en plus. Alors, il a voulu accepter, il a pris en considération les arguments des initiants, qu 'il a compris, mais en même temps, il a voulu faire une restriction qui fait possible de continuer à produire, décentraliser dans toutes les quatre cultures, toutes les quatre langues, et alors le Conseil fédéral dit clairement qu 'il ne faudrait pas aller au-dessous de ces 300 francs.
8:43Alors on a fait beaucoup en faveur des initiants, là je peux bien vivre avec ces deux casquettes, l 'initiant est maintenant de défendre vraiment l 'opinion du Conseil fédéral qui dit qu 'il faut jeter cette initiative. Il a l 'air convaincu, l 'ancien patron de l 'UDC quand même, non ? Il a fait le boulot, il est arrivé avec un contre-projet, il a entendu le message, ça ne vous fait pas réfléchir ? En un mot, après on entendra tout le monde. Oui, j 'admire sa collégialité, je le reconnais. Mais c 'est vrai que pour moi, de me dire que le service public a besoin de 17 chaînes radio, 7 chaînes télé, et puis un nombre important sur les réseaux sociaux, ça m 'interpelle.
9:22On va y venir. Delphine Coffenschein, Broginie, on va d 'abord prendre l 'argument du pouvoir de chat, puisque vous en avez parlé, et puis parce que ça fait partie des grands arguments de campagne des initiants. On est dans une période difficile pour tout le monde. Tout augmente, les factures, etc. Est-ce qu 'on peut permettre une sorte de snobisme, 100 francs par année, finalement, qu 'est-ce que c 'est ? On l 'a beaucoup entendu, ça ne vous gêne pas un peu ? Mais qu 'est-ce qui augmente réellement ? Et qu 'est-ce qui touche aujourd 'hui clairement le pouvoir d 'achat de la population ? C 'est la question du loyer, c 'est la question des assurances.
9:53Aujourd 'hui, vous pouvez descendre sensiblement le prix de la redevance, mais demain, vous avez une augmentation d 'office, parce que simplement, les assurances maladie vont augmenter. Et ça, on le sait déjà. Donc ça veut dire, c 'est pour moi, cette initiative, c 'est une initiative absolument hypocrite, parce que d 'estimer qu 'on va soulager les ménages avec 100 francs de moins par année, alors qu 'on sait parfaitement que les assurances maladie vont continuer d 'augmenter, qu 'on sait parfaitement que à côté de ceci, ce service public, cette redevance, en fait, qui permet finalement un accès assez large à l 'information, essentiellement, dans toutes les langues.
10:28Pas que, c 'est bien précisément le sujet. et donc aussi à la culture, aussi au sport. Et ça veut dire que finalement, ce service-là que vous avez en un paquet pour 335 francs aujourd 'hui, alors à terme, 300 francs, eh bien, vous avez finalement un service qui est très large. Ça veut dire que demain, non seulement l 'assurance maladie vous coûtera beaucoup plus cher, donc ça veut dire que ces 100 francs d 'économiser, vous les avez déjà perdus. Et moi, j 'invite l 'UDC de s 'activer clairement sur les questions de l 'assurance maladie, le PLR également, parce que clairement, on doit trouver des solutions pour soulager réellement.
11:02Si on veut parler du pouvoir d 'achat des ménages, on doit être honnête, on doit être honnête avec eux. Et aujourd 'hui, quels sont les postes qui sont coûteux ? Eh bien, ce n 'est pas la redevance. Et cette redevance-là, encore un élément juste, c 'est que pour toutes les personnes qui aiment le sport, par exemple... Il paraît qu 'il y en a par les temps qui courent, je crois. Et puis elles ont bien raison, ces personnes. Aujourd 'hui, vous avez accès, grâce à la SSR, à quantité de sport, et pas seulement d 'ailleurs au ski, au foot ou au tennis, mais vous avez accès à beaucoup de sport. Vous avez aussi accès au sport féminin, par exemple.
11:30Et finalement ces sports de niche qui sont en train de monter et qu 'on doit pouvoir soutenir, eh bien avec une SSR à 200 francs c 'est terminé, c 'est absolument terminé. Et qu 'est-ce que vous faites ? Eh bien vous prenez un nouveau programme qui, celui-là, coûtera largement plus cher. Pauline Blanc, les yeux dans les yeux, toujours. C 'est pas ces 27 centimes par jour de pouvoir d 'achat en plus qui vous ont convaincu de vous jeter dans le combat. C 'est une histoire de modèle d 'affaires, presque même de principe. Alors moi je suis la vraie mais 1 franc c 'est 1 franc. Oui oui. Donc c 'est déjà ça de prix.
12:00Je veux bien entendre que ce n 'est pas ce qui va révolutionner le pouvoir d 'achat de la population, mais un franc est un franc. Et je trouve que c 'est hypocrite de prétendre le contraire pour le coup. Mais le but de cette initiative, c 'est de maintenir un niveau, un montant de redevances qui permet à l'SSR de remplir sa mission de service public, dont au cœur de la définition, c 'est une information neutre, correcte, qualitative, fournie à l 'ensemble de la population. Et c 'est ça qui est véritablement important. La mission, elle va un tout petit peu au-delà. Oui, mais le cœur de la définition, c 'est ça.
12:37Non, le cœur de la définition du service public, c 'est quand même l 'information à la base, à la base du service public. Après, on aura l 'occasion d 'y revenir, mais après la concession a un peu élargi la définition du service public et on parle après de culture, de sport, de divertissement. Pour moi, le divertissement... La constitution suisse, qui est un texte assez important, dans son article 93, consacre la formation, certes, mais le divertissement aussi et la création culturelle aussi. Vous ne pouvez pas dire que c 'est la concession qui est rajoutée ? De manière très générale, mais ensuite, la concession, elle va bien plus loin que la définition du service public, selon nous.
13:12Mais il faut quand même... Il y a quand même une réflexion de fond, effectivement. C 'est de se dire finalement comment la SSR fonctionne, avec quels moyens et dans quel but. Parce que toutes les entreprises, tous les jours, se posent des questions. Comment est-ce qu 'on va produire ? Avec quel argent ? Pour quel but ? Selon quelle demande ? Avec quelle offre ? La SSR n 'a absolument pas besoin de se poser ces questions-là parce qu 'il y a 1 ,25 milliard de francs par année qui tombe non pas du ciel, mais de la poche directement du citoyen. Donc c 'est l 'histoire de dégraisser le bâton. Finalement, elle n 'a pas de questions à se poser.
13:45puis le citoyen paye actuellement la folie des grandeurs de la SSR. Il y a des contenus qui sont produits avec l 'argent du citoyen et qui ne remplissent très clairement pas la définition du service public. On va en parler, ça fera partie. Si on coupe, qu 'est-ce qu 'on coupe ? Qu 'est-ce que vous jugez superfait à toi ? Pascal Critin, est-ce que vous avez l 'impression ? Quelle est l 'image que vous avez utilisée ? Ce n 'était pas le mammouth, c 'était le... Le mammouth, oui, qui écrase la folie des grandeurs. La folie des grandeurs. Est-ce que vous avez l 'impression d 'être le directeur francophone d 'une entreprise qui souffre de folie des grandeurs ?
14:17Mais nous, on ne fait rien que ce qu 'on nous demande de faire. Donc, il n 'y a pas de décision dans les bureaux. La direction n 'est pas en train de se dire, tiens, qu 'est-ce qu 'on pourrait inventer ? Tout ce qu 'on fait, c 'est dans la concession. Et le Conseil fédéral, à travers le département du Conseil fédéral, M. Rusty, l 'OFCOM contrôle tout ce qu 'on fait en termes de quantité et de qualité. Donc, j 'aimerais tuer, disons, cette idée que nous inventons des choses qui ne sont pas permises. Concession, on peut le dire aux gens, parce que peut -être tout le monde n 'est pas au fait exactement, qui est renouvelé théoriquement tous les 4 ans.
14:44Voilà, même un peu plus maintenant, c 'est ça. Et dans le fond... On a prolongé parce que cette initiative est sur la table, mais théoriquement, tous les 4 ans, on rediscute de la concession. C 'est ça. Et alors, c 'est intéressant, parce qu 'il y a le cœur du service public, puis autour du cœur, il y a le reste du corps. Et le reste du corps, c 'est le mandat de service public aussi. Ça n 'existe pas, en fait, philosophiquement, un service public de base. C 'est quoi un service public de base dans le monde de l 'hôpital ? Ce serait quelques opérations faites dans l 'hôpital public, puis le reste, il faudrait se le payer sur les hôpitaux privés ?
15:13C 'est quoi le service de base dans le service public de l 'électricité ? On allume quelques ampoules et le reste, il faut le payer autrement ? C 'est incompatible, théoriquement. Le service public, on se met tous ensemble pour payer, certes, 300 francs, c 'est 300 francs, et ça coûterait plus cher si on coupait la redevance, on parlait tout à l 'heure, mais on se met tous ensemble pour payer ça et pour produire de tout pour tout le monde. Voilà, c 'est ça la notion du service public. Pierre Danielsen, vous vous êtes lancé dans le combat, non pas pour défendre le porte-monnaie des gens, mais celui des entreprises.
15:46Derrière les entreprises, il y a des gens. On va reprendre l 'initiative et le contre-projet. Simplement, peut -être pour faire un petit rappel, l 'initiative, d 'abord, qu 'est-ce qu 'elle demande ? Les 200 francs de redevance, vous l 'avez compris, c 'est pour les particuliers. Elle demande l 'exemption de toutes les entreprises, sans exception, et elle ne change rien pour le financement des médias privés. Si on la compare avec le contre-projet, concocté par Albert Gustier et ses services, 300 francs c 'est le montant de la redevance on exonère les entreprises s 'ils n 'ont un chiffre d 'affaires inférieur à 1 ,2 million de francs et pareil, pas de changement pour le financement des médias privés Pierre Danielsen 80 % des entreprises seront exonérées l 'immense majorité des entreprises font moins de ce chiffre d 'affaires là ça suffit pas ?
16:30Permettez-moi peut -être tout d 'abord de rappeler ce que c 'est que l 'USAM l 'Union Suisse des Arts et Métiers ces 600 000 entreprises, 600 000 PME, qui ont une fois payé une redevance de base qui a été profondément modifiée. Et c 'est ça qui nous gêne profondément. Si on prend ces 600 000 entreprises, juste pour expliquer comment ça se passe, ces 600 000 entreprises sont regroupées dans des associations nationales. Alors, il y a les garagistes, il y a les carrossiers, il y a les peintres, tout ça, pour s 'imaginer. Les présidents de ces associations se réunissent quatre fois par année au sein de l 'USAM et se prononcent sur des sujets politiques.
17:13Dans le cas qui nous occupe ce soir, nous avons décidé la chose suivante à la Chambre de l 'Union Suisse des Arts et Métiers. La partie 200 francs, 300 francs, on ne s 'en mêle pas. Parce qu 'on n 'est pas dans ce combat-là, on n 'intervient pas dans ce combat. Par contre, ça fait une dizaine d 'années que maintenant, on essaye de trouver le contact avec plusieurs conseillers fédéraux, avec le Conseil national, le Conseil des États, les partis politiques, et qu 'on n 'ait pas entendu. Et finalement, on a été entendu par le tribunal fédéral. Le tribunal fédéral a dit ce qui est proposé là, ce que le Parlement a fait, c 'est inconstitutionnel.
18:02Alors, oui, il y a eu deux arrêts. Un arrêt du tribunal administratif fédéral en 1923 et un autre du tribunal fédéral à Lausanne en 1924 qui ont dit le calcul sur le barème sur le chiffre d 'affaires est inconstitutionnel. Oui, vous ne pouvez pas faire comme ça. Vous ne pouvez pas faire comme ça. Et nous, au fond, on est ouvert à la discussion depuis dix ans. On cherche le contact depuis 10 ans. On cherche vraiment des solutions. Et aujourd 'hui, on se trouve avec une initiative, une initiative qui est lait comme elle est. Alors, elle parle de 200 francs, 300 francs, je répète, on n 'est pas dans ce débat.
18:37Oui, mais il est quand même sur la table. C 'est sur la table, pourtant. Mais, par contre, pour ce qui est des entreprises, alors là, ça nous intéresse, parce que on dit, ben, aucune entreprise ne va payer. Imaginez simplement une chose. Un de mes collègues garagistes de Chaffouse, Il a vu sa redevance multiplier par 33, il y a 10 ans. Il fait de bonnes affaires, alors ? Non, c 'est parce qu 'on est passé d 'une redevance forfaitaire à une redevance sur le chiffre d 'affaires. Et ça, c 'est quelque chose qu 'on ne veut pas. On doit trouver une solution à ce problème. Et c 'est pour ça qu 'on s 'engage pour cette initiative.
19:17Une question perfide que vous me pardonnerez, Pierre Danielsen. Chez vous, dans les garages, on écoute la radio, qu 'est-ce qu 'on écoute ? Dans les garages ? Oui, on écoute souvent. De moins en moins, parce que vous savez, le problème de la radio, c 'est qu 'elle diffuse les publicités du concurrent. Alors, on ne l 'écoute pas. Alors, non, mais vous avez bien compris le problème qu 'on a. On est contre cette taxation au chiffre d 'affaires. Parce que, même si on perd de l 'argent, finalement, on paye. Monsieur le conseiller fédéral, là-dessus, sur les entreprises. On a bien compris cet argument des entreprises, le Conseil fédéral, que ce double paiement.
19:58C 'est la raison pour laquelle on a lâché ces 80 % de tous les PMU. Ce sont les petites. Là, je peux vous avouer que c 'est le patron qui paye dans son bureau et c 'est le papa à la maison ou la maman qui paye une deuxième fois. Là, je suis d 'accord. Eux, ils ne vont plus payer. Les autres, au-delà de ces 80 %, ce sont les grands, seront les grands. Et là, je me demande quand même, je prends Nestlé, je prends toute la région Genève, ici, avec beaucoup de gens, très beaucoup de gens qui travaillent ici, des employés étrangers. Eux, ils ne payent pas de redevances. Ils payent dans leurs usines.
20:43Alors, cet double paiement, ça, on a vraiment réduit le plus possible. Et le Conseil fédéral doit, selon le le tribunal national doit changer ses critères. Ses critères, ça ne peut plus être régressif, ça doit être progressif. Ça signifie, ce ne seront à l 'avenir que les grands qui payent vraiment cette redevance. Et maintenant, je vous demande quand même, des médias forts ont une importance pour la stabilité de notre pays. Et les grandes entreprises qui vivent dans notre pays aussi, ils ont un certain intérêt. Alors, je pense qu 'on a là trouvé un bon chemin de compromis pour répondre à cette question des entreprises.
21:36Sur cette question encore, Pierre Daniel, c 'est toujours avec vous, puisque c 'est votre presque seul cheval de bataille. Est-ce que ça vaut la peine, finalement, pour cette question des entreprises, pour ces 20 % de plutôt grandes entreprises, de jeter le bébé avec l 'eau du bain, j 'allais dire, et puis risquer de sacrifier éventuellement plus de choses. Oui, alors moi je dis qu 'il ne faut pas prendre le risque de jeter l 'entreprise avec l 'eau du bain. C 'est ça le problème qu 'on a. Mais vous savez, une entreprise qui n 'est pas grande, forcément, mais qui fait un gros chiffre d 'affaires avec une toute petite marge...
22:11Mais c 'est quoi un gros chiffre d 'affaires, par exemple ? Prenez les garages. Les garages font facilement des millions de chiffres d 'affaires parce qu 'ils vendent des voitures, vous savez, le prix que ça coûte. La marge, elle est inférieure à 1 % sur les voitures. Donc, avec des si petites marges, on va payer, et c 'est mon cas par exemple, on va payer plus de redevances que d 'impôts fédéral directs. Et là, il y a quelque chose qui ne joue pas. Ça fait 10 ans qu 'on le dit. Peut -être que vous payez très peu d 'impôts fédéral directs. Non, je plaisante. Oui, on peut dire qu 'il faut augmenter l 'impôt fédéral direct, mais finalement, ce n 'est pas tout à fait le débat de ce soir.
22:53Mais ça, c 'est important d 'avoir à l 'esprit que les entreprises… – Ce n 'est pas l 'initiative. – Excusez-moi, je dis interviens, ce n 'est pas l 'initiative. – Non, ce n 'est pas l 'initiative. – Parce qu 'on va changer ces critères. Alors, on va commencer après un chiffre d 'affaires au-dessous de 1 ,2 million de francs, c 'est gratuit. Au-delà, on va commencer à 100, 150 francs et ça augmente à 50 000, peut -être 100 000 francs. Mais si vous êtes à 5 000 francs, vous avez déjà un chiffre d 'affaires d 'environ 50 millions. Alors, ce n 'est vraiment pas ce que résout l 'initiative. Pour l 'ACSR, si vous biffez tous pour les entreprises, aussi pour les très grandes, parce que 100 000 francs pour un Nestlé, ce n 'est vraiment pas beaucoup.
23:44Mais vous biffez tous, ça signifie pour la SSR une réduction de la redeveuse de 107 millions de francs. Qui s 'ajoute à 250 millions de francs. Pour être clair, on est contre le critère. Je ne dis pas qu 'il ne faut rien faire, mais on a beaucoup fait pour continuer à garantir des émissions assez larges. Mais pour être clair, je veux le répéter, on est contre la tarification au chiffre d 'affaires. on a été ouvert à plein de discussions jusqu 'à maintenant et on n 'a pas été entendu sauf par le tribunal fédéral et bien c 'est clair, en tout cas ce soir vous aurez été entendu monsieur Seine, alors revenons à reproche au grief on a parlé du pouvoir d 'achat, j 'aimerais parler du périmètre, grief centrale l 'ASSR en fait trop, c 'est trop pléthorique, elle va au-delà du mandat qu 'est-ce qu 'on fait de trop Céline Amodru, concrètement ?
24:33j 'aimerais quand même juste qu 'est-ce qu 'on ne devrait pas faire ? j 'aimerais juste revenir sur un élément parce que là on parle de beaucoup de choses, mais avec 200 francs, notre initiative, il y aura quand même 850 millions. On y vient après. Non, j 'aimerais quand même le dire maintenant. Je m 'excuse, parce qu 'on ne sait pas si on pourra encore parler après. Donc, je prends la parole. Allez-y. Donc, on donne quand même l 'impression, dans votre débat, que la SSR n 'aura plus rien. Je m 'excuse. Toutes les familles, aujourd 'hui, doivent faire des économies. Toutes les entreprises doivent faire des économies.
25:07toutes les entreprises doivent faire des choix si elles ne font pas bien la SSR on est en train de dire aujourd 'hui nous ce qu 'on est en train de dire nous on va rien faire parce que de toute manière on va recevoir on dit faire un petit peu et puis ce que vous proposez c 'est de couper les entreprises doivent faire un effort toutes les entreprises ne doivent pas couper la moitié de leur budget donc encore une fois je vous pose la question qu 'est-ce qu 'on fait en trop ? aujourd 'hui, dites-moi pas que ce n 'est pas vrai toutes les entreprises doivent faire des efforts, le pouvoir d 'achat diminue.
25:39Donc tout le monde réfléchit dans quoi on investit, dans quoi on n 'investit pas. Et aujourd 'hui, moi, ce qui me dérange dans ce débat, c 'est qu 'on est en train de dire, la SSR, elle, c 'est bon. On va prendre 1 ,25 milliards par année et c 'est tout. Non, ça ne va pas. Je suis désolé. 850 millions, ce n 'est pas rien. C 'est énorme. Et en plus, il faut aussi rappeler qu 'il y a des montants qui viennent du sponsoring. Donc, j 'aimerais quand même qu 'on rappelle ces chiffres. Pascal Crittin, on ne fait rien, on ne fait aucun effort là où tout le monde se serre la ceinture ? Je pense que c 'est important que les gens soient bien renseignés sur les chiffres.
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26:15Il y a une erreur, excusez-moi Madame Amodru. D 'abord, je constate qu 'au sein des partisans de l 'initiative, vous n 'êtes pas alignés sur les chiffres. J 'ai entendu messieurs Mater et Regazzi dire qu 'il resterait 1 milliard. Vous, ce soir, vous dites qu 'il reste 850 millions, donc il y a 150 millions de moins. Et en fait, ce qui restera, c 'est 700 à 750 millions. C 'est ça la vérité. Parce que ce que vous oubliez, je peux vous expliquer peut -être. Ce que vous oubliez calculer, c 'est la baisse publicitaire. Oui, mais c 'est ça la différence. Je vais vous expliquer parce que je connais bien le fonctionnement de cette maison.
26:43Quand vous avez une entreprise de médias, mais ça c 'est simple à comprendre, qui a 50 % de budget de moins, elle produit beaucoup, beaucoup moins de programmes, de chaînes et autres de surfaces pour la publicité et le sponsoring. Donc on va perdre au moins la moitié de ce qu 'on a aujourd 'hui comme sponsoring. Et la réalité, c 'est 700 à 750 millions de dollars. Comme vous dites, c 'est si simple à comprendre, avec un peu, excusez-moi, mais c 'est aussi simple de comprendre que vous devez, aussi comme toutes les familles, comme toutes les PME, faire des efforts. Exactement. Et donc, c 'est un peu désagréable de nous faire entendre.
27:13C 'est simple à comprendre. Et d 'une part, nous faisons des économies déjà depuis ces dernières années. D 'autre part, la redevance va baisser à 300%. Parce que vous avez de la pression. Et donc, nous allons réduire de 17 % le budget, tout en restant décentralisé, ce qui est un très très gros effort pour une entreprise de garder tous ces sites dans toutes les régions plutôt que d 'en fermer et de couper 17%, 270 millions d 'économies, vous pouvez ne pas être d 'accord mais c 'est la réalité des chiffres, 900 postes qui vont être coupés d 'ici les deux prochaines années. Donc nous faisons des économies comme tout le monde, voilà.
27:42Et puis surtout nous allons faire disparaître beaucoup d 'émissions comme ça parce que ce n 'est pas juste des économies derrière. Et moi je dis simplement 200 francs ça ne suffit pas. Pourquoi ? Parce que c 'est le prix du français, du romanche et de l 'italien. À la SSR, 40 % des coûts de la SSR, c 'est le français, le roman chez l 'italien. Et la baisse qui est demandée, en fait, elle est de 50%. Donc j 'y vois un grave danger. 50 % ? 335 à 200, ce n 'est pas 50, c 'est 40. Non mais là, on peut discuter, mais 335 à 200, ce n 'est pas 50%. Et moi, j 'y vois un grave danger pour les régions minoritaires.
28:15Pauline Blanc, j 'aimerais qu 'on parle de contenu. Ces CERC qui ont fait trop, j 'aimerais qu 'on y vienne. Qu 'est-ce qu 'elle fait de trop ? Le problème avec la télé, la radio, le service public, c 'est comme avec la nati. Il y a autant de coachs que de téléspectateurs. Et puis, il y a ceux qui aiment Top Model, il y a ceux qui aiment le sport, il y a ceux qui aiment l 'info. Chacun aimerait qu 'on se confine à sa spécialité. Alors, qu 'est-ce qu 'on fait en trop ? Produire des téléréalités. Pour moi, ça, ce n 'est pas du service public. Produire des téléréalités. Des émissions de rencontres.
28:41Il y a une émission qui s 'appelle Hot Docs sur la RTS. Ce n 'est pas du service public. Du contenu sur le compte officiel de RTS Info sur les réseaux sociaux. de savoir si Adolf Hitler avait un micropénis ou pas. Là, j 'ai plusieurs exemples. Savoir si un raton laveur ivre sème la pagaille dans un magasin d 'alcool en Virginie. Ce n 'est pas du service public pour moi. C 'est quoi cette mode des claviers pour longs ongles ? Service public, selon vous ? Je ne sais pas. Selon moi, non. Lâcher des gros mots pour améliorer nos performances. Vous avez compris un peu l 'idée. Je vais m 'arrêter là parce que sinon ça irait un peu loin.
29:17Mais ce n 'est pas du service public. Vous me posez des questions. Vous me dites, est-ce que c 'est du service public pour vous ? Je ne pose pas la question à vous personnellement, au public. Je saisis cette rhétorique pour y répondre. Derrière tout ça, il y a des informations. C 'est -à-dire qu 'il y a une étude, par exemple, qui sort. Et puis, on relate une étude. Ça s 'appelle du journalisme. Oui, mais c 'est du service public pour vous de dire qu 'un caraton laveur ivre a semé la pagaille en Virginie ? Pour moi, non. Ce n 'est pas du service public. Le service public, ça doit être une information essentielle à la population.
29:43Et cette information-là, elle n 'est pas essentielle. On peut l 'avoir par un autre biais, mais pas via le service public. – Delphine Koppelstein. – Elle est en train de faire de la SSR un média partisan. La SSR, au contraire, est justement là pour apporter une information qui est neutre, une information qui est vérifiée, avec des journalistes qui sont formés, de manière à attiser la curiosité, l 'esprit critique, etc. Donc ça veut dire que ce service public, il est indispensable. Il est indispensable aujourd 'hui, que ça soit à travers des teasers, comme vous les avez présentés ici, qui amènent ensuite à des études qui ont été présentées.
30:26Cette information, aujourd 'hui, elle fait partie d 'un tout. Elle fait partie d 'un service public. Et si ensuite, on en a besoin d 'un particulièrement, c 'est qu 'on a quand même un pays un peu particulier. L 'UDC devrait être sensible à ceci. On a besoin d 'avoir d 'abord la souveraineté de l 'information et puis d 'avoir, au fond, une information qui soit accessible partout, jusque dans la dernière vallée. Et le fait d 'avoir, au même titre que la Poste, où on arrive à atteindre la dernière boîte aux lettres de la dernière vallée du Valais... C 'est pas benaisant de Poste, parce qu 'elle ferme partout.
30:53C 'est le principe de base du service public. Et ce service public, aujourd 'hui, il est en train d 'être détricoté. Et c 'est extrêmement grave. Extrêmement grave et particulièrement pour la Suisse. Parce que nous avons besoin, aujourd 'hui, d 'une information de qualité dans toutes les langues. Et nous avons besoin aussi d 'une information pour tous les publics. Parce que le principe même du service public, finalement, c 'est d 'atteindre tout le monde. Alors si Mme Blanc, vous n 'êtes pas atteinte par ces informations, d 'autres personnes le seraient peut -être. Et c 'est de l 'élitisme que de dire, eh bien moi, ça ne m 'intéresse pas, mais d 'autres ça les intéresse pas.
31:21Non mais ce n 'est pas de la définition du service public, Madame, je m 'excuse. Le service public... Un rat de laveur ivre, ça me la paiaille. C 'est votre avis sur une information. Adolf Hitler avait un micro pénisprime. Ce qui est important du service public, c 'est d 'apporter une information à l 'ensemble de la population. Mais oui, mais ça je suis d 'accord avec vous. Et cette population, elle a des avis variés, et c 'est utile aujourd 'hui, en particulier pour un pays comme le nôtre, qui a quatre langues, qui a une typologie différente, avec des montagnes, avec des plaines, et ça c 'est essentiel.
31:45Monsieur le Conseil fédéral. Oui, merci. Cette discussion me montre que le contre-projet, ou ce sorte contre-projet du Conseil fédéral n 'était pas si faux. Alors, le Conseil fédéral a accepté les idées de l 'initiant que quelque chose doit se bouger, encore une fois. Claire différenciation entre ce qui est service public, entre ce qui n 'est pas service public. C 'est la raison pour laquelle le Conseil fédéral a décidé par ordonnance, parce qu 'il savait que peut -être le Parlement ne va pas aller dans un contre-projet. Le Parlement a accepté ça, ce que le Conseil fédéral a fait, de réduire la redevance, de lâcher quelques entreprises.
32:23Mais en même temps, il a dit qu 'il peut aller jusqu 'où. Il a décidé, ce n 'est pas une limite scientifique, Mais on a discuté avec tous les autres éditeurs. Et on a dit, si on fait ce pas, eux, ils peuvent reprendre des prestations qui ne vont plus être produites par la SSR. Si on va au-dessous de ça, ça va passer à l 'étranger, sur les grandes plateformes. Et ça, on veut éviter. Deuxième point. Avec ces 17%, en réduisant, je suis d 'accord avec vous, on peut faire quelque chose. On peut faire quelque chose. Ils sont en train, avec leurs projets en avant, ils sont déjà communiqués. 900 postes, c 'est quelque chose.
33:06Alors quelque chose se bouge, comme tout le monde. C 'est absolument d 'accord avec madame la conseillère nationale à Montreux que toutes les entreprises, tous les ménages doivent se bouger. 17 %, ça c 'est beaucoup. On peut le faire en réduisant le overhead, le IT, devenir plus efficace, peut -être biffer quelques émissions. Mais si on va beaucoup au-dessous de ça, alors à 800 000, quel sera le chiffre ? Alors à la moitié. On ne peut pas le faire sans fermer les sites. Et là, j 'aurais peur pour les régions rurales. On a quand même environ 7 grands sites. On a 20 sites régionaux. On a même, dans la Romandie, 8 différents sites.
33:54Pour moi, une chose, comme Conseil fédéral, vous avez dit, après, on va définir, après cette votation, selon les résultats, on va définir la concession. Pour moi, une chose très importante, et là, j 'espère de même opinion, c 'est le traitement objectif des faits. La couverture égalité, ça serait très, très important de le définir. Et moi, j 'en suis persuadé qu 'on arrive mieux à le faire si on a plusieurs sites, les journalistes, des différentes régions, des différentes cultures, que si tout le monde vient d 'où d 'un coup, peut -être encore de Genève, quelques-unes, et tous les autres de Zurich.
34:35Alors moi, comme bernois, je n 'aimerais pas que toutes les émissions radio viennent du Zurich. Rien contre les Zurichois, rien contre quelqu 'un. Mais si vous voulez vraiment, et je pense que c 'est aussi une idée de l 'initiative, et vous pouvez compter sur moi, on va vraiment définir cet traitement objectif. Ça, c 'est un point qui me manque, je suis honnête, qui me manque des fois, le traitement objectif, qui me manque des fois, selon la politique. Si on laisse une personne de l 'absolument gauche, bien connue, dans les meilleures émissions à Zurich, Suisse, Alemanique, la semaine dernière, peu avant les élections, ça ne va pas.
35:15Ça, il faut changer. Là, nous allons discuter ça. Mais si vous allez en dessous du chiffre du Conseil fédéral. Ils vont, ils doivent couper les sites. Et vous n 'avez plus la divergence. Je vais laisser parler les éditions qui prennent du retard. Vous avez un peu le temps.
35:33Pluralité, terreau local. J 'aimerais juste répondre sur le fait que M. le Conseil fédéral a dit qu 'on a pris une décision par ordonnance. Ça veut dire quoi par ordonnance ? Ça veut dire que le Conseil fédéral décide sans que le Parlement puisse se prononcer. Et donc là, ça pose peut -être également un problème parce que ça veut dire que demain, il pourrait changer. Deuxièmement, dans son contre-projet, on ne parle pas du nombre de ménages. On ne tient pas compte du fait que le nombre de ménages augmente en Suisse. Et ça, c 'est quelque chose qui devrait être prêt en considération. Ça veut dire que plus il y aura le nombre de ménages, plus aujourd 'hui vous allez gagner.
36:06Oui, je le redis parce que j 'aimerais que ce soit très clair. Parce que je veux expliquer que s 'il y avait eu ces choses qui avaient été mises dans le contre-projet, peut -être que les initiants auraient retiré leur initiative. Puis le dernier élément, on a beau dire oui, mais il y a 80 % maintenant des entreprises avec le contre-projet qu 'ils ne vont plus payer, c 'est 20 % de trop. C 'est 20 % de trop. C 'est 20 % de trop qui payent sur leur chiffre d 'affaires. Et si on connaît un tout petit peu, un chiffre d 'affaires ne veut pas dire bénéfice encore une fois. Et ça, c 'est un élément excessivement important.
36:36Alors, très bien. Mais je repose ma question à laquelle vous n 'avez pas envie de répondre. À laquelle ? Si vous l 'aviez écoutée, c 'est l 'île à votre rue. Dites, reposez-la moi. – Non, sur la pluralité, on nous parle de la pluralité, l 'importance de la pluralité qui garantit quelque part cette décentralisation sur le terreau local, nous dit le conseiller fédéral, sur l 'indépendance par rapport à des plateformes étrangères, tout ça, ça ne vous parle pas ? – Bien sûr que ça me parle, mais c 'est bien pour ça que je suis rassurée avec notre initiative, parce que c 'est clairement inscrit noir sur blanc dans la Constitution qu 'on va devoir respecter cela et garantir cela.
37:13Maintenant, on peut jouer sur la peur. Aujourd 'hui, moi je suis désolé, je n 'accepte pas cet argument parce que je n 'entends jamais quelqu 'un autour de cette table se préoccuper aussi des médias privés, qui ont aussi leur rôle à journée. Et ça, c 'est quelque chose qui est très important. Vous ne préoccupez pas des médias privés ? Je suis extrêmement occupé pour les médias privés. En lançant ce projet, sans Conseil fédéral, avec un nom contre cette initiative, vous n 'avez rien du tout. Ah, c 'est pas vrai ? On le maintient, ça c 'est pas vrai, M. le Conseil fédéral. Le Conseil fédéral a décidé, et c 'était pas tellement facile, je peux vous dire, a décidé de cette réduction pour que les autres médias ont une certaine augmentation de la marge de manœuvre.
38:03Et en même temps, le Conseil fédéral a aussi dit, on va définir dans la concession que cette réduction va être pas totalement, mais plutôt dans le divertissement, comme vous avez un peu mentionné ici. Divertissement et sport, parce que là, il y a les médias privés qui peuvent reprendre des émissions qui ne sont peut -être pas directement dans le service public. Alors, on a beaucoup pensé aux médias, mais les mêmes médias m 'ont dit, si vous allez au-dessous, vous allez perdre ça, pas pour nous, mais pour Google, pour Facebook et pour ses plateformes. Paul et Blanc, ce mandat de service public qui est donné par la Constitution au service public, puis ensuite la loi sur la radio-télévision, puis ensuite l 'ordonnance, puis ensuite la concession, est-ce qu 'il va être rempli par la main invisible du marché, c 'est -à-dire par les médias privés ?
38:54Ce souci que le législateur, celui qui a écrit la Constitution, le souverain, a accordé encore une fois à l 'information, mais aussi au divertissement, à la culture, etc. On est sûr que le job sera fait par d 'autres, en gros ? Il y a deux éléments. Il y a d 'une part le fait que la SSR actuellement est un mammouth qui écrase les médias privés et donc en réduisant un peu la voilure, libère des parts de marché en faveur des médias privés. Et d 'autre part, il faut quand même faire confiance aux médias privés. Dans notre initiative, on prévoit très clairement le maintien du montant actuel minimal de redevances.
39:29C 'est -à-dire qu 'eux ne vont absolument pas être prétérités par notre initiative. Et ils arrivent très bien à faire leur travail de qualité dans toutes les régions. Et si on prend l 'exemple du sport, parce que je crois que c 'est quand même un élément qui est très émotionnel dans le cadre de cette campagne, eh bien il y a des diffuseurs privés qui ont acquis certains droits de diffusion de certains sports, en particulier, je pense au hockey. Le diffuseur privé a dit publiquement que grâce à ces droits de diffusion acquis, à gagner en auditeur et par conséquent en recettes publicitaires. Donc en réalité, nos projections de chiffres, elles sont basées sur les recettes publicitaires actuelles de la SSR.
40:06Mais si elle augmente un peu son offre, qu 'elle se calibre un peu plus sur la demande, qu 'elle fasse en sorte qu 'elle plaise à la population, il n 'y a absolument aucune raison qu 'elle n 'augmente pas ses recettes publicitaires et qu 'elle échappe finalement à ce système de financement que connaissent les médias privés. Et ça, c 'est véritablement important, finalement, qu 'on réduise la voilure de la SSR. Ça fait des années qu 'on sonne l 'alarme. Et en fait, la SSR ne fait rien, ne réduit pas un peu. Il y a plus de 1200 EPT depuis 2000. Vous vous rendez compte ? Ça ne fait que grossir encore et encore.
40:43Et on voit que, finalement, la seule marge de manœuvre que l 'on a en tant que citoyen, c 'est d 'agir sur le montant de la redevance. parce que sans cela, finalement, la SSR ne se remet jamais en question. Donc c 'est ça que pose notre initiative, c 'est qu 'est-ce qu 'on veut comme service public, avec quels moyens. Et c 'est de ce côté-là qu 'on prend la problématique, c 'est -à-dire que la population va décider le montant de la redevance et ensuite la SSR va devoir faire avec, selon la concession et selon les modalités qui seront définies, mais par rapport au montant décidé par la population.
41:16Pour terminer avec ce chapitre, j 'aimerais qu 'on parle d 'idéologie et de politique pour la fin de l 'émission, mais pour terminer avec ce chapitre, on a réaction à quelques éléments entrepreneuriaux donnés par Pauline Blanc, Pascal Critin. Pourquoi les radiotélévisions suisses privées sont toutes contre l 'initiative ? C 'est parce qu 'elles ont compris qu 'elles n 'auraient pas un franc de plus, or elles aimeraient avoir plus d 'argent, c 'est pour ça qu 'elles ont demandé au Parlement qu 'il a accordé une augmentation de la cote-part, et elles n 'auront pas plus. Donc en fait, elles voient bien qu 'il y a un problème, et ensuite, il n 'y aura pas un franc de plus sur le marché, puisque le franc, il va rester, c 'est ce que vous souhaitez, il va rester dans la poche des gens.
41:49Or, on ne s 'abonne pas à un journal avec 100 francs et on ne s 'abonne pas à une plateforme Netflix avec 100 francs. Donc en fait, cet argent ne sera pas réinvesti sur le marché. Donc c 'est une perte sèche, une perte brute de valeur. Et on n 'est pas en train de parler de quelques émissions de la RTS qu 'on va supprimer. Une entreprise, M. Seine, vous dirigez des entreprises, qui perd 50 % de son budget en une année, qu 'est-ce qu 'elle fait ? Elle taille massivement dans le volume de production. On va couper des centaines d 'émissions. Ce n 'est pas faire du chantage que de le dire, c 'est la réalité économique.
42:17et une entreprise qui économise 50 % de son budget et qui est décentralisée, vous pensez qu 'elle garde ses centres de production dans toutes les régions ? Elle fusionne tous ses centres de production en un seul, par exemple Zurich. C 'est ça la réalité économique du marché. Nous faisons partie du marché, nous sommes une entreprise responsable. Et donc, moi je dis, quand on perd la moitié de son budget en une année, on va tailler massivement dans le programme, couper des centaines d 'émissions que les gens n 'auront plus et il n 'y aura plus l 'argent disponible sur le marché pour les produire par n 'importe qui d 'autre.
42:43Et puis, on va évidemment, comme ça a été dit, couper, fermer nos centres de production, en Suisse-Fremande en particulier parce que sinon on paye des murs avec plus rien dedans, ça n 'a aucun sens. Je crois que vous êtes un peu trop reposé sur vos acquis parce que c 'est que c 'est uniquement quand le Conseil fédéral a annoncé son co-projet que vous-même avez dit sur les ondes de la RTS que vous allez optimiser les processus internes, les harmoniser, éviter de faire quatre fois ce qu 'on peut faire en une fois. Donc c 'est uniquement quand on agit sur le monde temps de la redevance, que vous avez une réelle réflexion entrepreneuriale et que vous mettez l 'efficience finalement au cœur de votre réflexion.
43:24Je pense sincèrement que la SSR aujourd 'hui est assise sur un fauteuil doré et que le seul moyen pour se remettre en question c 'est finalement d 'agir sur le montant de la redevance. Parce que si c 'était uniquement il y a six mois que vous vous posiez la question d 'éviter de faire quatre fois ce que vous pouviez faire en une fois. Mais moi, je trouve que c 'est profondément ingrat par rapport aux entreprises qui se posent des questions tous les jours. Mais cette taxe diminue. Ça fait des années que cette taxe diminue. Cette redevance diminue. Et donc, que la voilure s 'adapte. Et quand vous parlez de ces nouveaux postes, pensez un instant à tous les licenciements.
44:03Moi, je pense à toutes ces personnes qui ont été licenciées. Est-ce que ça représente ? Et la perspective aussi de licenciements possibles. Et ce stress-là... Qui pourrait être absorbé par les privés. Et ça, c 'est absolument pas... Le privé n 'a aucun intérêt. et d 'ailleurs ils se sont exprimés dans ce sens-là. Ils ont intérêt à avoir une SSR qui soit forte, ils ont intérêt à avoir un service public qui soit à la hauteur, notamment en matière aussi de formation journalistique, en matière d 'enquête sur lesquelles ils peuvent aussi s 'appuyer. Et finalement, cette stabilité de l 'information, elle est essentielle aussi pour le privé.
44:31Pierre Danielsen et puis Céline Amotru, vous aurez la parole. Je voudrais rebondir sur les propos de M. Crittin qui m 'a interpellé tout à l 'heure concernant les entreprises qui voient la moitié de leurs ressources se tarir d 'un coup. juste pour dire que c 'est le lot de toutes les entreprises de ce pays. Tous les matins, on perd des clients. Il faut les regagner. Ce n 'est pas facile. Je donne l 'exemple de la branche que je connais bien, l 'automobile. 330 000 voitures neuves immatriculées chaque année jusqu 'au Covid. Après le Covid, 230 000, on perd un tiers. Qu 'est-ce qu 'il faut faire dans un cas comme ça ?
45:07Évidemment, conditions nécessaires. Il faut se réorganiser, il faut calculer les coûts. où il faut ça. Mais, conditions pas suffisantes, parce que les conditions suffisantes pour repartir, c 'est viser la croissance et comment on vise la croissance par l 'innovation. Et c 'est un élément que j 'entends peu, c 'est pas à moi de faire le commentaire, c 'est peut -être plutôt à vous de le dire, mais c 'est un élément que j 'entends peu dans le débat. Qu 'est-ce qu 'on peut faire mieux ? Comment est-ce qu 'on peut innover en matière de médias ? Et encore une fois, l 'USAM n 'est pas dans ce débat, mais je voulais juste rappeler, la position des entreprises, qui est difficile et la position de la RTS, la SSR, n 'est pas unique.
45:48Tout le monde se réinvente. En un mot, Pascal Crittin, puis j 'aimerais donner la parole à... Je pense que c 'est un média qui innove et qui invente, c 'est bien la SSR et la RTS. Nous touchons toutes les semaines 8 personnes sur 10 à l 'addition de nos vecteurs. Nous développons considérablement l 'offre digitale. 68 % des jeunes nous regardent toutes les semaines. Donc nous sommes présents là où se trouve le public, notamment dans l 'innovation. Un dernier mot, parce que ce sera le dernier ping-pong où on arrive au terme. on pourrait parler des heures de programmation de absolument tout, la politique l 'agenda, j 'allais dire l 'agenda secret ou caché, il n 'est pas caché du tout, il y a quelques mois les initiants, vraiment attaqués sur le front politique, les yeux dans les yeux de nouveau, est-ce qu 'on veut se refaire est-ce qu 'on a envie de se farcir ce repère de gauchiste supposé qu 'est le service public je vais vous poser une question est-ce qu 'avec 200 francs on aura moins de gauchistes c 'est une bonne question ?
46:33donc moi je pense que le combat il n 'est pas de savoir si la RTS est trop à gauche, trop à droite certains jours je vous dirais que oui d 'autres jours, je vous dirais que non. Je pense que tous les politiciens ont la parole dans vos émissions, donc pour moi, ce n 'est absolument pas le débat, et j 'aimerais le dire. Ce n 'est pas le sujet, Delphine Copenchen, ou c 'est quand même un tout petit peu le sujet, puisque ce qui nous arrive en Suisse, ça arrive un petit peu partout ailleurs aussi ? Ce qui est essentiel, c 'est finalement d 'avoir un service public qui soit indépendant. Et finalement, cette indépendance de l 'information, c 'est la SSR qui peut l 'assurer.
47:02Et la SSR seule, aujourd 'hui, peut l 'assurer. Les autres médias privés, dont on a absolument besoin, eux, sont des médias d 'opinion. Et il joue aussi le rôle en termes de médias d 'opinion. Mais le principe même d 'avoir une information indépendante et d 'avoir aussi, on en a peu parlé, on arrive à la fin, mais de lutter contre la désinformation. La désinformation, le Forum mondial économique a dit... Donnez la parole à votre voisin, on arrive au terme. Si on rejette cette initiative, tout le monde va gagner. Les initiés ont gagné parce que le Conseil fédéral est venu à leur côté, les privés vont gagner et laissez-le servir un jour dans l 'air.
47:37Merci. Écoutez, vous aviez commencé, vous avez eu le mot de la fin, finalement, ça joue. Je vous remercie tous les six, c 'est beaucoup trop court, cette émission. On va en faire peut -être trois ou quatre, mais on n 'aura malheureusement pas le temps avant le 8 mars. J 'espère que vous aurez pu au moins vous faire une idée si vous hésitez encore avant le 8 mars. On se retrouve la semaine prochaine, même lieu, même heure. Quatrième et dernier débat de votation, ce sera l 'imposition individuelle, l 'argent. Encore et toujours l 'argent. Tout de suite, good morning England et les questions de Radio Pirate qui naissent en Angleterre.
48:04excellente soirée sur la RTS ou ailleurs bye bye Sous-titrage ST' 501
From the publisher
Faut-il baisser la redevance de 335 à 200 francs ? C'est la question qui est posée aux Suisses le 8 mars, par l'initiative "200.- ça suffit !". En filigrane, c'est le débat sur le périmètre du service public qui est lancé, alors que le Conseil fédéral a d'ores et déjà prévu d'abaisser la redevance à 300 francs. La SSR doit-elle renoncer à certaines prestations au profit des acteurs privés ? Au contraire, diminuer la redevance affaiblirait-il dangereusement l'offre d'un média qui diffuse des programmes dans les 4 langues nationales ? Redevance : la SSR au régime sec ? C'est le débat d'Infrarouge, mercredi 11 février.




