In short
Debate on the Swiss popular initiative “service citoyen” (vote 30 November): replacing the male-only military service with a universal “citizen service” for Swiss men and women from age 18, with a choice among army, civil service, protection civil, or equivalent public-utility missions (e.g., disaster prevention, cyberdefense, education, health). Supporters argue it modernizes compulsory service, increases manpower (35,000 apt per year to ~70,000), and strengthens national security and cohesion. Opponents warn it could militarize society, is unclear on concrete placements/durations, and may harm the economy and equality.
Guests (backgrounds)
Noémie Rotten (committee president; served in the army; heavy truck driver; initiative supporter). Jean-Luc Ador (UDC National Councillor, Valais; security-policy commission; opposes; argues it’s dangerous for security and risks “militarizing” society). Joanne Agapani (PLR Council of States senator; initiative committee; supports; pro-engagement and women’s integration). Jessica Jacou (PS National Councillor Vaud; co-president of Socialist Women; opposes; says it’s unjust for women and risky for workers).
Key claims & examples
Council Federal communication on an obligatory information day for women; supporters say it’s not a “last-minute trick.” Opponents cite potential wage dumping and low-paid placements in social/health, and that the initiative doesn’t specify service duration. Equality focus: Jessica Jacou argues women already do unpaid care and face wage/rent gaps; she calls for childcare, parental leave, and safety instead. Rotten counters that the current system reinforces gender stereotypes and that citizen service should recognize and remunerate community work (including care via civil service).
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Chapters
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2:14 to 4:00
The panel discusses the recent communications from the federal council regarding the citizen service initiative.
“Alors, mobilisation générale pour le pays, bienvenue dans Infrarouge.”
Understanding the Citizen Service Initiative
4:00 to 6:43
The panel explains the details and implications of the proposed citizen service initiative.
“...que je trouve bien, c 'est de les confronter, donc de confronter toutes les citoyennes et les citoyens de ce pays, donc y compris les femmes bien sûr, un jour dans leur vie à l 'armée.”
Debating the Need for Citizen Engagement
6:43 to 10:14
Panelists discuss the necessity of increasing citizen engagement through the proposed service.
“Quel que soit le résultat dans les urnes, cette initiative pose une question de fond.”
Gender Equality and Service Obligations
10:14 to 13:19
The conversation shifts to issues of gender equality and the implications of mandatory service for women.
“Et j 'ai une notion beaucoup plus large de ce que c 'est qu 'aujourd 'hui de s 'engager pour la communauté.”
Closing Arguments and Final Thoughts
13:19 to 14:00
The panel summarizes their positions and thoughts on the citizen service initiative.
“Moi, je dis simplement que c 'est une forme de manque de respect pour toutes ces femmes qui s 'engagent tous les jours, aussi pour le pays.”
The Need for Women in the Military
14:00 to 16:46
Discussion on the importance of increasing female participation in the military.
“Et le projet, ce n 'est pas de l 'engagement en d 'autant pour M.”
Economic Concerns Regarding Citizen Service
16:46 to 19:01
Exploration of economic implications and arguments against the citizen service initiative.
“et d 'un environnement qui lui permet finalement de faire des affaires.”
Engagement and Responsibility of the New Generation
19:01 to 21:48
Debate on the new generation's engagement and perceptions in the workforce.
“Parlons simplement de la durée parlons même pas de la rusticité etc.”
Concerns of Dumping Salaries and Employment
21:48 to 24:17
Discussion about potential salary dumping and employment effects from the new citizen service.
“notamment en matière de dumping salarial.”
Addressing the Needs for Civil Protection
24:17 to 26:58
Emphasis on the urgent needs for personnel in civil protection and how the citizen service could address this.
“Ça, c 'est des éléments qui restent quand même très ouverts.”
Show all 28 chapters
Modernizing Service Obligations
26:58 to 28:00
Call for modernizing the service obligations of citizens to better reflect current societal needs.
“Mais tout ça n 'est pas prévu par votre société.”
The Debate on Citizen Service Obligations
28:00 to 29:50
Explore the arguments surrounding the obligation of citizen service, particularly regarding gender roles and state duties.
“et même en commission, j 'en fais partie, on a eu des auditions avec des juristes qui sont venus nous parler de ça.”
Women and Equality in Public Service
29:50 to 32:55
Discusses the implications of mandatory service for women and its relation to existing gender inequalities.
“S 'il vous plaît, s 'il vous plaît, s 'il vous plaît.”
Addressing Structural Inequalities
32:55 to 34:55
Focus on the structural inequalities faced by women and the inadequacy of simply adding service obligations.
“L 'égalité, c 'est un des chevaux de bataille prioritaires de votre formation.”
Repercussions of Mandatory Service on Women
34:55 to 37:05
Examines how mandatory service might unintentionally reinforce existing gender stereotypes and inequalities.
“hyper efficace pour se créer du réseau que c 'était comme ça qu 'on allait avoir des formations supplémentaires etc.”
Campaign Dynamics and Funding Controversies
37:05 to 39:25
Investigates the dynamics of the campaign for citizen service and the controversies surrounding its funding.
“En quoi, Mme Rotten, vous pouvez aujourd 'hui justifier avoir une position qui prône l 'égalité en faisant une campagne qui est financée pour plus de la moitié par un homme qui est contre l 'avortement ?”
Final Thoughts on Citizen Service and Gender Equality
39:25 to 42:05
Concludes the discussion on citizen service, emphasizing the need for true equality rather than mere obligations.
“C 'est un comité qui s 'est organisé seul.”
La Valorisation du Travail des Femmes
42:05 to 43:33
Discussion on the devaluation of women's work in the context of citizenship service.
“Moi, je suis très reconnaissant à mon épouse de ce qu 'elle a fait pour nos enfants.”
Obligations et Égalité
43:33 to 45:20
Arguments about the obligation to serve for women and its implications for equality.
“revient à dévaloriser le travail domestique des femmes.”
Initiatives Politiques et Égalité
45:20 to 46:29
Proposals for political debates to enhance women's rights and equality in Switzerland.
“Donc, pour moi, c 'est aucune solution que des obligations supplémentaires et cette initiative tombe complètement à mal quand il s 'agit de défendre l 'égalité.”
Témoignages de Jeunes sur le Service Citoyen
46:29 to 48:55
Young people's perspectives on mandatory citizenship service and its societal impact.
“– Sur lesquels vous êtes d 'accord qu 'on fait des émissions quand même ?”
Valorisation du Service Civil
48:55 to 50:26
Discussion on the importance and recognition of civil service beyond military obligations.
“Est-ce que votre voisin a envie de parler ou pas ?”
Réflexions sur la Modernité et l'Égalité
50:26 to 52:36
Debate on how modern initiatives address gender equality and societal roles.
“Ils le font, mais je pense qu 'ils sont moins soumis à des interruptions de carrière plus tard.”
Défis de l'Engagement et des Effectifs
52:36 to 56:00
Concerns about the impact of citizenship service on military and civil service staffing.
“c 'est en réglant d 'autres problèmes ailleurs qu 'on pourrait plutôt changer justement ça.”
Discussion on Military Obligations
56:00 to 56:54
Explore the debate around military service obligations for men and women.
“Ou comme maintenant en novembre, on dira la barque est pleine dans les autres services, on n 'a pas assez, on t 'obligera.”
Concerns About Army Culture
56:54 to 58:36
Discuss the issues of violence and discrimination in the military culture.
“pour garantir les effectifs, parce que c 'est de la littérature ce que vous expliquez.”
Equality and Military Training
58:36 to 1:00:09
Examine the necessity of equal training opportunities for women in the military.
“On va juste réussir à rééquilibrer en vous laissant le mot de la fin, Johanna Gapani, sur cette question des effectifs, des risques qu 'on prend.”
Security Concerns and Military Readiness
1:00:09 to 1:01:11
Consider the implications of military preparedness in light of global security threats.
“– Mais arrêtez d 'utiliser ce terme, parce que vraiment, le terme de travail forcé, on n 'en parle absolument pas là-dedans.”
Transcript
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0:19Bonsoir tout le monde, il est 20h12, quel bonheur de vous retrouver en direct et en public ce soir en prime time sur le plateau d' Infra-Rouge avec un nouveau débat d 'actualité. Quels applaudissements, ça fait plaisir. Et ce soir, une initiative populaire qui nous réunit avant la votation du 30 novembre prochain. L 'initiative pour un service citoyen ou pour une Suisse qui s 'engage de son petit nom. Le principe, vous le connaissez certainement, remplacer le bon vieux service militaire réservé aux hommes tel que nous le connaissons en Suisse par un service citoyen pour tout le monde, c 'est -à-dire pour les Suisses et les Suissesses qui habitent en Suisse, des Suisses et des Suisses, qui auraient donc le choix entre l 'armée, le service civil, la protection civile, un service équivalent, peu importe, mais qui devrait donner un peu de leur temps pour le bien commun.
1:06L 'idée séduit pas mal de monde, à gauche comme à droite, elle fait aussi peur à pas mal de monde, à gauche comme à droite, on verra ce soir pourquoi. Et on a ce soir un deux contre deux et des temps de parole évidemment chronométrés pour en débattre. Noémie Rotten est avec nous, bonsoir. Bonsoir. Président du comité d 'initiative, c 'est vous qui portez ce texte à bout de bras, maintenant depuis des années. Vous qui avez fait l 'armée, l 'école d 'or cru, en tant que chauffeur poids lourd, on dit chauffeur poids lourd, même pour une femme. Jean-Luc Ador est avec nous, bonsoir. Bonsoir. Le capitaine Ador, sans jeu de mots.
1:37Absolument. Conseiller national UDC Valaisan, membre de la commission politique de sécurité. Vous vous opposez comme votre parti à un projet que vous considérez dangereux, surtout pour la sécurité du pays. Vous nous direz pourquoi. Joanne Agapani est avec nous, bonsoir. Bonsoir. Sénatrice, conseillère aux États, PLR, fribourgeoise, membre du comité d 'initiative, donc frondeuse dans un parti qui dit non, mais convaincue en ce qui vous concerne que l 'engagement est important. Et enfin, Jessica Jacou, bonsoir. – Bonsoir. – Un bonheur de vous accueillir, conseillère nationale socialiste vaudoise, co-présidente des femmes socialistes, qui à ce titre s 'oppose à un projet que vous trouvez injuste pour les femmes et dangereux pour les travailleurs.
2:14Alors, mobilisation générale pour le pays, bienvenue dans Infrarouge. Noémie Rotten, on va commencer par l 'actualité brûlante. Aujourd 'hui, communication du Conseil fédéral, on est mercredi, Martin Pfister arrive avec une double communication, il nous parle de la protection civile, où on va étendre l 'âge limite, ça c 'est pas très important, et puis il vient confirmer cette idée de viola à mer, d 'une journée d 'information obligatoire pour les femmes, pour le service militaire, à quoi ? À 10 jours, 20 jours du vote ? Qu 'est-ce qu 'il fait là ? C 'est bizarre non ? Vous avez l 'impression qu 'on essaie de vous couper l 'herbe sous les pieds ?
2:48Déjà, c 'est pas une news, c 'est une no news. l 'ouverture de cette procédure de consultation pour introduire une journée d 'information pour les femmes, ça a déjà été annoncé en début d 'année. Donc oui, c 'est une deuxième répétition à trois semaines de la votation. Effectivement, ça constitue une sorte d 'ingérence du Conseil fédéral dans la campagne. Pour vous, c 'est ça ? C 'est pas par hasard ? Ah, pas du tout. Non. C 'est vrai que cette journée, c 'est 2030. On est en 2025. Vous dites qu 'il n 'y avait peut -être pas nécessité de communiquer Et urgentement aujourd 'hui. Il n 'y avait pas commun...
3:20Non, pas aujourd 'hui, en tout cas. Celui-là d 'or. Ce n 'est pas très fair-play de la part de Martin Pfister, ça, quelques jours de la campagne. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que ça fait peur un peu dans les hautes sphères, cette initiative, tout à coup, on se dit qu 'il faut faire quelque chose, là ? Je crois qu 'il n 'y a personne qui a peur. Donc, ça, c 'est une idée qui est dans l 'air depuis des années. Et puis, le Parlement, les commissions dont je fais partie, moi-même aussi, ça fait belle lurette qu 'on pousse pour essayer d 'encourager plus de femmes à faire du service militaire, les encourager, pas les obliger.
3:55Le mot est lâché d 'ailleurs parce qu 'on parlera d 'obligation beaucoup ce soir, mais les encourager à faire du service. Et puis un moyen de le faire... C 'est cette journée d 'information. ...que je trouve bien, c 'est de les confronter, donc de confronter toutes les citoyennes et les citoyens de ce pays, donc y compris les femmes bien sûr, un jour dans leur vie à l 'armée. Et ça, c 'est l 'idée. – Des communiqués deux semaines avant le vote sur un service citoyen qui astreindrait les femmes, est-ce que ce n 'est pas un peu une grosse ficelle ? – Écoutez, ça fait un moment qu 'on voulait ça.
4:26Moi, je pense que ce n 'est pas une grosse ficelle. Vous savez, on peut être un peu parano et tout ça, de part et d 'autre. – Elle est tendue, on va en parler, la campagne. – Des ficelles, il y en a de tous les côtés. Donc moi, je dis simplement, finalement, c 'est une… Pourquoi pas le dire ? C 'est une réponse, une réponse partielle à certaines des préoccupations. Un des objectifs pour rester dans le cadre actuel, c 'est encore une fois d 'encourager les femmes parce qu 'on en a besoin, on en a besoin de plus dans notre armée et c 'est un moyen de le faire et je trouve que c 'est très bien parce que c 'est très bien qu 'on en fasse un des éléments du débat.
5:06Compris. Alors on va s 'intéresser cette fois au fond du dossier, l 'initiative sur laquelle vous votez le 30 novembre. Quelle est exactement cette idée de service citoyen qui est sur la table Le brief complet de la pointée Sierrault ce soir.
5:26À l 'appel de votre nom, vous répondez présent. Et vous vous déplacez avec vos bagages. Un appel général à s 'impliquer pour le bien de la collectivité et pas seulement à l 'ancienne, entre hommes et en gris-vert. Dans un monde en perpétuel mouvement, l 'initiative pour une Suisse qui s 'engage, celle du service citoyen, veut élargir l 'obligation de servir à toute personne de nationalité suisse, hommes et femmes des 18 ans. Au sein de l 'armée, de la protection civile, du service civil ou encore dans des projets d 'utilité publique, prévention des catastrophes, cyberdéfense, éducation ou santé.
6:04Aujourd 'hui, ce lintier des jeunes Suisses, surtout des hommes, s 'engage pour la communauté. Armées, protection civile, services civils, 35 000 personnes sont aptes à servir chaque année. Leur nombre doublerait 70 000 personnes en cas de oui à l 'initiative. Effectifs multipliés par deux, coûts multipliés par deux, c 'est en tout cas le calcul que fait l 'administration fédérale. 800 millions de dépenses pour compenser la perte de gains aujourd 'hui, 1 ,6 milliard avec l 'initiative. De 160 millions à 320 millions pour l 'assurance militaire sur coût supporté par les employés les employeurs et la confédération suivant une clé de répartition qui reste à définir sachant aussi que les personnes dispensées paieraient une taxe le texte de l 'initiative ne précise pas la durée du service citoyen il dit en revanche que le maintien d 'une armée d 'une protection civile forte est garanti ce projet va au delà des clivages partisans traditionnels seuls les verts libéraux et le parti évangélique le soutiennent clairement le Le Conseil fédéral et les autres partis s 'y opposent, avec de nombreuses voix dissidentes à gauche comme à droite.
7:14Quel que soit le résultat dans les urnes, cette initiative pose une question de fond. Quelles contributions sommes-nous prêts à fournir au nom du bien collectif ? Joanne Agapani, je l 'ai dit frondeuse sur ce dossier contre votre parti. Qu 'est-ce qui vous a séduit, vous, votre logiciel intime, libéral, radical, dans cette initiative ? C 'est l 'idée d 'engagement qui fait écho à la responsabilité individuelle, c 'est quoi ? – Surtout, on a une responsabilité en tant que pays. Je pense que ce n 'est pas tellement un hasard que le Conseil fédéral revienne avec cette question d 'intégrer les femmes dans l 'armée.
7:45On n 'a pas suffisamment d 'effectifs, on n 'a pas suffisamment d 'effectifs dans l 'armée, on n 'en a surtout pas suffisamment pour protéger la population, notamment en cas de catastrophe. Et c 'est une réelle préoccupation de la population de se dire d 'avoir finalement cette protection. En gros, on a une possibilité, un choix à faire aujourd 'hui. Est-ce qu 'on garantit ça nous-mêmes ? Est-ce qu 'on forme la population ? Donc on parle bien des jeunes. On ne parle pas d 'une mobilisation générale, on parle d 'une modernisation de l 'obligation de servir. On n 'en est pas du tout à la mobilisation générale.
8:16Et puis, ou alors, on devient dépendant d 'autres grandes puissances, puis on paye quelqu 'un pour nous défendre. Et un pays existe souvent grâce à sa capacité de se défendre. On le voit aujourd 'hui en Ukraine, et c 'est ce que propose le service citoyen, c 'est de renforcer la capacité de la Suisse à se défendre, d 'élargir les missions parce qu 'on voit bien qu 'on a des nouveaux risques, des nouvelles menaces aujourd 'hui. Et puis, intégrer les femmes. En fait, aujourd 'hui, le Conseil fédéral le propose, mais on veut intégrer les femmes dans un monde qui est fait pour et par des hommes. On le voit même quand on va visiter des casernes, ils nous en parlent à quel point c 'est compliqué parfois quand il y a une seule femme dans une troupe, alors que finalement…
8:57– Mais c 'est peut -être compliqué seulement parce qu 'il n 'y en a qu 'une seule, justement. – Voilà, à partir du moment où on pense le système pour et avec les femmes, ce sera aussi différent en rendant bien sûr l 'obligation de servir beaucoup plus attractive que ce qu 'elle est aujourd 'hui. Jessica Jacou, on va parler de cette question de l 'égalité qui est le cœur de votre position à ce sujet, mais d 'abord vraiment sur le principe, c 'est le titre même, la Suisse qui s 'engage, l 'idée que chacun, chacune participe à l 'effort collectif dans un monde individualiste où chacun ne pense qu 'à lui, ça ne parle pas à votre petit cœur de gauche ?
9:27Ce qui m 'a particulièrement choquée dans votre reportage tout à l 'heure, c 'est ce postulat de départ qui dit qu 'il n 'y a aujourd 'hui que les hommes qui s 'engagent pour la communauté à travers le service obligatoire. Et en fait, il y a déjà pour moi un problème fondamental dans ce postulat de départ, c 'est que il n 'y a pas que les hommes qui s 'engagent pour la communauté, les femmes le font également. Alors elles ne le font pas à travers le service militaire, en tout cas l 'ultra-grande majorité ne le fait pas. Mais par contre, elles le font d 'autres manières, elles ne le font pas qu 'uniquement entre 18 et 22 ans au moment de l 'obligation de servir, elles le font durant toute leur vie, à travers un certain nombre de tâches qu 'elles effectuent qui sont véritablement, finalement, un service à la communauté.
10:05J 'imagine qu 'on en reviendra tout à l 'heure. On en parlera tout à l 'heure, mais ça voudrait dire qu 'il y a une manière féminine pour les femmes de s 'engager, puis une manière pour les hommes de s 'engager ? Non, c 'est un peu caricatural de résumer ma position de cette manière-là. Moi, ce que je dis aujourd 'hui, c 'est que la manière dont on nous propose aujourd 'hui une obligation de servir pour la communauté est extrêmement restrictive en termes de moments de l 'engagement et très restrictive sur la forme de l 'engagement. Et j 'ai une notion beaucoup plus large de ce que c 'est qu 'aujourd 'hui de s 'engager pour la communauté.
10:32Et pour moi, ce qui est évident, c 'est que ce n 'est pas en contraignant les femmes à faire l 'armée, parce que derrière ce service citoyen, c 'est ça, ce n 'est pas à travers cette proposition qu 'on rendra ni le monde plus égalitaire, qu 'on réduira le nombre de féminicides et qu 'on améliorera la sécurité des femmes en Suisse. Alors, je ne sais pas si ce sont tous les objectifs que vous visez avec cette initiative. Noémie Rotten, peut -être la première question qu 'on doit se poser, c 'est pourquoi ? Alors, l 'engagement d 'accord, susciter l 'engagement chez les nouvelles générations, très bien.
11:00Mais est-ce qu 'on a besoin de cet engagement ? Ils sont où les besoins ? On est sûr qu 'on a besoin de doubler la cohorte des conscrits, on dirait les Français. Pourquoi ? Parce que l 'engagement citoyen, c 'est ce qui fait le succès de notre pays. L 'engagement, quand on s 'engage, quand moi je m 'engage dans l 'armée, dans la protection civile, dans le service civil, en tant que jeune, avec un argovien, dans une caserne dans le canton de Fribourg, j 'apprends à connaître des gens de différents horizons. Ça c 'est sûr. La cohésion, d 'accord, mais est-ce qu 'on a besoin de tous ces gens ? Vous nous dites qu 'ils vont faire soit l 'armée, soit le service civil, la protection civile, des services équivalents.
11:36Des blattons, il n 'y en a pas non plus toutes chaque semaine. Qu 'est-ce qu 'ils vont faire tous ces appels ? On a besoin que chaque personne en Suisse soit formée à réagir en cas d 'urgence et les compétences de base en matière de sécurité, indépendamment du domaine d 'engagement dans lequel ils s 'engagent. Et absolument, on a besoin de tout le potentiel de la Suisse, des hommes comme des femmes, au profit de la sécurité, de la cohésion. Et la cohésion, ça ne marche pas s 'il y a seulement un tiers de notre population qui s 'engage. Je termine ce premier tour de table, Jean-Luc Haddon. Étendre le principe de milice à l 'ensemble des citoyens, hommes et femmes, c 'est assez raccord avec la halbarde qui est le symbole de votre parti.
12:13Non, tous pour le pays, un pour tous, tous pour un, et avec des tous et toutes. Mais tous, mais pas forcément de la même manière. Moi, je crois aussi que dans cette affaire, on passe complètement sous silence l 'apport tout à fait original, particulier et puis déterminant des femmes je ne veux pas faire le... On y reviendra parce que vous avez plus les propos qui ont surpris Non mais attendez, la réalité c 'est que il y a la plupart des femmes de ce pays qui assument, comme l 'a dit Madame Jacou pas seulement pendant une période limitée, mais pendant pratiquement toute leur vie, des tâches familiales, d 'éducation, ménagères, etc., qui sont trop souvent mal considérées.
13:05Et puis, on est en train de les considérer encore moins bien parce que qu 'est-ce qu 'on leur propose ? On leur propose d 'en rajouter une couche, en plus pas payée ou mal payée, comme si ce qu 'elles font ne servait à rien pour le payer. Moi, je dis simplement que c 'est une forme de manque de respect pour toutes ces femmes qui s 'engagent tous les jours, aussi pour le pays. Donc, il n 'y a pas un seul type d 'engagement. Les femmes vont en parler là, mais préparer la population aux crises, c 'est ce que nous dit Noé Myrothane. Alors, il y a quelque chose d 'un peu totalitaire. Parce que, finalement, qu 'est-ce qu 'on nous propose ?
13:43On veut embrigader toute la population, et puis on veut pratiquement militariser toute la société. en créant... Mais qui est le Jean-Luc Ador ? Enlevez ce masque ? Mais justement... C 'est la Suisse, ça, c 'est la ministre. Attendez, moi je suis un militaire... Jean-Luc Ador ne veut pas de femmes dans l 'armée. C 'est ça, Jean-Luc Ador ? Et le projet, ce n 'est pas de l 'engagement en d 'autant pour M. Ador ? Si je peux terminer... Bon, déjà, je constate que vous ne m 'avez pas écouté, parce que je viens de dire tout à l 'heure que je pensais... Qu 'il faut les attirer avec la journée. Qu 'on a besoin de plus de femmes dans cette armée, qu 'il faut les encourager, et que la journée d 'information, c 'est un moyen.
14:21Et puis, si jamais, je vous recommande la lecture d 'un modeste mémorodum dont je m 'étais fendu il y a quelques années, dans lequel, entre autres, je disais qu 'on avait besoin de plus de femmes dans cette armée pour différentes raisons. Je vous le remettrai volontiers tout à l 'heure. Donc, il ne faut pas dire n 'importe quoi. Ce que je dis simplement, c 'est qu 'on veut, par là, finalement, militariser toute la société. on crée une sorte de... on invente des besoins. La réalité, c 'est que ce service, il ne correspond à aucun besoin. Parce que les besoins, il n 'y en a que dans deux domaines, et deux seulement, actuellement, d 'une manière imminente.
14:58On en a besoin à l 'armée, et dans la protection civile, ça veut dire qu 'on en a besoin pour garantir notre sécurité et la protection de la population. Et la sécurité, c 'est un terme qui est absent de votre initiative. – Johanna Gapani, on va parler de sécurité tout à l 'heure, largement, puisque c 'est au cœur de l 'argumentaire. On va revenir évidemment sur cette question de l 'égalité, puisqu 'elle est au cœur de l 'argumentaire, d 'un côté comme de l 'autre. J 'aimerais d 'abord juste, j 'allais dire évacuer, non, mais s 'arrêter sur la question de l 'économie, ce n 'est pas un petit détail, dans votre camp en particulier, on va dire dans les opposants bourgeois à votre famille, on entend que le service citoyen est une menace pour l 'économie, parce que ça viderait les entreprises qui tout à coup seraient obligées d 'aller faire je ne sais pas quoi sous les drapeaux, parce que tous ces citoyens qui s 'engagent au prix de la solde seraient une concurrence déloyale pour les entreprises parce que ça coûterait trop cher à tout le monde ?
15:48Qu 'est-ce que vous faites de tous ces arguments ? Vous me permettez juste un point qui est fondamental parce que le débat a un petit peu dévié sur un autre thème. Moi, je refuse le statu quo et je refuse que la société continue comme elle a toujours été faite jusqu 'à présent en disant que les femmes font les tâches qui sont non payées et les hommes font un service militaire, un service civil ils ou eux sont rémunérés pour faire ce qu 'ils font. Je vous promets qu 'on reviendra là-dessus tout à l 'heure. Et comme disait Mme Weber lors d 'un dernier débat, elle disait qu 'il y a une erreur d 'aiguillage.
16:16On est exactement là. Moi, ma victoire à moi, ce n 'est pas le statu quo. Vous, c 'est le statu quo, je l 'ai compris. Moi, ma victoire, c 'est quand une femme devient plus indépendante. Maintenant, vous me permettez, je vous ai écouté longtemps, alors que j 'étais quand même tentée de vous couper un petit peu. Alors, je continue sur l 'économie. Effectivement, une économie ne fonctionne pas dans un pays qui est en crise, dans un pays qui n 'est pas capable de gérer une catastrophe naturelle, dans un pays où il y a une guerre. On le voit aujourd 'hui dans des pays qui vivent ça. Donc l 'économie, ce qu 'elle a besoin aujourd 'hui, c 'est d 'une stabilité, d 'un pays qui fonctionne et d 'un environnement qui lui permet finalement de faire des affaires.
16:50Maintenant, quand on va discuter avec un patron, quand on va discuter avec quelqu 'un qui recrute, il ne s 'inquiète pas tellement de savoir qu 'une personne va être loin quelques semaines ou quelques mois. Il s 'inquiète que la nouvelle génération a de plus en plus de mal à prendre des responsabilités, veut de moins en moins travailler à 100%, s 'engage de moins en moins. Et en fait, on reporte ça sur la nouvelle génération en disant, oui, mais cette nouvelle génération, elle veut moins faire. Ce n 'est pas vrai. Cette nouvelle génération, elle est en train d 'évoluer dans un contexte qui est très instable, où il y a l 'intelligence artificielle, où on apprend un métier alors qu 'on ne saura pas si on le fera encore dans 10 ans.
17:24Et en fait, elle a besoin de redonner du sens à ce qu 'elle fait. Et avec ce service citoyen, c 'est une réforme, encore une fois, c 'est une modernisation de l 'obligation de servir. Le but, c 'est d 'acquérir des nouvelles connaissances, des compétences en termes de leadership, de gestion d 'équipe, de gestion des risques aussi. C 'est toutes des choses qui sont utiles aussi dans le monde professionnel. Et je pense que là, on a vraiment tout à gagner. Encore une fois, c 'est une période de la vie, c 'est une petite période de la vie qui est utile ensuite tout au long de son existence. Je vous rends rapidement la parole, et je vous la donne tout à l 'heure, Jessica Jaco.
17:54Rassurez-vous, Jean-Luc Ador, cette idée que le projet viderait les entreprises de leur personnel, ça fait des siècles qu 'on a une armée de milices, que les hommes doivent partir. Avant, ils partaient beaucoup. On ne sait jamais, je n 'ai jamais entendu personne s 'inquiéter pour les entreprises qui, tout à coup, ne pourraient pas tourner parce que monsieur est sous les drapeaux. Tout à coup, ça deviendrait un problème parce que c 'est les dames ? – Alors, je vais vous dire une chose. Madame Gapani, qui vient du parti classiquement considéré comme le parti de l 'économie, n 'a pas l 'air de savoir que, contrairement à ce qu 'elle dit, ça préoccupe véritablement les patrons d 'entreprises de voir leur personnel partir au service militaire, au point qu 'un des problèmes de l 'alimentation de notre armée en effectif est justement lié au fait que maintenant, ça devient un handicap sur leur marché du travail.
18:46Pas simplement d 'avoir, de faire de l 'avancement à l 'armée, mais de faire simplement du service militaire, en particulier par rapport à la main d 'œuvre étrangère. Donc, un des problèmes qu 'on a réglés, il est lié à l 'impact du service pour l 'instant militaire service civil, protection civile sur la société civile et sur l 'économie en particulier et qu 'est-ce qu 'on est en train de nous proposer d 'augmenter d 'une manière spectaculaire ce problème parce que ce qu 'on ne nous dit jamais on nous dit que ce service, moi je lis quand même ces initiatives, il doit être équivalent il doit être équivalent de quelle manière ?
19:24Parlons simplement de la durée parlons même pas de la rusticité etc. du fait que au service militaire au pire on est amené à devoir faire le sacrifice de sa vie, parlons simplement de la durée, ce serait quelle durée ce service équivalent on enlèverait des femmes parce que un des enjeux c 'est ça, la moitié des personnes c 'est les femmes, on enlèverait des femmes de leur famille pour quelle durée et pour faire quoi personne n 'a jamais demandé ces services. Je vous laisse juste répondre sur l 'argument de la durée. Moi j 'ai une réponse pour la durée. Oui, la durée et puis simplement sur la question des entreprises, des patrons préoccupés.
20:03C 'est superbe que vous posez la question de la durée parce que le Conseil fédéral part de l 'hypothèse qu 'en doublant le nombre de personnes, on double le nombre de jours. Mais avec un service citoyen, si on a plus de personnes, on peut aussi réduire le nombre de jours par personne. Donc c 'est pas dit qu 'on double le nombre de jours pour l 'économie. Vous voulez faire une armée à moitié instruite ? Vous avez fait du service militaire. Vous avez été complètement instruite. Vous voulez faire maintenant une moitié d 'instructions ? Vous pensez que c 'est comme ça qu 'on aurait une armée performante ?
20:29180 jours dans l 'armée, j 'ai cru entendre dire que dans l 'armée, et de haut gradé, que deux cours de répétition en moins, ce ne serait pas un drame. On a répondu à la question. Vous permettez simplement, Jessica Chacou, vous pouvez dérouler ensuite, autoroute. Je suis en train de cumuler mon temps de parole pour la suite. Vous êtes en train de stocker du temps de parole, c 'est complètement dingue. J 'aimerais juste entendre le parti de l 'économie répondre sur les préoccupations des patrons. C 'est vrai, ça peut l 'être aujourd 'hui. D 'abord, le parti de l 'économie, c 'est avant tout de celles et ceux qui travaillent parce que c 'est pour ça qu 'on défend l 'économie.
21:04C 'est pour que les gens aient une place de travail, qu 'ils puissent avoir une indépendance, qu 'ils puissent avoir leur vie dans notre pays. Et c 'est ça qui me tient à cœur. Maintenant, encore une fois, j 'insiste, une économie dans un pays qui n 'est pas capable de se défendre et qui n 'est pas capable de gérer ses crises, ce n 'est pas une économie qui va bien. Et non, alors j 'insiste encore une fois, la plupart des patrons avec lesquels on ira discuter, effectivement, ils ont peur du manque de personnel, mais ils ont peur surtout du personnel qui ne s 'engage pas suffisamment et de trouver les ressources compétentes.
21:34C 'est pas là… Ils ont besoin de personnel qui s 'engage dans l 'entreprise. De personnes compétentes qui s 'engagent dans l 'entreprise. Absolument, absolument. Sur le front de l 'économie et du marché du travail, on a des inquiétudes à gauche aussi, notamment en matière de dumping salarial. C 'est quoi l 'idée ? Vous dites que les entreprises vont aligner les salaires sur ceux des, comment est-ce qu 'il faut l 'appeler ? Des civilistes, des citoyens, des appelés, des conscrits. – C 'est pas des civilistes, on a… – Non, des soldats, des appelés, des conscrits, et tout ce que vous voulez. – Alors, en préambule, j 'aimerais rassurer Mme Gapani sur un point, le statu quo, la situation telle qu 'elle est aujourd 'hui, ne me satisfait pas, ce n 'est pas pour autant…
22:11– Gardez la question femme pour après, on y vient ! – Laissez-moi terminer, je sais que vous voulez cadrer votre débat, mais vous avez quatre personnes très dynamiques ici, vous pouvez pas nous empêcher de causer. 1-0 pour vous. Le statu quo n 'est pas imaginable pour moi. Ce n 'est pas non plus une raison d 'accepter n 'importe quelle proposition qui nous est mise sur la table. Moi, la question qui me préoccupe aujourd 'hui avec l 'initiative Service Citoyen, et on le voit avec le débat très animé ce soir, c 'est qu 'on ne sait pas exactement ce qu 'on fera des 35 000 personnes supplémentaires qui arriveront chaque année au sein de ce nouveau service.
22:44D 'aucuns nous disent que ça va remplir les casernes, D 'autres nous disent que c 'est pour faire finalement des formations dans le domaine de l 'environnement. D 'autres nous disent que ces personnes iront travailler dans le social, dans la santé, dans des domaines où on a besoin de main. Moi, ce que je constate, c 'est qu 'en gros, c 'est quand même 35 000 personnes supplémentaires qui vont intégrer l 'économie avec des salaires extrêmement bas, qui vont venir aller prendre du travail et prendre la place de personnes formées avec des salaires qui peuvent être parfois très bas, surtout dans des domaines comme le social et la santé, qui sont des domaines qui sont occupés majoritairement par des femmes.
23:25Et il y a une vraie crainte, que nous partageons à gauche, que nous partageons avec les syndicats, qu 'il y ait un véritable dumping salarial du fait de cette main-d 'œuvre, bon marché qui va arriver comme ça du jour au lendemain, à des places, on ne sait pas vraiment où, par ailleurs. Tout ceci reste extrêmement flou, mais dans des domaines qui pourraient ne pas être conventionnés, dans lesquels on n 'a pas de salaire minimum. Donc ça, c 'est une préoccupation qui est quand même importante. Et je dois dire que sur ce point-là, jusqu 'à présent, je n 'ai pas eu de réponse qui était particulièrement rassurante de ce côté-là.
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23:57Ce d 'autant que cette disposition constitutionnelle, si elle devait entrer en vigueur, devra ensuite être appliquée avec une loi d 'application par le Parlement et qu 'un grand nombre de questions se posent, à savoir où est-ce que nous mettrons ces 35 000 nouvelles personnes, où seront les besoins, est-ce que les besoins en 2025 sont les mêmes qu 'en 2035 ? Ça, c 'est des éléments qui restent quand même très ouverts. Est-ce qu 'on peut vous laisser répondre sur cette question, cette inquiétude qui mérite qu 'on y réponde ? Moi, je vous ai quelque chose sur les besoins et Johanna Gapané sur le dumping.
24:30Partagez-vous, là. Ça vous va ? Ça me va très bien. Alors, sur les besoins, Il nous manque 15 000 personnes à la protection civile. C 'est 20 000 d 'ici à 2030. La protection civile, c 'est l 'organisation qui protège la population en cas de crise, en cas de guerre, qui met les enfants en protection si l 'hôpital se fait bombarder et qui protège à Blatène en cas de 14 cents parturelles. Donc c 'est extrêmement dangereux. C 'est extrêmement dangereux qu 'une protection civile, telle qu 'on la connaît aujourd 'hui, ne puisse pas fonctionner parce qu 'il lui manque des effectifs et du matériel. besoins sécuritaires vont en grandissant.
25:05C 'est super qu 'on n 'ait pas... Comment vous allez faire pour les obliger à aller à la protection civile plutôt que dans je ne sais quel service fumeux que vous proposez ? Je peux finir ma phrase, s 'il vous plaît, monsieur Ador. Sur les domaines d 'engagement, c 'est super que l 'initiative ne fixe pas des domaines d 'engagement maintenant parce qu 'on doit, dans dix ans, pouvoir engager les gens dans des domaines qui sont utiles à la sécurité et utiles à la collectivité. Donc, aujourd 'hui, ça se base sur ce qu 'on connaît aujourd 'hui, armée, protection civile et les domaines du service civil.
25:36Madame Jacot, vous devez connaître le service civil parce que les engagements dans le service civil, c 'est pour avoir la nature dans les hauts hommes, pour aider les personnes âgées et vulnérables. Comme vous avez un peu d 'avance dans ton temps de parole, Joanne Agapelli peut répondre sur le dumping salarial. Puis ensuite, on enchaîne. On a le droit. Non, je trouvais excellent la question du dumping parce qu 'évidemment, elle s 'est posée et elle se pose à partir du moment où on élargit le nombre de missions qui sont enseignées dans le cadre du service civil. S 'il y avait un risque de dumping, croyez-moi, je ne serais pas dans le comité d 'initiative.
26:07Vous êtes avocat, j 'imagine bien le nombre d 'années d 'études que vous avez faites pour devenir avocat, je ne doute pas que c 'est beaucoup. Rassurez-vous, il faut plus d 'une année d 'études pour devenir infirmier aussi. Ou pour tous les métiers dans lesquels il y a une source d 'enseignement. C 'est des métiers, en fait, qui sont nécessaires en cas de crise. On l 'a vu durant le coronavirus. quand vous avez une pandémie, un hôpital a déjà beaucoup de monde de base, il y a un peu plus de monde quand il y a une crise. Quand il y a une guerre, c 'est la même chose. Quand il y a une catastrophe naturelle, malheureusement, ça peut être la même chose.
26:41Donc, il y a besoin, c 'est des personnes qui sont formées, finalement, pour soutenir les professionnels, et ça, c 'est déterminant. Maintenant, un dernier point. Quand vous parlez de... Vous êtes aussi parlementaire. Moi aussi, on a voté des centaines de millions supplémentaires pour l 'armée. c 'est quand même un tout petit peu étonnant de venir dire à la population on va se préoccuper de quel avion de combat on achète et puis du drone, savoir s 'il a l 'antigel ou pas ça, ça m 'intéresse aussi, évidemment je crois que ça intéresse pas mal de monde l 'antigel du drone ce qui intéresse vraiment les gens et ce qui touche vraiment les gens c 'est l 'obligation de servir ça nous touche de près ou de loin, toutes et tous et en fait c 'est là-dessus, c 'est ça qu 'on devrait moderniser en premier lieu si on a de l 'argent, c 'est ça qu 'on devrait moderniser en premier lieu et on devrait adapter les casernes pour les femmes avant de leur faire une séance d 'information on devrait adapter le matériel, les équipements pour les femmes, avant de les inviter à une séance d 'information en disant qu 'elles vont y aller.
27:31Mais tout ça n 'est pas prévu par votre société. Et ça, ça n 'a pas été pris en compte. Si instaurer une forme de travail forcé, c 'est un progrès pour les femmes, alors vous repasserez... Mais pardon, j 'en ai qu 'à l 'heure, j 'en ai qu 'à l 'heure. Vous savez très bien que même le service militaire, c 'est du travail forcé. Vous savez très bien que même le trait... C 'est grave d 'utiliser ce journal-auteur. – Le sérieux Conseil fédéral, dans son rapport, a abordé la question du travail forcé, sous l 'angle du respect de la Convention européenne des droits de l 'homme, et même en commission, j 'en fais partie, on a eu des auditions avec des juristes qui sont venus nous parler de ça.
28:10– Mais pourquoi la question ne se posait pas quand c 'était que les hommes ? Aujourd 'hui, les hommes sont à ce rapport, on ne se pose pas la question du travail forcé. – Eh bien, pour une raison assez simple, c 'est que, pour moi, donc on a l 'impression, je suis d 'ailleurs assez surpris d 'entendre ça de la bouche de quelqu 'un qui se dit libéral, c 'est qu 'on a l 'impression qu 'il existerait une sorte de devoir de mettre son temps comme ça au service de l 'État. Ben non. Pour moi, ce qui justifie l 'obligation, parce qu 'on parle d 'obligation, c 'est pas juste un truc sympa, parce qu 'il y a un festival, puis on trouve sympa d 'aller tenir la queue...
28:41Ou d 'aller au bar dans un festival de musique. L 'obligation, je trouve quand même particulier, pour moi, la seule obligation, le seul type d 'obligation qui justifie que l 'État l 'impose aux citoyens, c 'est pour la sécurité du pays et pour la protection de la population. Appliquée à des institutions qui existent, c 'est l 'armée et la protection civile. Et le service civil. Et le service civil, puisqu 'il existe. C 'est très bien parce que le service citoyen est un projet sécuritaire qui pensent simplement la défense de manière beaucoup plus large. – C 'est pour ça que vous n 'avez jamais utilisé le mot de sécurité dans le texte de votre initiative.
29:25– Mais beaucoup plus large. On garantit les effectifs de l 'armée et de la protection civile. – Vous n 'avez toujours pas dit ce que vous alliez faire concrètement. – Armée, protection civile, service civile. – De cette armée mexicaine que vous voulez créer, des effectifs pléthoriques, parce qu 'une fois que vous aurez complété les effectifs de la protection civile avec des femmes qui n 'ont pas forcément envie, parce que vous savez, l 'idée que toutes les femmes de ce pays Alors moi je suis avec Alexis Favre dans les participants au débat le seul homme de ce débat Pour une fois vous êtes en minorité Je ne suis pas seul à être de cet avis je me suis livré à quelques petites enquêtes personnelles et je ne connais pratiquement pas une femme qui rêve du service que vous voulez imposer On verra puisqu 'on a des jeunes dans le public arrêtez de parler pour les femmes arrêtez de parler pour les femmes Ok alors puisqu 'on parle des femmes du troisième titre.
30:17Très bien. Jean-Luc Ador défend les femmes. Très bien. Puisqu 'on parle des femmes. Mais vous ? Puisqu 'on parle. S 'il vous plaît, s 'il vous plaît, s 'il vous plaît. On est monopole de la défense des intérêts des femmes. Jean-Luc Ador, Jean-Luc Ador. Jean-Luc Ador. On va, regardez, aux grandes dames de Jessica Jacou qui n 'aiment pas que je cadre ce débat. On va maintenant ouvrir un vrai chapitre. Je assiste au débat qui prouve bien que personne ne sait ce qu 'on va faire avec le service citoyen. C 'est parfait. Si vous le dites. La question de l 'égalité, qui est fondamentale, on le disait tout à l 'heure dans votre position.
30:47Eh bien, s 'il se trouve qu 'autour de cette initiative, ça affronte un peu deux visions de l 'égalité, c 'est le focus de Christophe Sirot, toujours.
31:00Le cœur de la réforme, c 'est d 'imposer aux femmes une obligation de servir au moment de démarrer une vie d 'adulte, comme pour les hommes. Alors que statistiquement, avec tout ce que la suite leur réserve, l 'égalité est loin d 'être une réalité. L 'exemple le plus visible, c 'est le salaire. 16 ,2 % d 'au moins, toute situation confondue. C 'est la différence moyenne de ce que touche une femme par rapport à un homme, selon l 'Office fédéral de la statistique. Et seulement la moitié de cet écart s 'explique par des facteurs objectifs, la position professionnelle, la formation ou l 'ancienneté.
31:36Et si elles ont une vie de famille, même en 2025, c 'est pratiquement toujours aux femmes qu 'incombe l 'éducation des enfants. Elles occupent pour ça la majorité des emplois à temps partiel ou à bas salaire. 7 sur 10, toujours selon l 'OFS. Les mères gèrent en parallèle tâches domestiques et assistance à tout un cercle de proches, ce qu 'on appelle par un anglicisme le care. Elles y consacrent 45 heures hebdomadaires. Contribution invisible et non rémunérée à la bonne marche collective. Avec des répercussions à la retraite, ces carrières fragmentées réduisent mécaniquement les montants que les femmes touchent de l 'AVS et du deuxième pilier.
32:16Alors faut-il vraiment leur demander davantage ? Doivent-elles envisager comme une opportunité l 'idée d 'une contribution officielle quantifiée et payée au service de la patrie ? L 'équivalent d 'une année de travail à 100 % 245 jours, c 'est le tarif pour un simple soldat, et peut -être plus. avec peut -être aussi cet avantage, comme les hommes, d 'acquérir des compétences nouvelles et d 'alimenter un réseau de relations utiles. Ou au contraire, va-t-on alourdir encore un peu plus la charge qui pèse sur leurs épaules ? Jessica Jacou, vous avez un tout petit peu d 'avance, mais je vous donne évidemment la parole sur ce sujet, puisque c 'est la raison de votre position, on le disait.
32:56L 'égalité, c 'est un des chevaux de bataille prioritaires de votre formation. Vous, surtout femmes socialistes, voilà un texte qui met, en tout cas sur le papier hommes et femmes, vous attendez ma question, sur un pied d 'égalité, et vous y opposez. C 'est quoi l 'idée ? On a entendu dans plusieurs campagnes politiques, cette idée que pour les femmes, pour qu 'elles atteignent l 'égalité, il ne fallait pas que des droits, mais il fallait aussi des devoirs et des obligations. On l 'avait notamment entendu lors du réelèvement de l 'âge de la retraite des femmes. Et on le sait, cette votation est passée, aujourd 'hui les femmes travaillent une année de plus.
33:28Moi ce que je pense aujourd 'hui, c 'est qu 'en termes d 'obligations et de devoirs, Les femmes font leur part, elles le font largement. Il y a toute une série de domaines dans lesquels elles sont largement discriminées et où elles subissent des violences importantes. C 'est un statu quo que je ne cautionne pas. Je pense aujourd 'hui que les femmes, ce dont elles ont besoin, c 'est des places de crèche supplémentaires et accessibles pour retrouver une activité professionnelle après une maternité. Je sais que Mme Gapani soutient également cette préoccupation-là. Les femmes, ce dont elles ont besoin, c 'est un vrai congé parental.
34:02Là, je sais aussi qu 'on se rejoint là-dessus. Ce que les femmes ont besoin, c 'est de ne pas être licenciées à leur retour de congé maternité. Et les femmes, ce dont elles ont besoin, c 'est d 'être en sécurité dans leur foyer et dans leur famille. Et la réalité, c 'est que cette initiative impose une obligation supplémentaire pour les femmes sans, un, gommer les inégalités structurelles qu 'elles continuent de subir, notamment les inégalités salariales, les inégalités de rente et les violences multiples qu 'elles subissent tout au long de leur vie, ça n 'apporte aucune solution. Et en même temps, ça ajoute cette obligation supplémentaire au début de leur vie professionnelle.
34:40Ce que j 'aimerais également aussi rappeler, c 'est qu 'aujourd 'hui, si on veut résoudre les problématiques que rencontrent les femmes dans notre société, ce n 'est pas en leur imposant un service obligatoire entre 18 et 25 ans, j 'ai entendu dire que c 'était hyper efficace pour se créer du réseau que c 'était comme ça qu 'on allait avoir des formations supplémentaires etc. La réalité on voit très bien que les inégalités qu 'elles subissent elles arrivent plus tard dans leur vie, elles sont structurelles elles sont liées j 'ose le dire, tout le monde ne sera pas d 'accord elles sont aussi liées à des structures patriarcales dans notre société et aujourd 'hui on a une proposition qui ne résout rien de ces problèmes qui ajoute une obligation pour laquelle finalement on ne comprend pas trop ce que les femmes viennent faire là-dedans.
35:24Et c 'est un motif clair d 'objection pour nous. J 'ai envie de vous entendre répondre là-dessus. Votre égalité devant l 'obligation de servir serait une inégalité, Noémie Rotten. Parlons justement de ces structures patriarcales. Aujourd 'hui, on a un système de l 'obligation de servir qui dit aux personnes qui ont 18 ans, aujourd 'hui, alors toi, tu es un homme, toi, tu vas faire l 'armée, tu vas défendre ta patrie parce que tu es fort, et puis tu vas aller défendre les femmes et les enfants qui restent à la maison. et aux femmes on leur dit toi t 'as 18 ans parce que dans 30 ans tu vas faire beaucoup plus de travail de care et puis que tu seras discriminé par rapport à ton salaire alors toi tu dois pas faire de service vous avez pu en faire vous même sur une base volontaire sur une base volontaire on a un système qui vous dit on a un système qui renforce laissez-la parler Jean-Luc, vous avez 5 minutes d 'avance et vous finirez tout seul l 'émission on a un système qui renforce les stéréotypes de genre, qui dit l 'homme, le fort, à l 'armée, à la protection civile, de manière rémunérée, nota bene, et les femmes, à la maison, à s 'occuper des enfants, de manière gratuite.
36:29Et ça, on change avec le service citoyen. On change aussi la manière de voir l 'engagement et de considérer l 'engagement des femmes, qui aujourd 'hui est trop invisibilisé et gratuit. Mais en quoi, Mme Rotten, le fait d 'avoir un service obligatoire pour les femmes entre 18 et 25 ans va valoriser ce qu 'elles font comme travail non rémunéré après et en quoi le fait de les obliger de servir en 18-25 ans va changer fondamentalement le mode de fonctionnement de la société qui amènera à une meilleure égalité et une répartition des tâches. Et dernière question, Mme Rotten. Si vous me l 'avez posé, je peux répondre à la dernière question.
37:06Je suis extrêmement généreuse. En quoi, Mme Rotten, vous pouvez aujourd 'hui justifier avoir une position qui prône l 'égalité en faisant une campagne qui est financée pour plus de la moitié par un homme qui est contre l 'avortement ? C 'est une question que je dois vous poser. Alors, il y a trois questions, et la troisième est une petite bombe dans les genoux. Les deux premières, d 'abord. La troisième, je la laisse à Joanna Gapani, parce que c 'est absolument fake news qu 'on utilise dans ce débat. Comment est-ce qu 'on renforce... En renforçant... En changeant la culture de ce pays. On doit changer la culture de l 'égalité dans ce pays en disant Les femmes, absolument, elles sont tout autant capables qu 'un homme de faire un service de manière rémunérée.
37:50Mais vous changez la culture du pays en faisant ça. On a une culture qui dit les femmes à la maison gratuites à s 'occuper des enfants, les hommes à l 'armée. Et on doit changer ça. Je suis d 'accord. Et on doit changer ça. Mais est-ce que c 'est en valorisant le travail de care des femmes qu 'on le change ? En revalorisant le travail de care, parce que le service civil, par exemple, le service citoyen, c 'est un renforcement de l 'armée, c 'est un renforcement de la protection civile et c 'est un renforcement du service civil. Et dans le service civil, il y a du travail de care, c 'est -à-dire des accompagnements, par exemple, de personnes vulnérables.
38:19Et on dit, c 'est un service à la collectivité qui doit être reconnu en tant que tel et qui doit être rémunéré en tant que tel. Sur le financement, on va revenir. On va le détailler, vous reprochez... Je ne reproche rien. Je reprends des informations qui sont sorties dans les médias. Vous reprenez... Alors l 'information, pour ceux qui n 'auraient pas suivi, je vous la donne. C 'est un monsieur qui s 'appelle Léopold Brugger. qui est pharmacien, je crois, fortuné de toute évidence, qui a donné 250 000 francs à la campagne pour le service citoyen. Et il se trouve que ce monsieur aurait des sympathies plutôt anti-avortement.
38:51Factuellement, je crois qu 'on est d 'accord. Ou pas, dites-nous. En tout cas, c 'est ce qu 'on vous reproche. Je peux peut -être résumer. Effectivement, cette campagne, elle comporte tout un tas, tout à coup, de critiques qui arrivent au dernier moment. Ce qu 'il faut relever, c 'est une campagne qui ne vient pas d 'un grand parti, qui ne vient pas de grands lobbies, vous l 'avez dit au départ. Il y a une certaine diversité. Et surtout, ça vient de la société civile. Donc, c 'est un comité qui s 'est organisé, principalement porté par Mme Rotten. Oui, mais on est politicien. Voilà, on a aussi d 'autres atouts quand il s 'agit de lancer un comité d 'initiative et on a une autre expérience.
39:27Là, ce n 'est pas le cas. C 'est un comité qui s 'est organisé seul. Je pense que c 'est une des premières campagnes depuis longtemps où il y a autant peu de moyens, parce qu 'on voit que les campagnes, au fur et à mesure, il y a toujours plus de moyens pour faire. Et effectivement, ils ont dû chercher des dons. Maintenant, par rapport à... Alors, je ne vais pas défendre sa position parce que je suis totalement favorable à l 'interruption volontaire de grossesse et je pars du principe que c 'est une liberté qui doit perdurer dans notre pays et tant que je suis au Parlement, j 'imagine que tant que ceux qui sont...
39:54Monsieur adore, je ne sais pas, mais... Tant que ceux qui sont au temps de la table le sont, en tout cas, on veillera à ce que ça le reste. Visiblement, il était pour le fait que le père ait un avis à dire en cas d 'interruptant volontaire de grossesse. Pour ma part, je suis totalement opposée. Je pars du principe que la procréation c 'est encore la capacité de la femme et donc la liberté est intégralement à la femme et elle restera totalement. Tout cela pour dire que l 'interruption volontaire de grossesse et le service citoyen n 'ont absolument rien à voir, que c 'est en gros des trolls qui arrivent dans cette campagne à quelques semaines de venir.
40:29Mais si on vient, il y a un élément. On ne va pas faire toutes les missions là-dessus, mais jusqu 'au bout. Il n 'est pas anti-avortement, mais ce n 'est pas la question. On est en train de juger d 'une opinion d 'un bonhomme sur un autre sujet qui a donné de l 'argent. C 'est vrai qu 'on ne comprend pas tellement bien. Ça démontre juste un point. C 'est qu 'en fait, ça manque d 'arguments contre le service citoyen. Vous l 'avez dit au départ, vous ne l 'avez pas bien compris. Vous n 'arrivez pas bien à comprendre où ça vient. Je n 'ai pas dit que je l 'avais mal compris. Alors, c 'est peut -être M.
40:56Ador qui l 'avait dit mais on a une initiative qui est tout à fait bien formulée. La commission de la sécurité, elle l 'a travaillée. J 'imagine qu 'elle l 'a comprise. ils n 'ont pas voulu faire un compte projet. C 'est la raison pour laquelle on l 'a rejeté, d 'ailleurs. On l 'a tellement bien compris ce qu 'on l 'a rejeté. C 'est un peu dommage parce que c 'est les gens qui ont fait l 'armée, qui tiennent à l 'armée, qui veulent faire perdurer cette obligation de servir, qui viennent avec une proposition qui est tout à fait constructive, qui est tout à fait réaliste. Et en fait, ça aurait été l 'opportunité du Parlement de dire mais on en fait quelque chose parce que c 'est finalement quelque chose qui concerne toute la population et on a un vrai besoin.
41:27Je reviens à la question femme et la question de l 'égalité, si vous êtes d 'accord. Alors, Jean-Luc Ador, vous êtes conscient qu 'il y a un certain nombre de gens qui sont tombés de leur chaise ou qui ont dû relire trois fois vos propos quand ils vous ont vu, vous, Jean-Luc Ador, nous parler de charge mentale, de travail domestique non suffisamment valorisé, qui faudrait revaloriser. Enfin, on ne vous a pas souvent vu le 8 mars ou le 14 juin derrière des calicots violets. Ou alors, je n 'ai pas bien regardé. Alors, je n 'étais… La cravate est violette aujourd 'hui, peut -être. Oui, ou grenat.
41:53Ou grenat, c 'est un hommage. Quoique, ça ne plairait pas à certains de mes amis. Bon, alors, j 'ai jamais été violé, mais j 'ai, je l 'ai dit tout à l 'heure, il se trouve que j 'ai une femme et une fille, en particulier une femme, puis j 'ai deux, trois idées sur ce qu 'est ou n 'est pas suffisamment, justement, la considération que mérite, la valorisation aussi, que mérite le travail de la femme, des femmes de ce pays dans leur famille. Moi, je suis très reconnaissant à mon épouse de ce qu 'elle a fait pour nos enfants. Et puis, je ne crois pas une seconde que ni ma femme ni ma fille rêvent de faire ce service citoyen.
42:35Et j 'aimerais juste dire encore une chose, c 'est que je n 'arrive pas à comprendre comment on peut prétendre valoriser ce travail-là en sortant les femmes de ce travail-là. Donc ça veut dire que si on pense qu 'on doit aller sortir de ce travail-là à tout prix pour faire du service militaire, de la protection civile… C 'est du temps qu 'on enlève aux tâches domestiques, à la maison, au care, aux soins, aux enfants. Parce que d 'une manière générale, la philosophie de cette initiative, c 'est de prendre des gens là où ils ont des compétences… Donc il faut laisser les femmes à la maison, c 'est ce que vous nous dites, Jean-Luc Ador.
43:13Pas du tout. C 'est exactement ça. Ma fille travaille, ma femme travaille aussi. D 'accord ? Donc ça, que ce soit dit, parce que je veux bien passer pour un attendez. Non, non, non, mais j 'essaie de comprendre ce que vous voulez. Il y a quand même quelques limites. Donc moi, je suis aussi pour que certaines choses changent. Je dis simplement que c 'est une manière de dévaloriser le travail des femmes que de bricoler un système pour bobos qui, finalement, à contrario, revient à dévaloriser le travail domestique des femmes. Compris Jean-Luc Ador, réponse de l 'unirante. Je ne suis pas sûre que les arguments de Jean-Luc Ador plaisent à Jessica Jacou alors qu 'elles sont sur le même...
43:48Écoutez, on lui demandera. Mais je veux juste rappeler une chose. Une chose. Volontiers. Une chose. Le service citoyen concerne les personnes de 18 à 25 ans. Ce n 'est pas les jeunes filles qui font du travail de care. L 'âge moyen pour avoir un enfant en Suisse, c 'est 31 ,2 ans. Donc, juste, on parle des jeunes personnes qui sortent de l 'école. Ils n 'ont pas encore fait de travail de care pendant leur année. Et pour la jeune génération, ils me disent que c 'est absolument logique. s 'il y a une obligation de servir pour les jeunes hommes, pourquoi il n 'y aurait pas une obligation de servir pour les jeunes femmes ?
44:22Cette histoire de 18 à 25 ans, juste pour dire ça... On peut laisser répondre, non, pardon, Jean-Luc Ador, Jean-Luc Ador, Jean-Luc Ador. Cette question femme va peut -être répondre. Je vais être très claire. L 'initiative Service Citoyens a de ça de particulier qu 'elle réunit contre elle un large spectre politique qui ont un mot d 'ordre similaire, sans avoir nécessairement des motifs et des arguments similaires. Et ce n 'est pas la première fois qu 'en politique suisse, on se retrouve dans cette situation. Ça, c 'est le premier élément. Le deuxième élément, et je le redis, c 'est que moi, je rêve d 'un débat infrarouge où on vient discuter d 'un projet politique, où on propose plus de places de crèche, moins de discrimination salariale pour les femmes, qu 'on supprime les différences de rente pour les femmes une fois arrivées à la retraite.
45:02On les fait ces débats. On interdit les licenciements après le retour en congé maternité. Et puis vous voyez, ça pour moi, en tout cas à titre personnel, c 'est le modèle que je défends pour favoriser l 'égalité, Et ce n 'est pas le service citoyen qui, à mon avis, le résoudra. Certes, les femmes, dans le travail non rémunéré, elles le font essentiellement à l 'arrivée du premier enfant, mais à nouveau, au risque de me répéter, le fait de les contraindre à faire un service citoyen pendant les quelques années où, finalement, elles ont peu de différence de salaire avec les hommes et où elles ont moins de discrimination sur le marché du travail, ne va en rien résoudre, en fait, toutes les discriminations et les violences structurelles qu 'elles subissent tout le reste de leur vie.
45:42Donc, pour moi, c 'est aucune solution que des obligations supplémentaires et cette initiative tombe complètement à mal quand il s 'agit de défendre l 'égalité. Je vous laisse répondre et puis on enchaîne sur l 'aspect sécuritaire. Il nous faudra bien un quart d 'heure pour en parler puisqu 'il est quand même au cœur du sujet. Qui veut répondre ? Madame Horton. Madame Jacot, je vous entends sur ces thématiques d 'égalité. Je suis une femme, je les vis également. Il faut qu 'on avance sur ces thématiques-là. Je suis ravie de vous entendre, Madame Horton. Absolument. Mais ce n 'est pas pour autant que je fais.
46:06Moi, je m 'engage également pour un congé paternité. Parental. Parental. Mais déjà le paternité à l 'époque. Déjà à l 'époque, j 'ai fait même l 'exposé au lancement. – Mais Madame Jacou, vous monopolisez un débat sur la sécurité, la cohésion et l 'engagement dans ce pays pour placer les thématiques de l 'agenda du Parti Socialiste que sont les crèches, les congés, etc. – Sur lesquels vous êtes d 'accord qu 'on fait des émissions quand même ? – Mais oui, mais vous monopolisez un débat sur l 'engagement et le futur de ce pays pour placer vos thématiques partisane. Bon, Mme Rotten, alors si c 'était le PS qui faisait l 'agenda politique de Spélier, j 'ai envie de vous dire que le monde irait mieux et que j 'aurais plus souvent le sourire, ce n 'est malheureusement pas.
46:51Eh bien, vous savez quoi ? Je pense qu 'on a fait un peu le tour de cette question de l 'égalité, puisqu 'on a bien compris quelles ont été les deux visions qui s 'opposaient. Et je vais vous apprendre quelque chose que vous savez déjà. Vous n 'êtes pas concerné par le texte sur lequel nous votons, le 30 novembre, puisque la loi de l 'âge, je suis absolument désolé, fait que vous n 'êtes plus concerné, moi non plus. Mais il se trouve que dans cette pièce qui est fort grande, on a des gens qui sont concernés et ça tombe bien, on va leur demander leur avis. Je vais commencer par vous, Carla, si vous êtes d 'accord.
47:16On parle de service citoyen obligatoire. Vous avez 18 ans, vous êtes en quatrième année au Collège Claparède à Genève. Ça vous concerne ? Ça vous concernerait là tout de suite ? Vous en pensez quoi ? Alors, à mon avis, je reste particulièrement mitigée face à l 'idée d 'instaurer le service citoyen obligatoire pour les femmes. parce que d 'un point de vue, cela pourrait également favoriser l 'égalité entre les hommes et les femmes en intégrant le service citoyen pour les deux. Mais d 'un autre point de vue, on pourrait également dire que cela pourrait aggraver certaines disparités, notamment par rapport aux interruptions de carrière chez les femmes et donc par exemple le congé de maternité qui doivent forcément interrompre leur carrière pendant une certaine période de temps.
48:05Donc sensible aussi aux arguments des opposants. Inès, à vos côtés, 18 ans aussi, même classe, même collège. Alors personnellement, malgré leurs très très bons arguments qui ont quand même su me convaincre un petit peu, je reste contre. Vous êtes contre parce que vous n 'avez pas envie d 'y aller ou vous êtes contre pour des raisons sociétales comme ça ? Non, pour des raisons. Comme ma camarade l 'a très bien dit, je pense que dans la carrière d 'une femme, il y a assez d 'interruptions. Donc je pense que ça va venir renforcer les inégalités. et en plus de ceci, j 'ai eu un témoignage qui n 'était pas très positif.
48:38Une de mes copines a décidé de faire le service militaire de manière volontaire et puis elle a subi et vécu une expérience très misogyne. Je pense qu 'avant de vouloir l 'imposer pour tout le monde, ce serait bien si on préparait ce service militaire. On n 'est pas prêts. C 'est intéressant ce que vous dites. Est-ce que votre voisin a envie de parler ou pas ? Je ne sais pas. Il opine, Camerane, dites-nous ce que vous en pensez. Vous êtes un homme quand même, on a le droit à la parole aussi dans ce débat. Je ne vais pas prendre une position claire, mais ce que je trouve assez intéressant avec cette initiative, c 'est quand même la mise en valorisation du service civil et de la protection civile, il me semble, c 'est comme ça.
49:15Parce que c 'est des choses que finalement, on parle beaucoup d 'armée, on parle beaucoup de faire l 'armée pour les femmes, etc. Alors oui, c 'est vrai, aujourd 'hui, l 'armée pour les femmes, c 'est assez compliqué. On parle de, je crois, 1 ,5 % de femmes qui font l 'armée. Il n 'y a pas les dispositions nécessaires. Il y a des cas, il me semble, c 'est un cas sur deux quand même d 'harcèlement. donc il y a des préparations à faire à ce niveau là mais ce qu 'il faut mettre en avant c 'est je pense aussi le fait qu 'on peut faire un service autre que l 'armée qui est du coup la protection civile qui manque de moyens et d 'effectifs et aussi le service civil qui font un job très intéressant que ce soit au niveau social que ce soit ça peut être plein de choses qui en réalité aident la société et que j 'ai l 'impression qu 'on a un certain on n 'y pense pas trop on n 'en parle pas trop du service civil on essaie de le faire disparaître il me semble au parlement et pourtant c 'est des choses qui sont importantes et qu 'il faudrait valoriser Vous vous choisiriez quoi ?
50:02Vous choisirez quoi ? Alors moi personnellement, je veux faire l 'armée. J 'aimerais devenir peut -être officier, ça dépend de comment se passe mon service. Mais c 'est des... Je vous fais un heureux là, je peux vous dire. Plusieurs ! Plusieurs ! Peut -être même officier de carrière, on verra. Mais je pense que oui, voilà, c 'est des choses qui se font. Et qu 'au lieu d 'avoir un peu un regard méprisant sur ça, il faudrait plutôt les valoriser. Hyper intéressant. Et c 'est ça ce que pousse un peu quand même cette initiative en quelque sorte. et je pense qu 'il faudrait plus amener le débat sur ça que le débat de oui est-ce que c 'est égalitaire ou pas parce que je suis d 'accord je prends un peu trop de temps excusez-moi il voulait pas parler au début puis maintenant il fait toute l 'émission je suis d 'accord c 'est vrai qu 'il y a des ça va pas répondre à toutes les questions d 'égalité mais c 'est quelque chose d 'intéressant de permettre à tout le monde de s 'engager pour la Suisse dans la façon qu 'il veut dans un esprit de cohésion nationale ici donc oui plutôt Mirabel et Djihadis 19 ans les deux et vous avez envie de répondre ensemble oui armée pas d 'armée service civil rien du tout vous partez en courant pour moi en tout cas cette initiative elle me fait peur je trouve que justement on parle d 'une tranche d 'âge qui est entre 18 et 25 ans c 'est aussi une tranche d 'âge où on est soumis à un grand nombre de choix aussi notamment par rapport à nos études si on veut par exemple poursuivre des études plus ou moins longues être soumise justement à une année en plus, ça peut nous défavoriser par rapport aux hommes, par exemple.
51:34Les hommes, ils le font. Ils le font, mais je pense qu 'ils sont moins soumis à des interruptions de carrière plus tard. Et ça, ça peut aussi renforcer l 'inégalité au sein de la société. Et avant tout, je trouve qu 'il est important de sensibiliser les femmes plutôt que de leur obliger quelque chose. Peut -être, rapporter, mieux nous informer en tout cas par rapport à cette initiative que je trouve qu 'elle reste encore assez vague, en tout cas dans nos esprits aujourd 'hui. Garabelle ? Moi, je rejoins Gia, évidemment, sur ça. Et je trouve justement que cette idée de modernité, elle est vraiment très utopique, surtout actuellement, en tant que jeune et encore plus en tant que femme.
52:15Ça me fait peur, justement, qu 'on discute comme ça de notre avenir, en parlant de modernité, d 'égalité. Et pour moi, ce n 'est pas du tout une solution. et je ne pense pas qu 'en rajoutant encore une possibilité justement à tous ces services-là, ça va régler des problèmes aussi importants que l 'égalité entre les hommes et les femmes, par exemple. Et je pense que justement, c 'est plutôt comme on l 'a dit, c 'est en réglant d 'autres problèmes ailleurs qu 'on pourrait plutôt changer justement ça. Alors, sondage évidemment non représentatif, Noémie Rotten, il y a d 'autres sondages qui nous disent que 60 % des jeunes sont plutôt pour, qu 'il y aurait un conflit générationnel là-autour.
52:53C 'est le sondage de votre employeur, c 'est le sondage de la SSR qui dit que 60 % des jeunes créent en valeur. Non, non, non, je dis simplement sur la base de ce qu 'on entend, ça nous permet de nous poser la question qui taraude, notamment Jean-Luc Ador qui va nous en parler, sur celle des effectifs. Alors là, Kamara nous dit bon, moi je veux être officier de carrière, tant mieux pour lui, mais les quatre autres, ils ne sont pas encore au front, quoi. Elles ne sont pas encore en treillis. Qu 'est-ce qu 'il faut ? Est-ce qu 'il n 'y a pas un danger réel pour les effectifs de l 'armée ? Aujourd 'hui, l 'armée et la protection civile se plaignent de manque d 'effectifs.
53:28Là, on leur propose d 'amener deux fois plus de personnes. Et deux fois plus. Ce n 'est pas seulement deux fois plus de personnes au niveau quantité, c 'est au niveau qualité. Deux fois plus de compétences. Aucune entreprise en Suisse se passerait de deux tiers de la population et se passerait des femmes et dirait « je ne prends que les hommes ». Donc, c 'est un service qu 'on rend à notre armée avec le service citoyen, en leur amenant autant de compétences et autant de forces pour bien fonctionner. Et en plus, et là je dois le lire, parce que la linéaire 3 de notre texte d 'initiative, l 'effectif réglementaire est garanti pour les services d 'intervention en cas de crise, en particulier l 'armée et la protection civile.
54:06Et là j 'explique comment on fait pour garantir ça. Exactement comme aujourd 'hui, on va au recrutement. Le recrutement ça se passe sur trois critères. Les besoins des organisations. – La compétence et l 'envie du conscrit. – Et les préférences. Et ça, c 'est déjà aujourd 'hui le cas. Donc, si l 'armée, elle a besoin de tant de cuisiniers, de tant de chauffeurs poids lourds, etc., elle recevra les tours de chauffeur, etc. Si elle n 'a pas besoin de Noémie Rotten, qui n 'est pas compétence pour être éclaireuse, parachutiste, parce que je n 'ai pas le physique nécessaire pour être éclaireuse, parachutiste, je ne vais pas faire éclaireuse, parachutiste à l 'armée.
54:39Et c 'est important aussi qu 'on regarde les préférences des gens parce qu 'on est plus motivé là où on se sent le plus utile. C 'est vrai que Jean-Luc Ador, cet alinéa 3, il grave dans la Constitution que les effectifs minimaux sont garantis, donc pourquoi on a peur ? Alors, il grave dans la Constitution quelque chose qui, comme le reste de l 'initiative, est complètement fumeux, parce que c 'est très sympathique ce que vous venez de nous dire, Madame Broughton, mais la réalité, c 'est que cette initiative, déjà étant d 'une manière extraordinaire l 'obligation de servir, donc j 'ai déjà dit, il y a quelque chose de totalitaire là-dedans.
55:19D 'accord, mais sur les effectifs, là, on est vraiment sur la capacité à se défendre. Attendez, donc on aura des effectifs pléthoriques, mais… Vous avez deux fois plus de monde, et là, ça ne fonctionne plus. Alors, vous prétendez nous amener du monde à l 'armée et à la protection civile, qui sont les deux institutions qui en ont besoin, mais je vous dis une chose, vous ne nous amènerez personne. Et pourquoi ? Eh bien parce que vous instaurez un libre choix entre ces services. et vous n 'expliquez pas comment vous ferez... Je viens de vous l 'expliquer. Ah non, j 'ai toujours pas compris. Parce que comment vous ferez pour obliger les gens, obliger, pour obliger les gens à aller à un moment donné, parce que ce sera le pauvre type quand tout le monde sera allé dans des services jugés plus sympathiques, quand on sera en septembre...
56:04Vous faites comment aujourd 'hui ? Ou comme maintenant en novembre, on dira la barque est pleine dans les autres services, on n 'a pas assez, on t 'obligera. Mais comment on fait aujourd 'hui ? Comment on fait aujourd 'hui ? Comment on fait aujourd 'hui ? Il y a l 'obligation qui est imposée seulement aux hommes. Les femmes sont recrutées sur des bases volontaires. Et quand il n 'y a pas assez d 'effectifs, l 'armée s 'impose d 'une manière plus autoritaire. Et ça, ça ne fonctionnera pas parce que le seul mécanisme qui existe… Est-ce que par hypothèse, l 'armée pourrait s 'imposer de manière plus autoritaire et dire à des gens « désolé, vous irez à l 'armée, on manque d 'effectifs ».
56:41– Ben non, parce que le seul mécanisme qui est prévu dans l 'initiative, c 'est l 'obligation de payer une taxe d 'exemption si on ne fait pas ce service. – Est-ce qu 'on peut se retrouver ? – Donc il faudra quand même qu 'on explique comment on fera pour garantir les effectifs, parce que c 'est de la littérature ce que vous expliquez. La réalité, c 'est que vous… – Est-ce qu 'on pourrait se retrouver, Jean-Luc, est-ce qu 'on pourrait se retrouver dans une situation où une femme se voit contrainte de faire l 'armée parce qu 'il manque d 'effectifs, parce qu 'on a arbitré avec vos trois ingrédients, compétences, envie, besoins, et puis voilà, c 'est les besoins.
57:14La réponse, c 'est oui, mais avec quelles sanctions ? C 'est la réponse, mais c 'est la question qui m 'est posée à moi. Voilà, donc répondez. Donc, il y a une réponse. Je vais donner la parole à Jessica Jacou aussi. Dans la pratique, on n 'aura besoin d 'obliger personne, parce que l 'armée est suffisamment attaquée. Au niveau de la loi, vous pouvez le faire de la même manière qu 'aujourd 'hui. La réponse est assez claire. Jessica Jacou. Moi, sur la question de la sécurité, j 'ai une préoccupation importante. On sait que l 'armée, aujourd 'hui, est un lieu où les violences sexualisées et la discrimination sont importantes.
57:47C 'est l 'armée qui le dit elle-même. Et puis, face à ça, il y a deux versions de l 'histoire. Il y a celles et ceux, comme les initiants, qui pensent qu 'en finalement, en augmentant le nombre de femmes au sein de l 'armée, ça va résoudre le problème. Et puis, finalement, on va habituer tout le monde à fréquenter des femmes mais les hommes se comporteront comme il faut. Je ne fais pas partie de ces personnes-là. Je pense que la culture des violences sexualisées et de la discrimination aujourd 'hui à l 'armée est vraiment ancrée très fortement dans sa structure. Il faut qu 'il y ait des modifications importantes qui soient faites au sein de l 'armée avant de contraindre des femmes à y accéder.
58:25Et puis moi, je refuse de porter la responsabilité d 'envoyer au casse-pipe des milliers de femmes jusqu 'à ce que l 'armée fasse petit à petit son chemin vers une prise en charge égalitaire et sans violence. Vous avez beaucoup d 'avance. On va juste réussir à rééquilibrer en vous laissant le mot de la fin, Johanna Gapani, sur cette question des effectifs, des risques qu 'on prend. Merci beaucoup. Je crois qu 'il y a eu des questions qui étaient importantes, qui étaient posées par les jeunes qui sont présents ici et qui ont justement l 'âge de faire effectivement soit le service citoyen, soit l 'armée.
58:55Parce que l 'objectif quand même du Conseil fédéral, Violla Amer l 'avait dit, Fister, il tient aussi, c 'est d 'intégrer les femmes dans l 'armée. Donc aujourd 'hui, les problèmes qui sont relevés, typiquement le harcèlement et tout ce qu 'on reconnaît comme problème aujourd 'hui qui n 'a absolument pas sa place dans l 'armée tout comme il n 'y a absolument pas la place dans la rue et c 'est pas parce qu 'il y a ça qu 'on doit y exclure les femmes au contraire on doit éliminer ces problèmes là et on doit prendre des mesures qui sont absolument nécessaires parce que les femmes elles ont leur place partout elles ont leur place absolument partout maintenant en termes d 'effectifs on manque de 12 000 hommes et de femmes dans la protection civile donc c 'est un danger pour la population qui est réelle.
59:35Et en termes d 'égalité, moi, je dirais quand même, il y a bien sûr la question des chances, après, dans le monde professionnel et de tout ce que ça apporte en termes de réseau, de leadership et de tout ça. Mais il y a aussi les questions, le jour où il y a un conflit, le jour où il y a un risque qui survient, est-ce que c 'est normal que vous et moi, on n 'ait pas les mêmes chances parce que vous avez été formés et que moi, je ne l 'ai pas été parce que j 'étais une femme. Et c 'est un tout petit peu facile et un tout petit peu archaïque de dire, oui, mais la femme, elle reste à la maison et puis l 'homme, il va au front.
1:00:01On le voit aujourd 'hui en Ukraine, la femme souffre autant, voire plus que les hommes, et il n 'y a pas de raison de ne pas former les femmes contre cela. – L 'égalité par le travail forcé, c 'est ça la majorité. – Mais arrêtez d 'utiliser ce terme, parce que vraiment, le terme de travail forcé, on n 'en parle absolument pas là-dedans. – Sur le plan sécuritaire, toute dernière question, dans le continent, partout, on est en train de songer à l 'obligation de réintroduire un service militaire obligatoire devant la menace sécuritaire. C 'est militaire, militaire, militaire, partout. Est-ce que nous, on ne prend pas le risque de créer un pays de sympathique civiliste avec cette initiative ?
1:00:35Non, absolument pas, puisque les effectifs de l 'armée sont assurés. C 'est noté dans le texte de l 'initiative et ce sera garanti de toute façon. Si on n 'a pas suffisamment aujourd 'hui, je pense qu 'on en aura bien suffisamment demain. Donc de toute façon, on y parviendra. Par contre, ce qui est important de dire, c 'est qu 'aujourd 'hui, un pays comme l 'Ukraine existe encore grâce à la capacité de sa population à se mobiliser, à se défendre. c 'est des gens qui ne sont pas partis, ils n 'ont pas quitté le territoire et c 'est ce dont on doit être conscient est-ce qu 'on veut demain encore un pays et une capacité à nous défendre par nous-mêmes J 'ai largement dépassé le temps de l 'émission mais le temps de parole est presque respecté puisque vous avez eu deux minutes d 'avance c 'est comme ça mais on est obligé de rendre l 'antenne on se retrouve la semaine prochaine avec un nouveau débat d 'actualité à l 'heure normale, ce sera 21h le sujet reste totalement ouvert j 'espère que vous avez pu vous faire une idée sur le sujet ce soir, débat tendu quand même.
1:01:30Tout de suite, Doc à la Une va vous parler du chagrin des animaux. Ça change un petit peu. Allez, excellente soirée sur la RTS ou ailleurs. Bye bye.
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Remplacer le bon vieux service militaire exclusivement masculin ou presque par un service citoyen obligatoire pour les hommes comme pour les femmes ? C'est ce que propose l'initiative populaire "pour une Suisse qui s'engage", sur laquelle vous votez le 30 novembre. Armée, protection civile ou service équivalent, peu importe : l'idée des initiants est que tous les Suisses résidant en Suisse s'engagent pour renforcer le bien commun, quel que soit leur genre. Lancée par une association, l'initiative divise presque tous les partis, à gauche comme à droite. Alors, mobilisation générale pour le pays ? C'est le débat d'Infrarouge, mercredi 12 novembre.




