In short
Votation du 14 juin sur la réforme du service civil suisse, avec la question “le service civil est-il un danger pour l’armée ?”. Le débat oppose une droite/Conseil fédéral voulant limiter l’accès et surtout réduire les passages “armée → service civil”, à une gauche défendant le service civil comme exception utile aux objecteurs et à la société.
Guests (et parcours politiques/associatifs)
- Pascal Broulis (PLR, conseiller aux Etats vaudois; commission sécurité; comité “Ouïe”).
- Clarence Chollet (Les Verts, conseillère nationale neuchâteloise; coprésidente de la Fédération Suisse pour le service civil).
- Isabelle Chapuis (Le Centre, conseillère nationale vaudoise; commission sécurité; présidente de la Fondation Suisse de Protection Civile).
- Benoît Gaillard (Conseil national; engagé pour le service civil; intervient aussi via la commission).
Key claims
- Hausse des admissions après 2009 (suppression de l’examen de conscience) : ~7’200 admissions en 2025, “record”.
- Côté “armée” : risque de baisse des effectifs mobilisables vers 2030 (140’000 plafond légal, projections ~125’000) et surtout “saignée” via ~30% de nouveaux civilistes venant de l’armée; d’où 6 mesures (affectation plus longue, plancher 150 jours, restriction pour médecins/étudiants en médecine).
- Côté “service civil” : l’armée n’aurait pas de pénurie (effectifs réels ~146’000; marge de mobilisation), et le service civil est un “troisième pilier” utile (EMS, écoles, santé, protection environnementale) et déjà mobilisable en crises (Covid, accueil réfugiés ukrainiens).
Notable examples
EMS (aide aux résidents âgés), crèches/écoles (soutien aux enseignants), paysans de montagne, hôpitaux (décharge de tâches), mobilisation Covid (civilistes disponibles rapidement).
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Chapters
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0:00 to 1:39
Explore the current landscape of civil service and its impact on the military.
“22 000 objecteurs de conscience ont connu la prison en Suisse.”
Debate on Civil Service vs Military
1:57 to 2:24
Discussion on whether civil service is an alternative to mandatory military service.
“Ce service civil est-il toujours l 'exception au service militaire réservé aux objecteurs de conscience ?”
Guest Introductions
2:25 to 3:19
Introduction of the guests and their backgrounds related to civil service and military issues.
“donc très active dans cette campagne, membre de la commission politique de sécurité.”
Analysis of Military Staffing and Civil Service
3:20 to 8:02
In-depth analysis of military staffing issues and the impact of civil service on military recruitment.
“Aujourd 'hui, le Conseil d 'État vaudois a présenté les résultats des audits, tant sur la période 2009-2021 que sur la période ensuite 2003-2025.”
Proposed Changes and Future of Civil Service
8:03 to 14:00
Discussion of proposed changes to civil service and their potential impact on military effectiveness.
“Alors peut -être la question, ce serait, est-ce que c 'est ce chiffre que le Parlement veut changer ?”
Consolidating the Army's Role
14:00 to 15:20
Discussion on the need to reinforce the army and the implications of civil service.
“– On ne veut pas sauver l 'armée, ce n 'est pas l 'objectif.”
Challenges of Transitioning to Civil Service
15:20 to 18:00
Exploration of issues faced by individuals transitioning from military to civil service.
“Et on n 'est pas en train de le mettre en péril.”
Impact of Policy Changes on Civil Service
18:00 to 20:40
Analyzing the effects of policy adjustments on civil service admissions and military personnel.
“Il n 'y a pas eu un réveil collectif des consciences en une année, ce n 'est pas possible.”
The Historical Context of Civil Service
20:40 to 23:20
A historical overview of civil service evolution and its original intentions.
“Maintenant, on nous dit, effectivement, il y a 40 % de moins d 'admission.”
Debate on the Purpose of Civil Service
23:20 to 28:00
Discussion on whether civil service remains a valid alternative to military service.
“Justement, on va y venir parce que c 'est effectivement le cœur du sujet.”
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Debate on Civil Service Purpose
28:00 to 28:59
Discussion on the current state and purpose of civil service in relation to conscientious objection.
“C 'est -à-dire qu 'il multiplie par 1 ,5.”
Historical Changes in Civil Service
29:00 to 30:44
Exploration of the changes in civil service since 2009 and their implications for society.
“Non, pas le 14 juin de cette année, mais peut -être l 'année prochaine, non ?”
Role of Civil Service in Security
30:45 to 32:41
Examining the role of civil service in national security and its effectiveness during crises.
“Comme le disait tout à l 'heure Isabelle Chapuis, qu 'est-ce qui se passe en 2009 ?”
Challenges in Security Architecture
32:42 to 34:26
Debate on the adequacy and effectiveness of Switzerland's security architecture including army, civil service, and civil protection.
“On offre des postes dans des secteurs de la société où il y a un sens.”
Future of Civil Service and Military Obligation
34:27 to 36:14
Discussion on the future reforms of civil service and military obligations in Switzerland.
“Pourtant, je suis plutôt un crâne-papier.”
A Broader View of Security Needs
36:15 to 37:55
Insights into evolving security needs beyond traditional military concerns.
“Vous serez contre aussi si on vous dit, on réintroduit l 'examen de conscience, vous dites non ?”
Engagement and Motivation in Civil Service
37:56 to 39:39
The importance of voluntary engagement in civil service and its impact on military recruitment.
“Parce que là aussi, on est dans le monde réel.”
Coordination in Emergency Services
39:40 to 42:00
Discussion on the role and training of civil service in coordinating emergency responses.
“Est-ce que vous croyez encore une fois, et que les gens qui nous écoutent se demandent est-ce que si on le force à régler à rester dans les cours de répète, vous croyez que ça va faire un bon soldat ?”
Debate on Civil Service vs Military
42:00 to 46:08
Exploring the relationship between civil service and the military's needs.
“Il y aura toujours besoin de personnes pour s 'en occuper.”
Gender Equality in Civil Service
46:08 to 47:55
Discussing the exclusion of women from civil service and its implications.
“Et notre objectif initial c 'était d 'éviter que une personne soit en prison.”
Transcript
Automatic transcript. May contain errors.0:0322 000 objecteurs de conscience ont connu la prison en Suisse. Mais depuis aujourd 'hui, la page est tournée. Vous voyez la courbe des départs au service civil qui monte continuellement et qui arrive à 7200. La masse globale de l 'armée, si on devait la mobiliser, est trop petite pour les défis qu 'on devrait affronter dans la défense. Compagnon, garde-vous ! L 'armée suisse redoute une pénurie de soldats. Ça n 'est pas pour demain car on dépasse encore le plafond légal des 140 000 hommes mobilisables, mais à partir de 2030, ça risque de se dégrader. Alors, que faire ? Durcir les conditions d 'accès aux services civils et donc réformer la loi, ça c 'est la solution du Conseil fédéral et du Parlement.
0:53Car depuis l 'abandon en 2009 de l 'examen de conscience pour les objecteurs, toujours plus de Suisses choisissent cette voie-là au détriment de l 'armée. Plus de 7 000 admissions l 'an dernier, un record. Et le gros caillou dans la chaussure, c 'est le transfuge, chez les civilistes, d 'une quantité de militaires déjà chèrement formés. Sauf que la gauche tient mordicus au service civil, essentiel dans des secteurs comme l 'environnement, l 'enseignement, les soins, et les Suisses voteront le 14 juin. La défense du pays est-elle uniquement militaire ? La conscience individuelle doit-elle primer sur les besoins de l 'État ?
1:29Le service civil est-il un danger pour l 'armée ?
1:38Un peu plus de soldats et un peu moins de civilistes. C 'est ce que proposent le Conseil fédéral et le Parlement pour renforcer les effectifs de l 'armée. Bonsoir à toutes, bonsoir à tous. Ravi de vous retrouver en direct sur le plateau d 'Enfra-Rouge comme tous les mercredis à 20h10. Deuxième objet de votation ce soir, votation du 14 juin, c 'est bientôt. Le service civil. Ce service civil est-il toujours l 'exception au service militaire réservé aux objecteurs de conscience ? Ou est-ce devenu autre chose, une alternative à l 'armée, une simple question de choix ? Le cas échéant, faut-il serrer la vis pour protéger les effectifs de l 'armée dans un monde qui se durcit ?
2:13La droite est évidemment pour, la gauche est contre. Quatre invités ce soir et des temps de parole chronométrés. Pascal Brouly, c 'est avec nous, bonsoir. Merci d 'être là, conseiller aux Etats, PLR Vaudois, co-président du comité de Ouïe. donc très active dans cette campagne, membre de la commission politique de sécurité. C 'est le cas de tout le monde ce soir autour de la table, donc séance de commission élargie quelque part. Clarence Chollet, bonsoir. Bonsoir. Merci d 'être ici, conseillère nationale verte neuchâteloise. En dehors de la commission dont on vient de parler, vous êtes coprésidente de la Fédération Suisse pour le service civil, si viva.
2:46Isabelle Chapuis, bonsoir. Bonsoir. Merci d 'être avec nous, conseillère nationale du centre vaudoise, membre donc de cette fameuse commission et président d 'une autre fédération, celle pour la Fondation Suisse de Protection Civile. Cette fois. Et enfin, Benoît Gaillard, bonsoir. Bonsoir. Conseil national, pas de fédération pour vous, juste la commission, c 'est déjà pas mal. Et un engagement pour le service civil. Alors, ce service civil est-il devenu un danger pour l 'armée ? Bienvenue dans la France Rouge. Pascal Brouillis, je vais faire un truc un peu bizarre, parce qu 'évidemment que l 'actu est en l 'actualité, vous êtes ce soir sur ce plateau, je suis obligé de faire deux minutes sur les finances vaudoises.
3:22Aujourd 'hui, le Conseil d 'État vaudois a présenté les résultats des audits, tant sur la période 2009-2021 que sur la période ensuite 2003-2025. 202 millions de pertes, nous dit-on, dues à une application trop généreuse du bouclier fiscal. Et on nous parle d 'éventuellement de poursuites, de poursuites civiles. Votre nom, évidemment, est sur toutes les lèvres. Vous êtes toujours à l 'aise bien dans vos bottes ou vous commencez à avoir l 'impôt malheureux ? Non, toujours l 'impôt heureux. d 'abord 212 millions potentiellement de pertes mais si on n 'est pas le bouclier fiscal je rappelle que le bouclier sert à quoi ?
3:56à éviter la confiscation à partir de 71 ,5 % d 'impôts qu 'on doit payer sur son revenu c 'est quand même compliqué on a gardé des contribuables 3 ,2 milliards qui ont été gardés d 'abord j 'ai une pensée pour l 'administration puisque ces audits concluent que le système de contrôle interne la pratique de la fiscalité est conforme avec quelques erreurs 189 000 francs sur 108 ans plus finit de francs, puis encore c 'est contesté. C 'est pas ça l 'enjeu, d 'ailleurs c 'est conforme. Et là, je salue le travail de l 'administration, et j 'en suis très fier. Deuxième point, la question du bouclier.
4:26Il y a eu une pratique qui a été contestée devant le tribunal fédéral par les Genevois. Le tribunal fédéral en 2018, dit ça joue pas. Nous on corrige le bouclier en 2021. C 'est vrai qu 'on a corrigé le bouclier d 'une façon un peu excessive peut -être, parce qu 'il y avait des contribuables qui avaient beaucoup trop payé. Mais en parallèle, on avait quand même baissé les impôts pour la classe moyenne, pour les faibles revenus. Et on a 1 800 qui n 'ont pas payé assez. Et on a corrigé la loi. Et c 'est bien un des problèmes qu 'il y a, c 'est qu 'entre 2024-25, certains voulaient passer par des modifications un peu bizarroïdes et non pas par la loi.
5:00La loi a été modifiée dès qu 'on a su qu 'il fallait corriger la loi. Voilà. Et je pense qu 'on a plutôt gagné l 'argent et le canton de Vaud a encore une réserve de guerre de quelques milliards. Donc vous êtes tranquille, on peut parler de services. Oui, je suis très content du travail. Je remercie le conseil d 'État pour ce travail. Je vous remercie d 'avoir répondu à la question. Isabelle Cherpuis, je reste de ce côté, pardon. Maintenant, les temps de parole sont chronométrés. Commençons par ceux qui proposent, puisque cette fois, c 'est le Conseil fédéral et le Parlement dans lequel vous siégez.
5:24Sujet un peu éclipsé du 14 juin par la Suisse à 10 millions, on ne va pas se mentir. Mais il en va, nous dit-on et nous dites-vous, notamment de la sécurité du pays. On va commencer par être factuel. Tout ceci, pourquoi ? Parce que vous partez de l 'idée que notre armée manque de soldats, c 'est ça ? On va prendre les chiffres. Ils ne disent pas tout à fait la même chose, mais c 'est votre crainte, votre constat ? Moi, mon constat, c 'est qu 'on est en train de vivre une crise géopolitique assez majeure, qu 'on n 'avait plus vue depuis très longtemps, et que faire de la comptabilité de soldats pour se demander si on n 'en a pas éventuellement trop, c 'est peut -être pas le moment de le faire, mais plutôt de se poser la question si on en aura assez le moment venu.
6:01Et vous pensez qu 'on n 'en aura pas assez le moment venu, clairement ? Alors, les chiffres, ils sont assez clairs, c 'est -à-dire qu 'on a 11 000 soldats qui quittent l 'armée chaque année pour aller au service civil, Et puis les projections ne sont pas du tout à 140 000 pour 2030, mais plutôt autour de 125 000. Donc ça descend. On a la fuite vers le service civil. On a aussi la démographie. C 'est les 11 000 qui quittent l 'armée tout court. Il n 'y en a quand même pas 11 000 d 'anciens soldats qui vont au service civil chaque année. Il y a 7 000 civilistes chaque année. Clarence Chollet, l 'effectif réel.
6:34On parle d 'effectifs dans cette première partie. D 'abord des effectifs de l 'armée. Effectifs réels. C 'est -à-dire des gens qui peuvent rentrer dans le service. 146 000 hommes. Il est bel et bien supérieur au maximum légal, on va regarder, de 140 000 hommes. Mais la tendance, ça c 'est pour aujourd 'hui, la tendance dans les années à venir, elle est clairement à la baisse. Le 140 000, on va le quitter à partir de 2028. Ça va clairement descendre, se tasser un peu. Mais enfin, toujours en dessous de ce chiffre-là, il n 'y a pas de quoi s 'inquiéter un tout petit peu quand même. Les militaires, en tout cas, on vient de l 'entendre.
7:06On commence vraiment à s 'inquiéter. juste pour la capacité de l 'armée à tourner. Moi, je trouve ça un petit peu incroyable qu 'on s 'inquiète des effectifs de l 'armée alors qu 'ils sont supérieurs aux seuils inscrits dans la loi. Donc, on est à 146 000 hommes sur le graphique qu 'on vient de voir. Mais en vrai, on est encore à plus que ça parce que l 'armée enlève dans ses effectifs les militaires qui ont fait le service long mais qui sont toujours mobilisables. Mais ils ne sont pas comptabilisés dans ces 146 000. Ils sont nombreux ? Ils sont nombreux et ils enlèvent également les militaires lors de leur dernière année où ils peuvent toujours être mobilisés.
7:39Et donc, c 'est 25 000 militaires, en plus des 146 000, qui ne sont pas comptabilisés dans ces chiffres. Donc, en fait, on a une armée pléthorique. Et même, justement, avec cette petite diminution qui va être temporaire, on voit que ça va réaugmenter après, parce que c 'est une modification de la loi, de la durée du service militaire qui est en cause. Et donc, même avec cette petite diminution, en fait, on est vraiment très, très large pour assurer les 100 000 hommes qui doivent être mobilisables en Suisse. Alors peut -être la question, ce serait, est-ce que c 'est ce chiffre que le Parlement veut changer ?
8:11Mais tant que ce chiffre est là, on a absolument assez de militaires pour notre armée. Alors on a voulu commencer cette émission par les effectifs. Vraiment avant les questions de principe, qui doit faire quoi, les missions, c 'est extrêmement important. Mais les effectifs, il faut nous expliquer, Pascal Brouillis, cette inquiétude. Effectivement, il y a ce chiffre de 140 000 qui s 'appelle l 'effectif maximum réel. Et on est au-dessus. Pourquoi on s 'inquiète alors que l 'armée, on le sait, a besoin pour tourner à pleine capacité de 100 000 hommes ? Parce que le monde a changé, la dangerosité du monde est présente et qu 'on a besoin d 'avoir une armée qui puisse défendre ce pays.
8:43Ensuite, la loi, on l 'a changé en 2009. Ce graphique qui est ici, que je trouve assez intéressant, c 'est le nombre de jours. C 'est comme pour le bouclier fiscal. Quand on voit qu 'il y a un problème, on le corrige. Vous voyez, ici, en 2009, on a quelque chose d 'assez cohérent pour ceux qui ont fait le service civil. D 'ailleurs, je suis favorable au service civil. Je suis très favorable à la protection civile et je suis favorable à notre armée et à la renforcer. On voit ici, tout d 'un coup, il y a une sorte de très grande montée en puissance. 7211 personnes. Ça, c 'est les effectifs du service civil.
9:11On y viendra. C 'est important. Et c 'est bien un de ces problèmes-là. Ce n 'était pas l 'objectif. Et le pourcentage en 10 ans... Moi, là, je vous parle d 'effectifs de l 'armée. Mais bien sûr, mais c 'est lié, parce que tout est lié. Au niveau de l 'armée, on sait que dans une carrière à l 'époque, quand j 'ai commencé mon armée, on a eu jusqu 'à 50 ans. On pouvait construire des gens, les appeler. on a commencé à réduire les effectifs ils ont été formés différemment mais l 'effectif aujourd 'hui, on sait qu 'on n 'est pas dans ce seuil-là On a des termes, on a un problème de termes on a quelque chose qui s 'appelle l 'effectif réel maximum qui est à 140 000 et on est au-dessus comprenez que ce soit bizarre de se dire on manque d 'effectifs On sait qu 'on est au-dessus mais on sait au niveau des projections comme pour le service civil que le service civil est en train de monter et puis les effectifs de l 'armée vont descendre à 125 000 Ensuite, c 'est notre devoir de gouverner ces prévoirs c 'est pour ça qu 'on fait des corrections mais ce n 'est pas des grandes corrections.
9:59On maintient le service civil, on ne va pas revenir en arrière sur la question du objectif de conscience et de les mettre en prison, ça coûterait d 'abord trop cher et c 'est absurde, totalement absurde. Par contre, il faut limiter, en quelque sorte, l 'accès automatique au service civil. Benoît Gaillard, à l 'heure du réarmement global, est-ce qu 'il est absurde de s 'intéresser aux effectifs de l 'armée quand 30 % des nouveaux civilistes chaque année sont des gens qui quittent les rangs de l 'armée et qui ont déjà fait leur école d 'or flux ? – La question, elle est en fait résolue par quelqu 'un qui connaît probablement le sujet un peu mieux que toutes les personnes autour de cette table, je ne fais d 'offense ici à personne.
10:34Monsieur le commandant de corps, chef de l 'armée, Bénédicte Trost. – Chacun est venu avec son petit papier aujourd 'hui, c 'est pas mal, vous aurez dû nous dire. – À la RTS, il y a quelques semaines, déclare, l 'armée, je cite, l 'armée est en train d 'analyser les besoins en hommes et femmes, en faut-il davantage ? Ou au contraire, moins ? Car les systèmes dont on n 'a pas ses commandes ont besoin en principe de moins d 'hommes. Point d 'interrogation. Donc la réalité, c 'est que la menace augmente, je ne peux évidemment qu 'être d 'accord, mais la question de savoir si on va devoir la résoudre avec davantage de gens ou avec davantage de qualifications, davantage de spécialisations et peut -être davantage de matériel dans l 'armée, davantage de capacités cyber, davantage de drones, de défense anti-drone, cette question-là, elle est en cours d 'analyse.
11:17Sauf que vous y répondez déjà, vous. Non, précisément pas. On n 'est pas en train d 'attaquer l 'armée aujourd 'hui. on est en train de défendre un système. Et vous savez où on va créer une saignée dans les effectifs avec cette réforme ? C 'est précisément là où, aujourd 'hui, le service civil, dans un équilibrage très suisse, est venu remplir des fonctions qui, sinon, ne seront plus remplies par personne. Et là, les effectifs, on en a besoin. Ça, c 'est concret. C 'est -à-dire, les gens qui font en sorte de s 'occuper des résidents dans des EMS, de proposer des camps de vacances à des enfants handicapés, d 'aller soutenir des gens dans les écoles.
11:50Pragmatiquement, aujourd 'hui, on a fait en sorte que les gens qui avaient un conflit de conscience, on les utilise de la meilleure manière possible. Et en même temps, on a 140 000 personnes à l 'armée. Mais vous entendez qu 'il y a une voie d 'eau dans les effectifs militaires ? Non, précisément pas. 30 % des civilistes nouveaux sont des gens qui ont fait leur école d 'eau. Monsieur Favre, vous savez d 'où vient le delta entre les 140 000 et les 100 000 ? C 'est la question de savoir, quand on fait la mobilisation, imaginons qu 'on fasse une mobilisation générale, on part du principe qu 'on n 'aura jamais 100 % des soldats qui servent.
12:19Il y en a qui désert, il y en a qui sont malades, etc. Vous savez quel pourcentage de soldats ? Moi je ne suis pas là pour détruire l 'armée. Vous savez quel pourcentage des soldats ont répondu aux mobilisations partielles pendant la pandémie ? 80%. Ça veut dire que pour avoir 100 000 soldats mobilisés si on a 120 000, peut -être même 130 000 soldats, on a largement la marge. Sauf que répondre à une mobilisation pour aller sécuriser des hôpitaux ce n 'est pas exactement la même chose que répondre à une mobilisation pour aller... Vous avez bien piètre image de nos soldats et je ne partage pas. Sur ce point, votre appréciation est de loin point.
12:48Vous avez fait votre armée dans quoi ? J 'ai fait le service civil, et je vous explique volontiers dans quoi je l 'ai fait. Je l 'ai fait dans un hôpital, notamment, et j 'étais très fier de permettre à des soignants qualifiés d 'avoir plus de temps auprès des patients pour faire des choses que je ne pouvais pas faire, en les déchargeant de tâches où, honnêtement, ils avaient moins de valeur ajoutée. Donc, on a besoin de ça. C 'est hyper pragmatique. C 'est tellement suisse. Eh bien, écoutez, Pascal Bourlis, on reste toujours sur les effectifs. Après, on parle du fonds et sur les mesures que vous proposez, en l 'occurrence.
13:14Le Parlement, le Conseil fédéral, on ne va pas les reprendre dans le détail. il y a six mesures qui en gros rentrent dans trois catégories. La première c 'est limiter la flexibilité dans la planification de séjour de service au service civil, il faudra faire tout de suite un gros service long et puis ensuite chaque année au moins un service, quelque chose de plus cadré. Ensuite il y a un plancher minimum cette fois de 150 jours, quel que soit le nombre de jours déjà effectués à l 'armée pour ceux qui passent de l 'armée au service civil. Et enfin un troisième point qui concerne, lui, cette fois les médecins, les étudiants en médecine qui ne pourront plus faire leur service civil dans la santé pour étoffer leur CV, mais qui devront s 'engager comme les autres.
13:53Est-ce que c 'est avec ces petites mesurettes qui finalement concernent ceux qui passent de l 'un à l 'autre qu 'on va sauver l 'armée pour laquelle vous inquiétez ? – On ne veut pas sauver l 'armée, ce n 'est pas l 'objectif. – Quand même. – On veut la consolider, d 'autant plus que le monde a changé. Ça, c 'est le premier point. Ensuite, on veut garantir que les gens qui ont besoin du service civil n 'ont pas pour travailler, parce que c 'est aussi un des problèmes. c 'est qu 'on est en train de créer des postes de travail d 'ailleurs dans la campagne qui a eu lieu avec le service citoyen un des arguments de la gauche c 'est de dire on va faire du dumping salarial c 'est du dumping salarial qu 'on le veuille ou non c 'est des emplois à bon camp ils ne sont pas en salaire minimum revenons maintenant à la mission les corrections en commission de sécurité on l 'a abondamment parlé c 'est des corrections naturelles c 'est pour éviter qu 'on ait une courbe qui monte d 'un côté et qui créent des tensions.
14:44Parce que le passage de l 'armée au service civil, quand on arrive en fin de période, ça pose des vrais problèmes. C 'est que si quelqu 'un est un objecteur de conscience, il n 'a plus besoin d 'aller, comme à l 'époque de la commission, de dire qu 'il est vraiment un gros cas de conscience et autre. Aujourd 'hui, il y a une sanction, c 'est les 1 ,5, donc il paye un peu plus que les autres, mais c 'est au bout de la chaîne. Dans un premier temps, c 'est militaire, on a besoin de gens qui s 'engagent. En démocratie, on a le droit de voter, mais on a le droit aussi de défendre notre pays. – Des droits et des devoirs.
15:14– Bien sûr, toujours. Depuis la démocratie athénienne. – C 'est comme l 'impôt heureux. – Bien sûr. Et puis après, on a, deuxième sujet, la protection civile. C 'est un tout. Puis après, le service civil. Et on n 'est pas en train de le mettre en péril. Et quand on parle de travail, le dumping salarial posait un gros problème. J 'ai aussi combattu, à l 'époque, le service citoyen, parce qu 'il y avait beaucoup d 'incohérences. Mais quand on disait « Ah, le service citoyen va faire du dumping salarial. » Et on le retrouve ici, c 'est aussi un petit problème. – Oui, le même argument. Mais là-dessus, après, je reviens vers Benoît Gaillard après je reviens vers vous Clarence Solet on parle d 'un projet qui, on l 'a compris, là j 'ai détaillé les mesures en gros vise ceux ne visent que ceux qui passent de l 'armée au service civil, on n 'est pas en train de parler de l 'accès au service civil intrinsèquement est-ce que c 'est vraiment une institution qu 'on assassine quand on propose un ajustement là-dessus ?
16:00Non, je m 'excuse, ça c 'est de la désinformation il y a des mesures comme le fait de dire on fait l 'affectation longue immédiate après l 'admission au service civil c 'est un durcissement ça vise essentiellement ceux qui passent de l 'armée Merci d 'ajouter l 'essentiel. C 'est vrai, vous avez raison. On est honnête et franc. Ce qu 'on essaye de faire, c 'est de chicaner des gens qui disent je suis apte au service, j 'ai été recruté, et puis je suis prêt à faire une fois et demie plus de jours pour faire quelque chose qui est compatible avec ma conscience. Non, mais ça, c 'est juste la réalité.
16:29Quand vous êtes incorporé au service civil, moi j 'ai passé encore devant la commission à l 'époque, vous recevez votre première feuille, c 'est écrit que vous avez 368 jours de services effectués. Je vais vous dire, ça se pose là. Alors, les 245 jours dans l 'armée, ils sont respectables. Quand on vient vous dire, vous avez 20 ans, que vous en avez 368 à faire dans le service civil, c 'est quand même, c 'est quelque chose de sérieux. C 'est un engagement qui est sérieux. Et donc, ce que vraiment je n 'arrive pas à comprendre, c 'est pourquoi on se dit, c 'est à cet endroit-là qu 'on veut chicaner, qu 'on veut empêcher les gens de faire quelque chose qui est davantage conforme à leur conscience, tout en étant au service de l 'intérêt public.
17:05Et puis, dernier élément, le Conseil fédéral, dans son message, dit quelque chose de très intéressant. Il dit, parce qu 'il faut aussi parler du monde réel, il dit, on est sûr qu 'on aura 40 % de moins d 'admissions aux services civils avec ces chicanes, par contre, il est très honnête, parce que le Conseil fédéral l 'est, la plupart du temps, il dit, par contre, combien de personnes il y aura de plus dans l 'armée ? On ne sait pas. Ah, ça, on ne sait pas. Le delta, c 'est quoi ? La voix bleue ? Ceux qui se font réformer ? Mais parce que le monde réel, c 'est le monde réel, M. Favre. C 'est -à-dire, je ne sais pas si c 'est les médecins qui donnent des certificats, je ne sais pas si c 'est les gens qui au recrutement courent moins vite, je n 'en sais rien, ça ne me regarde pas, c 'est des affaires individuelles, mais le Conseil fédéral lui-même dit l 'effet sur l 'effectif de l 'armée, dont le commandant de corps dit qu 'on n 'est pas sûr d 'avoir besoin, l 'effet sur l 'effectif de l 'armée est incertain.
17:46Sur cet effectif, Isabelle Chapuis, ces 6600 en moyenne hommes qui, chaque année, s 'engagent dans le service civil, c 'est -à-dire dans le social, dans la santé, dans l 'agriculture, le paysan de montagne notamment, c 'est des secteurs dans lesquels on a besoin d 'eux. est-ce qu 'on peut même oser l 'hypothèse comme ça, monde réel toujours qu 'on a peut -être plus besoin d 'un civiliste dans un OMS que d 'un type qui trie des élastiques de jambes dans une caserne Moi j 'aimerais quand même revenir d 'abord au but du service civil qui devait être une alternative à l 'armée pour les personnes qui ont un vrai problème de conscience je veux continuer là-dessus parce que quand on voit qu 'on a commencé à 1500 l 'objectif c 'était 2500 en moyenne on est arrivé à 7000 en 2008, avec Effectif en 2009.
18:31Il n 'y a pas eu un réveil collectif des consciences en une année, ce n 'est pas possible. Donc quelque part, ce qui s 'est passé, c 'est qu 'il y a eu une faille dans le système et que cette faille, elle a été exploitée. Maintenant, vous parlez des 40%. Oui, c 'est civiliste au moins. Oui, parce que je trouve aussi, évidemment, que le service civil est important, il est utile. Cette exception, elle est utilisée. justement on ne va pas mettre des hommes dans des jobs absolument inutiles, donc c 'est nécessaire, mais on parle de moins 40%, j 'entends tout le temps ça. On parle de quoi quand on parle de 40 % ?
19:05Quand on parle de moins 40%, c 'est du nombre de civilistes, c 'est ce que dit le Conseil fédéral. Donc très bien, mais les référendaires, je pense qu 'ils entretiennent quand même une certaine confusion là-dessus, parce que moins 40 % sur les admissions c 'est une chose, mais les institutions elles ne veulent pas un nombre de civilistes elles veulent un nombre d 'engagement de jours d 'engagement mais les civilistes qui vont rester qui vont choisir parce qu 'ils ont un vrai problème de conscience de faire plus de jours de service ils vont en faire plus, il y en aura moins qui vont en faire plus le calcul...
19:38On ne perd pas 40 % du tout selon toujours le conseil fédéral et là je vais quand même donner le chiffre on passe de 1 ,83 millions de jours à 1 ,67 millions de jours c 'est moins 9%, allez, on arrondit à moins 10%. – C 'est pas moins 40 ? – C 'est pas du tout moins 40, puis l 'autre chose, parce que je continue quand même juste pour ça, c 'est que, qu 'est-ce qui est intéressant pour un EMS, pour une crèche ? Est-ce que c 'est d 'avoir trois civilistes 30 jours qui n 'ont pas le temps d 'apprendre le prénom des résidents ou des enfants, ou c 'est-ce que d 'avoir un civiliste, 8 ans de jour, qui, lui, connaît le nom de ses résidents et qui est impliqué ?
20:15Donc voilà, je pense qu 'il y a une différence entre moins 40 et moins 10 % qu 'il ne faut quand même pas négliger. Clarence Chollet, est-ce que les effectifs de l 'armée peuvent devenir la variable d 'ajustement des effectifs du service civil ? Est-ce qu 'on peut prendre le risque d 'éplumer l 'armée parce qu 'on a effectivement besoin de monde dans les EMS ou est-ce que c 'est des dossiers différents qu 'il faut régler de manière différente ? Je pense que c 'est clairement des dossiers différents. Moi, je suis assez choquée quand on présente ce chiffre de 7200 qui pose problème. c 'est un vrai problème qu 'autant de jeunes hommes ont envie de s 'engager pour la société comme on voit il n 'y a pas de problème d 'effectifs dans l 'armée le service civil attire des jeunes hommes c 'est des jeunes hommes qui donnent de leur temps une fois et demie de plus de temps que les soldats pour la société comme on l 'a dit dans les EMS, dans les écoles c 'est des civilistes qui sont utiles moi je préfère ça que des personnes qui se font réformer comme ça a été déjà dit et moi je pense vraiment qu 'il faut qu 'on arrête de présenter cette hausse des effectifs dans le service civil comme un problème.
21:15Maintenant, on nous dit, effectivement, il y a 40 % de moins d 'admission. C 'est correct. Ça ne veut pas dire 40 % de moins de jours de service. Mais c 'est quand même plus de 10 % de jours de service en moins. C 'est des centaines de milliers de jours de service en moins. Ça veut dire que dans les EMS, il y a des personnes âgées qui n 'auront pas un civilisme pour aller se promener avec eux, qui n 'auront pas un civilisme pour passer un petit peu de temps pour discuter avec eux. Dans les écoles, c 'est des enseignants qui se retrouveront de nouveau face à leurs élèves et qui n 'auront pas de soutien pour gérer les cas problématiques.
21:47C 'est des paysans de montagne, et ça c 'est très important, c 'est des paysans de montagne qui devront assumer seuls des tâches très lourdes. Tout ça pour absolument rien, vu que l 'armée n 'a absolument pas de problème d 'effectifs. Pascal Brouilly, je voulais réagir. Parce que ce n 'est pas conçu comme ça, la sécurité nationale. Défendre un pays, c 'est l 'armée. Et puis après, il y a la protection civile qui est importante en cas de catastrophes, Blatten et autres. On va en parler, parce que le système est bizarre quand même. Peut -être, mais c 'est quand même une séquence qui est importante.
22:15Et pour donner un coup de main, en quelque sorte soulager ceux qui souffrent en s 'engageant dans l 'armée. C 'est ça qu 'on a essayé de faire. Et quand on a fait la correction en 2009, elle est importante. On était sur une moyenne d 'environ 1 000 à 1 500 jeunes par année. Puis on est à 7200 aujourd 'hui. C 'est bien ça la correction. Ce n 'est pas une révolution qui a été voulue par le Parlement et le Conseil fédéral. C 'est de se dire, on a vu que notre correction était trop brutale, elle est trop, en quelque sorte, il y a un trop grand attrait, d 'autant plus, moi je comprends en 2009 les réflexions continuées par le Parlement et le Conseil fédéral.
22:47On va y venir à cette question de 2009, parce que c 'est le vrai sujet. Bien sûr, parce qu 'on était dans une période où certains partis ont voté la suppression de l 'armée. Il faut être juste conscient qu 'il y a encore des gens qui considèrent que la Suisse peut se passer de l 'armée. Et on voit aujourd 'hui qu 'on a besoin d 'une défense. On ne peut pas compter sur les miliciens. Je reviens juste à la question des travaux. Le service civil n 'est pas là pour compléter les effectifs dans les EMS, ce n 'est pas le but. On a trouvé des débouchés pour ces personnes qui ont choisi cette voie parce qu 'ils ont un problème de conscience.
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23:15Mais ce n 'est pas le but, autrement c 'est le jumping salarial. Alors, on va y venir. Les rôles et l 'émission. Si ça marche, il ne faut pas le casser. Non, on ne faut pas le casser. Nous, on est favorables à le maintenir. Justement, on va y venir parce que c 'est effectivement le cœur du sujet. Ce service civil, qu 'est-ce que c 'est exactement ? Comment ça a été pensé ? pourquoi ça existe, à quoi ça sert, tout ça n 'est vraiment pas toujours très clair pour tout le monde. Heureusement, nous avons le focus de la pointe Tessiron.
23:49Genève, les parvis de Saint-Antoine, la prison. Pierre Farron, étudiant en théologie, objecteur, ne se révolte pas au seuil de quatre mois d 'arrêt répressif. Ces images ont 50 ans. Refuser à l 'époque de devenir soldat par conviction religieuse ou morale vous valait une peine de prison après un jugement militaire. Tout va changer pour les réfractaires à l 'uniforme au début des années 90. Ils font actuellement un service utile à la communauté, dans les domaines de la santé, de la prévoyance sociale. Il n 'y a plus d 'inscription au casier judiciaire. C 'est une bonne chose et c 'est un progrès.
24:28Le service civil est né. Il va rester plutôt marginal une décennie durant. Jusqu 'en 2009, année de la suppression de l 'examen de conscience et de l 'introduction de la preuve par l 'acte, un service une fois et demie plus long que l 'armée. Cela ne va pas empêcher les admissions d 'exploser. 7200 nouveaux civilistes, même en 2025, un record. C 'est ça aussi qui est très intéressant avec le service civil, c 'est que ça permet de faire quelque chose que je n 'aurais presque jamais fait dans ma vie. Le fait d 'aider des personnes dans le besoin, je trouve que c 'est important pour chaque personne de faire quelque chose où on a l 'impression d 'être utile.
25:08Bonjour, merci. En Suisse, plus de 4000 institutions et entreprises ont recours à des civilistes. On les retrouve surtout dans le social, mais aussi dans l 'instruction, la santé, la protection de la nature et de l 'environnement. Cet engouement pour le service civil est-il en train de créer un déséquilibre ? Ce modèle imaginé pour les objecteurs de conscience a-t-il été détourné de son sens premier pour devenir une simple alternative à l 'armée ? L 'heure de la réforme a-t-elle sonné ? Benoît Gaillard, ce qui est beau dans la démocratie suisse, c 'est souvent les vraies questions, ce ne sont pas celles qui sont posées par l 'objet sur lequel on se prononce, en l 'occurrence le 14 juin.
25:51Le service civil, on vient de le voir, il a été pensé très clairement comme une exception pour les objecteurs de conscience. Je vous pose la question très clairement, est-ce que c 'est toujours une exception pour les objecteurs de conscience ? Déjà, quantitativement, ça reste une exception. C 'est -à-dire qu 'on véhicule ici un petit peu l 'idée qu 'on aurait une espèce d 'afflux massif vers le service civil. En fait, ce qui s 'est passé, c 'est qu 'on a fait une réforme en 2009. Elle a déployé quelques effets. C 'est vrai que ça a un peu facilité les choses. On a supprimé cet examen que moi j 'ai passé, qu 'il y avait quelque chose de proprement absurde.
26:20Et vraiment, on était dans le règne de la bureaucratie la plus complète. Il fallait les parler à trois personnes pendant deux heures pour vraiment les convaincre qu 'on avait un conflit de conscience. Heureusement, on a supprimé ça. On s 'attendait à une augmentation. Elle a eu lieu ? Fois 3 ? 5 ? Non, elle a eu lieu. Non, elle a eu lieu fois 5. Non, elle a eu lieu fois 3, vous l 'avez dit justement. Et la population, dans le même temps, a aussi encore un peu augmenté, en l 'occurrence, d 'à peu près 50%. D 'à peu près 40%. Donc, en réalité, dans cette tranche d 'âge. Donc, en réalité, oui, c 'est vrai, il y a peut -être eu un peu plus d 'effets que possible.
26:53Mais qu 'est-ce... Non, non, mais juste. Si on parle concrètement des chiffres, il y a 25 000 jeunes chaque année qui sont considérés comme aptes au service. Il y en a 4 000 qui passent au service civil avant l 'école de recue. Juste que les gens qui nous écoutent, ils aient quand même une idée des proportions. Parce qu 'à force de dessiner tout ça, on a l 'impression que... Et puis maintenant, la question suivante. Le système, il est là. il fonctionne et il y a une maxime en politique je crois qu 'il vaut particulièrement en Suisse si c 'est pas cassé, il faut pas réparer et en l 'occurrence le système est pas cassé le système fonctionne et s 'agissant de la sécurité, M.
27:28Broulis on peut faire la grande discussion sur la politique de sécurité déjà je suis pas d 'accord avec vous pour la sécurité aujourd 'hui précisément il faut pas seulement l 'armer il faut l 'armer et il faut une résilience de la société dans son ensemble qui inclut la protection civile qui peut même inclure le service civil Vous êtes très fort, Benoît Gaillard, mais répondez quand même à ma question, parce que ma question de fond, j 'aimerais qu 'on y réponde, sur la question de l 'exceptionnalité. Quand un officier quitte l 'armée à la fin de ses jours de service parce qu 'il n 'a pas envie de faire ses tirs obligatoires et rentre au service civil, est-ce que c 'est un objecteur de conscience ?
27:58Dans ce cas-là, il apporte la preuve par là. C 'est -à-dire qu 'il multiplie par 1 ,5. Il n 'y en a plus de jours. Il n 'a fini six jours. Moi, je ne suis pas médecin, je ne suis pas médium, je ne sonde pas les cœurs et les âmes. Tout ça, ça ne m 'intéresse pas. La question, c 'est qu 'on a des gens qui créent de l 'engagement. Ils sont utiles à la société. La façon qu 'on a décidé démocratiquement de déterminer si les gens ont un conflit de conscience ou pas, c 'est le multiple fois 1 ,5 des jours de service restants. Et c 'est tout. Maintenant, ça ne sert à rien de casser un système qui fonctionne.
28:29Isabelle Chapuis, pour vous, le service civil, vous le dites clairement, je vous ai lu dans le temps, il n 'est plus ce qu 'il est censé être, on l 'a dévoyé, enfin, toutes les questions que je viens de poser à Benoît Gaillard. Mais alors, pourquoi est-ce que vous ne proposez pas de changer ce qui vous dérange véritablement ? C 'est -à-dire que si le service civil n 'est plus exactement ce qu 'il est censé être, à savoir réservé aux objecteurs de conscience, ce n 'est pas parce qu 'il y a des soldats qui passent de l 'un à l 'autre et qu 'il faut leur compliquer la vie. C 'est parce qu 'on a supprimé l 'examen de conscience et qu 'on l 'a remplacé par la preuve par l 'acte.
28:55Pourquoi ce n 'est pas ça le dossier qui nous réunit aujourd 'hui ? Alors, ce n 'est effectivement pas le dossier qui nous réunit et ce n 'est certainement pas ce sur quoi on va voter le 14 juin. Non, pas le 14 juin de cette année, mais peut -être l 'année prochaine, non ? Alors, non, je pense que ça, c 'est comme un peu l 'aide de mauvaise foi de commencer à dire que c 'est un postulat qui a été voté, effectivement, pour faire une étude d 'opportunité sur est-ce que ça ferait du sens de réintroduire cet examen de conscience. Donc là, on peut encore attendre quelques années. D 'ici là, il y aura probablement l 'obligation de servir dans la sécurité qui sera installée.
29:25Donc pour moi, je n 'ai pas trop de soucis par rapport à ça. Moi, j 'ai quand même beaucoup simplement plus de soucis par rapport à justement cette exception. Parce qu 'évidemment que c 'est utile d 'avoir des personnes que si déjà on ne veut pas faire l 'armée, qu 'on se rende utile quelque part avec des enfants, dans des crèches, dans des fermes. Ce ne sont pas toujours des fermes de montagne, des grosses fermes industrielles. Mais enfin, quoi qu 'il en soit, c 'est utile. Maintenant, on a plusieurs corps pour la sécurité dans notre pays. On a l 'armée qui défend le pays. On a la protection civile qui protège les citoyens.
29:56Et puis on a l 'exception, c 'est -à-dire ces hommes qui pourraient faire l 'armée, mais qui ne le souhaitent pas, et puis qui deviennent en quelque sorte des mains d 'œuvre d 'appoint pour des domaines qui en ont besoin. Mais ils ne savent pas, et c 'est peut -être ça qui est quand même important, je pense, à dire, c 'est -à-dire que quand vous avez fait la protection civile ou l 'armée, vous savez obéir à des ordres, ou en tout cas agir avec une ligne de commandement en cas de crise ou en cas potentiellement de guerre, ce qui n 'est pas le cas avec un civiliste ? Alors, Clarence Cholet, il y a une date autour de laquelle on tourne, c 'est cette date de 2009 où tout a changé, remplacement de l 'examen de conscience qu 'a vécu le pauvre Benoît Gaillard par la preuve par l 'acte, accepté…
30:43Il y avait les deux. Ah oui, il y avait les deux. Depuis 2009, on peut regarder les effectifs, explosion, mais véritablement, on l 'a parlé aussi, mais comme ça on va les avoir sous les yeux, explosion du nombre de civilistes, véritablement, là le graphique qui parle assez de lui-même. Comme le disait tout à l 'heure Isabelle Chapuis, qu 'est-ce qui se passe en 2009 ? Est-ce qu 'il se passe une sorte d 'éveil comme ça mystérieux, mystique des consciences multipliées par trois où tout à coup la Suisse est peuplée d 'objecteurs cette année-là ? Ou est-ce que véritablement ce n 'est plus un truc d 'objecteurs, le service civil ?
31:14Il se passe tout simplement que le service civil offre une opportunité à des jeunes hommes de se rendre utiles pour la société et visiblement c 'est attractif et ça fonctionne. Donc vous êtes d 'accord avec l 'idée que ça ne doit plus être une sorte de réservoir d 'objecteurs de conscience, ça peut aller un peu au-delà, le service civil. Ça a changé, c 'est autre chose aujourd 'hui. Chaque homme qui passe dans le service civil effectue une fois et demie de plus d 'engagement, c 'est la preuve par l 'acte, et c 'est ça qui détermine. On a eu une votation, on a défini ça dans la loi, maintenant c 'est ça qui définit l 'objection de croissance.
31:51Et tant que ces personnes sont utiles à la société, Tant que l 'armée n 'a pas de problème d 'effectifs, je ne vois pas vraiment le problème que ça pose. Maintenant, on a vu avec Mme Chaput qu 'elle a dit qu 'il y a deux piliers de la sécurité, c 'est l 'armée, c 'est la protection civile. Et en fait, il y a un troisième pilier, c 'est le service civil, le troisième pilier de la sécurité également. On a vu pendant la crise Covid, les civilistes étaient tout de suite disponibles sur le terrain. Ils étaient déjà formés. Le lendemain, on a pu les utiliser. Alors que dans l 'armée, l 'armée a aussi été utile.
32:23et tous les militaires ont dû recevoir une formation avant d 'être utiles sur le terrain. Et donc, on voit qu 'en fait, les civilistes sont ce troisième pilier de la sécurité. Ça a été le cas pendant le Covid, ça a été le cas pendant l 'accueil des réfugiés ukrainiens. Donc, on ne peut pas dire que le service civil n 'est pas utile à la sécurité. Est-ce qu 'on n 'a pas une exception un peu rétriquée de la sécurité ? Bien sûr. Il ne faut pas mélanger les choses. Le service civil est utilisé... On offre des postes dans des secteurs de la société où il y a un sens. mais c 'est en tout cas pas il ne faut pas mélanger les choses si quelqu 'un a un problème de conscience pour faire l 'armée c 'est quand même compliqué de lui demander ensuite d 'avoir des tâches qui se rapprochent de la sécurité c 'est très compliqué Vous avez dit vous travaillez dans une exploitation de plaisanterie de montagne ça ne fait pas partie d 'un concept élargi de sécurité On constate qu 'il y a une augmentation de 500 % quand le conseil fédéral en 2009 le projet, ça devrait passer de 1500 à environ 2000, 2005, maximum.
33:24On voit que c 'est une correction. Les lois ne sont pas immuables. Et entre 2009 et aujourd 'hui, le monde a un tout petit peu changé. C 'est normal qu 'on remette de l 'ordre et qu 'on repriorise des choses. Les risques sécuritaires ont aussi évolué. C 'est quoi le risque sécuritaire principal dans l 'avenir pour la Suisse ? Mais ce n 'est pas le service civil. Non, c 'est le réchauffement climatique et la perte de biodiversité. Et ça, c 'est le risque sécuritaire numéro un, à moyen terme pour la Suisse. Je crois qu 'il ne faut pas mélanger l 'ensemble des activités. Tout d 'abord, je reviens...
33:55Ça devient intéressant, parce qu 'on arrive au cœur de... Parce que si on commence à se dire que le service civil va devenir une sorte de service citoyen, je rappelle juste que vous avez lutté contre, à ma connaissance comme moi, à 85 % de non, il y a quand même beaucoup de gens qui ont dû lutter contre le service citoyen, il ne faut pas mélanger les dossiers. Aujourd 'hui, ce que nous avons fait en commission de sécurité, c 'est de reprioriser les choses. Il nous faut une armée de défense forte et surtout moderne, avec des nouveaux enjeux, les drones, avec aussi une envie de vouloir faire de l 'armée et d 'apprendre des trucs à l 'armée.
34:25Moi, je suis chariste. J 'ai appris plein de trucs à l 'armée. Pourtant, je suis plutôt un crâne-papier. C 'est un service civil. Les civilistes apprennent bien. C 'est un tout. Et c 'est pour ça que je crois qu 'il faut rester dans le dispositif et la priorisation. En Suisse, on a des besoins, plein de besoins, en termes de sécurité au sens éventuellement très large. On a des besoins dans le social. on a des besoins à peu près partout, et puis on a trois corps, l 'armée, la protection civile, le service civil. Est-ce que cette architecture de l 'obligation de servir, elle est toujours en adéquation avec nos besoins, ou est-ce qu 'on n 'a pas un système un peu bancal, où aucune des trois pattes fonctionne véritablement à satisfaction ?
35:01En tout cas, là on voit en termes de chiffres que l 'armée est bien fournie, 80 % d 'hommes ont répondu à la mobilisation lors du Covid, on a 146 000 hommes dans l 'armée, donc on a nos 100 000 hommes mobilisables en cas de conflit. Mais la protection civile est mal servie. Le service civil se porte bien, il est utile à la sécurité également, on l 'a vu sur le terrain. Et la protection civile mérite peut -être d 'avoir un peu plus d 'effectifs. Maintenant, là, on est sur une votation sur le service civil. En quoi affaiblir le service civil va régler ce problème ? Il faut aussi travailler sur l 'attractivité de la protection civile, et ça, je pense que c 'est vraiment le nerf de la guerre.
35:42Il faut travailler sur l 'attractivité éventuellement de l 'armée s 'ils veulent plus d 'effectifs, mais ils en ont déjà trop, donc je ne vois pas forcément l 'utilité. Mais là, on est en train de voter sur un affaiblissement du service civil alors que ce service civil est utile à notre société. Est-ce qu 'on est sur un vote d 'étape qui est dans une vaste et longue réforme de notre obligation de servir ? Oui, Isabelle Chapuis, clairement. Là, on parle de 14 ans, mais il y en aura d 'autres. On va se repencher sur l 'examen de conscience certainement dans les années à venir. tout le monde l 'a compris autour de cette table.
36:12Je suis contre. Alors vous serez certainement contre aujourd 'hui, on verra. Vous serez contre aussi si on vous dit, on réintroduit l 'examen de conscience, vous dites non ? Parce que ça, ça permettrait éventuellement de renforcer vos effectifs de protection civile. À l 'époque, il y avait à peu près 100 équivalents plein temps qui coûtaient une fortune pour faire ces tests d 'objection de conscience. Je pense que c 'est très cher payé pour quelque chose qui ne sert qu 'à un petit groupe, en fait, une finale personne. Mais qui, de toute évidence, sert à enrayer le nombre de civilistes et de gens.
36:43Mais c 'est pour ça que c 'est vrai, comme vous dites, qu 'on est en train de faire une mise à jour, on va dire, de notre système sécuritaire en plusieurs étapes. C 'est tout à fait juste. On a mis à jour la loi sur la protection civile l 'année dernière. Cette année, on met à jour la loi sur le service civil. Et en parallèle, on a une motion qui est en train de réfléchir à tout le système de l 'obligation de servir dans la sécurité. parce qu 'effectivement, et ce n 'est pas moi qui le dis, c 'est le Parlement qui a décidé assez majoritairement que l 'objectif aujourd 'hui, c 'est de servir dans la sécurité parce qu 'on vit dans un monde qui est quand même de plus en plus incertain et je rejoins tout à fait ma collègue Cholet quand on parle de problèmes environnementaux.
37:23Blatène est un exemple. Moi, j 'y suis allée après deux jours. Il y avait l 'armée et il y avait la protection civile parce qu 'ils savent travailler dans la sécurité. Est-ce que le débat, ce n 'est pas ça ? Une vision de l 'obligation de servir dans la sécurité, soulignée trois fois, qui est portée par la droite, et dans laquelle s 'inscrit ce projet-là, mais pas le seul, tous les autres qui viendront, contre une vision de l 'obligation de servir selon les besoins qui est celle que vous défendez, Benoît Gaillard. Mais vous savez quoi ? Je vais vous surprendre. L 'augmentation du nombre de personnes qui ont demandé leur admission au service civil suite à la réforme de 2009, c 'est une bonne nouvelle.
37:53Parce que c 'est une conception beaucoup trop surannée de penser qu 'on va amener l 'armée à être meilleure par l 'obligation. Parce que là aussi, on est dans le monde réel. C 'est -à-dire que les gens ont plein d 'autres choses dans leur vie. Ils ont plein de moyens d 'échapper à cette obligation-là. Et donc l 'idée qu 'en agissant par la contrainte, on va amener les bonnes personnes pour repérer les systèmes ultra performants de demain, pour créer une nouvelle vision de la sécurité qui ne sera pas basée sur les chars et l 'infanterie. Je crois que ça, on est tous au clair. L 'idée qu 'on va faire ça par la contrainte, quand on y pense en fait plus que deux secondes, c 'est lunaire.
38:25C 'est -à-dire que vous imaginez quelqu 'un aujourd 'hui qui dit je suis prêt à multiplier mes jours de service par 1 ,5 pour aller dans des EMS, faire du travail difficile, laver des lits d 'hôpital. Vous imaginez ce qui est la matière qui colle, disons que ce n 'est pas tout à fait simple. Imaginez cette personne-là, on va la contraindre à faire l 'armée en lui disant tu ne nous convainc pas assez avec ton examen de conscience. Vous pensez que ça va être un bon soldat ? La personne qui était prête à faire l 'effort du x1 ,5 pour aller travailler dans un MS, vous pensez qu 'il va être un bon soldat au service de l 'armée ?
38:50Mais la réponse, elle est évidente. Elle est évidente. Et donc, ce qu 'on va faire, c 'est qu 'on va détruire de l 'engagement, là où il existe aujourd 'hui. On ne va rien gagner. On ne va pas en créer par ailleurs. On ne va rien gagner de l 'autre côté. Est-ce qu 'on va détruire des motivations ? Je ne crois pas, c 'est une correction de fait. Tout d 'abord, en fin de carrière militaire, les gens qui veulent passer d 'un système à un autre, c 'est aussi du gaspillage. Ceux qui ont fait leur cours de répétition, un cours ou deux, ceux qui ont fait également leur école de recrue, voire leur école d 'officier, ils ont acquis de la compétence, qu 'on le veuille ou non.
39:22Et tout d 'un coup, les autoriser à pouvoir passer au service civil, ça pose un problème. C 'est ce qui est proposé dans les six mesures. C 'est d 'éviter ces passages. Parce que ça pose vraiment, en fin de carrière, des difficultés. ensuite je sais que c 'est problématique d 'accord je sais que c 'est problématique mais droit et devoir dans une démocratie je sais que ça ne plaît pas à tout le monde mais c 'est important il nous parle d 'engagement dans les EMS mais l 'engagement dans les EMS j 'ai un point pour vous sur juste la personne qui change après les cours de répétition et moi j 'ai un cas que je connais personnel enfin pas le mien puisque je n 'ai pas fait l 'armée de quelqu 'un qui dit c 'est précisément l 'école de recrut puis ensuite la suite ça m 'a fait prendre conscience je me suis un peu forcé dans le sens des devoirs et puis ça m 'a fait prendre conscience que vraiment j 'y arrivais pas, voilà, donc le conflit de conscience oui parfois il apparaît quand on se frotte alarme, etc.
40:12Est-ce que vous croyez encore une fois, et que les gens qui nous écoutent se demandent est-ce que si on le force à régler à rester dans les cours de répète, vous croyez que ça va faire un bon soldat ? Vous croyez que ça va faire un bon office ? Vous mettez le doigt à la mer C 'est d 'une évidence que non Donc prenons cette personne prête à s 'engager qui n 'a pas envie de se faire porter pâle qui n 'a pas envie de fouiller la voix bleue qui va livrer 1 ,5 fois plus de temps et d 'engagement. Mais prenons cette bonne volonté au lieu d 'essayer d 'aller le contraindre. – Vous me servez la fin de l 'émission sur un plateau puisqu 'on a les deux présidentes, coprésidentes, fédération protection civile, service civil.
40:46On a en Suisse encore une fois ces trois corps, l 'armée qui est obligatoire, sauf pour ceux pour qui elle est tout à coup pas obligatoire. On a le service civil qui est réservé aux objecteurs de conscience, sauf qu 'en fait il n 'est pas tout à fait réservé aux objecteurs de conscience. Puis on a la protection civile qui est réservée à ceux qui sont inaptes, C 'est -à-dire que ceux qui doivent aider en cas de catastrophe sont des gens qui sont inaptes au service militaire. Est-ce que cette architecture d 'obligation de servir, elle est satisfaisante ou est-ce qu 'elle ne plaide pas pour une vaste réforme, l 'une et l 'autre ?
41:12Clarence Cholet d 'abord. C 'est une bonne question. Moi, je pense qu 'il faut vraiment envisager la sécurité sous un autre angle que M. Brouli, c 'est la sécurité du passé qui est uniquement liée à l 'armée. La sécurité, elle a évolué. Les risques sécuritaires pour la Suisse ont extrêmement évolué. Je l 'ai mentionné avant, risque numéro un à moyen terme, changement climatique et perte de biodiversité. À ça, l 'armée peut contribuer, mais pas seulement. Et je pense qu 'il faut prendre en compte justement ces nouveaux risques sécuritaires et apporter une réponse adaptée. Dans cette réponse adaptée, le service civil a vraiment son utilité dans des domaines directement liés à la sécurité, mais aussi finalement dans les EMS, en cas de conflit, nos personnes âgées, elles seront toujours dans les EMS.
42:00Il y aura toujours besoin de personnes pour s 'en occuper. Mais toujours comme une exception au service militaire ? Parce que vous pourriez le défendre en disant non, ça n 'a plus besoin d 'être une exception au service militaire, ça doit être un libre choix. Allons jusqu 'au bout, supprimons cette prime par là. Mais tant que notre armée a ses effectifs, je pense que toutes les personnes qui ont envie de s 'engager et qui ont justement les compétentes, qui seront formées dans leur domaine, sont bonnes à prendre. Maintenant, c 'est vrai que je pense que dans le domaine de la protection civile, par exemple pour les catastrophes naturelles, il y a une réflexion à avoir, mais elle doit être liée intrinsèquement avec l 'élargissement de notre vision de la sécurité.
42:34Là-dessus, vous pourriez vous retrouver Isabelle Chapuis un peu. On se retrouve souvent sur beaucoup de choses, mais quand même ici, par rapport aux EMS, j 'aimerais quand même préciser quelque chose par rapport à la protection civile. Parce que typiquement, la protection civile qui doit aider à pouvoir continuer à fonctionner un système comme un IMS par exemple, ils font des essais et ils font des exercices, comme par exemple un feu de forêt à côté d 'un IMS. Et l 'exercice, c 'est donc de travailler de manière coordonnée, d 'aller prendre les personnes âgées dans les IMS, d 'apprendre à les manier, à les faire sortir.
43:08C 'est un exercice sécuritaire d 'urgence qui est fait, qui est très utile. Évidemment que les résidents des IMS adorent ça, parce qu 'ils ont leur membre de la protection civile qui vient leur faire quelque chose d 'assez nouveau, d 'assez différent. Donc je pense que là, la protection civile, elle a le rôle de protéger la population. L 'armée défend le pays vers l 'extérieur, nous on doit protéger la population à l 'intérieur. Vous voulez faire quoi ? Finalement vous nous dites ça. Ils sont déjà formés. Ils sont déjà formés à des centaines. C 'est la PC qui fait ça. C 'est la PC qui fait ça.
43:43La PC s 'occupe aussi des IMS. Mais vous êtes satisfaites, vous pardon, d 'être à la tête d 'une fédération d 'un corps de gens inaptes ? Je suis désolé, je n 'ai rien contre la protection civile, mais par définition, on entre à la protection civile qu 'on est inapte, ce n 'est pas génial. Je vais te poser la question, parce que c 'est vrai qu 'il y a un problème de vocabulaire. Ce n 'est pas que du vocabulaire, c 'est un examen médical. Donc moi, je devrais présider en fait un espèce de repère d 'inapte, ce qui est complètement faux, parce que je travaille avec des gens qui sont forts, qui sont intelligents, qui sont engagés, et qui ont plein de qualités, qui sont aptes.
44:16et ça c 'est vraiment quelque chose, ils sont aptes à la protection civile et c 'est très clair qu 'il va maintenant falloir changer ce vocabulaire pour donner aussi envie, pour qu 'ils soient fiers parce qu 'ils le sont il faut changer le système, la protection civile elle absorbe les gens qui ne sont pas aptes ni pour le service civil ni pour le truc, donc si on veut on ne peut pas juste changer le vocabulaire, il faut changer de logique mais ça c 'est votre côté monsieur Favre vous avez toujours envie de vous dire est-ce qu 'on ne ferait pas un peu à la française de temps en temps des grands changements de système pour provoquer le débat je comprends Vous vous satisfaisiez des incohérences très suisses, finalement.
44:47Non, pas du tout. J 'aimerais me baser sur l 'exemple de Mme Chapuis, et j 'apprends avec intérêt les essais de la protection civile sur les feux de forêt à côté des EMS. Super. Pendant ce temps, dans l 'EMS, il y a des gens au service civil. Ils sont en train de ranger les chaises, ou de nettoyer, ou de couper des carottes, pour que l 'assistant en soins et santé communautaire, ou l 'aide soignante qui est formée, ait plus de temps auprès des résidents de l 'EMS. Et la question, c 'est, est-ce qu 'on veut lâcher la proie pour l 'ombre ? Et ça, on l 'a aujourd 'hui. De l 'autre côté, on a un chef de l 'armée qui nous dit peut -être qu 'on aura besoin de moins de monde ou peut -être qu 'on aura besoin de plus de monde.
45:18Alors, est-ce que c 'est le moment de remettre en question ce qui se passe dans l 'EMS dont on a besoin ? On a la Fédération des hôpitaux qui ne soutient pas la réforme. On a la Fédération des paysans qui ne soutient pas la réforme. Ça montre où est l 'utilité aujourd 'hui. Ne lâche pas la poie pour l 'ombre. Ils ont un peu de retard dans le temps de parole. Je vais laisser une minute, puis j 'aimerais une minute pour conclure. Au niveau de l 'agriculture, par exemple, c 'est que seulement 2 % des effectifs. Donc, il faut aussi minimiser le fait que 2 % des civilistes qui vont dans l 'agriculture.
45:44Et 20 % dans les EMS. Oui. Puis, en même temps, je reviens. Vous êtes syndicaliste, très bon syndicaliste. Merci. C 'est du dumping salarial aussi. Il faut juste faire attention à ce qu 'on fait. Les soldats sont payés pareil. Mais ce n 'est pas la mission. Il faut juste remettre la séquence. Oui, peut -être que je devrais réformer un peu, renforcer la PC. J 'y suis favorable, là aussi. mais le service civil c 'est une porte de sortie pour éviter quoi ? La prison ? C 'était ça l 'objectif. Et notre objectif initial c 'était d 'éviter que une personne soit en prison. C 'était ça l 'objectif. Pascal Brulis, il nous reste, s 'il vous plaît, il nous reste une minute, vraiment une minute.
46:20J 'aimerais entendre les deux femmes sur ce plateau parce que ça fait, on est en train de parler de la réforme de l 'obligation de servir en 2026 défectif en homme, ça choque personne. Est-ce que ça va continuer longtemps comme ça ? Est-ce que l 'obligation de servir est un sujet réservé aux bons hommes et exclus, dans lequel vous n 'avez pas voix au chapitre, vous les femmes, toute présidente de fédération que vous soyez. C 'est bizarre quand même, non, en 2026 ? Déjà, moi, je suis contre l 'obligation de servir, donc je ne vais pas défendre l 'obligation de servir, que ce soit pour les hommes ou plus généralement.
46:49Par contre, moi, je suis pour l 'engagement et pour la possibilité de servir. Et là, effectivement, il y a un immense problème. Le service civil est fermé aux femmes. Une femme qui a envie de faire le service civil ne peut pas le faire. Ça a été mon cas, d 'ailleurs, quand j 'étais jeune. Qu 'est-ce que j 'ai dû faire ? J 'ai dû m 'inscrire au service civil international pour aller apporter mon engagement dans un autre pays. Et ça, c 'est un non-sens total. Le Parlement a décidé il n 'y a vraiment pas longtemps de refuser l 'accès aux femmes au service civil. Et ça, c 'est un non-sens. La réponse symétrique d 'Isabelle Chapuis, c 'est moi, je suis pour l 'obligation de servir pour les hommes et pour les femmes, bien évidemment.
47:19Eh bien non, en fait. Pourquoi ? Pour l 'obligation de servir, évidemment, pour les hommes, c 'est ce qu 'on a depuis très longtemps. Et puis pour les femmes... C 'est un argument suffisant, ça. Parce que ça existe depuis très longtemps. C 'est comme une égalité salariale, ça aussi ça existe depuis très longtemps. C 'est là le problème, je serais aussi pour l 'obligation de servir pour les femmes s 'il y avait une vraie égalité salariale et dans l 'emploi en fait. Vous savez qu 'on nous dit la même chose, on nous dit on paiera les femmes comme les hommes le jour où elles font le service militaire, donc si on continue comme ça pendant 200 ans ça ne bouge pas.
47:48On va déjà commencer par reconnaître le travail que font les femmes et les payer pour ça avant de les obliger à faire du service militaire. Eh bien voilà, on aura parlé des femmes pendant deux minutes dans ce débat sur l 'obligation de servir. Nous sommes en 2026. Merci à tous. La Prat Rouge, c 'est déjà fini pour aujourd 'hui. Rendez-vous le 14 juin pour le verdict. Celui-ci comme l 'autre objet. Gros dimanche en perspective. Nous, on ne se retrouve pas avant un petit moment, chers amis. Ça me fait tout bizarre. Mais c 'est comme ça. Place à la belle saison sur la RTS qui bascule en gris d 'été.
48:17Donc à moins d 'un tremblement de terre. Par exemple, dans les urnes le 14 juin, on ne se retrouve que le 19 août. Même lieu, même heure. Et oui, c 'est vrai, vous me regardez bizarrement, Benoît Gaillard, mais c 'est comme ça, grassurez-vous, je ne pars pas tout de suite en vacances. Excellent pété à tous avec un peu d 'avance tout de suite. James Bond dans Mourir peut attendre. Excellente soirée sur la RTS ou ailleurs. Bye bye, ça vous fait rire. Bye bye.
48:54Sous-titrage Société Radio-Canada
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Faut-il durcir les conditions d'accès au service civil pour garantir les effectifs de l'armée ? C'est la question qui est soumise au vote le 14 juin prochain. Depuis 2009, toujours plus de Suisses choisissent le service civil plutôt que l'armée, 2025 étant même une année record avec 7200 nouveaux civilistes. Craignant une pénurie de soldats, le Parlement a décidé de durcir les conditions d'accès au service civil. Mais la gauche, convaincue de l'importance des civilistes notamment dans les soins ou l'agriculture, a décidé de lancer le référendum. "Service civil : un danger pour l'armée ?", c'est le débat d'Infrarouge, mercredi 3 juin.




