In short
Réforme fiscale suisse sur la valeur locative (impôt sur un revenu fictif des propriétaires occupants) et ses effets sur déductions (intérêts hypothécaires, entretien/rénovation, incitations énergétiques) et sur un éventuel impôt compensatoire pour les résidences secondaires. L’épisode explique pourquoi le vote est “bizarre” (paquet lié, intitulé trompeur) et pourquoi les positions divergent fortement en Suisse romande vs alémanique.
Guests (arrière-plan)
- Elisabeth Zomé, présidente des Verts/Verts suisses.
- Manfred Buller, conseiller national UDC (BE).
- Pascal Broulis, conseiller aux États PLR (VD), ancien “grand argentier” vaudois, opposé à la ligne officielle de son parti.
- Pauline Blanc, vice-présidente des Jeunes PLR suisses, co-présidente du comité “Oui” à la suppression.
Key claims
- Verts/“non”: suppression = cadeau aux plus riches, redistribution du bas vers le haut, frein aux rénovations et à la transition énergétique, risque pour l’adaptation des logements des retraités; pertes fiscales ~2 milliards.
- UDC/“oui”: valeur locative injuste car impose un revenu fictif; réforme rend le système plus “clair” et stable; possibilité de compensation cantonale via résidences secondaires; effets variables selon taux hypothécaires.
- PLR: débat pragmatique; maintien de déductions énergétiques possibles via choix cantonaux; l’argument “travail au noir” est contesté.
Notable examples
- Comparaison romande vs alémanique (valeur locative plus élevée en Suisse allemande).
- Cas chiffrés discutés: travaux déductibles (ex. 500’000 CHF) et étalement sur 3 ans; seuils liés au taux hypothécaire (ex. logique change autour de ~2,8%).
- Cantons cités: Vaud/Genève (calculs de gagnants/perdants), Valais (résidences secondaires et compensation), régions de l’Argovie/Argurassien (retraités modestes).
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Chapters
Tap a time to open that second in VOUnderstanding the Value Locative Debate
0:45 to 2:30
Exploration of the current tax debate regarding the value locative in Switzerland.
“ou pas vraiment, mais plutôt et largement l 'abolition ou non de la valeur locative.”
Political Perspectives on the Value Locative
2:30 to 5:00
Different political views on the value locative and its implications.
“Vous aimez tellement l 'impôt que vous voulez maintenir la valeur locative.”
Mechanics of the Value Locative Tax
5:00 to 7:50
Details about how the value locative tax is structured and its financial implications.
“Pourquoi est-ce qu 'il divise jusqu 'au...”
Reactions and Consequences of the Tax Proposal
7:50 to 10:00
Discussion on the reactions to the value locative tax proposal and its societal implications.
“J 'espère bien que la réponse à vos interrogations est au bout de cette émission mais Manfred Buller, qu 'est-ce qui vous a pris avec vos 245 collègues de nous concocter un objet aussi bizarre ?”
Regional Differences in Tax Impact
10:00 to 12:00
Examination of how the value locative tax impacts different regions in Switzerland.
“pendant tout le processus parlementaire, la partie sur l 'impôt, le nouvel impôt sur les résidences secondaires, ça a séduit pas mal de vos parlementaires verts.”
Debating the Future of the Value Locative Tax
12:00 to 14:00
A deeper dive into the future and potential changes surrounding the value locative tax.
“un impôt sur les résidences secondaires.”
Understanding the Tax Implications of Renovations
14:00 to 15:14
The discussion focuses on the complexities of tax deductions tied to property renovations in relation to income levels.
“mais aujourd 'hui c 'est un très bel impôt, et souvent il est pratiqué en Suisse romande, intelligemment.”
Exploring Winners and Losers of Tax Reform
15:14 to 16:44
Participants analyze potential winners and losers in the context of proposed tax reforms.
“On va regarder qui sont les gagnants, qui sont les perdants.”
The Impact of Interest Rates on Tax Outcomes
16:44 to 18:18
The conversation examines how changes in interest rates would affect tax obligations for property owners.
“C 'est l 'État, les collectivités publiques au sens large qui seraient gagnants et donc par hypothèse, puisque les contribuables payent, les propriétaires perdant.”
Defining Middle Class and Their Tax Burden
18:18 to 19:59
The hosts discuss the definition of the middle class and how tax reforms will impact them financially.
“La classe moyenne, oui, elle est propriétaire parce qu 'elle s 'est endettée pour acquérir son logement et effectivement que le taux d 'intérêt aura un lien.”
Show all 36 chapters
Debating the Fairness of Tax Distribution
19:59 to 21:46
A debate on whether the proposed tax changes would result in a redistribution of wealth from the lower to higher income brackets.
“Qu 'est-ce qu 'on leur dit aujourd 'hui ?”
Future of Tax Deductions and Renovation Incentives
21:46 to 23:42
Discussion on the potential changes to tax deductions related to property renovations and energy efficiency.
“et ce qui touche au climat, on y viendra sur la troisième partie.”
Concerns over Local Economies and Work Incentives
23:42 to 26:06
Exploring the implications of tax reforms on local economies and the future of home renovations.
“Parce que dans le contexte actuel, On connaît très bien nos objectifs climatiques, il va falloir qu 'on y réponde d 'ici 2050.”
Evaluating the Long-term Effects of Tax Reform
26:06 to 28:01
The group evaluates the long-term effects of the proposed tax reform on different demographics, especially homeowners.
“100 000 francs, mon revenu est de 100 000.”
Impact de l'impôt sur les rénovations
28:01 to 29:20
Discussion on how tax impacts renovation decisions and financial burdens on homeowners.
“C 'est vraiment une réalité dans les régions modestes par l 'impôt qu 'ils payent sur ce revenu qui n 'existe pas.”
Réactions des auditeurs et solutions
29:21 to 30:46
Exploring listener feedback on property tax and discussing potential solutions for affected individuals.
“On a reçu pas mal de coups de fil des Amazon de gens qui nous ont appelés à l 'émission en disant « Voilà, moi je suis, typiquement, les gens dont nous parlons ne ferait plus rien.”
Conséquences des pertes fiscales
30:47 to 32:16
Examining the broader impact of tax reforms on public services and various demographics.
“l 'assainissement énergétique qui vous tient tant à cœur et je m 'en réjouis parce que ce n 'est pas le cas à Berne pour votre parti.”
Déductions fiscales et aménagements nécessaires
32:17 to 33:56
Discussion on the need for continued deductions for renovations and their implications.
“Supprimer la valeur locative, c 'est aussi mettre en péril les aménagements quand on vieillit.”
Stratégies fiscales et perception de la peur
33:57 to 35:39
Debate on fiscal strategies, public fear, and the implications for middle-class taxpayers.
“Premièrement, parce que les pertes vont être très différentes de canton à canton, vont être très différentes de commune à commune.”
Propriétaires et ressources fiscales
35:40 to 37:09
Discussion about the impact on property owners and fiscal resources in various cantons.
“Mais ils peuvent introduire un impôt qui est d 'ailleurs dans le libellé.”
Impact sur les artisans et la construction
37:10 to 38:18
Examining how potential tax changes affect artisans and the construction industry.
“va être impactée, il n 'y aura plus les ressources de la valeur locative.”
Propriétaires, déductions et travail au noir
38:19 to 42:00
Final discussion on the relationship between tax deductions, owner responsibilities, and the risk of informal work.
“pour savoir, avec cette réforme, ce qui pourrait être déductible ou pas.”
Risks of Informal Labor in Construction
42:00 to 43:10
Learn about the risks associated with informal labor in the construction sector.
“Et je ne crois pas à toutes ces peurs qui sont agitées là aussi par rapport à ces travaux au noir, etc.”
Impacts of Social Dumping on Artisans
43:10 to 44:10
Understand how social dumping affects local artisans and the construction market.
“Et c 'est vraiment ce que permettent aujourd 'hui ces déductions, ce que permettent ces déductions, c 'est de la garantie.”
Energy Renovations and Tax Deductions
44:10 to 45:20
Explore the implications of tax deductions for energy renovations in Swiss cantons.
“Ainsi que d 'une accélération massive du travail pendant les deux ans qui peut avoir l 'entrée.”
Debate on Property Tax Reforms
45:20 to 46:30
Discuss the proposed reforms to property taxes and their potential consequences.
“puisque vous avez dit que ça va améliorer le sort des gens.”
Environmental Considerations in Tax Policies
46:30 to 47:40
Learn about the role of environmental concerns in tax policy discussions.
“Compris, Pascal Brouilly, il nous reste un quart d 'heure J 'aimerais qu 'on parle d 'environnement, puisque c 'est le sujet caché, le troisième sujet de ce sujet alambiqué.”
Incentives vs. Penalties in Climate Action
47:40 to 48:40
Analyze the effectiveness of incentives compared to penalties in achieving climate goals.
“Tant de paroles à peu près égales à 11-12 minutes de la fin de cette émission.”
Deduction Changes for Climate Measures
48:40 to 49:50
Examine how changes in tax deductions may affect climate measures in Switzerland.
“le choix est laissé aux cantons et aux communes, à voir s 'ils vont les maintenir ou pas.”
Challenges in Energy Supply and Renovations
49:50 to 51:10
Discuss the challenges Switzerland faces regarding energy supply and property renovations.
“la Confédération, les déductions pour les mesures d 'énergie, d 'amélioration énergétique, restent déductibles.”
Impact of Value Tax Removal on Renovations
51:10 to 52:10
Understand the potential effects of removing the value tax on property renovations.
“Cette déduction-là, c 'est important, c 'est un détail, c 'est beaucoup, un peu passionnément à la folie.”
Budget Management and Public Services
52:10 to 53:20
Explore how budget management could affect public services in light of tax changes.
“donc pour aider les propriétaires à rénover.”
Empowering the Middle Class
53:20 to 54:30
Learn how tax reforms could empower the middle class in Switzerland.
“En tout cas, oui, c 'est possible, il est possible que, mais ce n 'est pas sûr, est-ce que vous n 'avez pas peur de jouer avec le feu, là ?”
Concerns over Rental Costs and Property Tax
54:30 to 56:00
Discuss public concerns about rental costs in relation to proposed property tax changes.
“sous le budget finalement global, d 'être davantage efficient.”
Impact of Property Tax on Renters and Owners
56:00 to 58:32
Explore how property tax affects both renters and modest property owners, including financial implications.
“Les locataires, pardon, Pascal Broulet, c 'est vrai, les locataires, mon frère Buller, 36 % de propriétaires, ça fait quoi ?”
Key Argument for Supporting the Reform
58:32 to 59:43
Learn the main argument for supporting the property tax reform, focusing on benefits for small property owners.
“Les locataires qui nous regardent, ils ont perdu leur temps ?”
Transcript
Automatic transcript. May contain errors.0:10Générique – Sous-titrage ST' 501 du tout le nouvel impôt sur cantonal, sur les résidences secondaires ou pas vraiment, mais plutôt et largement l 'abolition ou non de la valeur locative. C 'est un peu qu 'on paye tous les propriétaires qui vivent dans leur logement. Et ensuite, parce que les fronts en politique sont complètement brouillés, on n 'y voit plus très clair. En tout cas, en Suisse romande, chez les alémaniques, c 'est assez simple. La droite dit non, la gauche dit oui. En Suisse, plutôt simple. Je simplifie un petit peu, mais voilà. En Suisse romande, c 'est beaucoup plus compliqué avec une sorte de guerre à droite et un large front bourgeois pour le maintien de cet impôt et du système actuel.
1:17Alors, qui gagne ? Qui perd avec cette réforme ? Et pourquoi est-ce que c 'est un peu compliqué ? Deux contres de ce soir et des temps de parole chronométrés. Bonsoir, les Amazones. Bonsoir. Présidente des Verts et des Vertes Suisses. Vous défendez un système que vous jugez solidaire, le système en place. Vous redoutez aussi un coup d 'arrêt pour la transition énergétique en cas d 'ouïe. On verra pourquoi. C 'est un peu lié. Manfred Buller, bonsoir. Bonsoir. Conseiller national UDC bernois, dans la ligne de votre parti. À l 'UDC, c 'est clair, on dit oui. On veut en finir avec cet impôt qu 'on considère pour le moins bizarre.
1:53Pascal Broulis, bonsoir. Bonsoir. Vous êtes beaucoup de choses, Pascal Broulis, ancien grand argentier vaudois, conseiller aux États PLR vaudois, bien sûr, faire de l 'ence de l 'opposition contre la consigne de son parti. C 'est comme ça. Et Pauline Blanc qui est avec nous, bonsoir. Bonsoir. vice-présidente des jeunes PLR suisse, co-présidente du comité Oui à la suppression de la valeur locative. C 'est assez clair, vous écoutez vous et qu 'on signe de votre parti, M. Broulis. Alors, valeur locative, l 'impôt malheureux. Bienvenue dans Infrarouge. Il ne fallait pas coutume, je commence par ceux qui combattent.
2:26Pascal Broulis, petit clin d 'œil dans le titre de cette émission à votre célèbre ouvrage, l 'impôt heureux. Vous aimez tellement l 'impôt que vous voulez maintenir la valeur locative. Ce n 'est pas désagréable de défendre le non contre son parti, qui défend très officiellement le oui ? Je suis un fédéraliste convaincu. Mon parti cantonal, c 'est unanimité pour maintenir la pratique. Donc, premier aspect. Les jeunesses PLR de mon parti, identiques. J 'ai tous les milieux économiques qui sont alignés au niveau du canton. Donc, il faut juste savoir que les milieux économiques, c 'est important. Ils ont compris le modèle.
2:56Donc, voilà, non, ce n 'est pas du tout dérangeant. Donc, c 'est le PLR qui n 'a pas compris le sujet. Non, il y a une divergence de vue. Je crois que l 'approche alemanique, elle est idéologique. l 'approche romande de mon parti, elle est pragmatique parce que cet impôt a été aménagé sur son 10 ans d 'existence. Pauline Blanc, on tolère les rebelles, les frondeurs dans ce beau parti libéral radical ? On est un parti libéral, donc chacun défend ses positions et on est fiers justement de mettre en œuvre nos valeurs. Et puis c 'est vrai que finalement la question qui se pose, c 'est l 'abolition de la valeur locative, c 'est le principe même qui se pose, avec effectivement quelques détails sur lesquels on n 'est pas d 'accord.
3:34Moi, je considère que ce sont... On verra que ce sont souvent de gros détails, mais... Alors moi, je considère que ce sont des petits détails parce que les cantons pourront y pallier, mais c 'est vrai qu 'on est dans un parti libéral et donc chacun peut exprimer sa position et la défendre. Est-ce qu 'il ne faut pas leur laisser ça ? On va rentrer dans le sujet, Elisabeth Zomé, mais juste une seconde. Vous voyez, vous imaginez-vous venir débattre contre un vert, une verte, sur un objet de votation ? C 'est possible ? Honnêtement, entre nous. Alors, pas en tant que présidente de parti, mais il y a des membres qui le font.
4:00On est à un parti qui s 'appelle souvent la Pizza Fraction. Ça veut dire, quand on vote, il y a différentes couleurs qui apparaissent. Oui, on tolère les opinions divergentes, mais là, c 'est assez clair. C 'est un cadeau aux plus riches qui n 'en ont pas besoin de 2 milliards et qui va être payé par les locataires. Pour le coup, chez vous, c 'est assez clair, même si on verra peut -être qu 'au Parlement, il y a eu des votes de part et d 'autre. D 'ailleurs, des deux côtés, il y a des gens qui ont changé d 'avis, qui ont tourné leur veste. Monfred Buller, c 'est jamais très bon quand les fronts ne sont pas clairs, comme ça, non ?
4:28Quand on va au front, on va affronter le peuple avec un projet. Puis tout à coup, on dit, moi, je suis UDC, mais alors l 'UDC suisse me dit, oui, je suis PLR, le PLR me dit, oui, Broullis me dit, non, qu 'est-ce que je fais ? Non, la magie de la démocratie suisse, c 'est que c 'est le peuple qui décide, et le peuple est aussi divers que les gens qui composent les partis, les régions linguistiques et toutes les composantes de la Suisse, donc ce n 'est pas du tout problématique. Ce qu 'il faut simplement, c 'est expliquer clairement les choses, ce que je vais m 'employer à faire ce soir, pour que les gens comprennent que c 'est une excellente chose de voter, oui.
4:55Eh bien, on va essayer de vous aider, en tout cas, à expliquer, on va essayer d 'y voir clair sur ce sujet. Pourquoi est-ce qu 'il divise jusqu 'au... dans les familles politiques, surtout à droite, c 'est vrai. Quel est-il exactement ce projet ? Pourquoi est-ce que ce qui pourrait sembler simple s 'avère un tout petit peu plus compliqué que prévu, le brief complet de Christophe Sirot ?
5:18La valeur locative. Une règle du jeu typiquement helvétique, imaginé il y a plus de 100 ans comme un impôt de crise, avec à la base ce principe, compenser une inégalité entre locataires qui payent un loyer et propriétaires qui n 'en payent pas. Mais aujourd 'hui, et c 'est la quatrième fois en 30 ans, ces propriétaires veulent abroger cet impôt. Mais de quoi s 'agit-il ? En Suisse, 1 ,4 million de ménages vivent dans leur propre logement. Ces propriétaires payent un impôt sur un revenu fictif, la valeur locative, le prix auquel ils pourraient théoriquement louer leurs biens. Cette valeur locative est calculée différemment dans chaque canton.
6:00Et pour amortir le choc d 'un autre côté, les propriétaires peuvent défiscaliser leurs intérêts hypothécaires, les frais d 'entretien ou de rénovation, des incitatifs à bichonner son chez soi et à le mettre aux normes énergétiques. Ce mécanisme rapporte aujourd 'hui entre 1 ,5 milliard et 2 milliards au canton et à la Confédération. Mais que dit le texte de cette votation ? Il s 'agit simplement de supprimer l 'impôt sur ce revenu fictif, mais dans le même geste, la plupart de ces incitatifs fiscaux tombent. Parallèlement, pour compenser leurs pertes, les cantons auraient le choix d 'introduire un impôt sur les résidences secondaires dont la hauteur n 'a pas encore été déterminée.
6:43Ça, c 'est le compromis trouvé par le Parlement avec un référendum pour conséquence. Nous voterons donc sur ce paquet unique et indissociable. Et quels sont les fronts en présence ? La gauche fait bloc contre ce projet. Elle redoute les pertes fiscales et le frein aux rénovations. Mais c 'est à droite qu 'un véritable Rochtigraben s 'est creusé. Les romans du centre ont largement voté contre cette réforme et les PLR romans sont même vent debout avec la gauche, à l 'inverse de leurs homologues allémaniques. Une partie de l 'explication tient aux différences cantonales. Outre Sarine, les propriétaires payent beaucoup plus.
7:21La valeur locative équivaut souvent à 90 % du prix du marché. C 'est entre 60 et 70 % chez les romans, dans la fourchette recommandée par le Conseil fédéral. Un Conseil fédéral qui, par ailleurs, soutient la suppression de cette valeur locative. Si vous avez du mal à suivre cette logique typiquement helvétique, ne quittez pas la partie. la réponse à vos interrogations est peut -être au bout de cette émission. J 'espère bien que la réponse à vos interrogations est au bout de cette émission mais Manfred Buller, qu 'est-ce qui vous a pris avec vos 245 collègues de nous concocter un objet aussi bizarre ?
7:59C 'est pas l 'objet qui est bizarre, c 'est l 'impôt qui est bizarre. Imaginez un pays qui arrive à imposer un revenu qui n 'existe pas sous prétexte de corriger une inégalité qui n 'existe pas non plus parce que ce que M. Sierra vient de dire Ce n 'est pas juste, on n 'a pas d 'inégalité entre un locataire qui serait puni parce qu 'il paye un loyer et puis un propriétaire qui serait bien heureux parce qu 'il ne paye rien. Un propriétaire doit payer l 'amortissement de sa dette bancaire, doit payer les intérêts de sa dette bancaire, doit payer son entretien et toutes les charges qui sont liées à son immeuble.
8:30Donc il a également énormément de charges, donc il n 'y a pas d 'inégalité. L 'inégalité, c 'est effectivement la valeur locative qui punit depuis plus de 110 ans les propriétaires. Alors, on reviendra évidemment sur cette question, y compris sur la question de principe de la justice ou de l 'injustice de la valeur locative, puisqu 'il y a effectivement des conceptions qui s 'affrontent. Mais juste, on vote aujourd 'hui sur la valeur locative, on parle de valeur locative, valeur locative, valeur locative. L 'objet s 'appelle arrêté fédéral pour un impôt cantonal sur les résidences secondaires, c 'est ça ma question.
8:57Il y a un moment où vous avez un peu larié tout le monde au Parlement. Non, c 'est juste qu 'il faut effectivement tenir compte de la particularité de la Suisse, qui est très très diverse dans la structure de ses revenus et de son immobilier. et vous avez effectivement les cantons alpins très touristiques qui ont énormément de résidences secondaires qui sont touchées par la valeur locative, parce qu 'une résidence secondaire a aussi une valeur locative, et ces cantons auront davantage de pertes fiscales que d 'autres cantons qui auraient moins de résidences secondaires. Et donc le Parlement a dit, nous devons leur donner la possibilité de compenser ça avec une taxe spéciale sur les résidences secondaires, s 'ils le souhaitent.
9:27Si un canton trouve une autre solution, soit en faisant des économies moins de dépenses ou en augmentant un autre taux d 'impôt, quel qu 'il soit, grand bien lui fasse, on ne va pas l 'obliger à introduire ce nouvel impôt, mais c 'est effectivement une possibilité qui doit être inscrite dans la Constitution fédérale, d 'où cette votation. C 'est compliqué, les Amazons, parce qu 'on ne vote pas sur le sujet qui nous est proposé dans le vote info, déjà. Il faut essayer de faire une petite gymnastique pour le comprendre, même si ce n 'est pas non plus de la science dure. On arrive à finir par comprendre.
9:55Puis c 'est compliqué aussi, parce qu 'il y a évidemment ceux qui ont changé de camp, mais c 'est arrivé à droite, à gauche, pendant tout le processus parlementaire, la partie sur l 'impôt, le nouvel impôt sur les résidences secondaires, ça a séduit pas mal de vos parlementaires verts. Et puis tout à coup, au vote final, c 'était non. C 'est un peu la bouteille à encre, pardon, cette affaire. Ça séduit, mais c 'est une chimère, parce qu 'en réalité, ça ne va jamais être introduit. Vous pouvez le voir, le canton du Valais, par exemple, qui avait essayé d 'introduire un tel impôt, ça a été refusé.
10:24C 'est une sorte de black box, donc on ne comprend pas très bien sous quelle forme ça devrait arriver. Et puis, c 'est pour cacher, on peut dire que c 'est une forme de cache-sexe, cacher le réel enjeu de cette votation, qui est la suppression de la valeur locative et qui va coûter 2 milliards à l 'ensemble du pays, à tous les niveaux, et qui va être assumée par les plus faibles, donc les locataires. Alors, je sais que vous brûlez toutes et tous de rentrer vraiment dans la cuisine de l 'impôt. On va y rentrer, mais je vais vous retenir encore deux minutes parce que le sujet est quand même un peu particulier ce soir.
10:56Pauline Blanc, la réalité, il l 'a dit, Christophe Sirot, qui explique un peu la différence de positionnement de campagne entre la Suisse alémanique et la Suisse romande, c 'est qu 'elle fait beaucoup plus mal la valeur locative aux propriétaires en Suisse allemande qu 'ici. On est donc un vote national sur un objet qui en fait correspond à deux réalités complètement différentes que l 'on soit d 'un côté ou de l 'autre de la sarine. Est-ce qu 'on n 'est pas un peu au bout de la logique là quand même ? Non mais ça démontre quand même assez bien les marges de manœuvre dont bénéficient les cantons.
11:26Puis on pourrait y revenir plus tard dans le débat parce que c 'est vraiment aussi une question de fond. Les marges de manœuvre fiscale dont bénéficient les cantons. – Mais juste pour revenir sur ce que Mme Madzon disait, on n 'essaye absolument rien de cacher, la Confédération ne cache absolument rien à la population. Le fait est que le sujet est sur la table du Parlement depuis dix ans, enfin un peu moins de dix ans. Il y a des grandes discussions dans une perspective tout à fait helvétique. Il y a eu des consensus qui ont été trouvés sur plusieurs aspects. Il y a un projet de loi qui a été adopté par le Parlement et en parallèle, une possibilité d 'instaurer un impôt sur les résidences secondaires.
12:02et cet impôt-là, cette possibilité d 'instaurer cet impôt, modifie la Constitution. Donc, de facto, on convoque le corps électoral dans les urnes pour décider si oui ou non on modifie la Constitution. Mais le projet de loi pour l 'abolition de la valeur locative, il n 'a pas fait l 'objet de référendum et c 'est pour ça qu 'on ne vote pas là-dessus. Mais effectivement, les deux objets sont liés, mais ça ne veut pas dire qu 'on cache… C 'est pour ça qu 'on ne vote pas là-dessus et c 'est pour ça que l 'objet porte le « mauvais nom ». Bien sûr, et puis ça veut aussi dire que le consensus a été trouvé au Parlement et que maintenant il y a d 'un coup une levée de boucliers de la part de la gauche et de certains milieux de la droite, mais ça a fait le fruit d 'un consensus, à de longues discussions au Parlement, et ça il faut quand même l 'avoir en tête.
12:41– Vous avez de la chance, ils ont pris deux minutes d 'avance déjà, Pascal Brulis, les Amazon de ce côté. Je reste sur le principe, si on vote que sur la suppression de la valeur locative, c 'est un peu omis par la droite, par les milieux bourgeois, par les propriétaires depuis toujours, vous changez de côté Pascal Brulis ? – Oui en 1915, mais pas en 2025. En 2025 il y a le climat, les questions qui touchent à l 'entretien du patrimoine, les questions qui touchent en quelque sorte à l 'entretien du bien immobilier et l 'accessibilité pour les jeunes au logement. Parce qu 'aujourd 'hui, ça permet à un jeune de pouvoir accéder au logement, d 'autant plus que les objets immobiliers.
13:14– Qu 'est-ce qui permet aujourd 'hui un jeune ? – Parce qu 'on peut déduire les intérêts passifs. – Voilà, les déductions fiscales. – Vous faites des raccourcis dans votre tête de grand argentier qu 'il faut construire. – C 'est juste. Par exemple, quand je rénove une petite villa, j 'ai acheté 700 000 francs, en cas concret. Pas moi, mais mes voisins. Vous rajoutez 500 000 francs de travaux, ils sont déduquibles quasi intégralement. Pour des jeunes qui achètent ça, demain, s 'il n 'y a plus les déductions de frais d 'entretien, de rénovation, et surtout en lien avec le climat, vous n 'achetez plus la maison.
13:41Et c 'est pour ça que c 'est une double punition, ce projet. Parce que c 'est assez surprenant que le canton de Vaud et Genève, par exemple, ça va être une augmentation d 'impôts. – Alors on va y venir, là vous le dites. – C 'est quand même incroyable, ça montre bien qu 'il y a une aberration. Et c 'est pour ça qu 'aujourd 'hui, J 'encourage tout un chacun à bien se renseigner, poser des questions, parce que c 'est un enjeu de société qui est crucial. C 'est un impôt qui a été modifié, adapté, il doit encore continuer à être adapté, mais aujourd 'hui c 'est un très bel impôt, et souvent il est pratiqué en Suisse romande, intelligemment.
14:08– Bonne fraîche, Bulaire ? – J 'aimerais rebondir sur un point, M. Broulis sème un peu du brouillard avec malice, comme il sait si bien le faire. L 'exemple des 500 000 francs de travaux déductibles ne fonctionne que si ces personnes ont 500 000 francs de revenus imposables. s 'ils ont 80 000 ou 100 000 francs de revenus imposables. Ils ne perdront parce que les travaux se font sur une année ou deux. Ça ne sera pas évidemment entièrement déductible. Donc c 'est un mauvais exemple de ce point de vue-là. Je ne pense pas que ça aura ce genre d 'effet. Alors on va rentrer dans la cuisine. Je corrige quand même.
14:37Vous n 'êtes peut -être pas parlementaire à ce moment-là. Le Parlement fédéral et les cantons ont étalé l 'investissement sur trois ans. Trois ans, ça veut dire 150 000 francs de revenus imposables. Vous voyez, vous pouvez les étaler. C 'est une catastrophe pour les gens, je vous le dis. parce que 500 000 francs, ça fait 150 000 par année qui sont déductibles, potentiellement éligibles peut -être, un petit peu moins au niveau de la fiscalité. Ça montre bien l 'intelligence du Parlement qui a étalé les travaux sur trois ans. Demain, s 'il n 'y a plus ça, les gens ne vont plus forcément rénover sous cette forme-là.
15:04Vraiment, il faut vraiment réfléchir. Il y a l 'idéologie d 'un côté et le pragmatisme. Vraiment, j 'encourage vraiment les électeurs à se renseigner et voter le pragmatisme quant idéologique. On va ouvrir un grand chapitre de Q1. On va regarder qui sont les gagnants, qui sont les perdants. C 'est très difficile de répondre à cette question parce que c 'est en fonction de mille facteurs, mais on va quand même les prendre peut -être les uns après les autres pour que vous fassiez une idée, vous, si jamais vous votez en fonction de votre situation personnelle et non pas de vos idéaux, ce qui est une autre option.
15:30J 'aimerais juste vous entendre encore, Manfred Pula, une seconde sur cette navette au Parlement qui a fait le projet, 10 ans, je ne sais pas combien, d 'une commission à l 'autre, on revient. Il y avait plusieurs versions. Finalement, on garde la version la plus sévère, dit-on, à savoir celle qui supprime toutes les déductions fiscales possibles. C 'est peut -être pas le meilleur paquet, non ? Le parcours n 'est pas parfait, ça n 'a jamais été prétendu qu 'il soit parfait, mais je pense que c 'est une bonne chose, quand on a un sparadrap qui colle, qui fait mal, il faut l 'arracher d 'un coup, ça fait peut -être mal sur le moment, mais on se rend compte que c 'était la bonne option, et ici la clarté, le droit fiscal est déjà suffisamment compliqué, la clarté est la bonne option, si on se rend compte qu 'il y a des effets de bord sur les rénovations qui ne se font plus, ou sur des choses comme ça, je ne crois pas à ce genre de peur qu 'agitent les opposants.
16:16Mais si ça devait se produire... Mais vous êtes déjà en train de l 'annoncer. Donc, les 2 milliards de pertes d 'impôts ne suffisent pas, vous annoncez déjà la suite. Merci, je n 'interromps pas en général. Si ça devait vraiment se produire, on peut toujours apporter des correctifs ponctuels. Ultérieurement, ça se fait de manière tout à fait standard lorsqu 'il y a une grosse réforme qui a un effet important comme celle-ci. Alors allons-y, plongeons dans cette cuisine fiscale, ses conséquences chiffrées surtout pour les uns, pour les autres. On va prendre un graphique parmi tous les graphiques que nous ont fourni les diverses officialités.
16:48celui-ci c 'est celui d 'abord qui fait dépendre les effets de la réforme du taux des taux d 'intérêt en l 'occurrence du taux hypothécaire, en gros pour la faire très courte et très globalement les finances publiques en dessous d 'un taux de 2 ,8 % de taux hypothécaire sont perdantes c 'est -à-dire que les propriétaires sont gagnants en cas de oui de la réforme, ça c 'est dans la situation des taux d 'intérêt actuel, si d 'aventure ces taux d 'intérêt devaient dépasser 2 ,8 % dans ce cas-là, changement de logique. C 'est l 'État, les collectivités publiques au sens large qui seraient gagnants et donc par hypothèse, puisque les contribuables payent, les propriétaires perdant.
17:25Parlons d 'abord du taux, de cette variable-là pour ligne blanc, puisqu 'il y a 12 000 variables en fonction de quand est-ce que j 'ai acheté ma maison, quels sont les taux, combien je me suis endetté, enfin bref. Le taux hypothécaire, c 'est une des premières variables. Une réforme qui, par hypothèse, aboutirait à l 'effet inverse de ce qu 'elle vise si d 'aventure les taux passent au-dessus de 3%, est-ce que c 'est une bonne réforme ? Monsieur Favre, moi je me suis engagée en politique pour défendre la classe moyenne. Et quand il y a une réforme qui arrive sur la table, qui va véritablement bénéficier à la classe moyenne parce qu 'on va abolir un impôt profondément injuste qui vise à taxer un revenu fictif, moi je dis oui.
18:02Mais définissez classe moyenne. La classe moyenne, c 'est celle qui se lève, qui va travailler, qui va travailler pour payer des impôts, parce qu 'elle va payer des impôts, mais plein de pots. Elle ne va pas réussir à bénéficier d 'aides étatiques. et en parallèle, elle n 'arrive quand même pas à terminer la fin de mois sereinement. C 'est ça la classe moyenne. La classe moyenne, oui, elle est propriétaire parce qu 'elle s 'est endettée pour acquérir son logement et effectivement que le taux d 'intérêt aura un lien. Mais dans la mentalité que l 'on connaît aujourd 'hui, c 'est -à-dire dans la mentalité suisse où on n 'aime quand même pas trop être endetté.
18:31Donc très vite, on amortit sa dette et aussi, il faut quand même le dire... On n 'aime pas trop être endetté, mais on est dans un pays avec la dette privée les plus élevée du monde, 1 000 milliards de dettes privées. Les gens l 'amortissent quand même très vite parce qu 'ils veulent aussi quand même léguer à leurs enfants un bien immobilier dans lequel ils logent avec le moins de dettes possible. Donc en réalité, la dette, elle est véritablement assez vite amortie. En tout cas, c 'est le but des propriétaires. Le but des propriétaires, ce n 'est pas d 'être endettés jusqu 'à la fin de leur vie.
18:56Alors oui, c 'est un paramètre, mais c 'est un petit paramètre pour les petits propriétaires parce que les petits propriétaires, ils payent une énorme valeur locative et ils ne peuvent déduire que les intérêts de la dette. – Mais on privilégie l 'endettement, les gens naturellement privilégient aujourd 'hui l 'endettement pour pouvoir déduire un maximum de… – Parce que c 'est fiscalement intéressant et c 'est ça aussi le problème. Et moi ça me choque vraiment dans mes valeurs que les lois fiscales encouragent l 'endettement. C 'est fiscalement plus intéressant d 'être endetté que de ne pas l 'être.
19:24Et moi franchement ça me choque et j 'aimerais bien qu 'on abolisse une fois cette injustice aussi dans la loi pour qu 'on arrête d 'encourager les gens à être endettés parce qu 'on vous dira « oui oui mais c 'est fiscalement plus intéressant si vous avez des intérêts à déduire ». Je pense véritablement que ce n 'est pas du tout la bonne approche. Et les petits propriétaires, ils n 'ont pas ce souci-là. Parce qu 'ils ont une énorme valeur locative à payer et uniquement les intérêts à déduire. Parce qu 'ils n 'ont pas les moyens d 'investir pour les frais d 'entretien, pour les rénovations. Ils sont nombreux, les Amazon, ces petits propriétaires.
19:50Ils sont d 'ailleurs nombreux à nous écouter, j 'imagine. Ils ont fait le calcul. Ils ont fait tout juste, nous dit Pauline Blanc. Ils ont épargné, ils ont remboursé leur dette, etc. Ils ont payé. Ils sont les grands perdants. Qu 'est-ce qu 'on leur dit aujourd 'hui ? Non mais attendez, donc on parle du système actuel, on n 'est pas en train de changer le système actuel, c 'est un système qui est éprouvé, qui est aussi soutenu par de nombreux fiscalistes, qui est même envié à l 'étranger. Mais qui est un problème de plus en plus. Mais j 'aimerais juste revenir sur deux choses. C 'est un problème croissant pour des propriétaires, surtout à la retraite.
20:20Alors, juste sur deux choses. La première, c 'est que les locataires seront heureux d 'apprendre qu 'ils ne servent à rien, qu 'ils ne se lèvent pas le matin pour aller travailler et qu 'ils ne contribuent pas à l 'État. Non, ce n 'est pas ce que je dis, Madame. La deuxième, c 'est que ce qui est profondément choquant ou injuste, c 'est aujourd 'hui, et on a rarement ce cas de figure, on a un projet qui, comme rarement, fait vraiment une redistribution du bas vers le haut. C 'est -à-dire que les plus faibles vont payer pour les plus riches de la société. Et c 'est rarement le cas qu 'on ait un impôt qui, à ce point-là, ou qu 'on ait un projet qui, à ce point-là, ne serve pas du tout la société, n 'ait pas de retombée pour la société, mais enrichissent une minorité qui est déjà riche et ça va se répercuter sur des pertes fiscales pour les cantons pour les communes, pour la Confédération et ça veut dire moins ça veut dire moins de prestations sociales ça veut dire moins de prise en charge des coûts de santé, ça veut dire des transports publics plus chers, ça veut dire des taxes d 'études plus chères et ça je le dis pas au hasard c 'est déjà les plans de la Confédération en matière d 'économie C 'est vrai dans le grand schéma des choses, c 'est moins vrai dans des cantons qui pour nous sont importants, Vaud, Genève, ce n 'est pas exactement un détail en Suisse romande, où il se passe l 'inverse, Pascal Boulay.
21:27Revenons sur la classe moyenne et autres. C 'est quand même surprenant de voir qu 'on va supprimer la valeur locative et les Vaudois vont payer 40 millions d 'impôts en plus. Mais c 'est 40 millions d 'impôts en plus, pourquoi ? Pourquoi ? Dites-tu pourquoi, vous qui savez nous éduquer ? Bien sûr, parce que tout d 'abord, il y a les déductions des intérêts passifs, il y a les frais d 'entretien d 'immeuble, les rénovations, et ce qui touche au climat, on y viendra sur la troisième partie. et ça montre bien que le système il est intelligent et pour l 'accessibilité des petites gens parce que moi je défends aussi les petites gens et bien aujourd 'hui c 'est un système qui garantit cet aspect là et moi je connais personne, je vous le dis honnêtement personne qui rembourse sa dette en 25 ans au niveau suisse, c 'est clair que si le bâtiment coûtait 400 000 francs peut -être qu 'on peut faire une magnification avec son salaire mais aujourd 'hui il n 'y a aucun bâtiment aucun appartement à 400 000 surtout dans le canton de Vaud l 'endettement bancaire est important et d 'ailleurs aujourd 'hui la limitation que le Parlement a faite elle est inique.
22:20Pouvoir déduire 10 000 francs, non pas sur les atterri hypothécaires, mais sur la globalité de la dette. Seulement sur 10 ans. Et chaque année, c 'est 1 000 francs de moins. C 'est vraiment pour les jeunes. Et la classe moyenne, c 'est un poison, ce projet. Pauline Blanc, on va faire répondre à Pauline Blanc là-dessus. Pauline Blanc, vous êtes vaudoise. Vaud et Genève, effectivement, ont fait leur calcul. Ils encaisseraient plus d 'impôts si la réforme passait. C 'est difficile, il faut chaque fois faire la gymnastique dans les deux sens. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu 'aujourd 'hui, les déductions fiscales leur coûtent plus cher que ce qu 'ils encaissent au titre de la valeur locative.
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22:52On est d 'accord. Qu 'est-ce qu 'on leur dit, effectivement, dans ces cantons-là ? Parce que dans ces cantons-là, les contribuables, si la réforme passe, vont payer plus d 'argent. Donc cette classe moyenne que vous défendiez avec émotion, en fait, dans ces deux cantons, elle serait perdante. Non, parce qu 'en réalité, et puis il faut quand même le dire, on ne peut pas se fier à ces chiffres-là. Parce que là, le projet de loi qu 'on a aujourd 'hui, c 'est tout ce qu 'on sait vraiment de sûr. C 'est abolir la valeur locative, abolir aussi la déduction pour les intérêts passifs, abolir aussi les déductions pour les frais d 'entretien.
23:26Par contre... Les intérêts passifs, on dit intérêts passifs, mais les gens appellent ça le montant de l 'hypothèque. Exactement, du taux d 'intérêt. Enfin, du désintérêt qui paye. Mais en parallèle, les cantons ont la possibilité d 'instaurer une déduction pour les frais de rénovation énergétique. Et ça, ça va tout influencer. Parce que dans le contexte actuel, On connaît très bien nos objectifs climatiques, il va falloir qu 'on y réponde d 'ici 2050. Dans le contexte actuel, je n 'imagine absolument aucun canton dire « Ah, vous savez quoi, en fait, on ne va pas du tout entrer en matière et on ne va pas vous permettre de déduire vos rénovations à valeur énergétique.
24:00» Donc, moi, vraiment, je suis convaincue que l 'ensemble des cantons vont mettre en œuvre ces déductions pour les rénovations énergétiques. Et puis, ils ont quand même une assez large marge de manœuvre parce que peut -être qu 'aujourd 'hui, les fenêtres que vous changez, On va vous dire, ah oui, mais c 'est plutôt de l 'entretien. Donc, ça rentre dans les déductions de frais d 'entretien. Et demain, on vous dira, ah bah oui, en fait, c 'est des rénovations à valeur énergétique parce qu 'on sait très bien que pour éviter que les bâtiments soient des passoires énergétiques, c 'est multifactoriel.
24:27Il faut agir sur absolument tout l 'ensemble du bâtiment. Donc, potentiellement, et moi, je m 'en suis véritablement convaincue, que demain, on pourra continuer à déduire les rénovations à valeur énergétique. Les cantons ProJob ? Vous avez été ministre, je crois. Bah oui. Oui, puis malheureusement, les cantons, ils ont une liberté. Aujourd 'hui, les cantons sont très, très restrictifs. Il faut être conscient, je vais prendre des cas concrets. Plus de valeur locative, je refais mon toit. Les tuiles, ce n 'est pas une plus-value. C 'est naturel. Ce n 'est pas énergétique, des tuiles. Les poutres que changent dans la bâtisse, il n 'y a pas de plus-value.
24:58Dans la loi actuelle, oui. Ça veut dire que demain, c 'est plus déductible. Il faut être conscient que comme les cantons ont besoin de chercher quand même, et notre cantons, c 'est un peu difficile, le cantons de voie actuellement, rechercher quand même quelques rentrées fiscales, stabiliser un peu le budget peut -être pour soutenir d 'autres politiques publiques en matière de fiscalité ça montre que les cantons vont être restrictifs et c 'est bien ça, aujourd 'hui c 'est une très grande liberté et j 'ai une pensée quand même pour l 'économie maintenant, tout d 'abord ce projet va favoriser le travail au noir on y vient dans une seconde, l 'économie c 'est important, on l 'a à l 'esprit deuxième point pour les petits entrepreneurs vous savez les très bons entretiens sont dans un périmètre de 3 à 5 kilomètres, ça veut dire que c 'est bien les artisans, j 'ai une pensée pour les artisans de montagne, qui seront pénalisées.
25:39Parce que les gens vont freiner les travaux d 'entretien. Pas avec effet immédiat, mais ça va se faire sur la durée. Bien sûr, c 'est prouvé. Ensuite... Sauf pendant les deux premières prochaines années, où ils vont plus d 'accélérer. Une accélération, puis après, tout d 'un coup, il y aura très fort ralentissement. Et puis les gens vont commencer à se dire, est-ce que j 'ai le moyen ? Est-ce que la banque, puisqu 'il n 'y a plus la déduction, il n 'y a plus d 'impact sur la déclaration de la Pouet, pour vous dire quand même où c 'est important, sur les déductions. Aujourd 'hui, on tolère que ce soit déductible sur le revenu.
26:04Mais demain, si vous avez un impact de 100 000 francs, reprenons l 'exemple que vous avez contesté tout à l 'heure. 100 000 francs, mon revenu est de 100 000. Je peux lui dire donc 100 000 francs, je ne paye pas d 'impôt. Mais demain, il y aura des contestations. Parce que l 'impact est trop fort. Aujourd 'hui, comme il y a la valeur locative, il y a l 'étalement en quelque sorte. Gros rabais fiscal. Vous voulez dire quoi ? Vous voulez dire en gros, on ne peut pas maintenir les déductions parce que ça crée d 'un avantage pour ceux qui peuvent en bénéficier contrairement aux autres. Parce qu 'Albroules vient d 'expliquer en quoi cette réforme mais nécessaire pour éviter ces à-coups sur le revenu des gens.
26:34On m 'a reproché en 2014, quand j 'étais candidat au gouvernement bernois, de ne pas avoir payé d 'impôts en 2012, parce que j 'avais complètement assainé énergétiquement le toit d 'une vieille maison dont j 'ai hérité suite au décès de mon père. Et puis, on m 'a dit, c 'est scandaleux, Buller ne paye pas d 'impôts, etc. Il y aura plus ce genre d 'à-coups. Les communes, les cantons auront des revenus beaucoup plus lisses et on pourra vraiment mieux planifier. Donc, il n 'y aura plus ce genre d 'effet tout à fait bizarre. Ça sera un système beaucoup plus stable et je pense que c 'est une bonne raison de voter, oui.
26:59Est-ce qu 'on peut dire, Manfred Buller, est-ce que vous êtes d 'accord pour dire ? Parce que j 'ai à peu près tout lu sur ce sujet, jamais j 'ai vu un comparatif très clair qui me dit voici les gagnants, voici les perdants. Pourquoi ? Parce que ça dépend de tout. Mais est-ce qu 'on est d 'accord quand même dans le très très grand schéma des choses de dire que votre réforme avantage en gros ceux qui se sont installés depuis longtemps dans leur maison et qui ont remboursé une partie actuelle de leur dette ? C 'est certainement le cas. Et là, je pense aux retraités modestes, pas seulement dans les cantons comme Vaud ou Genève, qui ont un fort pouvoir d 'achat, un prix de l 'immobilier élevé, mais notamment dans ma région de l 'Argurassien.
27:39On a énormément de familles qui ont payé pendant longtemps, des gens de la classe moyenne, peut -être même inférieure, qui ont pu se payer une maison dans les années 60, 70, 80 ou même 90, qui ont remboursé l 'essentiel, pas la totalité, mais qui ont une dette relativement basse et qui se retrouvent à la retraite avec une valeur locative exorbitante de 12 000, 15 000 francs parfois et qui, pour peut -être une raison de deuxième pilier investi dans la maison, n 'ont que leur AVS à la retraite. Ces gens se retrouvent pris à la gorge. C 'est vraiment une réalité dans les régions modestes par l 'impôt qu 'ils payent sur ce revenu qui n 'existe pas.
28:10Et certains cas, limite, sont obligés soit de vendre, soit carrément de s 'endetter à nouveau si leur banquier est très compréhensif. Et ça, c 'est un réel problème pour les personnes à la vie. Alors, votre réforme, par hypothèse, les soulageraient. Est-ce que vous êtes d 'accord aussi, mutatis mutandis, pour dire que votre réforme, par hypothèse, toujours pénaliserait les autres, à savoir le jeune couple qui s 'installe et qui achète une maison un peu vieille, qui doit rénover, qui doit mettre 300 000 balles pour rénover la maison. Certaines personnes vont évidemment être dans une situation moins infavorable, mais je crois que le fait d 'économiser des impôts par les déductions fiscales liées aux rénovations notamment, ne peut pas être le critère de savoir est-ce qu 'on fait les rénovations ou pas.
28:46Soit on a les moyens parce qu 'on a des économies ou une banque qui prête à hauteur des crédits possibles. Et à ce moment-là, on fait les dénovations et l 'économie d 'impôt dans le système actuel arrive comme un sucre sympathique deux ans après quand on a fait sa déclaration et qu 'on est taxé. Mais personne ne rénove pour économiser des impôts, ça n 'existe pas. On rénove parce qu 'on veut un bien bien entretenu, rendre à ses enfants pour vivre bien pendant qu 'on l 'habite. Et si on paye moins d 'impôt aujourd 'hui, c 'est une surprise agréable pour beaucoup à la fin du processus, mais ce n 'est pas quelque chose de durable.
29:19et je ne pense pas que ce soit un bon incitatif au final. On a reçu pas mal de coups de fil des Amazon de gens qui nous ont appelés à l 'émission en disant « Voilà, moi je suis, typiquement, les gens dont nous parlons ne ferait plus rien. Moi je n 'en peux plus, la valeur locative, ça a augmenté, j 'ai fait tout, j 'ai remboursé. » Qu 'est-ce qu 'on leur répond à ces gens-là ? Ça a augmenté, pas forcément, mais c 'est une vision… Ça a augmenté, ça dépend où, mais il y a des conditions dans lesquelles ça a augmenté. C 'est réévalué régulièrement. Ça dépend comment aussi, mais c 'est une vision très romantique.
29:47évidemment qu 'il y a certains cas mais c 'est pas les gens très romantiques c 'est les gens qui nous parlaient de leur situation j 'aimerais bien en parler justement c 'est évalué à 2 à 3 % des retraités qui se retrouvent dans cette situation et pour ces 2 à 3 % il faut une solution et cette solution on peut la mettre en place dans les cantons il y a déjà des cantons qui ont mis en place ces solutions là et donc c 'est tout à fait accessible et facile à faire, c 'est pas une raison pour ces 2 à 3 % pour pénaliser du coup l 'ensemble des locataires, parce que ce qu 'on oublie de dire en premier, c 'est que ceux qui bénéficient de cette réforme, c 'est d 'abord les propriétaires, parce qu 'il faut être propriétaire, ça représente déjà seulement 40 % de la population, vous avez les 60 % des autres, et ceux qui en bénéficient massivement, c 'est ceux qui ont du coup un revenu plus important, un revenu plus aisé, un bien aussi de plus grande valeur, et je pense que ce qui est important, c 'est que pour ces personnes-là, ce qu 'elles vont perdre avec la possibilité de de déduire l 'entretien, les frais d 'assainissement, l 'assainissement énergétique qui vous tient tant à cœur et je m 'en réjouis parce que ce n 'est pas le cas à Berne pour votre parti.
30:54Excusez-moi, mais il y a des mesures d 'économie... Moi, j 'ai soutien. Il y a des mesures d 'économie exactement dans ce domaine, des mesures d 'économie qui vont être poussées par ce projet parce qu 'il y aura encore des pertes fiscales supplémentaires. Mais ces personnes-là et ces personnes à la retraite qui n 'ont pas beaucoup de moyens, elles ont tout intérêt à pouvoir continuer à déduire les frais d 'entretien. pourquoi ? Parce que si elles veulent continuer à vivre dans leur logement, elles vont aussi devoir aménager leur logement, le rendre accessible, adapté à leur âge et ça, ça représente aussi des coûts et c 'est important Vous pensez vraiment que tous les propriétaires sont riches ?
31:29Parce que vous parlez que d 'une petite proportion Ce qui est clair c 'est que pour être propriétaire, il faut déjà un certain capital ou alors il faut avoir hérité et la propriété en Suisse ce n 'est évidemment pas du tout accessible à tout le monde et je pense que ça va parler à un grand nombre de personnes qui nous entendent. Ce qui est clair aussi, c 'est que les conséquences de ces pertes fiscales, par contre, elles vont toucher tout le monde, s 'évaluer à 500 francs par personne. Alors on peut se dire, ça va être 500 francs d 'impôt supplémentaire pour tout le monde ou alors, plus probable, ça va être des coupes dans le service public, dans les prestations de santé.
32:04On le voit déjà, par exemple, dans certains cantons où on fait des coupes dans la santé, dans l 'accès à la santé, dans l 'accès aux études, dans l 'accès aux transports. Pascal Brouillis, vous complétez rapidement, puis Mande-Frébulère répond sur la charge répartie sur tout le monde. Supprimer la valeur locative, c 'est aussi mettre en péril les aménagements quand on vieillit. Les personnes âgées auront besoin de changer la baignoire par une douche, faire un aménagement intérieur qui ne sera plus déductible. Tout ça, c 'est une catastrophe pour des gens de 65 ans jusqu 'à 95, 90 ans. C 'est des choses qui sont compliquées.
32:34Je vous le dis clairement. Ensuite, vous avez raison, M. Boulard, il faut l 'aménager, la valeur locative. C 'est pour ça qu 'il faut la maintenir. J 'ai déposé deux motions au début 24. La première, et vous avez raison, il faut figer la valeur locative. Parce que ce qui irrite le plus, c 'est quand on vieillit qu 'elle est indexée. Et c 'est vrai qu 'il y a des cantons allémaniques qui l 'indexent tous les quatre ans au marché. Ça ne va pas, ça. Parce qu 'il y a une sorte de contrat entre l 'État et le propriétaire. Et là, il faut avoir un débat, comme l 'a dit ma collègue, il faut avoir un débat sur les cas de rigueur, trouver une solution.
33:02J 'ai déposé un texte sur l 'immutabilité de la valeur locative, et donc j 'ai figé. Deuxième texte, j 'ai proposé aussi d 'avoir une déduction particulière de compétences cantonales et fédérales sur le certificat CECB qui est obligatoire, sur le volet énergétique. On peut avoir 10, 15, 20, 30 % de déduction. Le Parlement examinera ses textes. Ça permettra justement de soutenir... C 'est d 'accord que c 'est pas là-dessus qu 'on vote. Mais après quoi ? C 'est pour la classe moyenne, ça. C 'est pour les gens qui sont des petits propriétaires. Les gros, ils peuvent se permettre de tout financer.
33:32Tandis que ces gens-là auront besoin de garder un bien immobilier adapté. Surtout pour leur transmettre à leurs enfants et pour le paysage, pour l 'environnement, d 'avoir quelque chose qui est dans le marché, rénové, adapté, c 'est intelligent. C 'est pour ça que j 'encourage vraiment les gens à bien se renseigner. C 'est un impôt complexe, mais qui était utile pour notre société suisse. Moi, je vous le réponds. Si des gens modestes qui payent leur valeur locative chaque année, l 'impôt dessus, peuvent mettre cet argent qu 'ils ne payeront plus de côté pendant 10, 15, 20 ans en planifiant bien leur retraite, ils auront les fonds disponibles sans avoir besoin de toutes sortes d 'aides étatiques compliquées pour faire des aménagements pour le retraite.
34:13Ça, c 'est le premier point. Deuxième point, moi, je conteste fermement la stratégie de la peur qu 'applique la gauche en disant « 2 milliards de pertes, tout le monde va payer, ça va être affreux, ça 100 francs par ménage », ça n 'existe pas, ce genre de choses. Pourquoi ? Premièrement, parce que les pertes vont être très différentes de canton à canton, vont être très différentes de commune à commune. Et quand on parle de 2 milliards au plan suisse, pour prendre le haut de la fourchette, ça sera peut -être moins, on parle de l 'épaisseur du trait budgétaire mesdames et messieurs la Confédération toute seule c 'est déjà 80 milliards grosso modo de budget vous ajoutez les cantons c 'est pratiquement autant j 'ai pas fait le calcul exact mais rien que le canton de Berne avec un million d 'habitants c 'est 11 milliards de budget vous êtes plus amoureux sur ces chiffres dans l 'action d 'eau vous prenez 2 milliards sur on va dire 160 plus le budget de toutes les communes on doit être à passer 200 milliards on est à moins d 'un pour cent on est dans l 'épaisseur du trait budgétaire il ne va pas y avoir de coupe sombre il faut arrêter cette stratégie de la peur on peut absorber cela sans le moindre problème je crois simplement avoir lu dans votre propre argumentaire que l 'idée c 'est de libérer un peu de l 'argent disponible pour cette classe moyenne qui serait étouffée par la valeur locative donc si on libère de la si on donne de l 'air aux contribuables ça veut quand même dire qu 'il y a moins d 'argent qui rentre dans les caisses les collectivités évidemment vont avoir pour certaines moins de recettes c 'est indéniable mais ça sera suffisamment petits dans l 'ensemble de leur budget pour que ça puisse être absorbé dans des fluctuations tout à fait naturelles.
35:38Alors le canton du Valais se réjouit de vous entendre probablement parce que dans le canton du Valais typiquement et je pense que c 'est aussi important, pas seulement vous et Genève malgré mon régime, le canton du Valais ou d 'autres cantons de montagne vont souffrir massivement parce que la valeur locative elle est aussi supprimée sur les résidences secondaires. Mais ils peuvent introduire un impôt qui est d 'ailleurs dans le libellé. J 'y reviens et vous savez très bien ce que ça veut dire pour eux parce qu 'ils doivent continuer d 'aménager, d 'assurer les infrastructures, de les entretenir.
36:09Et tout ça, c 'est au frais des communes. Et alors, tout à coup, 2 milliards, ça vous est égal. Non, non, pas du tout. C 'est intéressant parce que dans un autre débat, les couples ne sont pas sombres ni obscures. Les couples, elles sont absolument transparentes et au plein jour. Et elles ont déjà lieu aujourd 'hui sans la suppression de la valeur locative. donc là vous allez introduire des pertes d 'impôts supplémentaires qui vont directement toucher les gens et peut -être juste une chose, parce qu 'on entend toujours ces pauvres personnes qui sont pris à la gorge, les propriétaires mettent 7 millions dans cette campagne 500 000 et nous 500 000, ça me semble assez clair qui y a à gagner et combien y a à gagner là derrière il y a d 'autres associations de propriétaires, on est divisé une petite réponse parce que évidemment les réalités sont différentes d 'un côté.
36:59Une petite réponse sur les cantons de montagne quand même, parce qu 'ils vont évidemment perdre une certaine ressource fiscale, mais ça va aussi avoir un effet sur la péréquation intercantonale puisque leur capacité contributive, leur capacité financière va être impactée, il n 'y aura plus les ressources de la valeur locative. Donc Genève, je n 'ai pas fait de calcul, ce n 'est pas vérifié. Mais selon toute vraisemblance, les cantons de montagne vont aussi pouvoir bénéficier d 'un coup de pouce péréquatif au niveau fédéral. Vous êtes d 'accord que si on demande une gymnastique aux gens de passer par la péréquation intercantonelle, etc., les gens qui sont en train de se demander s 'ils vont gagner ou perdre, ça va être un peu compliqué.
37:31J 'aimerais vous faire honneur et revenir avec Pauline Blanc sur un de vos arguments, celui de la construction, des milieux de la construction, des artisans, la proximité, etc. C 'est vrai que c 'est un des gros arguments qui est avancé. Si on n 'est plus... Je vous fais honneur, mais sans vous donner la parole. En donnant à Pauline Blanc, est-ce qu 'il n 'a pas un petit peu raison là-dessus ? Comment est-ce qu 'on fait quand on est aujourd 'hui entrepreneur dans une entreprise générale de construction, etc., petit artisan, et qu 'on se dit, je ne vais plus avoir tous ces gens qui déduisent. C 'est vrai aussi, d 'ailleurs, pour les services financiers qui vendent des hypothèques.
38:01Alors, comme je l 'ai dit, les cantons ont la possibilité d 'instaurer des déductions pour les frais de rénovation. Et c 'est faux de dire que c 'est sous la monture actuelle, parce que dans la loi, c 'est écrit noir sur blanc, je vous l 'assure. C 'est écrit que les cantons et la Confédération se mettent ensemble d 'accord pour savoir ce qui est déductible ou pas. Ça veut dire qu 'il y a une vraie discussion qui est faite entre les cantons et la Confédération pour savoir, avec cette réforme, ce qui pourrait être déductible ou pas. Donc vraisemblablement, les cantons vont gagner en marge de manœuvre.
38:27On va pouvoir déduire davantage que ce qu 'on peut déduire actuellement sous le prisme des rénovations énergétiques. Maintenant, sur l 'argument que vous avancez et qui a avancé aussi beaucoup dans le camp de la droite du non, c 'est en disant, oulala, oulala, oulala, attention, ça va augmenter le travail au noir. Et moi, je trouve ça profondément affligeant de penser que les propriétaires sont par essence des tricheurs et que s 'ils ne peuvent plus déduire fiscalement quelques petites rénovations qu 'ils vont faire, par exemple changer la porte, parce que après ils pourront déduire d 'autres rénovations, comme je l 'ai dit, mais les petites rénovations, s 'ils ne peuvent plus les déduire fiscalement et si fiscalement c 'est plus intéressant, ils vont tricher et ils vont aller mandater des entreprises qui travaillent au noir.
39:07Et moi je trouve profondément désolant qu 'on en arrive à un argument tel parce qu 'on prend une petite imperfection dans la loi, on l 'extrapole pour faire peur. Le travail au noir c 'est un gros problème dans notre pays, mais les milieux de la construction, ils agissent fermement sur ça, ils font des contrôles, ils punissent, et il faut quand même saluer le travail gigantesque qu 'ils font aujourd 'hui. Mais de dire que les propriétaires, si fiscalement c 'est plus intéressant, ils vont aller mandater des entreprises pour travailler au noir, moi je trouve vraiment que c 'est prendre les propriétaires pour des tricheurs, et ça me désole beaucoup.
39:36Tout d 'abord, on change massivement le système, on le déséquilibre clairement. Et quand vous dites que les cantons vont aménager des déductions pour les frais d 'entretien d 'immeubles en matière énergétique, c 'est faux ? C 'est faux, c 'est faux. c 'est en tout cas pas acquis ça va être très limitatif ça va être très limitatif il y a une raison c 'est un impact trop grand sur le salaire et c 'est un des points qui pose problème parce qu 'aujourd 'hui vous pouvez déduire massivement sur le salaire, d 'ailleurs vous avez relevé vous-même que vous n 'avez pas payé d 'impôt pendant une année et je vous en félicite d 'ailleurs pourquoi ?
40:08Parce que vous avez réinjecté cet argent dans l 'économie auprès d 'un artisan qui avait un ouvrier qui n 'était pas au chômage donc pas à la charge de l 'État Et donc, un cycle positif. L 'État n 'a rien perdu. L 'argent a été redistribué intelligemment. Et votre bien, je vous en félicite, il est aujourd 'hui adapté au marché. Je reviens sur le travail au noir. Ça ne va pas être un coup de baquette magique. Demain, le travail au noir. Mais ça va l 'inciter. J 'explique pourquoi. Parce que si quelqu 'un dit « Je dois faire des travaux. Je n 'ai pas l 'argent. » Les banques ne vont plus prêter puisqu 'il n 'y a plus de déduction fiscale.
40:38Donc, il n 'y a plus d 'impact positif dans la déclaration d 'impôts. Donc, la ligne de crédit bancaire, chez l 'ancien banquier, moins limité. Et qu 'est-ce qui va se passer ? C 'est comme dans beaucoup de pays, avec ou sans charges sociales, et je vous explique quel montant. Si on prend un cas de 10 000 francs, les charges sociales, c 'est 25%. 10 % d 'AVS, la caisse de pension, à peu près 7 à 8%, et vous rajoutez encore 8 ,1 % du TVA. Ça fait 20 à 25%. 10 000 francs ou 8 000 francs ? Il y a des gens qui vont partir dans ces pistes-là. Et ça sera du troc. Aujourd 'hui, il y a un contrôle formel par la facture.
41:13C 'est pour ça que tous les milieux de la construction, que j 'ai été rencontrés, sont tous vraiment inquiets. Ils savent qu 'ils auront une augmentation en 27 et en 28, mais à partir de là, il y aura des modifications de mœurs. Aujourd 'hui, un système qui fonctionne bien et l 'économie de la construction de proximité. Tous ces artisans, le volant, je ne sais pas si c 'était très proche chez vous, mais généralement, c 'est entre 3 et 5 kilomètres. Le menuisier, le charpentier, le maçon, tous ces métiers qui forment des apprentis, c 'est un rouage économique. Qu 'est-ce qu 'on leur dit, Montréal-Buller ?
41:42C 'est important, il faut la maintenir. Qu 'est-ce qu 'on leur dit ? Depuis 110 ans, le système fonctionne très bien dans le système actuel. On veut corriger l 'aspect fiscal, l 'aspect rénovation, l 'aspect confiance avec les artisans régionaux. Lorsqu 'on rénove son bien, que ce soit sa maison de vacances ou son bien où on habite, cette confiance existe depuis longtemps. Et je ne crois pas à toutes ces peurs qui sont agitées là aussi par rapport à ces travaux au noir, etc. Parce que les artisans, un, prennent un risque s 'ils le font, les propriétaires aussi. Ces gens sont pour la plupart parfaitement honnêtes.
42:15Il y a toujours quelques moutons noirs. OK, très bien. Ça, ça ne va pas changer. Il faut les débusquer, les punir et les poursuivre. De ce point de vue-là, les gens vont continuer évidemment à faire cela parce que si un artisan tout à coup a plein de revenus alors qu 'il a un tout petit salaire dans sa déclaration d 'impôt, évidemment que les autorités fiscales vont s 'en apercevoir et vont demander comment faites-vous pour vivre alors que vous déclarez si peu de chiffres d 'affaires. Je crois que c 'est une évidence que tous les contrôles qui existent par ailleurs vont permettre d 'éviter ce genre d 'effet indésirable.
42:42– Et puis accessoirement, les propriétaires actuellement, ils n 'ont pas les moyens d 'investir dans les rénovations. Ils n 'ont tout simplement pas les moyens de le faire. Donc avec… – Ça veut dire que vous dites, monsieur Bourlis, qu 'il faut aller s 'endetter pour rénover son logement. – Non, parce que oui, c 'est pas une valeur, mais le bien interpasse sa valeur. – C 'est peut -être un petit peu normal, mais j 'aimerais juste revenir sur une chose, parce que visiblement, vous ne connaissez pas le principe du dumping social et salarial qui existe, et qui existe en particulier… – Si, avec l 'immigration massive, ça marche très bien, le dumping salarial.
43:14si il n 'y a pas de bonne mesure d 'accompagnement et on laisse les gens se faire de l 'argent sur le dos des personnes qui travaillent mais ce n 'est pas le cas et c 'est ce qu 'apporte ce projet et ce qu 'apporte ce projet c 'est justement la garantie qu 'il n 'y a pas de travail au noir qui a peur du travail au noir ? c 'est justement les milieux de la construction c 'est eux qui alertent parce qu 'ils ont peur du dumping ils ont peur, typiquement un artisan qui vient de l 'autre côté de la frontière qui vient proposer une offre simplement très basse parce que justement, pas déclarée. Et c 'est vraiment ce que permettent aujourd 'hui ces déductions, ce que permettent ces déductions, c 'est de la garantie.
43:53C 'est pas juste parce qu 'on doit le déclarer, c 'est parce que vous devez présenter les factures. Donc vous devez avoir des factures pour pouvoir faire valoir ces déductions. Et c 'est pour ça que les milieux de la construction ont très peur et ils ont clairement peur d 'un frein massif aux rénovations. et on a un million de... Ainsi que d 'une accélération massive du travail pendant les deux ans qui peut avoir l 'entrée. Ok, mais on a un million de maisons qu 'il faut rénover urgentement pour des raisons climatiques, c 'est -à-dire un quart des émissions de CO2 qui ne resteront pas déductibles.
44:26Les rénovations énergétiques resteront déductibles. Mais vous êtes près de la mauvaise foi, je m 'excuse, mais c 'est de la mauvaise foi. Dans les cantons ? Les rénovations énergétiques resteront déductibles dans les cantons et le canton, l 'impôt cantonal et communal, c 'est la plus grande partie des impôts. L 'impôt fédéral direct est une toute petite partie, donc l 'essentiel des impôts resteront bénéficiaires des rénovations énergétiques dans les cantons. Je crois que ça serait évident. Ça, c 'est un point extrêmement important. Est-ce qu 'il nous dit que les déductions cantonales restent ?
44:53Non, bien sûr que non. Tout d 'abord, les déductions énergétiques sont prévues jusqu 'en 2050, à liberté des cantons. Je vous le dis aujourd 'hui, il y a plusieurs cantons qui sont ultra restrictifs. Il y a des cantons, quand vous posez un panneau solaire, qui font une réévaluation du bien immobilier. Vous voyez le problème qu 'il y a ? C 'est bien cette difficulté. Et comme les cantons vont chercher quand même de l 'argent pour compenser, et je vous remercie, vous avez admis qu 'il y avait une perte d 'environ 2 milliards, je vous remercie, vous l 'avez constaté, puisque vous avez dit que ça va améliorer le sort des gens.
45:24Et donc, les cantons vont forcément limiter, très limiter les déductions. Ça, c 'est un fait, et ça va donc tuer un peu l 'artisanat. Et moi, c 'est pour ça que je me bats. Et c 'est pour ça qu 'on doit réaménager la valeur locative, la garder, il y a des choses qu 'il faut corriger, mais la supprimer, c 'est tout un pan de l 'économie qu 'on va mettre à mal. Pour quelles raisons la FVE, la Fédération des Entrepreneurs, pourquoi Construction Suisse sont à nos côtés, pour quelles raisons ? Ils voient le danger, pas avec effet immédiat, mais sur la durée. Et puis alors, le pire, remplacer un impôt par un impôt sur les résidences secondaires.
45:56Quand on veut vraiment baisser les impôts... Venons-en, parlons de 2018, puis c 'est le sujet. Alors, il faut baisser les impôts pour eux-mêmes, mais de proposer, d 'introduire un impôt qui est hypothétique. je crois que ma collègue a raison de le relever il est hypothétique parce qu 'il sera voté canton par canton, ça va être très difficile très difficile, et il est très injuste parce qu 'il sanctionne quoi ? La maison qu 'on a, une résidence secondaire qui est des fois mal entretenue, et là, il n 'y a plus aucune déduction, la cuisinière la cuisine, la baignoire, tout ça sera plus déductible la salle de bain, le courant électrique en fait, une installation électrique c 'est environ 50 000 francs, ça c 'est pas déductible il n 'y a plus de déduction Compris, Pascal Brouilly, il nous reste un quart d 'heure J 'aimerais qu 'on parle d 'environnement, puisque c 'est le sujet caché, le troisième sujet de ce sujet alambiqué.
46:39Juste sur le point qui vient d 'être soulevé, Pauline Blanc. Évidemment qu 'en tant que libérale, je n 'aime pas supprimer un impôt pour en rajouter un autre. Mais il faut déjà quand même... Ce que je veux dire, c 'est que l 'intitulé les résidences secondaires, le nouvel impôt, on y croit, ce nouvel impôt sur les résidences secondaires, vraiment ? Non, mais justement, c 'est déjà une possibilité qui est donnée au canton. Donc, allez déjà trouver un canton qui va instaurer ce nouvel impôt. Moi, pour le moment, j 'ai entendu tout l 'inverse. Mais au moins, on donne la possibilité au canton, s 'il y a une situation fiscale qui est telle, qu 'ils peuvent instaurer ce nouvel impôt.
47:09En fait, il y a deux possibilités. C 'est soit on a le statu quo actuel, on ne bouge pas. Soit on abolit la valeur locative, on donne la possibilité au canton d 'instaurer des déductions pour les frais de rénovation énergétique. Et en parallèle, on donne la possibilité au canton d 'instaurer potentiellement un impôt sur les résidences secondaires dont les modalités seront discutées par les cantons. Eh bien moi je dis oui, on va dans cette direction, on adopte la réforme parce qu 'elle va véritablement venir en aide à la classe moyenne et que finalement ce nouvel impôt n 'est qu 'une possibilité dont les modalités ne sont pas encore connues et sont plutôt malléables.
47:41Tant de paroles à peu près égales à 11-12 minutes de la fin de cette émission. On a peu parlé de ce sujet, je vous remercie de l 'avoir regardé sur le coude, surtout vous, Isa Madzone, mais si les verts sont vent debout contre ce projet, c 'est aussi parce que le système actuel, La Suisse, c 'est compliqué, mais le système actuel est quasiment devenu un instrument de notre politique climatique et énergétique, ce qui a forcément inspiré à Jean-Marc Allen une question longue, vous vous en doutiez.
48:11Chimbo, bienvenue sur ce plateau. Bonsoir, Alex. Bonsoir à tout le monde. À nouveau taraudé ! Ben oui, oui, oui. À nouveau taraudé ! Mais vous me connaissez par cœur, Alexi, et vous savez que j 'aime la logique, j 'aime la cohérence. Et là, avec cet objet de votation, j 'ai un tout petit doute. Alors, on en a déjà un petit peu parlé, ces fameuses possibilités de déduire les frais de rénovation énergétique pour les maisons. C 'est censé disparaître, ça va disparaître sur l 'impôt fédéral direct. Pour ce qui est des cantons et des communes, le choix est laissé aux cantons et aux communes, à voir s 'ils vont les maintenir ou pas.
48:45Mais ce qui est sûr, c 'est que donc une partie, en tout cas, de ces incitations vont disparaître. Or, la Suisse a un objectif climatique. C 'est la neutralité carbone d 'ici 2050. Et les Suisses ont choisi, en tout cas ont donné une direction, un chemin à suivre pour atteindre cet objectif. C 'est le choix de l 'incitation, le chemin de l 'incitation plutôt que le chemin de la punition. Vous vous souvenez, en 2021, les Suisses ont dit non aux taxes et aux interdictions de la loi CO2. Et puis deux ans plus tard, ils ont dit oui aux mesures d 'encouragement de la loi climat avec toutes les subventions qui vont avec.
49:18Alors vous allez me dire que la valeur locative n 'a rien à voir avec la loi climat. – La valeur de Cathy n 'a rien à voir avec la loi climat. – Merci Alexis, je n 'en ai pas moins de vous, et vous avez formellement raison. Mais quand même, il y a un principe, il y a une idée là-derrière, et les Suisses ont validé ce principe, qui est celui de la carotte plutôt que celui du bâton. Or, si on supprime ces possibilités de déduire, eh bien la carotte, elle est nettement moins appétissante. Montfred Buller, est-ce qu 'on manque pas de cohérence ? – Non, pas du tout, puisque, encore une fois, et c 'est dans la brochure ici, on voit le joli tableau avec ce qui reste déductible dans les cantons, les communes, la Confédération, les déductions pour les mesures d 'énergie, d 'amélioration énergétique, restent déductibles.
49:59– Tu es remarquable que dans la colonne d 'un côté, elles disparaissent. – Oui, mais ça c 'est l 'impôt fédéral direct. – L 'impôt fédéral direct, c 'est la plus petite partie de l 'impôt, les très riches contribuables en payent beaucoup, la plupart des gens en payent très peu, voire pas du tout. Donc c 'est quelque chose qui reste dans l 'essentiel pour les cantons et les communes, déductible, et je pense qu 'on reste tout à fait dans cette cohérence, et encore une fois, je suis persuadé que les cantons qui ont eux-mêmes des objectifs d 'économie d 'énergie, vont effectivement conserver ces mesures, voire même les élargir.
50:28Et je ne doute pas que les Verts et la gauche feront pression dans les parlements cantonaux pour qu 'un maximum de rénovations énergétiques continuent d 'être déductibles, voire le soient nouvellement, si elles ne le sont pas aujourd 'hui. Donc vous allez le soutenir ? Vous, pas vous, puisque vous ne siégez pas au Parlement cantonal. Je soutiens par principe toute possibilité de déduction fiscale. Si en plus on a l 'appui des Verts pour des motifs climatiques, je m 'en réjouirai. Lisa Batson, l 'excellente question de Jean-Marc Hélène, les déductions fiscales accordées pour ça, pour les questions climatiques, protection de l 'environnement, dans quelle mesure, parce que c 'est peut -être ça la nerf de la guerre, ça va répondre à la question, dans quelle mesure c 'est, oui ou non, un élément central, sine qua non de notre stratégie climatique ?
51:10Cette déduction-là, c 'est important, c 'est un détail, c 'est beaucoup, un peu passionnément à la folie. Ça fait partie, c 'est un incitatif, ça a été dit, alors je ne parlerai pas de punition, mais il n 'y avait d 'ailleurs pas d 'interdiction, il y avait simplement des taxes. ni d 'obligation d 'assainir son bâtiment. Mais regardez, pour garantir l 'approvisionnement électrique de la Suisse, on a un énorme enjeu en hiver. Et on sait que cet enjeu en hiver, il est directement lié aux rénovations énergétiques. Et on peut réduire notre manque, ou notre possible manque hivernal, par la rénovation du parc immobilier.
51:43Et donc, c 'est un enjeu majeur pour la souveraineté et la sécurité de l 'approvisionnement de la Suisse. Et pour pouvoir y arriver, il faut que les rénovations aient lieu. Et oui, c 'est un incitatif qui joue un rôle. Alors, je doute fortement, fortement, que les cantons maintiennent des déductions avec les pertes fiscales que les cantons vont engendrer. Donc, je pense que, vraiment, on va perdre un incitatif. Et ceci, dans un contexte, on est déjà en train de biffer les subventions pour les rénovations, donc pour aider les propriétaires à rénover. C 'est déjà en train d 'être biffé au niveau fédéral.
52:16C 'est déjà beaucoup d 'avance. Rapidement, Pascal Broulis. D 'autant plus qu 'on est en train de débattre dans 26 cantons de lois climatiques, de lois énergétiques. Et c 'est clair que si la valeur locative est supprimée, c 'est tous ces points-là qui vont être discutés. D 'ailleurs, je le dis honnêtement, dans mon cantons, des gens disent que si la valeur locative est supprimée, ils lutteront contre la loi sur l 'énergie. Parce qu 'il y a un lien de cause à effet. La carotte, vous l 'avez bien résumé. On a un système qui permet, justement, qui incite, c 'est le pot de miel, que les gens se disent « Tiens, j 'ai un avantage fiscal, je vais investir, je mets mon objet au goût du jour.
52:46» C 'est ça, l 'intelligence suisse. Vous aimez bien le miel, vous parlez toujours du pot de miel. Oui, parce qu 'on attire, en quelque sorte, non pas les mouches, mais bien les abeilles. Vous avez les yeux qui s 'allument quand vous parlez de miel. Vous n 'avez pas peur, Pauline Blanc, de jeter, pendant que je remercie Jean-Marc Hélène, d 'ailleurs, dont j 'ai besoin dans mon oreillette, je le vois très bien. Excellente, comment est-ce qu 'on dit ? Excellente arrodage. Je ne sais pas si ça existe comme vous. Non, mais inventons-le. Pauline Blanc, vous n 'avez pas peur de... Vous êtes jeune. La transition énergétique et tout, ce n 'est pas un tout petit enjeu pour votre génération ?
53:19Vous n 'avez pas peur de chuter ? En tout cas, oui, c 'est possible, il est possible que, mais ce n 'est pas sûr, est-ce que vous n 'avez pas peur de jouer avec le feu, là ? Non, parce que c 'est véritablement, et vous l 'avez dit à juste titre, un gros enjeu, et ça a été dit, il y a des lois sur le climat qui sont discutées actuellement dans tous les cantons. Aucun canton peut se permettre, finalement, de supprimer cet incitatif fiscal extrêmement fort pour les rénovations à vocation énergétique. Alors oui, ce sera des pertes fiscales, Mais est-ce qu 'un jour, on peut arrêter d 'utiliser ça comme excuse pour arrêter de mettre en œuvre des réformes ?
53:50La classe moyenne actuellement, elle est en souffrance. La classe moyenne actuellement, elle n 'a pas les moyens pour rénover son bâtiment. Si on abolit la valeur locative, elle aura davantage de moyens pour rénover son logement, ce d 'autant plus si ensuite c 'est déductible fiscalement. Et puis ensuite, si l 'État a moindre recette fiscale, ça ne veut pas pour autant dire qu 'elle va devoir couper dans les prestations, elle peut aussi tout simplement se poser un jour la question de comment gérer mon budget, comment être plus efficient, est-ce que cette ligne dans le budget c 'est véritablement important, est-ce qu 'on a vraiment besoin d 'imprimer 300 fois la même brochure pour en fait la distribuer qu 'à 10 personnes et puis en fait ça c 'est des coûts absolument exorbitants.
54:27Donc je pense aussi que ça peut être bénéfique pour l 'État d 'avoir une réelle réflexion sur ces lignes budgétaires-là, sous le budget finalement global, d 'être davantage efficient. Et tout ça, pourquoi ? Pour que la classe moyenne en ressort vainqueur, parce qu 'elle payera moins d 'impôts, elle aura plus d 'argent dans son porte-monnaie. Et pour une fois, l 'État peut serrer un peu sa ceinture en faveur de la classe moyenne. C 'est les grands principes, Lisa Madone, mais pourquoi ça vous ferait ? Même PLR qui est aux manettes au niveau fédéral avec la grande argentière au niveau fédéral et qui serre la ceinture, comment ?
55:02justement, dans les prestations qui touchent directement la population. Je l 'ai dit, c 'est des transports publics plus chers, c 'est le doublement des taxes d 'études, c 'est la suppression du programme bâtiment. Vous ne défendez pas les mêmes publics. Donc, très concrètement, la suppression de l 'aide aux petits propriétaires pour rénover leurs bâtiments, ça, c 'est déjà aujourd 'hui discuté. On le combat, j 'espère qu 'on va gagner, je pense qu 'on va gagner. Mais c 'est déjà aujourd 'hui discuté. Si vous mettez des pertes fiscales supplémentaires, qu 'est-ce qui va se passer ? Ça va aller juste plus loin.
55:31ça va aller plus loin et ça va continuer ça veut dire que c 'est tout un chacun qui va payer ça et très concrètement c 'est les locataires qui aujourd 'hui déjà payent beaucoup trop pour leur logement beaucoup trop et qui vont être une fois de plus pénalisés et donc on a un impôt qui est un bon impôt qui est un impôt d 'équité sociale qui est un impôt redistributif qui est dans ce sens juste et qu 'on va abolir pour faire un cadeau à une minorité. Vous faites comment pour aider les petits propriétaires ? Les petits propriétaires qui n 'arrivent pas à financer leur rénovation énergétique. Les locataires, pardon, Pascal Broulet, c 'est vrai, les locataires, mon frère Buller, 36 % de propriétaires, ça fait quoi ?
56:1064 % de locataires, 64 % des gens qui nous regardent, on leur dit quoi ? Vous pouvez rester, vous pouvez dormir le 28 septembre, ce n 'est pas votre sujet ? Les locataires ne seront pas impactés, sauf s 'ils croient à la peur que disent-ils les opposants par les conséquences de cette votation. Donc on peut leur dire de voter sans autre. Et moi, j 'ai un point que j 'aimerais quand même relever aussi, parce qu 'on parle toujours que les plus riches profitent, etc. Mais c 'est surtout les propriétaires modestes qui vont aussi profiter de ça, et notamment ceux à la retraite. Il y a un aspect dont on n 'a pas parlé, c 'est les gens qui sont propriétaires modestes et qui touchent des prestations complémentaires.
56:47Ça existe, il y en a, je ne sais pas combien au niveau suisse, mais ce n 'est pas du tout rare. C 'est compliqué, je peux vous dire, de toucher des prestations complémentaires quand on est propriétaire. Je vous assure que ça fonctionne. J 'ai un cas que j 'ai conseillé personnellement. Je reconnais d 'autres aussi surcomptiqués. Il faut effectivement ne pas avoir une fortune immobilière de plus de 115 000 francs, ce qui est le cas quand on a une maison qui est encore relativement endettée et pas trop de valeur fiscale de l 'immeuble. Et ces gens-là, aujourd 'hui, ont moins de prestations complémentaires parce que la valeur locative compte dans leur revenu.
57:15Lorsqu 'on fait le budget pour les prestations complémentaires, ça, ça va disparaître. C 'est l 'article 11 de la loi concernée. Et ça, je pense que c 'est un véritable plus pour les propriétaires modestes qui arrivent tout juste juste à garder leur immeuble, mais qui ont besoin des prestations complémentaires. Ça, c 'est aussi un point que j 'aimerais soulever. Ça concerne surtout les régions, je dirais, périphériques où il y a des propriétaires modestes. C 'est moins le cas en ville ou sur l 'arc le Manic où les biens immobiliers sont beaucoup trop valorisés pour pouvoir entrer dans les prestations complémentaires.
57:42Pascal Brouli, sur ce point précis, et puis sur les locataires. Il y a des possibilités de remise fiscale. Ça existe et on peut vraiment aider les gens. Et je les encourage à demander, première chose. Ensuite, je rappelle juste, c 'est un projet pour la classe moyenne, la valeur locative. c 'est un incitatif à maintenir son bien dans le marché, c 'est un incitatif à le mettre aux normes du jour on revient sur l 'aspect environnemental juste au niveau des déductions si les monuments le patrimoine historique bénéficie de subventions pas de possibilité de pouvoir déduire quoi que ce soit c 'est ça le problème, les cantons vont limiter clairement et les listes vont être terribles, je sais comment ça fonctionne si vous faites une rénovation de toit, c 'est pas énergétique le toit dans son ensemble Vous l 'avez dit, la poutre, le toit, les tuiles.
58:25On a bientôt fait toute la maison. Dans le bâtiment même, et c 'est bien pour ça que la classe moyenne est concernée. Les locataires qui nous regardent, ils ont perdu leur temps ? Non, parce qu 'ils sont aussi concernés directement et indirectement. Directement comment ? Indirectement, par la charge fiscale. Parce que bien sûr, vous avez la charge fiscale. Parce que ça a été confirmé, vous l 'avez dit, je vous remercie, vous êtes transparent, 2 milliards de pertes, un impôt pour un autre impôt qui est vraiment très dommageable pour les régions de montagne, c 'est un drôle de truc. Ensuite, toute la perte des déductions, ça montre bien que ce projet est mal ficelé.
58:58C 'est un très mauvais projet. Il faut retravailler le projet, venir avec des choses qui aident les gens à bloquer la valeur locative durablement pour les cas de rigueur et travailler sur l 'énergie. Et bien, comme c 'est vous qui avez commencé, ce n 'est pas vous qui aurez le dernier mot, Pascal Bourlis, ce sera Pauline Blanc. En un mot, Pauline Blanc, vous avez 20 secondes pour dérouler. Ce n 'est pas long, 20 secondes, mais vous pouvez dérouler. S 'il fallait garder un seul argument, pour soutenir, dire oui, ce serait quoi le 28 septembre ? C 'est que cette réforme, elle va véritablement aider les petits propriétaires.
59:28Parce qu 'aujourd 'hui, les petits propriétaires n 'ont pas les moyens d 'investir pour rénover leur logement. Et ça, c 'est vraiment important de le dire. Parce que ceux aujourd 'hui qui ont les moyens de rénover, ils l 'auront toujours demain et ils seront gagnants fiscalement. Mais ceux qui n 'ont pas les moyens aujourd 'hui vont être gagnants uniquement avec cette réforme-là. Merci d 'être resté dans les 20 secondes. Je suis désolé, on commence, on termine. Je pense que toutes les opinions ont pu s 'exprimer. Merci à tous, Infrarouge, c 'est terminé, vous l 'avez compris, pour aujourd 'hui.
59:53J 'espère que ça vous aura permis d 'y voir un peu plus clair sur le grand schéma des choses, sur votre situation personnelle. Le vote, c 'est donc le 28 septembre. On se retrouve la semaine prochaine en prime time et en public. On devrait s 'emparer du sort de notre pauvre voisin français chez qui rien ne va plus. Cette France qu 'on aime autant qu 'elle nous désespère. Ça pourrait être le sujet de la semaine prochaine. Tout de suite, Doc à la une. Excellente soirée sur la RTS ou ailleurs. Bye bye.
1:00:32Sous-titrage ST' 501
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Faut-il abolir la valeur locative, cet impôt que paient les propriétaires qui habitent eux-mêmes leur maison sur un loyer "fictif", celui qu'ils encaisseraient s'ils avaient des locataires ? Depuis des décennies, les propriétaires et le camp bourgeois rêvent de voir disparaître cet impôt. Problème : le projet soumis au peuple le 28 septembre supprime dans le même geste de nombreuses possibilités de déductions fiscales. Bilan des courses : si la gauche fait bloc pour le non, la droite est plus divisée que jamais, y compris au sein des partis. "Valeur locative : l'impôt malheureux ?". c'est le débat d'Infrarouge, mercredi 3 septembre.




