Infrarouge : Surpoids, obésité: la Suisse a-t-elle un gros problème ?

8 Oct 2025 · 1 h 1 min · 29 chapters

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In short

Le podcast débat si la Suisse fait face à une “épidémie” de surpoids/obésité (chiffres: 43% des Suisses concernés, dont une douzaine obèses; chez les 5-19 ans: 17% en surpoids, 4% obèses). Il examine les causes (génétique, environnement alimentaire ultra-transformé, écrans/sédentarité, stress), les conséquences santé et sociales (risques cardio-métaboliques, cancers, stigmatisation, harcèlement), et la réponse publique (prévention jugée insuffisante, échecs de taxes, débat responsabilité individuelle vs industrie). Il aborde aussi les “médicaments miracles” type GLP-1 (Ozempic/Vegovi et dérivés), leurs promesses et leurs risques de long terme, ainsi que la tension entre “maigrir” et “s’accepter” (Body Positive).

Guests (profils)

Philippe Meillard (cardiologue, HUG), Nathalie Farpour-Lambert (pédiatre/obésité, OMS/Commission européenne), Virginie Grossa (influenceuse Body Positive), Bruno Cardozo (nutritionniste, ancien obèse, perte ~40 kg), Isabelle Moukada (journaliste/produis. 36.9, focus GLP-1).

Key claims & examples

L’obésité est une maladie chronique difficile à traiter avec rechutes; elle est associée à diabète type 2, maladies cardiovasculaires, plus de 42 cancers, et à la stigmatisation médicale (ex: pas de brassard/lits adaptés, pesées culpabilisantes). L’industrie agroalimentaire est décrite comme un moteur majeur (sucre/gras/sel, marketing, manque de transparence sur sucres ajoutés, “environnement toxique” OMS). Le Body Positive est jugé parfois “déformé”/moins visible. Exemple de témoignage: une patiente (Marie-France) rapporte nausées au début puis diminution rapide de l’appétit avec l’agoniste GLP-1 (Végovie).

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Chapters

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Understanding the Obesity Epidemic

0:06 to 1:12

Overview of obesity as a global epidemic and its significance in Switzerland

“la Suisse n 'échappe pas à ce que les scientifiques considèrent désormais comme une épidémie mondiale de surpoids et d 'obésité.”

Introduction of Guest Experts

1:12 to 2:32

Introduction of the guests who will discuss obesity and public health issues

“Professeur de cardiologie, médecin adjoint, agrégé, responsable de l 'unité d 'insuffisance cardiaque et de réadaptation cardiaque au HUG.”

Personal Experiences with Weight

2:32 to 4:27

Guests share their personal experiences and perceptions regarding weight and health

“Alors surpoids, obésité, la Suisse a-t-elle un gros problème ?”

Statistics on Obesity in Children

4:27 to 5:59

Discussion on alarming statistics surrounding childhood obesity and its implications

“Pour vous, c 'est tout le contraire, j 'ai envie de dire.”

Factors Contributing to Obesity

5:59 to 7:22

Exploration of various factors contributing to the obesity epidemic

“Sur la planète, sur 8 milliards d 'individus, 2 milliards sont trop gros, voire ultra gros.”

Economic Impact of Obesity

7:22 to 8:34

Analysis of the financial costs associated with obesity in Switzerland

“L 'OFSP vient de rétropédaler après avoir placé l 'obésité dans les priorités de ses programmes de prévention des maladies non transmissibles.”

Health Consequences of Obesity

8:34 to 14:01

Discussion on health consequences and public health responses to rising obesity rates

“Une bonne question, Christophe Sierot, Nathalie Farpour-Lambert.”

Understanding Obesity Measurements

14:01 to 15:10

Learn about different methods for measuring obesity and their implications.

“mais avoir tous les paramètres sanguins qui sont OK parce qu 'on est actif, parce que c 'est évidemment avec le temps que ça peut se péjorer.”

Stigma and Weight

15:11 to 16:12

Explore the social stigma associated with obesity and overweight individuals.

“Ça peut parfois surprendre, puisque des fois, c 'est assez restrictif.”

Personal Stories of Weight Loss

16:13 to 17:48

Hear personal experiences related to obesity, weight loss, and stigma.

“souvent le surpoids on le banalise il est normalisé dans la société alors qu 'à mon sens il ne devrait pas l 'être et la sonnette d 'alarme il faudrait la tirer probablement avant.”
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Body Positivity and Self-Acceptance

17:49 to 19:25

Discuss the importance of body positivity and self-acceptance in weight management.

“surtout de femmes grosses qui me suivent.”

Societal Impacts of Obesity

19:26 to 27:42

Examine the societal costs and implications of obesity in Switzerland.

“Isabelle Moncada, puisque vous ne quittez pas l 'antenne ce soir, on n 'est quand même pas dans 36-9, donc on ne va pas faire la liste médicale de tous les risques, les pathologies.”

Factors Contributing to Obesity

27:43 to 28:00

Identify and analyze the multifactorial causes of obesity in modern society.

La responsabilité individuelle face au poids

28:00 to 29:20

Discussion on individual responsibility regarding weight and societal perceptions.

Sondages et perceptions en Suisse

29:20 to 30:50

Exploration of surveys regarding Swiss attitudes towards personal responsibility and health.

“Qu 'est-ce que ça nous dit, ce sondage, qu 'on ne peut pas évacuer comme ça la question de la responsabilité individuelle, surtout en Suisse ?”

L'impact de l'environnement sur la santé

30:50 to 32:10

Discussion on the influence of socioeconomic factors and advertising on eating habits.

“Je veux juste dire que la raison aussi pour laquelle je pense qu 'on ne peut pas simplement dire il en est de la responsabilité individuelle, c 'est que...”

Contradictions sociétales autour du poids

32:10 to 33:30

Analysis of conflicting societal messages about body image and acceptance.

“– C 'est une belle exception en tout cas.”

Évolution des standards de beauté

33:30 to 35:10

Discussion on the changing representations of body types in fashion and media.

“Alors oui, souvent, mais moi je viens plutôt pour des conseils ce soir.”

Grossophobie dans le milieu médical

35:10 to 37:10

Examination of fatphobia in healthcare and its impact on patients seeking help.

“vont peut -être de nouveau se retrouver dans une situation de transparence ?”

Prévention et éducation à l'obésité

37:10 to 39:00

Discussion on the need for better education and prevention measures regarding obesity.

“Donc, tout le monde veut s 'occuper des gros, mais sans les accueillir dans les bonnes conditions.”

Le poids de la société sur l'individu

39:00 to 41:00

Exploration of societal pressures regarding weight and the stigma associated with it.

Discours politiques et conséquences sociales

41:00 to 42:00

Discussion on political statements regarding body image and their societal implications.

Challenges of Weight Loss and Societal Pressures

42:00 to 44:40

Explore the difficulties faced by individuals trying to lose weight and the societal stigma surrounding obesity.

“Vous êtes d 'accord, les deux, Bruno Cardozo et Virginie Grossa, là-dessus ?”

The Impact of New Medications on Weight Management

44:40 to 47:10

Discussion on the role of new medications like Végovi in weight management and their effects.

“Le game changer possible, c 'est évidemment ces nouveaux médicaments.”

Understanding the Role of Lifestyle Changes

47:10 to 51:00

Examining the importance of lifestyle changes alongside medication for effective weight loss.

“ça marche quand même de manière assez spectaculaire non seulement ça marche de manière assez spectaculaire mais en plus ça aurait, semble-t-il, des effets bénéfiques sur d 'autres pathologies.”

Ethics and Access in Obesity Treatment

51:00 to 56:01

Debating the ethical considerations and access to obesity treatment for individuals in need.

“Pour l 'instant, on a une chance de démarrer un traitement, d 'aller au bout des trois ans.”

La prévention et les défis en Suisse

56:01 to 58:08

Discussion on obesity treatments and prevention strategies in Switzerland.

“en fait, on réduit de manière très significative le risque de développer un diabète plus tard.”

Coûts des traitements médicaux

58:09 to 59:26

Exploration of the financial implications of obesity treatments and medications.

“Vous allez me dire, c 'est pas à moi, médecin, qu 'il faut dire ça.”

Conclusion des témoins

59:27 to 1:00:28

Final thoughts and advice from guests on managing obesity and weight issues.

“À l 'origine, la découverte de la molécule, ce sont souvent des start-up qui sont ensuite rachetées par des grands confrères.”
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Transcript

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0:05Générique

0:18Bonsoir tout le monde, il est 21h04 et c 'est un bonheur de vous retrouver en direct comme tous les mercredis soir sur le plateau d 'infrarouge avec ce soir un débat de société, un énorme débat de société sans mauvais jeu de mots. la Suisse n 'échappe pas à ce que les scientifiques considèrent désormais comme une épidémie mondiale de surpoids et d 'obésité. 43 % des Suisses sont trop gros ou sont obèses, on verra la différence dans l 'émission. Et je parle au masculin parce que le phénomène concerne principalement, surtout les hommes. Oui, messieurs, c 'est comme ça, même si les chiffres n 'arrêtent pas d 'augmenter pour tout le monde.

0:50Alors, est-ce que c 'est grave, ce phénomène ? Pourquoi c 'est grave ? Que faut-il faire à qui la faute ? Et puis entre les injonctions à maigrir d 'un côté et les invitations à s 'accepter de l 'autre, à quel sein se vouer quand on est un peu en surpoids ? Enfin, la pilule miracle, on en parlera en fin d 'émission. L 'injection miracle est-elle en train de changer la donne ? Cinq invités ce soir pour essayer de faire le tour du sujet. Philippe Meillard, bonsoir. Bonsoir. Merci mille fois d 'être avec nous. Professeur de cardiologie, médecin adjoint, agrégé, responsable de l 'unité d 'insuffisance cardiaque et de réadaptation cardiaque au HUG.

1:22Ça, c 'est du titre. Vous savez mieux que personne que les maladies cardiovasculaires sont les plus mortifères et que le gras, malheureusement, il prend une part croissante. Nathalie Farcour-Lambert, merci d 'être avec nous. Bonsoir. Médecin associé au HUG, spécialiste de l 'obésité tout court, de l 'obésité enfantile en votre qualité de pédiatre, experte pour l 'Organisation mondiale de la santé, pour la Commission européenne. Vous arrachez les cheveux, enfin pas tous heureusement, devant la toute puissance de l 'agroalimentaire et de l 'industrie dans ce dossier. Virginie Grossa est avec nous, bonsoir.

1:52Bonsoir. Un plaisir de vous accueillir, influenceuse et activiste de ce mouvement Body Positive dont on va parler, qui demande aux gens de s 'accepter le surpoids. Vous le dites vous-même, vous êtes tombé dedans quand vous étiez petite et vous le revendiquez avec le sourire. Bruno Cardozo est avec nous. Bonsoir. Bonsoir. Nutritionniste, ancien gros, ce sont vos mots. C 'est comme ça que vous vous définissez. Vous avez perdu vos kilos à la salle de sport. Vous aidez désormais les autres à faire de même. Et enfin, notre Madame Santé Isabelle Moukada. Bonsoir Isabelle. Bonsoir. C 'est un bonheur de vous avoir, journaliste, productrice de 36.9, comme chacun le sait.

2:24Vous êtes notamment penchée, on le verra en fin d 'émission, sur cette injection miracle, le zampi, le védovis, ces dérivés dont on parle énormément. Alors surpoids, obésité, la Suisse a-t-elle un gros problème ? Bienvenue dans Infrarouge. Virginie Grossa, je vais commencer avec vous, puisque j 'ai peut -être choqué des gens avec ma formule, en disant que vous êtes tombée dedans quand vous étiez petite. Vous, on ne peut pas vous choquer. Quand je vous ai parlé au téléphone du surpoids, on m 'a dit non, non, gros, ça va très bien, on parle de gros. vous allez même jusqu 'à dire que vous ne vous appelez pas Grossa par hasard mais oui c 'est ça donc c 'est mon nom de famille et je pense qu 'on porte ça de génération en génération c 'est vrai que dans ma famille on est tous un peu hors normes que ce soit en hauteur ou en largeur donc je pense que c 'est oui mon nom de famille c 'est un peu un héritage de tout ça mais tu l 'as dit c 'est possible à Genève il y a des fleuristes qui s 'appellent Florio de Péronfils je pense qu 'il y a un lien en effet on fait ce soir une émission sur je l 'ai dit ce que les scientifiques appellent une épidémie.

3:19Donc un problème de santé publique. Comment vous vivez ça ? Que vous acceptez de venir dans cette émission ? Comment vous le vivez ? On vous dit qu 'il y a un problème énorme. Il a triplé entre eux. C 'est ça. Je me sens un peu comme l 'ennemi à abattre ce soir, je vous avoue. Je crois qu 'on peut vous rassurer. Personne n 'a l 'intention de... C 'est bon. Donc oui, c 'est un peu spécial. C 'est vrai qu 'on parle beaucoup des gros en ce moment, notamment avec les nouveaux médicaments qui sont là. j 'ai l 'impression qu 'on cherche à nous faire maigrir à tout prix et au final pas tellement pour notre santé mais plus au final juste pour rentrer dans un moule parce que quand je vois les techniques et les solutions qui sont malheureusement proposées aux personnes grosses et très grosses aujourd 'hui je trouve ça un peu barbare et après personnellement quand on parle d 'épidémie, de maladie etc quand je vois ce que ça concerne personnellement je ne me sens pas concernée je vis très bien mon surpoids Je n 'ai pas de maladies associées à ça.

4:17Je suis très heureuse, très active, pas du tout sédentaire. Et c 'est vrai que, via mes réseaux sociaux, j 'essaye aussi de casser ce cliché autour des personnes grosses. Voilà, Bruno Cardozo. Pour vous, c 'est tout le contraire, j 'ai envie de dire. Vous, c 'est quelqu 'un qui vit parfaitement son surpoids. Vous, vous êtes plus heureux maintenant que vous avez perdu 30, 40 kilos. Moi aussi, quand j 'étais jeune, je suis tombé dans le surpoids, du coup. sauf qu 'à l 'inverse, je pense que j 'ai choisi la direction opposée qui a été celle vraiment d 'essayer de me prendre en charge, de trouver des solutions et de comprendre d 'où venait le problème.

4:51Du coup, je ne l 'ai vraiment pas accepté. Moi, ça a été l 'opposé. En quelques mots, ça a été quoi votre parcours d 'ancien gros à nouveau mince ? Nouveau balèze même. J 'ai pesé 115 kg. J 'ai pesé 115 kg et j 'ai descendu jusqu 'à 75 kg. Donc c 'est 40 kg. Après, il y a eu des poussières entre. Mais en gros, ça, ça a été mon histoire d 'ancien gros. Il y a eu ma maman qui a eu un infarctus aussi. Après, ça a été aussi un déclencheur. J 'ai compris qu 'à la maison, on avait un problème. Donc, je me suis dit qu 'il y avait vraiment un problème à la maison, qu 'il fallait faire quelque chose et qu 'il fallait, en fait, tuer le problème à la source.

5:26Pas, comme on va en parler après, les médicaments miracles. J 'ai essayé aussi. Et puis, c 'était un échec de plus pour moi. Donc, j 'ai dû me résigner à la réalité pour moi. Une résignation qui, aujourd 'hui, a l 'air de vous faire plaisir. Ça a changé ma vie. Alors de quoi est-ce qu 'on parle quand on dit que les Suisses et les humains en général sont trop gros ? Quels sont les ressorts de cette épidémie mondiale de surpoids et d 'obésité ? Comment est-ce qu 'elle nous concerne, nous les Suisses, le brief du professeur Sierra ?

5:59Sur la planète, sur 8 milliards d 'individus, 2 milliards sont trop gros, voire ultra gros. C 'est d 'autant plus inquiétant que 2025 marque un tournant. Sur cette planète, il y a désormais plus d 'enfants en surpoids ou obèses que d 'enfants en situation de sous-nutrition. Une préoccupation majeure pour l 'OMS depuis des années. Nos enfants sont notre futur. Et aujourd 'hui, ils pourraient avoir une vie plus courte que la nôtre, si on n 'agit pas. En Suisse, sur 100 individus, 43 sont en surpoids. Une douzaine est obèse. Si on zoome sur les 5-19 ans, sur 100 élèves cette fois-ci, 17 sont en surpoids, 4 souffrent déjà d 'obésité selon le dernier monitoring de promotion santé suisse.

6:48Malbouffe, sédentarité, temps d 'écran, génétique. Le surpoids est un facteur de risque pour le cœur, le diabète, les cancers, la santé mentale aussi. L 'obésité va augmenter et donc toutes les complications qui l 'accompagnent également. Le surpoids a un coût financier aussi. 8 milliards au moins de francs par an dépensés en frais directs et indirects. Maladies, pertes de productivité, absentéisme, selon les derniers chiffres de l 'Office fédéral de la santé publique qui date de 2012. Mais comment s 'organise la lutte ? L 'OFSP vient de rétropédaler après avoir placé l 'obésité dans les priorités de ses programmes de prévention des maladies non transmissibles.

7:33600 000 francs taillés dans les budgets pour l 'an prochain, les experts en surpoids remerciés. Politiquement, les cantons de Neuchâtel, Fribourg, Genève ont échoué dans leurs multiples tentatives de taxer ou limiter boissons et aliments trop gras et trop sucrés. Bernardinon, à chaque fois, parce que des géants de l 'agroalimentaire ont signé la déclaration de Milan et qu 'avec ça, ils s 'engagent à mieux faire pour la santé. Va-t-on dès lors se rabattre sur la médecine ? L 'Ozampic et ses dérivés sont-ils la solution miracle promise ? Les Suisses vont-ils se précipiter vers ces nouveaux traitements GLP1 ?

8:15Un marché qui devrait peser 120 milliards d 'ici 10 ans. Quels risques courent-ils à long terme ? Et pour finir, cette promesse est-elle une bombe à retardement pour les coûts de la santé ? Le prix fort à payer pour maigrir. Car oui, nous sommes de plus en plus gros et c 'est grave. Mais jusqu 'à quel point, docteur ? Une bonne question, Christophe Sierot, Nathalie Farpour-Lambert. Le surpoids et l 'obésité, c 'était les chiffres il y a trois semaines, ont dépassé chez les enfants et chez les ados la sous-nutrition dans le monde. chez les adultes, triplement du nombre de personnes en surpoids ou obèses en 30 ans.

8:56731 millions, je crois, il y a 30 ans, plus de 2 milliards aujourd 'hui. Est-ce que c 'est grave, docteur, vous demande, Christophe Sirot ? Je pense qu 'il faut réaliser que l 'obésité, maintenant, est considérée comme une maladie, une maladie chronique, qui est malheureusement, actuellement, encore une maladie qui a tendance qui est très difficile à traiter, Il y a une tendance à la rechute très importante quand on a des résultats qui sont satisfaisants. Et puis, c 'est une maladie qui est associée à de multiples autres maladies chroniques directement liées, entre autres, particulièrement le diabète de type 2, mais également les maladies cardiovasculaires.

9:33Plus de 42 cancers sont associés à l 'obésité. Et puis, en plus, on a d 'autres problèmes digestifs au niveau des articulations et également des maladies respiratoires. Et puis, en plus, nous savons que l 'obésité, malheureusement, les personnes atteintes d 'obésité sont souvent stigmatisées dans notre société, où tout le monde devrait être mince. Et on a comme conséquence de la dépression. Même si ça a changé, ça a varié, cette stigmatisation de la société. À l 'époque, tout le monde devrait être mince, on y revient beaucoup. On va voir tout à l 'heure qu 'on est peut -être passé par une fenêtre un peu de l 'acceptation.

10:11Non, la stigmatisation est encore très présente. elle est également présente dans les milieux de la santé, dans les services de santé. Ça allait être une bonne question. Nous faisons beaucoup de formation des professionnels de la santé sur ce sujet, parce que finalement, pourquoi est-ce qu 'on traiterait différemment une personne qui a de l 'obésité par rapport à un diabète, par rapport à des maladies cardiovasculaires, de l 'hypertension ? Mais le regard des gens est encore différent. Et moi, je vois beaucoup d 'enfants qui sont stigmatisés à l 'école, pour pouvoir harceler. Je vois du harcèlement scolaire.

10:45– Philippe Meyère, un professeur de cardiologie, dans une émission sur l 'obésité, les gens me disent pourquoi ? En fait, parce que le surpoids a d 'énormes conséquences dans votre discipline. – Très clairement, je pense que Nathalie l 'a rappelé tout à l 'heure, l 'obésité et le surpoids sont les facteurs de risque majeurs pour le diabète. Le diabète, c 'est un facteur de risque cardiovasculaire aussi. C 'est aussi un facteur de risque de l 'hypertension artérielle qui elle aussi est un facteur de risque, et puis finalement de l 'hypercholestérolémie. Donc en fait, le patient en surpoids ou obèse cumule finalement les facteurs de risque cardiovasculaire, je ne parle pas de la sédentarité aussi, et donc augmente globalement son risque.

11:26Et c 'est vrai qu 'en tant que cardiologue, moi je suis face à une grande frustration en ce moment sur le plan de la santé publique en Suisse, c 'est qu 'on déploie une énergie folle à traiter nos patients. Je pense à tous mes collègues qui font des interventions pour déboucher les coronaires 24 heures sur 24, tout le système, la logistique du système de santé, les progrès aussi de l 'industrie, évidemment l 'industrie pharmaceutique, mais aussi des stents. Il y a une énergie folle qui est déployée, mais en amont, on a l 'impression qu 'on fait peu d 'efforts sur ces facteurs de risque tels que celui du surpoids et de l 'obésité.

12:01Et donc, c 'est là où est ma frustration et j 'aimerais qu 'on puisse faire beaucoup plus pour traiter ce facteur de risque. On les salue ce soir d 'air, vos collègues cardiologues, parce qu 'ils ont débouché du monde, y compris dans cette émission. Ce qui vous inquiète le plus, je crois, va prendre des chiffres que j 'ai découverts dans une de vos présentations, Philippe Meyère, c 'est que l 'obésité, on va voir dans un instant la différence, l 'obésité et le surpoint, que l 'obésité progresse beaucoup. Il y avait en 1992, 5%, environ, ou 6 % d 'hommes obèses en Suisse, qui sont aujourd 'hui 13 ,2%.

12:34Chez les femmes, on est passé de 4 à 11%. c 'est ce surpoids extrême qui est ce qui vous inquiète le plus en tant que professionnel de santé ? La tendance, elle est clairement là, plus que dans l 'augmentation du surpoids. Là, on est quasiment dans un doublement, voire triplement des chiffres de l 'obésité, ce qui n 'est pas le cas pour le surpoids. Vous n 'allez pas y faire pour l 'envers. C 'est clair que toutes les études montrent un lien étroit entre l 'augmentation de l 'indice de masse corporelle, je rappelle que c 'est le poids divisé par la taille au carré, c 'est un indicateur de la graisse corporelle, Et puis, ce que nous savons, c 'est que plus l 'indice de masse corporelle augmente, plus les complications augmentent aussi, en particulier le diabète de type 2, mais les maladies cardiovasculaires aussi.

13:17Et puis, chez les enfants, on observe maintenant de l 'obésité, mais dans un degré beaucoup plus élevé. Moi, en plus de 30 ans de pratique de pédiatrie avec les enfants, je n 'ai jamais vu des degrés d 'obésité aussi élevés. Donc, on est vraiment dans l 'obésité sévère, déjà dès l 'âge de 5-6 ans. C 'est ce fameux indice, l 'IMC, l 'indice de masse corporelle, Isabelle Moncada, les gens savent ce que c 'est, les gens connaissent leur indice de masse corporelle, pas tellement. Il y en a beaucoup qui le calculent avec des applications, mais c 'est vrai que c 'est un indice, c 'est un indicateur qui est aujourd 'hui assez controversé, puisque c 'est vraiment la répartition des graisses, le type de graisse, il y a aussi effectivement l 'âge qui joue un rôle, parce qu 'on peut être jeune, avoir une obésité, mais avoir tous les paramètres sanguins qui sont OK parce qu 'on est actif, parce que c 'est évidemment avec le temps que ça peut se péjorer.

14:09Donc c 'est un indicateur parmi d 'autres, mais aujourd 'hui on en utilise beaucoup d 'autres, comme le tour de taille, comme... Je voulais préciser qu 'au niveau mondial, dans le cadre d 'une commission du Lancet, qui est une commission mondiale, avec qui incorporait des experts de l 'OMS, de l 'Organisation mondiale de la santé, on a affiné cette définition de l 'obésité avec l 'indice de masse corporelle. donc si l 'adulte au-dessus de 25 c 'est du surpoids et au-dessus du 30 c 'est de l 'obésité mais on a ajouté le tour de taille ou le... C 'est pas sympa ça parce que le tour de taille c 'est plus difficile.

14:44Le rapport tour de taille sur taille en hauteur et s 'il est supérieur à 0 ,5 et bien on est face à de l 'obésité abdominale et nous savons que cette obésité abdominale elle est clairement associée à d 'autres maladies chroniques comme le diabète ou les maladies cardiovasculaires. Alors, si l 'IMC vaut ce qu 'il vaut, on a décidé de vous simplifier la tâche infrarouge. Il y a un petit QR code qui va s 'afficher à l 'écran. Il vous renvoie, si vous le scannez sur le calculateur d 'IMC des HUG, et vous serez donc fixé, est-ce que vous êtes en surpoids, en poids normal, ou en obésité ? Ça peut parfois surprendre, puisque des fois, c 'est assez restrictif.

15:16On est assez rapidement en surpoids. Mais si on est très musclé aussi. Oui, c 'est vrai. Tédilinaire, son IMC, c 'est une catastrophe. Tu dois avoir 45 de... Dans ce cas-là, le tour de taille sera normal. C 'est vrai. Mais peut -être préciser aussi que chez l 'enfant, on a des courbes d 'indices de masse corporelle ou courbes de corpulence, parce qu 'évidemment, comme ils grandissent, le poids et la taille augmentent continuellement pendant la croissance. Je voulais peut -être juste faire une remarque, parce que j 'ai bien aimé que dans cette émission, vous parliez du surpoids et de l 'obésité, parce que souvent, on a tendance à se concentrer uniquement sur l 'obésité.

15:49C 'est pour ça qu 'on donne vraiment tous les outils aux gens. Je pense que c 'est important à plusieurs égards. et la première chose c 'est que tout patient qui est devenu obèse a un jour ou l 'autre été en surpoids, ça paraît être en évidence mais surtout vous avez parlé de stigmatisation Virginie en a parlé tout à l 'heure évidemment que c 'est quelque chose qu 'il faut absolument éviter, surtout en tant que médecin mais aussi en tant que société le jugement moral, mais à l 'inverse souvent le surpoids on le banalise il est normalisé dans la société alors qu 'à mon sens il ne devrait pas l 'être et la sonnette d 'alarme il faudrait la tirer probablement avant.

16:24Ça fait 16 minutes qu 'on parle Virginie Grossa et qu 'on nous parle de maladie, d 'épidémie. Ça va ? J 'écoute. Vous supportez ce discours, vous connaissez ce discours. Oui, on me le ravage tous les jours. Bien sûr, je le connais. Bruno Cardozo, vous aussi, vous avez décidé de perdre 115... J 'étais à 115, 75, 40 kilos. 40 kilos. C 'est quoi ce qui vous a motivé ? C 'est la santé dont on est en train de parler ou c 'est l 'apparence physique ? Ça a été tout. ça a aussi été la stigmatisation même quand j 'étais petit j 'étais un de ses enfants qui se faisait insulter de gros lard et du coup cette stigmatisation je serais un menteur de dire qu 'elle ne m 'a pas aidé à changer moi le fait de désolé de dire ça mais le fait de me faire insulter de me faire rabaisser et de me faire mettre à l 'écart ça a été aussi ce qui m 'a fait ça a été votre quotidien d 'enfant ça a été ma vie jusqu 'à 22 ans j 'étais obèse et du coup de mes 22 ans j 'ai 25 ans ça a été deux ans de travail dur et du coup j 'ai changé ma vie comme ça mais j 'étais quand même un de ces enfants traumatisés et cette stigmatisation là elle m 'a aidé elle m 'a aidé, le fait de me faire harceler ça vous a aidé vous ?

17:32avec du recul ça m 'a aidé vous l 'avez vécu Virginie Grossa cette stigmatisation ? vous en parlez, vous savez que c 'est le cas moi j 'ai beaucoup de chance, j 'ai pas vécu ça au contraire à l 'école j 'étais plutôt populaire grande, féminine et un peu star donc ça se passe très bien pour moi mais par contre je reçois énormément de témoignages de la part de mes abonnés parce que j 'ai une grosse communauté surtout de femmes grosses qui me suivent. – Vous les appelez mes dodues, j 'aime bien. – Mes dodues, c 'est mes petites dodues. Et donc je reçois des témoignages terribles à l 'école, mais après dans tout le parcours de leur vie, et peut -être que ça a été un déclic pour vous, mais pour beaucoup de personnes aussi, ça les détruit encore plus, ça peut créer aussi de l 'isolement, elles ne voient plus personne, elles ne vont plus à la piscine, elles s 'interdisent d 'aller dans des lieux de culture, de parler avec des gens et au final le problème n 'est plus que le surpoids mais il y a plein d 'autres traumas qui s 'ajoutent à ça même professionnellement, on a des témoignages c 'est dans tous les domaines, c 'est terrible vous avez choisi de vous épanouir sur le web, sur les réseaux sociaux qui est a priori comme ça le pire endroit du monde qu 'on imagine vous ne recevez pas des flots d 'insultes grossophobes je reçois tous les jours des insultes des critiques, des commentaires, des menaces tout ça, on va dire que J 'ai l 'habitude, malheureusement.

18:50J 'ai 37 ans aujourd 'hui. Comme je vous dis, je m 'appelle Grossa. Donc, tous les jeux de mots autour de mon nom de famille. Ça, c 'est fait depuis longtemps. Je les connais tous. Voilà, vous pouvez me sortir toutes les punchlines possibles. Je les ai déjà vues. Ne me tentez pas. Je suis capable. OK. Donc, ça ne m 'atteint absolument pas. Et tant pis, je prends ce bouclier et je prends ces insultes pour justement que mes dodus se sentent mieux et leur montrer aussi un autre chemin. moi mon message c 'est pas de dire être gros c 'est super c 'est génial mais plutôt de vivre avec le corps que vous avez aujourd 'hui, ne vous interdire rien voilà c 'est ça et le parcours de perte de poids est tout à fait compatible avec mon message aujourd 'hui mais je veux juste que les gens vivent leur meilleure vie quand je vois des mères de famille qui sont jamais à la plage avec leurs enfants ça me sert le coeur donc je leur dis porte ton bikini, sort tes bourrelets et plonge.

19:50Isabelle Moncada, puisque vous ne quittez pas l 'antenne ce soir, on n 'est quand même pas dans 36-9, donc on ne va pas faire la liste médicale de tous les risques, les pathologies. On a compris que dans beaucoup de domaines, pour les individus touchés, c 'était évidemment problématique et risqué. Pour la société aussi, c 'est un problème. On l 'a vu aussi dans le sujet de Christophe. 8 milliards en Suisse, ça a été évalué. 8 milliards de coûts, directs ou indirects, c 'est un chiffre qui date de 2012. Est-ce que la Suisse a pris, la Suisse politique, les instances, nos institutions sanitaires, etc., ont pris la mesure du problème ?

20:24Le fait que le dernier chiffre des coûts date de 2012 me semble répondre à la question. Ni la Suisse, ni le reste du monde. Si un virus faisait autant de dégâts que l 'obésité chez les enfants, tout le monde s 'exciterait, tout le monde serait sur le pied de cœur. C 'est une sorte de trahison sanitaire que de laisser les enfants entre les griffes de l 'industrie agroalimentaire. et c 'est vrai que les politiques ne veulent pas avoir ces chiffres, ne veulent pas prendre le problème à bras-le-corps. Il y a des partis politiques qui veulent même faire payer plus cher les personnes en surpoids ou obèses leurs primes d 'assurance maladie.

20:57Parce qu 'il y a une question de responsabilité individuelle dont on va parler qui est encore très présente. Donc c 'est dire à quel point on ne prend pas ni la mesure de ce qui se passe ni surtout des mesures pour prévenir. On est un des pays de l 'OCDE qui investit le moins d 'argent et de moyens et de force dans la prévention, pas seulement d 'ailleurs de l 'obésité, mais de tout, du tabac, de tous ces problèmes-là. Et c 'est vrai qu 'autrefois, les parents devaient protéger leurs enfants de prédateurs qui étaient des prédateurs qui faisaient peur, du loup. Mais aujourd 'hui, les parents doivent protéger leurs enfants de prédateurs qui sont hyper attractifs.

21:31Qui sont dans les bouteilles de soda. Mais c 'est ça qu 'ils font envie, qu 'ils ne font absolument pas peur. Au contraire, dont ils ont extrêmement envie. Et c 'est tellement dur pour les parents de survivre et d 'aider leurs enfants dans ce monde. Je vous ai vu réagir Bruno Cardozo quand j 'ai demandé si la Suisse avait pris la mesure du problème. Pour vous, non. Parce que moi, j 'ai essayé de lancer au niveau cantonal. Parce qu 'à Malte, ils ont lancé maintenant une initiative où ils financent la salle de sport pour les jeunes de 18 à 25 ans. Parce que Malte, étant le pays avec le plus haut taux d 'obésité en Europe, c 'est un pays qui n 'est pas autosuffisant, toute la nourriture est importée, donc il y a beaucoup de fast-food, etc.

22:07Et du coup, ils ont mis cette mesure-là, ils financent en partie pas tout au major. Je n 'ai pas envie de dire de bêtises entre 60 et une grande partie. Ce que font les assurances complémentaires en Suisse parfois aussi, je crois. Mais surtout, ils ont fait la promo, en fait. Ils ont fait la promo. Ça veut dire que ça sortait dans les journals, ça sortait sur Internet. Il y a un budget marketing aussi digital qui est mis et tout ça, ça compte de nos jours. Donc, on a des problèmes modernes, mais il faut aussi répondre avec des solutions modernes. Nathalie Farpour-Lambert, on aurait dû commencer avec cette question, mais pourquoi est-ce que les Suisses et l 'humanité grossissent ?

22:36Oui, il y a bien sûr plusieurs facteurs. Dans la majorité des cas, l 'obésité et le surpoids sont d 'origine multifactorielle. Il faut quand même retenir que... La génétique... La génétique, quand même, joue un rôle. On a des gènes qui peuvent nous prédisposer à prendre du poids. Ça peut quand même jouer un rôle dans 40 à 70 % des cas. Donc, il ne faut pas oublier que nous ne sommes pas égaux face au surpoids. Et puis, il y a des familles, comme vous l 'avez dit, où l 'obésité se retrouvent de génération en génération et je le retrouve aussi dans ma pratique clinique. C 'est parfois génétique, parfois culturel, parfois un peu des deux ?

23:16Alors, ce qui se passe, c 'est qu 'il y a une prédisposition génétique et puis, évidemment, si on vit dans un environnement qui a été décrit comme toxique par l 'OMS, avec en particulier une alimentation qui est ultra transformée, qui est riche en sucre, qui est riche en graisse, particulièrement graisse saturée, en sel, et puis, d 'un autre côté, on a quand même une baisse de l 'activité physique parce que les jeunes, mais aussi les adultes, passent de plus en plus de temps dans les écrans. La moyenne suisse du temps d 'écran à partir de l 'âge de 10 ans, c 'est 4 heures par jour. Et on voit quand même de plus en plus d 'adolescents qui passent 6, 8 heures par jour le week-end, voire plus.

23:52Les adultes aussi, je reconnais. Les adultes aussi. Donc, en fait, d 'une part, on a une augmentation des apports et puis de l 'autre part, on a une baisse de l 'activité physique. Donc, ça, ce sont des facteurs importants. Après, il y a les facteurs psychosociaux, le stress. On sait que, par exemple, un événement de vie, par exemple, une séparation des parents, un divorce, un décès, un accident traumatique, peut créer du stress et puis augmenter l 'apport alimentaire, parce que l 'alimentation, c 'est quelque chose qui calme, c 'est quelque chose qui va activer notre système, notre circuit de récompense cérébrale.

24:26On sait que ce qui est sucré ou gras, ou les deux, va calmer, va nous calmer, calmer l 'anxiété, améliorer le confort, le plaisir, la relaxation. Et ça, l 'industrie agroalimentaire, elle l 'a bien compris. Et puis, depuis plusieurs décennies, avant les années 2000, ils faisaient des réunions secrètes entre les grandes entreprises pour discuter de ces choses-là. Ils avaient découvert, en fait, que le sucre en particulier, à un certain seuil, apportait du plaisir. et le point de félicité. On l 'appelle l 'orgasme des papilles. Et il est déterminé pour chaque type de produit. Et ce que l 'on sait, c 'est que ce point, en fait, la tolérance au sucre, parce qu 'à un moment donné, on est écœurés par le sucre, mais chez les enfants, ce point, il est beaucoup plus élevé, ce qui explique pourquoi tous les produits pour les enfants, ils contiennent plus de sucre.

25:21Et d 'ailleurs, dans le dernier rapport, justement, de l 'Essav sur les boissons sucrées, sur la Convention de Milan, et bien on a découvert qu 'il y a beaucoup plus de sucre dans les sodas destinés aux enfants les boissons destinés aux enfants ce qui est particulièrement c 'est du piratage des organismes, on sait aussi que les émulsifiants tous ces ingrédients qu 'il y a dans l 'alimentation ultra transformée, piratent l 'organisme et le métabolisme et changent le microbiote et ça c 'est vraiment... il y a les choses qu 'on sait mais il n 'y a pas ce qu 'on ne sait pas parce qu 'à partir du moment où j 'ai vu qu 'une marque a pu filtrer de l 'eau en Suisse et qu 'elle n 'était pas filtrée, je me suis dit, j 'ai remis tout en question.

26:02C 'est -à-dire que même si c 'est écrit sur un emballage... Vous, maintenant, vous ne croyez que ce que vous voyez. Des aliments bruts. Là, on est en train de se demander... C 'est l 'ensemble des facteurs, cet espèce de réseau de facteurs pour cette explication multifactorielle, mais pourquoi facteurs de 1 à 3 ? La génétique, elle n 'a pas bougé comme ça en 30 ans ? Le stress non plus ? Pourquoi tout à coup ? Nos facteurs génétiques, ils n 'ont pas changé depuis des millions d 'années. Et puis, notre génome, il est quand même encore très similaire à celui du champ-en-sé. C 'est ça, il évolue, mais lentement.

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26:32Voilà, donc c 'est l 'environnement, en particulier l 'environnement alimentaire, qui a énormément changé. Et puis, par exemple, en Suisse, on sait que l 'industrie produit à peu près 5000 kilocalories par jour, par personne et par jour. Alors qu 'en fait, un adulte, il a besoin de 2000 à 2500, et puis les enfants, beaucoup moins. Donc, on produit beaucoup trop. et puis surtout, il y a des actions très fortes d 'un point de vue du marketing, de la publicité, de la promotion alimentaire, l 'emballage, l 'étiquetage. On a peu d 'informations quand même sur le contenu. Par exemple, en Suisse, il n 'est pas obligatoire d 'indiquer combien de sucres ajoutés il y a dans un produit.

27:11Donc c 'est très difficile de s 'y retrouver. Ça, on ne le sait pas, pardon. Voilà, ça, on ne le sait pas. Il manque de transparence. Et puis, je crois qu 'on peut vraiment dire qu 'on va à l 'encontre des droits humains, des droits de l 'enfant en particulier les enfants sont des victimes parce que dans les droits de l 'enfant de l 'UNICEF tout pays serait censé protéger les enfants, promouvoir des habitudes de vie équilibrées prévenir les maladies et soutenir la santé. On les a abandonnés on les a abandonnés à l 'industrie agroalimentaire Virginie Grossa, on est en train de faire la liste de tous les facteurs qui répondent en fait à la question pourquoi est-ce que les gens gros sont gros et environnement, l 'industrie, le stress il y a la responsabilité individuelle ou le choix personnel si je vous pose la question à vous pourquoi est-ce que vous êtes en surpoids, vous accusez la famille, l 'hérédité comme vous en avez parlé ou l 'industrie, vous dites finalement c 'est aussi moi moi je ne pense pas qu 'on choisisse d 'être gros vraiment pas et j 'ai l 'impression que c 'est un peu comme vous dites la fameuse responsabilité individuelle chaque jour on va recevoir des conseils non voulus non sollicités tu devrais mais en fait je t 'ai rien demandé ok super on reçoit ça, après moi pourquoi je suis grosse, je ne saurais pas l 'expliquer, comme je dis, moi je ressemble à mes semblables donc voilà, moi j 'ai toujours été très heureuse et épanouie dans mon corps, moi je pense le pire qui puisse m 'arriver aujourd 'hui, oui c 'est de perdre 80 kilos où je me retrouverais pas en fait dans mon corps, enfin j 'ai appris à aimer ce corps, à le célébrer au contraire aujourd 'hui il ne me restreint absolument rien, au contraire il m 'amène sur votre plateau aujourd 'hui donc c 'est plutôt un moteur chez moi plus qu 'autre chose, je ne me sens pas enfermée là-dedans et souvent dans les commentaires on dit oui mais si tu avais un bouton et tu choisissais d 'être mince, je vous assure que je ne cliquerai jamais sur ce bouton c 'est une chance oui complètement, on peut voir les chances comme ça c 'est pour ça qu 'elle est devenue influenceuse et que les gens la suivent je pose cette question de la responsabilité individuelle parce qu 'elle est dans l 'esprit des gens quand même encore assez central dans le sujet.

29:19Il y a un sondage, vous avez peut -être vu passer Isabelle, de Guy Fesberne qui a été, alors il a été mandaté par je crois le lobby des boissons sucrées, mais bon c 'est Guy Fesberne, Guy Fesberne n 'a pas trahi les résultats et qui nous disent en gros que les Suisses, cette Suisse qui a tenté quand même politiquement de telles ou telles initiatives sans succès, qu 'en fait les Suisses sont de plus en plus enclin à miser précisément sur la responsabilité individuelle dans une tradition très suisse, libérale, en disant finalement chacun est responsable de sa rose, plutôt que sur des interventions étatiques.

29:46Qu 'est-ce que ça nous dit, ce sondage, qu 'on ne peut pas évacuer comme ça la question de la responsabilité individuelle, surtout en Suisse ? Mais c 'est une illusion d 'imaginer qu 'on est totalement libre et c 'est un peu comme avec l 'industrie du tabac. Les fumeurs sont les meilleurs ambassadeurs du tabac en disant, c 'est mon choix, je ne le fais pas ce que j 'ai envie de le faire. Et c 'est pareil pour l 'alimentation. Le problème, c 'est que l 'alimentation, c 'est là tous les jours, sous les yeux. C 'est très, très difficile par la volonté de se restreindre. On sait qu 'il y a des tas de circuits qui font que notre cerveau nous pousse à garder le poids qu 'on a ou qu 'on a acquis.

30:27Et en fait, la responsabilité individuelle, elle joue un petit rôle. Mais il y a tout l 'environnement. Les enfants, ils sont soumis à la publicité en permanence. C 'est vraiment… Je pense qu 'il faut faire très attention avec ça. Question possiblement réactionnaire qu 'une partie des téléspectateurs on voudrait de ne pas poser Philippe Meilleur. Je poursuis un peu cette question-là. Je peux peut -être juste... Oui, mais je vous poserai ma question réac. Je veux juste dire que la raison aussi pour laquelle je pense qu 'on ne peut pas simplement dire il en est de la responsabilité individuelle, c 'est que...

30:58C 'est pas et, et, ou. Ça peut être et, plutôt que ou. C 'est pas forcément la responsabilité ou l 'industrie. L 'autre problématique, c 'est que si on regarde les statistiques, les patients qui... Enfin, les patients, les personnes qui sont en surpoids ou obèses font partie des couches socio -économiques défavorisées. Et ce sont donc des gens qui ont moins accès à l 'information, qui ont moins d 'énergie aussi pour réagir et ces gens-là, on ne peut pas simplement leur dire enfin, leur donner des messages aussi simples. Mais je vous disais, question réac. Et moins accès à une alimentation plus saine.

31:32Et il faudrait que ce qui est le plus sain soit le plus simple pour les familles, pour les mamans. Je vous disais, question réac, parce qu 'il y a quand même partie des gens qui nous regardent qui se souviennent de... Ma grand-mère, elle me disait fais attention à ce que tu manges, sinon tu vas grossir. C 'est vraiment responsabilité individuelle. Aujourd 'hui, on nous dit c 'est surtout l 'environnement multifactoriel. Est-ce que ça ne contribue pas, pardon, après j 'arrête avec mon obsession, à déresponsabiliser les gens ? Je ne crois pas. Je ne crois pas. Non, je pense que la grande majorité des personnes qui sont en surpoids réalisent qu 'il y a un problème.

32:09– Bon, vous allez me dire, ma voisine peut -être fait exception, c 'est vrai que… – C 'est une belle exception en tout cas. – Non mais elle ne dit pas qu 'il n 'y a pas de problème, elle dit qu 'elle est bien dans son corps. – Oui, mais je suis content de l 'entendre, bien entendu que nous… Combien de patients, moi, je vois et je suis qui sont complètement déprimés par ce problème-là, et je pense que pour avancer, ce n 'est pas la meilleure des choses, donc je suis ravi de voir que vous acceptiez ça de cette façon-là, mais je dois avouer que quand je vous entends, si j 'étais votre médecin, c 'est vrai que j 'aurais envie de vous mener peut -être vers quand même une possibilité de...

32:43Vous voyez ces conseils non sollicités ? Ils sont s 'approches. Surtilement, surtilement. Alors, il ne vous aura pas échappé qu 'on vit dans un monde à une époque assez complexe, qui aime bien les contradictions. D 'un côté, la santé publique, qui s 'inquiète, on en parle depuis maintenant une demi-heure pour la santé des gens. Et puis de l 'autre, une invitation sociétale à s 'accepter, le mouvement body positive qui est peut -être un petit peu en voie d 'essoufflement, mais en tout cas qui est là depuis un certain nombre d 'années. Alors, est-ce qu 'il n 'y aurait pas un tout petit peu des injonctions contradictoires dans cette drôle d 'époque ?

33:16C 'est la question longue ce soir du professeur Sierra. Bonsoir Christophe. Bonsoir Alexis. Quel bonheur de vous accueillir. Bonsoir. Je dis bonheur, mais quand j 'accueille quelqu 'un pour la question longue, en général, il est taraudé. Alors oui, souvent, mais moi je viens plutôt pour des conseils ce soir. enfin, c 'est pas pour moi, c 'est pour un ami. Je regardais la Fashion Week ces derniers jours et qu 'est-ce que j 'ai vu ? Vous regardez la Fashion Week ? Oui, c 'est toujours très intéressant. J 'ai vu des corps et des modèles matures qui étaient mis en avant, comme ça, sur les podiums.

33:53L 'actrice Jane Fonda, qu 'on voit ici, Hélène Mirren. Et ça, c 'est plutôt réjouissant, le côté un peu guerrière, conquérante, comme ça. Et moi, j 'en ai déduit que c 'était la mode de cette année. En revanche, on a beaucoup moins senti le côté body positive. On en parlait, ces modèles XL, XXL, super assumé. On voit ici Bette Ditto, c 'est un peu l 'incarnation de ça. Elle n 'était pas là cette année à la Fashion Week. Elle n 'est plus la bienvenue. Je ne sais pas. En tout cas, ce type de personnage, entre guillemets, était un peu des modèles qui nous montraient la variété des corps. ils prennent un peu à contre-pied la maigreur imposée par cette industrie cynique qui est le monde de la mode on a effectivement un petit peu l 'impression que ces gens là sont devenus transparents et moi j 'ai eu une petite mélodie qui m 'a tourné dans la tête comme ça je me suis dit c 'est le moment, trois petits tours trois petits tours de taille peut -être trois petits tours et puis sans bon on vous a toléré un moment, on vous a mis dans la lumière et bien maintenant rendez la lumière au mince et voilà, faites autre chose.

35:01Ça pose évidemment la question du rapport à soi-même aussi. Est-ce que dans le fond, de manière plus globale, les gens en surpoids vont peut -être de nouveau se retrouver dans une situation de transparence ? On va les considérer un peu comme avant, comme des fainéants, peut -être des gens malades, un poids même pour le système de santé. Évidemment que j 'ai une question après tout ça, elle concerne plutôt les médecins. C 'est le principe. les médecins autour du plateau. Comment ces personnes qui ont des kilos entre eux doivent se considérer, se percevoir, se regarder dans la glace ? J 'ai envie de vous poser la question à vous, docteur Meier, qui est un ancien sportif d 'élite.

35:43Un joueur olympique. Si je ne me trompe pas, avec quand même une certaine idée du culte du corps, qu 'est-ce qu 'on doit faire ? On doit maigrir, on doit s 'assumer. C 'est pour un ami. J 'adore. Je mettrai de côté ce passé de sportif avec celui de médecin, le rôle de médecin que j 'ai aujourd 'hui. Non, je pense que, surtout, ces patients qui sont en surpoids ou abèses, je pense qu 'ils ne doivent pas culpabiliser, on ne doit pas les culpabiliser, ils ne doivent pas être atteints psychologiquement. C 'est dramatique ce que vous disiez tout à l 'heure, des personnes qui ne sortent plus, qui n 'ont plus de vie, c 'est inacceptable.

36:24table. Je pense aussi, on relevait tout à l 'heure que le corps médical, parfois, est extrêmement maladroit avec ses patients. Il y a de la grossophobie, on va être très clair dans le corps médical. C 'est possible, mais on devrait... Vous vous dites... Vous êtes tapé sur la table, je vais dire ça. Oui, oui, oui, nous dites-vous. On va dire la grossophobie, mais... Si, on peut le dire, on a des témoignages qui le montrent. Il y a des témoignages terribles. Vous, vous parlez clairement de grossophobie, pas dans tout le milieu médical, mais... Il y a des trucs déjà basiques qui sont de la grossophobie, du fait qu 'on veut soigner les personnes grosses, mais il n 'y a pas de brassard de tension adapté aux personnes grosses.

36:57Il n 'y a pas de lit médicalisé pour recevoir les personnes grosses. Les balances s 'arrêtent à 120 ou 130 kilos. On nous prescrit, par exemple, je ne sais pas, la pilule, mais en fait, elle est adaptée aux personnes à 70 à 80 kilos. Donc, tout le monde veut s 'occuper des gros, mais sans les accueillir dans les bonnes conditions. Moi, j 'ai subi de la grossophobie médicale, gynécologique, où on me frappe sur le ventre en disant qu 'on ne sent pas mes ovaires ou ce genre de choses. Je ne pense pas qu 'on le fait aux personnes standards. Et je reçois tous les jours des témoignages de personnes qui ne vont peut -être pas mourir d 'obésité, mais vont mourir de négligence médicale parce qu 'elles n 'osent plus consulter des médecins.

37:37Parce que dès qu 'on arrive pour une angine, le premier truc qu 'on fait aux personnes, c 'est les peser et leur rappeler leurs conditions en disant que c 'est terrible qu 'elles pèsent ce poids-là. Je pense à beaucoup de mes abonnés qui sont tristes chez elles, qui souffrent et qui ne veulent pas consulter. Et quand elles consultent, souvent c 'est trop tard. Parce qu 'elles sont arrivées à un point de... C 'est dur pour la profession, ce qu 'on entend, Nathalie Fart-Poulambert. Je pense que c 'est très important d 'en parler. Oui, oui, oui. C 'est la raison pour laquelle, à Genève, on a mis vraiment des programmes de formation en éducation thérapeutique du patient, centré sur l 'obésité.

38:16On a changé toutes les formations médicales et paramédicales ou avant le diplôme, de manière à ce qu 'il y ait un cours sur l 'obésité et ses conséquences dans toutes les filières de santé, que ce soit médecine, pharmacie, diététique, psychologie, physiothérapie, etc., pour sensibiliser déjà les jeunes professionnels à cette problématique. Je rejoins ce que vous avez dit, c 'est qu 'il y a beaucoup de gens qui ne consultent pas à cause de l 'obésité, déjà. Donc, en fait, il y a beaucoup de choses qui sont manquées. tout ce qui devrait être fait en matière de prévention de maladies chroniques n 'est pas toujours fait, et en particulier en matière de cancer, cancer du sein par exemple cancer du côlon Ce qui est fou c 'est qu 'on fait comme si ça venait d 'arriver et qu 'on découvrait le problème alors qu 'il existe depuis très longtemps et que les personnes qui ont ces problèmes-là quand elles consultent C 'est ce qui frappe, on fait cette émission et on va parler dans quelques minutes de l 'Osampic qui est la révolution, on fait cette émission au moment où la révolution potentiellement arrive et alors qu 'on parle d 'un phénomène qui est là depuis 30 ans et qui est une sorte de tueur silencieux il y a beaucoup de tueurs silencieux en médecine je reviens à cette histoire de tension entre message d 'acceptation invitation à s 'accepter, invitation à maigrir vous l 'avez traversé ça a duré en gros, c 'est dès en 2005 le body positive, c 'est en train de mourir maintenant ça fait 20 ans vous les avez traversés, vous avez vécu comment à un moment vous vous êtes dit, tiens finalement non, c 'est chouette maintenant les gens, les gros ils sont de plus en plus acceptés non, moi c 'était l 'inverse je sentais que j 'étais lourd et que j 'étais lourd pour rien donc je me suis aussi comme vous parlez la responsabilité civile en tant que citoyen qui veut moi je crois en un monde meilleur et pour pouvoir avoir un monde meilleur j 'ai décidé de commencer par améliorer moi et la première chose que je pouvais faire à ce moment-là c 'était perdre du poids m 'éduquer aussi au niveau de l 'alimentation c 'est surtout je voulais en venir très important l 'éducation alimentaire dans nos écoles c 'est zéro presque ça progresse c 'est en train de naître dans les écoles maintenant le monde la société comme elle est en train de devenir on est de plus en plus sédentaire, il y a les écrans, il y a la malbouffe, il y a le marketing agressif et en fait on est vraiment démuni moi en tant que personne qui était en situation d 'obésité et qui savait pas par où aller je me sentais démuni Qu 'est-ce que vous auriez aimé entendre, qu 'est-ce qui vous aurait aidé quand vous étiez petit ?

40:36Je sais pas, en fait honnêtement moi je me cachais pour manger je pouvais manger deux fois, je volais des chocolats et puis je les mangeais et je suis toujours comme ça, je mange toujours des chocolats et des biscuits sauf que justement j 'ai pas envie de venir voir monsieur Meyer même s 'il est bien gentil je vous évite du travail j 'évite aussi à nos contribuables de payer pour moi, de ma santé et puis j 'essaie d 'apporter quelque chose aux autres de positif et c 'est ça mon message surtout aujourd 'hui, il faut que je vous libère Christophe mon dieu j 'espère que votre ami a eu les réponses à toutes ces questions vous nous donneraient ces nouvelles merci beaucoup merci mille fois à vous Isabelle Moncada on arrive, je vous entendrai aussi là-dessus Virginie Grossin, on arrive maintenant au terme je crois, non pas de l 'émission, Dieu merci il nous reste un peu de temps, mais de cette ère du body positive, tout le monde l 'a thématisé quand on a un sujet au 1930 qui nous dit voilà maintenant retour des maigres Christophe vient d 'en parler aux Etats-Unis, il y a ce fameux discours du nouveau secrétaire d 'Etat à la Défense ou nouveau milice de la guerre, ça s 'appelle Pete Exet qui dit je ne veux plus de gros dans mon armée, je ne veux plus de gros officiers ce retournement ce changement de discours qu 'est-ce qu 'il va avoir comme conséquence ?

41:48pas simple comme question, je l 'accorde je pense qu 'il va avoir comme conséquence de culpabiliser encore plus les personnes qui ont ce problème là, c 'est complètement irresponsable de tenir des discours pareils, et les personnes qui ont fait des régimes, qui ont essayé de perdre du poids qui ont échoué, ce sont des personnes qui ont une volonté incroyable et ces échecs c 'est tellement dur et c 'est vrai que la société est d 'une cruauté, et alors si en plus les autorités se mettent à tenir des discours comme ça, c 'est vraiment... Ça va être vraiment compliqué. Vous êtes d 'accord, les deux, Bruno Cardozo et Virginie Grossa, là-dessus ?

42:19Sur le fait que aujourd 'hui dire aux gens, bah non, je veux plus de gros, on chasse aux gros, etc. Vous, parce que vous avez des parcours extrêmement différents, vous vous assumez totalement, vous vous avez fait presque à l 'ancienne, la méthode dure, vous étiez à la salle, vous avez perdu vos kilos, finalement... Ça m 'a appris au final, parce que maintenant, je peux l 'apprendre à n 'importe qui, je peux fermer mes yeux et puis dire comment faire. Mais quand vous entendez le patron de la défense américaine dire je veux plus de gros dans l 'armée ? Je vais vous dire qu 'en Asie, les hôtesses de l 'air, si elles sont trop grosses, elles ne peuvent pas travailler aussi.

42:47Parce qu 'il y a des limites, justement, il y a des moments où... Nous, en Europe, on est encore hyper... On accepte beaucoup, mais dans de gros pays, c 'est déjà beaucoup plus carré, et puis les gens, ça fait déjà des années qu 'ils ont commencé à se mentaliser que c 'était un problème sociétal et professionnel, et même, c 'est une raison de plus, en fait, de prendre soin de soi. Est-ce qu 'on arrive à la fin de la tolérance, d 'une sorte d 'air un peu heureuse ? L 'air body positive, avant tout, c 'était un mouvement pour accepter toutes les personnes hors standard, donc pas que les personnes grosses.

43:19Après, on va dire que la mode et l 'industrie, en général, on a fait un argument marketing. Tout le monde s 'est mis à avoir quelques mannequins plus size, une fille avec du vitiligo et une autre qui manque une jambe, à un défilé parce que c 'était inclusif et c 'était tendance. Le corps des femmes aussi, aujourd 'hui, est une tendance. Donc, on a eu cette tendance body positive portée par des icônes type Ashley Graham ou Virginie Grossin ou moi-même évidemment il y a une autre Suisse, comment elle s 'appelle ? Stéphanie Zwicky qui est une amie où malheureusement on représentait les femmes avec beaucoup de poitrine beaucoup de fesses mais un ventre plat pas de capitons, pas de vergetures surtout pas de double menton donc c 'était un message aussi assez faux donc je ne pense pas que les grosses se sentaient tellement représentées par ces personnes-là.

44:11C 'était une escroquerie, cette histoire de body positive. Et aujourd 'hui, la tendance, c 'est la clean girl, c 'est l 'héroïne chic. Même nos icônes grosses, je me sens un peu seule quand je vois qu 'Adèle et Liso ont quitté l 'équipe.

44:27Ou en fait, je n 'ai pas de représentation actuellement dans les médias ou dans les défilés. Alors, il nous reste un petit quart d 'heure. C 'est un miracle qu 'on n 'en est à peu près pas parlé jusqu 'ici pour parler de ce qui est en train peut -être de tout changer dans le dossier. On a respecté votre plan. On a respecté votre plan. Vous êtes admirable. Moi, je me passe un moment délicieux. Il y en a 45, 45. Tac, c 'était écrit là. Le game changer possible, c 'est évidemment ces nouveaux médicaments. On parlait beaucoup de l 'Osampic. En Suisse, surtout le Végovi. Agonistes du GLP1. Exactement.

45:05Les analogues du GLP1. On va voir ce que c 'est. Vous vous y êtes intéressée, Isabelle. C 'est pour ça que vous en parlez avec 36.9, évidemment. Et votre rédaction, c 'était un sujet, je crois, du 31 janvier 2024. Marie-France témoignait, elle, qui avait suivi ce traitement au Végovie. Écoutez-la. En faisant les infections, j 'avais un tout petit peu au début, un peu comme la nausée, un peu comme si vous n 'êtes un petit peu pas très bien. Rien de bien grave. Mais j 'ai commencé à manger moins. et plus le dosage a augmenté, là, j 'ai commencé à remarquer. Déjà, au bout de 2-3 semaines, je me suis habituée, donc je n 'avais plus du tout ces nausées.

45:43Et j 'ai commencé très rapidement à remarquer que si je mangeais trop gras, j 'allais très rapidement aux toilettes. Que si je mangeais trop sucré, j 'avais comme le dumping syndrome, qu 'ils appellent pour le bypass, c 'est -à-dire que tout d 'un coup, on a des bouffées de chaleur. Et j 'ai commencé naturellement à manger beaucoup plus sainement aussi, parce que ça me faisait du bien. Je sentais que ça me faisait du bien. Et petit à petit, la nourriture m 'a appelée. Ce n 'est plus moi qui regarde dans le frigo. C 'est finalement des envies qui viennent, mais des envies de choses saines. J 'ai envie de tomates, j 'ai envie de salades, j 'ai envie de fruits.

46:23Donc, vous avez aussi plus de fringales aussi. Donc, c 'était un peu magique. Donc, je travaillais, j 'étais occupée. Puis, les poids, les kilos commençaient à descendre, à descendre, à descendre sans que je m 'en rende compte. Isabelle, vous vouliez préciser quelque chose ? Oui, que d 'abord ça ne fonctionne pas comme ça chez tout le monde, c 'est vraiment... Non, c 'est un témoignage. Et puis, cette témoin, elle a fait des dizaines de régimes, elle a fait vraiment le yo-yo, elle est passée de... Elle a aussi perdu 40 kilos, qu 'elle a repris... Cinq fois, je crois. Cinq fois, oui. Parce qu 'il manque l 'éducation alimentaire.

46:53Parce qu 'il manque l 'éducation alimentaire. Ces nouveaux médicaments, professeurs, qui commencent à vous concerner, vous aussi les cardiologues, je ne sais pas si vous les prescrivez déjà. Il y a un côté un peu vertigineux parce qu 'on entend toute la profession médicale qui nous dit, bah oui ça marche ça marche quand même de manière assez spectaculaire non seulement ça marche de manière assez spectaculaire mais en plus ça aurait, semble-t-il, des effets bénéfiques sur d 'autres pathologies. On est en train de découvrir ça et puis en même temps on a envie de se méfier de la pharma, on a envie de se méfier de l 'injection miracle, on a envie de se méfier de ce qui est tout neuf, donc qu 'est-ce qu 'il faut croire ?

47:26Je crois que c 'est évident que c 'est une avancée majeure ces nouveaux traitements et les molécules que l 'on voit aujourd 'hui ne sont pas les dernières. Il y a d 'autres molécules qui vont arriver, vraiment des programmes de recherche extrêmement importants qui sont en cours. Donc on n 'est pas au bout de cette thématique, de ces molécules qui finalement miment ces incrétines, ces hormones qui sont produites par l 'intestin, qui effectivement coupent l 'appétit. – En fait, c 'est des coupes fins. – Coupes fins, ça ralentit aussi la vidange gastrique, ça stimule la sécrétion d 'insuline, donc c 'est pour ça que ce sont aussi des antidiabétiques.

48:02Donc c 'est clairement une avancée. Maintenant, et comme vous l 'avez dit aussi, maintenant on constate que c 'est bénéfique aussi dans l 'insuffisance cardiaque, par exemple, qui est associée à l 'obésité, donc il y a aussi des bénéfices cardiovasculaires. Maintenant, il y a quand même des problèmes... Au-delà de la perte de poids ? Au-delà de la perte de poids. Maintenant, il y a quand même des... Il y a à peu près 15 à 20 % des patients qui arrêtent, même pendant les études. D 'habitude, les études, c 'est en général des situations relativement idéales, et même là, on a à peu près un patient sur cinq qui arrête le traitement en raison des symptômes qu 'on a entendus juste avant, ces symptômes, ces troubles gastro-intestinaux.

48:38Donc ça, c 'est le premier bémol. Puis le deuxième, c 'est que, évidemment, ces patients-là, il faut qu 'ils soient intégrés dans des programmes de prise en charge. Vous ne pouvez pas démarrer ce traitement seul, à la maison, sans aucune prise en charge. Pourquoi ? Parce qu 'au moment où vous arrêterez le traitement, vous allez inévitablement reprendre du poids. Oui, docteur Oui, puis je complèterais en disant que ce n 'est pas une injection miracle il ne suffit pas de de manger une alimentation ultra transformée puis de se faire une injection une fois par semaine il faut vraiment, pour avoir des résultats il faut vraiment déjà qu 'il y ait des changements mis en place avant d 'une part sur l 'équilibre alimentaire et puis voilà, on sait à l 'heure actuelle et les recommandations de l 'OMS sont de réduire et idéalement supprimer les produits ultra-transformés de notre alimentation, de revenir à des produits bruts et de les cuisiner.

49:32Et puis, d 'autre part, il faut augmenter l 'activité physique et puis favoriser le renforcement musculaire. Donc améliorer la fonction cardio-respiratoire, l 'endurance, mais aussi la force musculaire. Donc il faut combiner le traitement à un entraînement deux, trois fois par semaine. Et ce qui fait partie du programme de traitement et de remboursement par les caisses maladie. C 'est ça, il y a une obligation de résultat. Je crois qu 'il faut perdre beaucoup de poids. Tout à fait. Donc, si l 'indice de masse corporelle est entre 35 et 40, eh bien, il faut déjà une perte de poids qui est de 10 %.

50:11Et puis, si c 'est au-dessus, c 'est même de 12 %. Donc, c 'est vrai que les exigences, en fait, sont assez strictes. C 'est pour ça qu 'il faut mettre en place tout le programme et pas oublier le soutien psychologique. Parce que ce sont des personnes qui ont souffert de stigmatisation, qui ont pu aussi, dans leur parcours de vie, avoir des difficultés en traînant une dépression, en traînant des troubles du comportement alimentaire. Et donc, il faut vraiment les trois bases du pilier pour mettre en place la prise en charge. Et moi, je le vois aussi chez les adolescents, parce qu 'on peut le prescrire maintenant dès l 'âge de 12 ans.

50:42Il faut vraiment que tout soit en place, au niveau de la famille aussi, pour avoir des résultats. Sinon, on est en échec. Et puis, finalement, on doit rendre des comptes aux caisses maladie après quelques mois. Et si les résultats ne sont pas là, le traitement est interrompu et à l 'heure actuelle, il n 'y a plus possibilité de reprendre le traitement plus tard. Moi, j 'explique aux gens, c 'est un seul tir. Pour l 'instant, on a une chance de démarrer un traitement, d 'aller au bout des trois ans. Et puis, comme a dit Philippe Maillard, il faut que le... travailler sur le mode de vie aussi, parce que à un moment donné, on va devoir réduire et supprimer le traitement puisqu 'à l 'heure actuelle, il n 'est remboursé que pendant trois ans.

51:21Que pendant trois ans. – Alors, certains de vos confrères agonisent un maintien à long terme. – Oui, c 'est ça, c 'est comme si on disait à un diabétique, on va diminuer son insuline, puis on va arrêter. Puisque si on considère que c 'est une maladie chronique, alors pourquoi arrêter le traitement ? – Le problème, il y a des recommandations de l 'OMS qui vont sortir très prochainement, le problème, c 'est qu 'à l 'heure actuelle, on n 'a pas assez d 'évidence scientifique sur le long terme, donc on ne sait pas exactement combien de temps il faudrait prêter. – C 'est quand même des antidiabétiques qui étaient prescrits depuis très longtemps, depuis une vingtaine d 'années.

51:51Donc, on a un bout de recul, quand même, non ? Pas autant que ça. Pas avec ces substances-là. Surtout depuis que la demande a augmenté, les productions aussi... D 'accord, mais je crois que les personnes... Les analogues du GLP1, oui, ça fait presque 20 ans qu 'on le donne chez les diabétiques. Donc, on a un bout de recul, quand même, en 20 ans. Alors, vous me direz, c 'est une population diabétique et pas forcément chez des gens au surpoids. Mais bon, bref, on n 'a pas encore tout à fait le recul suffisant. Vous avez tenté le coup, je crois, Boulo-Card de Zou. Moi, j 'ai tenté Osempic. C 'était aux Mpik à l 'époque.

52:17J 'ai tenté aux Mpik et comme vous avez dit, vu qu 'à la maison, on ne mangeait pas assez bien, il y avait toujours des acides gras, trop de gras, trop de sucre, etc. en vin. Et du coup, au final aussi, il faut se poser la question, le jour où ça marchera, pour de vrai, qui va payer pour ça ? Tout le monde va courir après. Tout le monde court déjà après. Et justement, il y a d 'autres gens par derrière. J 'ai des gens de ma famille, ma grand-mère est diabétique, elle n 'a pas assez d 'Ozempik parce que les personnes en surpoids achètent tout le stock pour maigrir. et du coup, les personnes les plus démunies se retrouvent sans le médicament.

52:47Raison pour laquelle, en Suisse, l 'Olympique, c 'est fini, c 'est réservé aux diabétiques, maintenant c 'est Végovine. Alors, il est réservé aux personnes atteintes de diabète, alors que le Végovine, j 'aimerais préciser qu 'il a un dosage plus élevé pour l 'obésité, eh bien, il est spécifiquement destiné aux personnes atteintes d 'obésité, mais le Végovine ne peut être prescrit que par des spécialistes en endocrinologie, diabétologie, ou des spécialistes dans le domaine de l 'obésité, justement pour favoriser le traitement chez les personnes qui en ont le plus besoin, en particulier celles qui ont des complications.

53:16Ça vous a traversé l 'esprit, ces nouvelles solutions, Virginie Grosso ? Franchement, pas du tout. Encore une fois, moi, je ne me sens pas concernée. C 'est fait pour des personnes qui souhaitent perdre du poids, qui ne sont pas bien, qui ont des problèmes de santé, etc. Donc moi, comme je vous le disais... Vous n 'avez jamais souhaité perdre du poids ? Vous avez posé la question au téléphone. Non, je l 'ai eu fait une fois et ça n 'a été pas du tout bénéfique, on va dire. Donc, ce n 'est vraiment pas ce que je souhaite. ce que je trouve terrible, c 'est que moi, ces industries pharmaceutiques qui produisent ce médicament, par exemple, sont dans mes DM très régulièrement, sans connaître qui je suis, sans s 'intéresser vraiment aux patients.

53:58Et j 'ai l 'impression qu 'on veut faire maigrir les gros à tout prix, sans s 'intéresser à la base du problème et aux facteurs. Et vendre le produit à prix d 'or, parce que ça importe beaucoup d 'argent. Et ça coûte beaucoup d 'argent. Et l 'autre problème, c 'est que c 'est sûr que c 'est une révolution et une aide, enfin, les médecins l 'espéraient, elle se produit depuis longtemps. Mais le problème, c 'est que ça va augmenter encore le risque de stigmatisation parce qu 'on va dire aux personnes... Moi, je le reçois tous les jours en commentaire. C 'était une de mes questions. Je n 'avais pas peur de vous trouver tout à coup un peu seul.

54:28Pourquoi tu es encore grosse ? Avant, on me disait, va mettre un anneau. Après, on me disait, va faire une sleeve. Et maintenant, on me dit, va te faire injecter. Mais c 'est vrai que par rapport au bypass qui était hyper invasif. C 'est de la barbarie, littéralement. Ça concerne qui, juste, ces médicaments ? Ça concerne tous les gens qui ont envie de perdre du poids ? Ou ça concerne une population particulière ? Parce que les gens, bon, courent après, et c 'est vrai. On a tous les jours des amis, des connaissances qui disent « je suis passé à l 'Ozampie », c 'est incroyable. Ça concerne tout le monde ?

55:02Je crois que, vraiment, il faut préciser que c 'est destiné aux personnes atteintes d 'obésité, et en particulier en Suisse, les personnes qui ont déjà à un degré sévère d 'obésité. D 'accord, ça c 'est important. Si il y a un léger surpoids, il oublie. Voilà, un indice de masse corporelle supérieur à 35 ou un indice de masse corporelle plus bas, jusqu 'à 28, mais avec déjà la présence de complications. Et je crois qu 'il faut être conscient quand même que ces complications, ça induit bien sûr un coût de la santé, mais un coût pour la personne. Vous imaginez une personne qui développe un diabète, elle va devoir se traiter toute sa vie.

55:35Ça, ça coûte 2 ,3 milliards par année en coût direct et indirect en Suisse, c 'est à peu près estimé à 5 000 francs suisses par personne et par année. Alors que là, on parle de traitement qui coûte sur trois ans environ, on est à 6 000 francs, on est à peu près à 2 000 francs par an, 6 000 francs, et on sait à l 'heure actuelle, surtout si on traite les adolescents, que s 'ils reviennent dans la zone de poids normal ou de surpoids, en fait, on réduit de manière très significative le risque de développer un diabète plus tard. Et là, ça pourrait être intéressant. En fait, on fait de la prévention.

56:08Donc c 'est vrai que si on doit choisir, parce qu 'on n 'a pas assez de médicaments et que ça coûte trop cher, c 'est traiter les jeunes le plus vite possible pour éviter de développer ces complications, ou en tout cas les facteurs de risque. Et je veux juste préciser encore qu 'en Suisse, les limites qui ont été mises pour l 'indice de masse corporelle pour traiter les adolescents, elles sont plus hautes que partout au monde, plus hautes que dans l 'approbation américaine et l 'approbation européenne. Pour ne pas payer. Donc en fait, il faut un indice de masse corporelle de 32 ou 33 à 12 ans pour avoir droit à un traitement en Suisse.

56:40Et ça, c 'est un manque d 'accès aux soins et ça va l 'encontre des droits de l 'enfant. Moi, je pense qu 'il ne faut même pas aller chercher aussi loin avec des médicaments remboursés, etc. Il faut juste aller rechercher à la base. Pensez à grand-maman. Grand-maman, à l 'époque, elle ne disait « mange pas trop de sucre ». Je me revenais à ma responsabilité individuelle. Il n 'y avait que de la confiture à cette époque-là. Maintenant, on a 10 000 autres trucs. Maintenant, on a Internet, on a accès à l 'information. On sait ce qu 'il faut faire. et moi je pense que mettre dans la tête d 'un enfant qui se pique le ventre pour perdre du poids c 'est faux.

57:10C 'est un cas à part lui, pardon Bruno Cardozo ? Je suis d 'accord, il faut mettre tout ça en place et il faut travailler avec la famille et faire de l 'éducation et soutenir, guider la famille. Finalement moi je dis toujours je leur donne un cours de self-defense parce que on est dans un environnement tellement toxique et c 'est très difficile mais il faut mettre en place tout ça mais quand même moi ça fait 30 ans que je fais ça et enfin je peux proposer un traitement à mes patients qui marchent, où j 'ai des pertes de poids de 10, 15, 20 % chez les adolescents, et quand même, il faut voir la qualité de vie qu 'on leur rend.

57:42Ils peuvent bouger, enfin, et là, on peut mettre en place des programmes de sport. Vous êtes d 'accord qu 'avec le risque, avec le non-remboursement, le risque, c 'est que ceux qui ont les moyens vont pouvoir offrir ça à leurs enfants ou se l 'offrir, et puis, et pas les autres, on va retomber. Et c 'est pour ça que vous avez raison. Ça coûte rien. Il faut agir à plusieurs niveaux et il faut que les politiques prennent la mesure de cette épidémie et de sa gravité. Juste, c 'est la question des coûts, je crois que vous l 'avez amené Isabelle, mais Philippe Meyère, je crois que c 'est 143 millions aujourd 'hui, les analogues du GLP1 à charge cette année ou l 'année passée de l 'assurance obligatoire, ça augmente évidemment très très vite, ça va probablement être multiplié par 10, on va avoir peut -être une solution pour l 'obésité mais une bombe à retardement pour les coûts de la santé.

58:32Vous allez me dire, c 'est pas à moi, médecin, qu 'il faut dire ça. Du coup, il faut soigner les gens, c 'est la priorité. Certainement. Ça va peser dans les coûts de la santé. C 'est très difficile. 80 % des coûts de la santé sont doux maladies chroniques. Alors, peut -être, voilà. Il faudrait faire des analyses coût-efficacité, précisément sur ces traitements-là. Et probablement, comme le suggérait Nathalie, probablement que c 'est quand même, au final, coût-efficace. Enfin, c 'est quelque chose qu 'il faudrait analyser précisément. Néanmoins, ils sont quand même beaucoup trop chers, ces médicaments.

58:58Ils sont vendus beaucoup trop chers. parce que c 'est pas l 'industrie comme toujours la recherche a été faite avec des fonds publics et puis aujourd 'hui le coût de fabrication de ces seringues je crois que les indiens sont dans les starting blocks et que les brevets tombent dans un an ou deux pour certains d 'entre eux et que le prix va baisser il faut espérer ça pour les patients qui en ont besoin on va peut -être pas te parler trop de ce sujet mais en principe la recherche sur ce type de médicament est faite par les philompharmaceutiques qui injectent des centaines de millions La découverte des analogues.

59:30Oui, bien sûr. À l 'origine, la découverte de la molécule, ce sont souvent des start-up qui sont ensuite rachetées par des grands confrères. Je laisse 10 secondes à nos deux témoins pour conclure. Je vous dis que vous avez 10 secondes. Qu 'est-ce que vous dites aux gens qui nous regardent et qui sont aujourd 'hui concernés par le surpoids et l 'obésité ? En tout cas, j 'aimerais vous dire de ne rien lâcher, de croire en vous que c 'est simple. Buvez beaucoup d 'eau et juste dormez beaucoup parce que le stress, c 'est un grand facteur de rétention de dos et puis ça ne nous aide pas à perdre du poids.

59:58donc détendez-vous, trouvez des solutions naturelles et juste faites un déficit calorique faites un peu de sport, faites-vous accompagner demandez de l 'aide et ça ira Il avait préparé cette conclusion et vous Virginie Grossadeux, une autre conclusion ? Moi je n 'ai rien préparé mais aux personnes qui nous suivent en surpoids ou pas en tout cas qui sont touchées par les complexes je leur souhaite de réussir à casser les barrières à oser et de vivre leur meilleure vie avec ou sans perte de poids Eh bien moi ça me va très bien cette conclusion Je trouve que c 'est parfait. Merci mille fois à tous les cinq d 'avoir participé à cette émission.

1:00:29Vous l 'avez compris, c 'est terminé pour aujourd 'hui. On se retrouve la semaine prochaine, même lieu, même heure, avec un nouveau débat d 'actualité. Je ne sais pas de quoi on parlera. Ce ne sont pas les sujets qui manquent en ce moment. Tout de suite, Doc à la Une sur RTS1. Excellente soirée et à la semaine prochaine. Bye bye. Sous-titrage ST' 501

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Pas moins de 5,5 kilos pour les hommes et 4,4 kilos pour les femmes. C'est le poids qu'ont pris les Suisses en moyenne ces 30 dernières années. Résultat : 15% des enfants et des adolescents et 43% des adultes sont en excès de poids ou obèses. Alors que les études alertent sur une véritable épidémie mondiale, quelles conséquences pour la société et pour les personnes concernées ? Comment concilier acceptation de soi et injonction à maigrir ? Quel message et quels leviers pour la politique ? Et jusqu'où les nouveaux traitements changeront-ils la donne ? "Surpoids, obésité : la Suisse a-t-elle un gros problème ?" c'est le débat d'Infrarouge, mercredi 8 octobre.

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Infrarouge : Surpoids, obésité: la Suisse a-t-elle un gros problème ?Infrarouge ‐ RTS · 1 h 1 min
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