Primes maladie : où est-ce que la chatte LAMal aux pieds ?

25 Mar 2026 · 51 min · 20 chapters

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30 ans après l’entrée en vigueur de la LAMal, débat sur l’explosion des primes et sur la pertinence du catalogue des prestations (ce qui devrait être remboursé ou retiré). Propositions évoquées: surtaxe pour urgences (50 CHF), hausse de la franchise minimale (300–400 CHF), et “tailler” dans le catalogue pour freiner les coûts.

Guests (arrière-plans)

  • Ruth Dreyfus: présidente de la Confédération (en 1999), ancienne cheffe du Département fédéral de l’Intérieur (santé, 1993–2002).
  • Philippe Nantermo: conseiller national PLR (Valais), porte une ligne de réduction du catalogue.
  • Baptiste Turnier: conseiller aux États socialiste, vice-président du parti et de l’Organisation Suisse des Patients.
  • Christian Schneider: directeur suppléant à l’OFSP, en charge assurance maladie/accidents; explique l’évaluation des prestations.

Key claims

  • Nantermo: certaines prestations ne sont pas scientifiquement démontrées (homéopathie), d’autres sont des dépenses courantes (ex. proches aidants rémunérés) et le catalogue s’est “élargi” trop vite; psychothérapie et autres ajouts ont fait exploser les coûts.
  • Dreyfus: la LAMal a surtout créé l’accès et la solidarité; réduire l’accès contredit l’esprit de la loi; attention aux effets sur la classe moyenne et sur la santé mentale.
  • Schneider: le catalogue est évalué via critères efficacité/ adéquation/ économicité (Health Technology Assessment); environ 150 M CHF peuvent être retirés annuellement; exemples de réévaluations en cours (valériane, ginkgo, magnésium).
  • Turnier: il faut préserver les prestations et l’accès; le catalogue n’est pas “trop généreux” comparé à l’étranger (trous sur lunettes, ambulances, prévention, soins dentaire/“Anterre”).

Notable examples

  • Homéopathie (remboursée depuis 2009; coûts annoncés: 18 M CHF, estimation jusqu’à ~80 M).
  • Psychothérapies: passage délégation→prescription (2022) et hausse de coûts (de 350 M à >1 Md; +700 M en trois ans, ordre de +130 M/an).
  • Lunettes adultes: retirées du catalogue (2011).
  • Médicaments/produits en examen: valériane pour insomnie, ginkgo pour cognition, magnésium pour crampes.

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Chapters

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Introduction to Health Insurance Issues

0:00 to 1:34

Explores recent challenges in Swiss health insurance and rising costs.

“Ça y est, maintenant, on peut avoir une loi moderne et on peut être sûr qu 'il n 'y d 'exclu de la santé et de la médecine de qualité.”

Discussion on the LAMal System

2:00 to 4:48

Ruth Dreyfus discusses the history and current state of the LAMal system.

“vous acceptez cette maternité sulfureuse ?”

Impact of Rising Healthcare Costs

4:48 to 7:14

Analyzing how rising costs affect the Swiss population and healthcare access.

“par un certain nombre de phénomènes, comme des franchises qui font que des gens hésitent à recourir à des soins.”

Debate on Health Insurance Catalog

7:14 to 10:12

Examining the implications of a potentially overloaded health insurance catalog.

“Est-ce que le principe même vous choque ou vous inquiète ?”

The Role of Complementary Medicine

10:12 to 14:00

Discussing the integration and reimbursement of complementary medicine practices.

“Au bout d 'un moment, je pense que les gens doivent pouvoir se prendre en charge.”

Homéopathie et Coûts de la Santé

14:00 to 17:01

Discussion on the costs of homeopathy and its place in healthcare funding.

“Nantermon, l 'homéopathie, ça coûte les médicaments homéopathiques, ça coûte 18 millions par année à la Lamalle, le reste de l 'homéopathie moi j 'ai pas les chiffres, on peut pas les trouver mais peut -être M.”

Évaluation des Prestations Médicales

17:01 to 21:13

Exploration of how medical services are evaluated for reimbursement.

“Mais on va se pencher quand même sur ce catalogue et comment il marche ce catalogue.”

Impact des Psychothérapies sur le Système de Santé

21:13 to 24:15

Analysis of the financial and systemic impact of psychotherapies.

“Ça veut dire qu 'on ne va pas dépenser de l 'argent pour cette prestation, surtout une prestation qui tranche pas mal dans la société, où on a un certain nombre de la Constitution.”

Augmentation des Coûts et Perspectives

24:15 to 28:00

Discussion on rising healthcare costs and broader challenges in the system.

“De rue Dreyfus d 'abord, qui hochait effectivement...”

Growing Costs in Healthcare

28:00 to 29:48

Discussing the increasing costs associated with healthcare and the challenges of managing them.

“C 'est parce qu 'on veut donner un accès, parce que la politique nous donne le mandat d 'organiser cet accès.”
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The Importance of Mental Health

29:48 to 31:36

Highlighting the undervaluation of mental health services within the healthcare system.

“Vous avez des familles aujourd 'hui qui payent plus de primes maladie que de loyers.”

Urgency to Act on Health Insurance

31:36 to 32:34

Emphasizing the need for urgent reforms in the health insurance system to ensure affordability.

“La santé mentale serait une sorte d 'accessoire que les riches peuvent se payer, parce que ce qu 'il vient de nous dire, M.”

Inequity in Healthcare Access

32:34 to 33:56

Discussing disparities in healthcare access and the burden on different income groups.

“Natermo a dit, qui est très intéressant.”

Critique of the Current System

33:56 to 36:06

Analyzing the flaws in the current healthcare system and its impact on citizens.

“Moi, je pense à la classe moyenne qui a eu ces fameux 4000 francs d 'augmentation annuelle de prime d 'assurance maladie et ça continue à augmenter.”

Funding and Class Disparities

36:06 to 38:36

Exploring the funding mechanisms of healthcare and their effects on middle-class families.

“mais j 'aimerais quand même vous laisser réagir ce que je n 'ai pas fait tout à l 'heure.”

Universal Coverage Debate

38:36 to 41:28

Debating the viability of universal health coverage and the challenges it faces.

“on n 'arrive pas à augmenter l 'intensité de l 'aide.”

State of the Lamal Health Insurance System

42:00 to 43:45

Discussion on the current issues and challenges facing the Lamal health insurance system.

“La maladie de la Lamal, ce n 'est pas un sujet nouveau.”

Proposals for Reforming Health Insurance

43:45 to 47:10

Debate on potential reforms to the health insurance model, including mandatory and optional coverage.

“Moi, je suis d 'avis qu 'on a besoin d 'une assurance obligatoire.”

Concerns Over Health Access and Costs

47:10 to 49:28

Concerns about healthcare access, the cost of premiums, and the risk of neglecting necessary treatments.

“qu 'aujourd 'hui qu 'on dépense, on sait que pas tous les patients reçoivent au bon moment les bons soins, trop diagnostique ou mal...”

Closing Thoughts and Future Directions

49:28 to 50:31

Final reflections on health care policy and the need for ambitious reforms.

“ou alors de se saigner en matière de prime.”
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Transcript

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0:02Ça y est, maintenant, on peut avoir une loi moderne et on peut être sûr qu 'il n 'y d 'exclu de la santé et de la médecine de qualité. Les citoyens suisses, notamment les familles, sont prises à la gorge par ces augmentations de prix de maladie. Et tout le monde demande qu 'on prenne des mesures. Et la première mesure que l 'on peut prendre, c 'est de revoir le catalogue des prestations. Une visite aux urgences pourrait bientôt coûter 50 francs. Le Conseil national a approuvé tout à l 'heure le principe d 'une taxe pour chaque consultation. Une surtaxe de 50 francs pour vous dissuader d 'aller aux urgences, sauf cas grave.

0:41la franchise minimale de l 'assurance maladie qui grimperait de 300 à 400 francs. À chacun son remède, les propositions politiques fleurissent en ce mois de mars pour freiner les coûts de la santé. Et Philippe Nonthermo repart en croisade. Après la psychothérapie, le conseiller national PLR s 'attaque cette fois à l 'homéopathie et repose la question de la pertinence du catalogue de l 'assurance obligatoire des soins. Quand la Lamal prend en charge l 'acupuncture ou la médecine anthroposophique, fait-elle dans le luxe médical ? Et quand elle ne rembourse pas vos lunettes ou une rage de dents, rate-t-elle ses objectifs ?

1:2030 ans après l 'entrée en vigueur de la Lamal, faut-il juste faire de l 'ordre dans le catalogue des prestations ou alors tout remettre à plat ?

1:33Bonsoir à tous et à toutes, merci d 'être avec nous sur le plateau d 'Infrarouge en direct à 20h10. comme tous les mercredis soirs. Et bonsoir à vous, Ruth Dreyfus. Bonsoir. Merci mille fois d 'avoir accepté notre invitation. Ruth Dreyfus, première présidente de la Confédération, c 'était en 99, faut-il le rappeler, chef du DFI du département fédéral de l 'Intérieur de 93 à 2002, donc en charge de la santé. Et maire, c 'est comme ça qu 'on vous surnomme, de l 'assurance maladie, de la LAMAL. D 'abord, juste sur ce briquet, vous acceptez cette maternité sulfureuse ? D 'abord, elle n 'est pas sulfureuse, Elle est bonne, mais je dis toujours que c 'est un bébé que j 'ai adopté.

2:12Parce qu 'il avait été conçu par… Parce qu 'il a été conçu par… Enfin, il a été présenté au Parlement par M. Coty, mon prédécesseur. Mais il est vrai qu 'il a été réalisé sur la base d 'une commission qui regroupait au fond toutes sortes de partenaires du système de la santé. Présidé par Autoshore. Présidé par Autoshore, et qui contenait à la fois des représentants de tous les partis, en particulier de l 'Union syndicale suisse. Donc c 'est eux qui ont élaboré un compromis qui a été repris par le Conseil fédéral, avant mon arrivée, à une exception près. L 'exception, c 'est que la Commission proposait que l 'on mette dans la loi une limite à 8 % des primes pour les ménages.

2:57Et le Conseil fédéral a mis cette vague intention dans le message. C 'est écrit dans le message. Il aimerait bien que ça soit comme ça, mais il a refusé de le mettre dans la loi. On en reparlera parce que 30 ans après, la limitation à 8 ou 10 % est au cœur de l 'actualité. On va parler de ce qu 'est devenue cette lamalle 30 ans plus tard. On va le faire avec les invités qui sont pour l 'instant dans l 'ombre et qui vont nous rejoindre. Comment est-ce que vous la trouvez ? Est-ce que vous la trouvez en forme, j 'ai dit sulfureuse, parce que cette assurance, elle fait quand même tousser pas mal de monde.

3:29La lamalle pour beaucoup de monde, c 'est les primes. les primes, elles étranglent. Est-ce que la lamelle est en forme, Ruth Dreyfus ? Elle fait tousser, mais elle soigne aussi ceux qui ont des accès de toux et qui ont la tuberculose ou d 'autres maladies pulmonaires. Écoutez, elle a réalisé certains de ses objectifs intégralement. Elle n 'a pas réalisé tous ses objectifs et je crois qu 'il faut les rappeler. D 'abord, elle a permis de sortir d 'une crise, je ne vais pas entrer dans les détails, mais qui amenait quasiment à la faillite des assurances, des caisses. et qui surtout laissait sur le carreau des centaines de milliers de gens.

4:07Parce que crise économique, il y a toutes sortes de raisons qui faisaient que des gens n 'étaient plus assurés, alors qu 'on avait avant un taux d 'assurance relativement élevé. Qu 'est-ce qu 'elle voulait faire ? Elle voulait créer d 'abord un accès aux soins, on en parlera abondamment pendant cette émission, un accès à tous, à des soins de qualité. mais surtout elle voulait établir une solidarité entre les personnes malades et les personnes bien portantes, entre jeunes et vieux, entre hommes et femmes, puisqu 'il y avait encore une différence légale de cotisation entre les hommes et les femmes.

4:43Je dirais que ça s 'est réalisé largement. On parlera peut -être du fait que l 'accès à la santé est actuellement peut -être mis à mal par un certain nombre de phénomènes, comme des franchises qui font que des gens hésitent à recourir à des soins. Est-ce qu 'elle avait pour but de réduire les coûts de la santé ? En fait, ce n 'est pas vraiment un but qui est indiqué à l 'origine. Il faut bien se rendre compte que l 'assurance maladie, c 'est le système de paiement d 'un système de soins. Et la question qu 'on devra se poser, c 'est quelles sont les choses qui ne fonctionnent pas du côté du système des soins ?

5:22– Et pas seulement du côté de l 'assurance maladie. Mais il est clair qu 'avec l 'augmentation des coûts, dont on pourra aussi parler, qu 'il y a des raisons bonnes et mauvaises, si l 'on peut dire, ces primes sont devenues quasi insupportables. Et effectivement, le système de subvention n 'a pas suivi pour permettre cette… – Alors je reviens là-dessus, parce que vous, ce n 'est pas par hasard que vous aimez rappeler cette idée qu 'avait le Conseil fédéral il y a 30 ans en disant « On aimerait que la prime ne dépasse pas 8 % du revenu familial ». Il va plus loin. Il l 'écrit, il dit « Ce qui supposerait que nous subventionnions un tiers de la population suisse ».

6:03Aujourd 'hui, on a un quart de la population suisse. Ça veut dire qu 'on n 'aurait pas compris depuis 30 ans qu 'en fait, l 'alamale, c 'est un système déficitaire par design qui est fait pour être soutenu par le subside. L 'un ne va pas sans l 'autre, depuis le début. Mais ce n 'est pas parce qu 'il est déficitaire, c 'est parce que la solidarité qui manque dans le système est une réelle solidarité en fonction de la capacité financière économique des ménages. Et on a un système aujourd 'hui où les plus pauvres sont largement pris en charge par les subsides, lorsque ce n 'est pas par l 'aide publique, d 'autres...

6:43L 'aide sociale. L 'aide sociale. Et puis, on a une catégorie de personnes qui pourraient se payer des primes beaucoup plus élevées et qui le feraient dans d 'autres pays. Ceux qui souffrent, c 'est la classe moyenne. Qui ne sont pas aidés. Qui gagne trop pour avoir des subsides et pas assez pour que ces primes soient supportables. Alors, pour soulager, je vais rallumer la lumière dans deux secondes, pour soulager notamment cette classe moyenne. Certains s 'attaquent au catalogue aujourd 'hui des prestations. C 'est ce dont on va parler. en estimant qu 'il est trop fourni. Est-ce que le principe même vous choque ou vous inquiète ?

7:19On va rentrer dans le détail, mais juste sur le principe. Le fait qu 'on se pose la question vous dérange ? Non, c 'est inhérent au système, puisque le système est là pour dire quelles sont les prestations qui sont soumises. Mais qu 'aujourd 'hui, on veut faire entrer la démocratie là-dedans, en disant qu 'on va vraiment volontairement… Non, ce n 'est pas de la démocratie. L 'idée de réduire l 'accès aux soins est une idée qui est absolument contraire à ce qu 'est l 'idée de la Malle, ce qui ne signifie pas que l 'on ne doit pas étudier si ces prestations sont utiles, si elles sont économiques, si elles ne pourraient pas être faites d 'une façon moins coûteuse.

7:57Eh bien, merci d 'avoir répondu à mes quelques questions. Il est temps vraiment d 'accueillir nos invités qui ont eu l 'immense gentillesse de patienter jusqu 'ici, dans l 'ombre. On ne voulait pas, rue Dreyfus quand même, qu 'on recevait ce soir. Je vous les présente. Philippe Nantermo est forcément avec vous. On parle de vous. Vous êtes là, conseiller national valaisan. Je dis forcément parce que vous incarnez à vous tout seul quasiment aujourd 'hui la fronde contre l 'assurance maladie sous sa forme actuelle. C 'est juste ? Presque juste ? Je dirais pas tout seul, mais d 'une certaine manière, j 'ai un certain nombre de propositions.

8:23Qui vont dans ce sens-là. Baptiste Turnier est en face de vous. Bonsoir Baptiste Turnier. Bonsoir. Conseiller aux États socialistes, vice-président du parti, puis je crois vice-président aussi de l 'Organisation Suisse des Patients, qui défend donc les prestations. Merci d 'être avec nous Baptiste Turnier. Et Christian Schneider, merci mille fois d 'être avec nous. Bonsoir. Directeur suppléant de l 'OFSP, un homme rare sur les plateaux de télévision. On a de la chance ce soir. Ça tombe bien, puisque à l 'OFSP, vous êtes en charge de quoi ? De l 'assurance maladie et accidents. Philippe Nantermo, je commence par vous.

8:51Vous n 'avez pas l 'habitude de tergiverser énormément quand vous avez une conviction à exprimer. En l 'occurrence, vous ne le faites pas. Pour vous, le catalogue est trop fourni et il faut tailler dedans, dans les grandes largeurs. C 'est ça l 'idée ? En gros, madame Dreyfus l 'a dit, les primes sont hors de contrôle pour une grande partie de la population. Une famille avec deux enfants a vu ses primes augmenter annuellement de 4000 francs entre 2022 et 2026. Si vous prenez les primes les plus basses, c 'est insupportable. C 'est presque deux fois la franchise maximale qu 'on paye en plus chaque année.

9:20Vous ne pouvez pas demander ça à des gens qui reçoivent en général quasiment pas de prestations et qui se trouvent à payer ça en plus chaque année. Donc, il faut trouver des solutions. Alors, on a parlé des solutions par le tarif, par le prix des médicaments, par le volume de prestations. Et je pense que le catalogue, ça en fait partie. et dans le catalogue à mon avis il y a trois questions qui se posent, d 'abord il y a des prestations qui sont scientifiquement pas démontrées, c 'est le cas de l 'homéopathie ça n 'a rien à faire dans le catalogue de prestations de la même manière qu 'on ne rembourse pas les voyages à Lourdes, on ne doit pas rembourser l 'homéopathie Les homéopathes médecins qui nous regardent apprécieront qui viennent avec une étude qui viennent avec une étude démontrant l 'efficacité de l 'homéopathie on est à peu près le dernier pays au monde à rembourser l 'homéopathie par l 'assurance de base Deuxièmement, je pense qu 'il y a un certain nombre de prestations qui sont des dépenses courantes pour les ménages.

10:06Et ça ne sert à rien d 'augmenter de 4 000 francs les primes pour des dépenses qui représentent 500, 600, 1000 francs. Au bout d 'un moment, je pense que les gens doivent pouvoir se prendre en charge. On a besoin d 'une assurance qui couvre les grands risques. On en parlera probablement tout à l 'heure. Et puis, troisièmement, on a élargi le catalogue ces dernières années avec des prestations, à mon avis, qui n 'y ont pas leur place. Je pense à un exemple. On rémunère maintenant dans le système les proches aidants. Des gens sont payés pour s 'occuper de leurs conjoints. Et ça, ça me choque parce que c 'est contraire à l 'esprit des institutions suisses, du code civil, c 'est contraire même à la la malle.

10:35Moi, je ne trouve pas normal que quelqu 'un reçoive de l 'argent de l 'assurance maladie pour prendre soin de son conjoint, demain de ses parents et après-demain de ses enfants. Et tout ça, en fait, ça montre qu 'on a une dérive dans le système de santé qui fait que chaque année, en ce moment, on a un milliard de dépenses supplémentaires dans l 'assurance de base et il ne faut pas se leurrer, c 'est pour ça qu 'au mois de septembre, chaque année, on a une augmentation des primes qui est en train de prendre à la gorge la classe moyenne. Avant même de parler d 'homéopathie ou de psychothérapie ou d 'anthroposophie ou de quoi que ce soit, d 'une prestation et d 'une autre, Baptiste Turnier, est-ce qu 'il est complètement absurde, face à la réalité, pour la classe moyenne notamment, de l 'explosion des primes ?

11:08Est-ce qu 'il est absurde de se poser la question du catalogue ? De se dire, si ça coûte trop cher, on va rembourser moins de choses ? Non, ce n 'est pas absurde, c 'est nécessaire de se poser systématiquement la question du catalogue. Christian Schaller nous dira dans une seconde qu 'il le fait. C 'est là où je voulais en venir. On le fait aujourd 'hui. Il n 'y a pas une prestation qui est acceptée comme ça. Il y a quand même une procédure très rigoureuse, que M. Schleder connaît beaucoup mieux que moi pour accepter ou pas une prestation. Et moi, ce qui me dérange aujourd 'hui, et le résumé de votre émission est exactement ce qui me dérange, c 'est que M.

11:41Nantermo et les siens ont instillé dans la tête des gens que le catalogue de la Lamalle serait particulièrement généreux. Si on regarde un peu objectivement par rapport à nos voisins, etc., il faut dire quoi ? C 'est que notre catalogue n 'est pas très généreux, il a des gros trous. Il y a des choses qui manquent et qui sont importantes. Il y a les soins d 'Anterre. Il y a les lunettes, il y a évidemment aussi les ambulances, il y a la prévention. Toutes ces choses-là ne sont pas couvertes ou mal couvertes par le système suisse, alors qu 'il s 'est beaucoup mieux couvert par d 'autres assurances.

12:11Et puis M. Nantermo a raison. M. Nantermo, je vais quand même dire qu 'il a une raison sur une chose. Si on fait une comparaison, encore une fois, si on est un peu objectif, il y a une chose qu 'on couvre beaucoup mieux que les autres pays, c 'est effectivement les médecines complémentaires, les médecines alternatives. Mais moi, je suis un démocrate. Et pourquoi je dis ça ? Le peuple suisse a voté. Le peuple suisse a voté en mai 2009. Il a dit, par 67 % de la population, nous voulons que la lamalle couvre ses médecines complémentaires. Et j 'ai envie de dire, mais en provocation à M. Nantermeau, si le peuple suisse, demain, décide que la lamalle doit rembourser les voyages à Lourdes, eh bien la lamalle remboursera les voyages à Lourdes.

12:49Ça s 'appelle vivre dans une démocratie, M. Nantermeau. Il y a quand même, l 'article 118A de la Constitution, avant d 'entendre Christian Schenner, Il a mis les médecines complémentaires dans la Constitution, le peuple. Oui, mais à l 'époque, justement, le projet prévoyait de soumettre les médecines complémentaires à un certain nombre de critères rigoureux. Et justement, les médecines dont on parle ici, l 'homéopathie, la médecine anthroposophique, ne répondent pas à ces critères. Le Conseil fédéral, d 'ailleurs, quand on lui pose la question, ses cartes de ces critères parlent d 'un principe de confiance complètement fumeux.

13:16Alors, d 'autres médecines complémentaires, comme la phytothérapie, qui fait partie de ces cinq médecines complémentaires, répondent à ces critères. Et je crois qu 'on doit être clair. Le peuple suisse n 'a pas dit qu 'il voulait mettre de la sorcellerie dans la constitution et dans le catalogue de la Lamal. Et quand bien même c 'est de la médecine complémentaire, on doit avoir une certaine rigueur. Il y a des centaines de médecines complémentaires, des médecines énergétiques et des choses comme ça. Et je pense qu 'à un moment donné, on doit résister au lobby très fort, par exemple de l 'homéopathie, derrière lequel il y a des laboratoires multimillionnaires français qui demandent des remboursements spécifiques là-dessus.

13:46Et on doit appliquer la même rigueur vis -à-vis de l 'homéopathie qu 'on l 'applique vis -à-vis des autres médecines complémentaires. En fait, vous êtes d 'accord au fond de vous sur l 'homéopathie, j 'ai l 'impression. Si, alors c 'est ce que j 'allais dire, je ne suis pas un grand défenseur de l 'homéopathie, mais si vous me permettez, M. Nantermon, encore une fois, il y a un article constitutionnel, si vous reprenez la campagne, l 'homéopathie faisait partie intégrante de la campagne, donc les gens ont voté en connaissance de cause sur l 'homéopathie, ça ne veut pas dire qu 'on ne peut pas revoiter aujourd 'hui, mais par contre, moi, c 'est un miroir aux alouettes, et vous le savez, M.

14:17Nantermon, l 'homéopathie, ça coûte les médicaments homéopathiques, ça coûte 18 millions par année à la Lamalle, le reste de l 'homéopathie moi j 'ai pas les chiffres, on peut pas les trouver mais peut -être M. Schneider les a, mais on estime en gros que c 'est 80 millions c 'est moins que la publicité que les assureurs maladie font pour une assurance obligatoire. 80 millions pour les médecines complémentaires. Et 130 millions pour la publicité. Christian Schneider, on va rentrer dans le détail comment est-ce qu 'on évalue l 'homéopathie, l 'anthroposophie etc. Mais sur l 'absurdité, je vous donne la parole dans une seconde, on n 'a pas encore entendu Christian Schneider Est-ce que c 'est absurde la question qu 'on se pose ce soir, la pertinence de rembourser ceci ou cela, ces propositions qui viennent, elles n 'ont pas un peu de sens ?

14:55Alors, elle a toujours sens parce que c 'est le travail que nous on fait, parce qu 'on a par la loi le mandat de regarder sur l 'efficacité, sur l 'adéquation, sur l 'économicité d 'une prestation régulièrement, on regarde régulièrement, est-ce que ces prestations ont satisfait encore tous ces critères et puis s 'ils ne font pas on les enlève et avec ceci on fait des économies en guillemets respectueusement on sort à peu près 150 millions de francs par an du catalogue des prestations, oui. Donc ça ça existe, Rudrey, je voulais prendre la parole. Peut -être juste sur l 'homéopathie parce que l 'histoire est intéressante quand même.

15:38Moi j 'ai commencé un projet de recherche sur l 'homéopathie de façon à pouvoir effectivement faire l 'analyse de ce qu 'elle apporte et de ce qu 'elle n 'apporte pas. Mon successeur a cessé cette recherche, l 'a abrutement terminée en disant que ça ne l 'intéressait pas. Le résultat, ça a été l 'initiative et l 'initiative apportée essentiellement… Ça c 'est pour M. Couchepin s 'il nous regarde, c 'est ça ? C 'était M. Couchepin votre successeur, non ? Et du coup, j 'entends ce qui était une guerre de religion avant que j 'ai essayé de calmer par une recherche scientifique est redevenue une guerre de religion.

16:14Et cette guerre de religion, elle a été tranchée en faveur de l 'homéopathie. Maintenant, j 'aimerais juste dire, je n 'aimerais pas qu 'on condamne ici les médecins qui pratiquent l 'homéopathie, parce qu 'en dehors du fait que, effectivement, je ne crois pas non plus aux gélules et aux traitements et aux théories un peu absconces dans ce domaine, je suis persuadée que ces médecins font un excellent travail, parce qu 'ils prennent en charge les patients d 'une façon beaucoup plus globale, comme personnes avec toutes les raisons qu 'elles peuvent avoir de se sentir mal et d 'être malades. Et donc j 'aimerais que ces médecins soient reconnus d 'un côté, j 'entends qu 'ils le sont puisqu 'ils sont médecins, mais qu 'ils soient aussi reconnus financièrement pour éventuellement des consultations plus longues et plus systématiques que celles qui sont faites par d 'autres médecins.

17:04Alors, on ne va pas faire le travail de l 'OFSP ce soir et puis prendre l 'homéopathie, puis l 'anthroposophie, puis la médecine chinoise, puis l 'acupuncture pour savoir si oui ou non c 'est digne de figurer dans le catalogue. Mais on va se pencher quand même sur ce catalogue et comment il marche ce catalogue. Qu 'est-ce qu 'il y a dedans, dans le catalogue des prestations de la Malle ? Qu 'est-ce qu 'il n 'y a pas ? Comment on y entre ? Comment on y sort ? Focus d 'abord de Christophe Sirot pour y voir clair.

17:30Une vilaine tout et l 'assurance de base prend tout en charge. Mais bloquez-vous le dos et l 'ostéopathe, c 'est pour votre poche. Que rembourse exactement la lamale ? Comment entrer dans son fameux catalogue ? Grand principe, il faut répondre à ces trois critères. Efficacité, adéquation, économicité, le juste prix. L 'assurance de base couvre les soins essentiels en cas de maladie, maternité, accident. Ça inclut consultation, hospitalisation, division commune, physiothérapie, analyse et bien sûr, les médicaments. Depuis 2009 et un vote populaire, 5 médecines douces ont fait leur entrée au catalogue au fil des années.

18:12Médecine anthroposophique, médecine chinoise, homéopathie, phytothérapie, acupuncture. Mais pour être remboursé, il faut consulter un médecin spécialisé et certifié. Pour les médicaments même logique, rappelez-vous, efficacité, adéquation, économicité. Tout commence lorsqu 'un labo propose un produit à Swissmedic. Produit analysé pour voir s 'il réunit les critères nécessaires pour être vendu. Si oui, les experts de l 'Office fédéral de la santé publique examinent l 'aspect efficacité-coût, négocient les prix au besoin et décident de l 'inscription du médicament sur la liste des spécialités remboursées.

18:49Et ça prend des mois. Médicaments, prestations, le catalogue Lamal fait l 'objet d 'une réévaluation périodique. On y entre et on en sort. Ce fut le cas en 2011 des lunettes pour adultes. Elles n 'y figurent plus, voire nettes depuis. C 'est entièrement pour notre poche.

19:10Un tout petit peu de technique, mais pas trop, Christian, je vais dire avec vous. Comment ça ? En fait, le catalogue, est-ce que vous êtes d 'accord de dire que le catalogue des prestations, ce n 'est pas un catalogue, c 'est un anti-catalogue ? C 'est -à-dire qu 'il n 'est pas exhaustif. On définit ce qui ne doit pas figurer dans le catalogue. Comment vous fonctionnez ? Il se fait comment ce travail d 'évaluation ? Alors, c 'est une liste positive. Ça veut dire que nous avons un mandat des politiciens qui disent, voilà, nous, on veut que telle et telle prestation soit prise en charge par la LAMAL.

19:36Et puis, dans ce mandat, on a une marge de manœuvre de vraiment voir ce que la politique veut nous dire exactement, de où est le point A et le point B. Et là-dedans, on va faire finalement une étude sur ces trois critères. C 'est ce qu 'ils appellent en anglais un Health Technology Assessment. Alors, exactement, on fait un Health Technology Assessment. Un examen de l 'efficacité des soins, c 'est ça ? Qui regarde tout, effectivement, ces trois critères, il doit répondre finalement à ces trois critères. En fait, ce n 'est pas une idée suisse, c 'est une idée internationale. On travaille ensemble avec d 'autres agences et des entreprises qui font ça.

20:19C 'est une vraie recherche et sur cette base-là, nous pouvons faire une recommandation finalement au Conseil fédéral pour que c 'est accepté et pris dans la liste avec un prix aussi. Et puis ça se fait comme ça. Mais tout commence toujours avec un mandat du Parlement qui a décidé de rembourser quelque chose dans cette catalogue. Sur le rythme, combien de temps ça prend entre le moment où on a un doute sur l 'efficacité d 'un traitement et le moment où on le retire du catalogue ? On essaie de faire tous les trois ans. Par exemple, chez les médicaments, ça fonctionne très bien, c 'est tout une question de travail qu 'on a, mais c 'est régulièrement revu.

20:58Et puis parfois, naturellement aussi, quand on regarde dans l 'international, parce qu 'on ne doit pas faire une étude suisse, parce qu 'on parle par exemple d 'homéopathie, on sait qu 'il n 'y a pas d 'épreuve supplémentaire par rapport à ce qu 'on a mis dans le catalogue. Ça veut dire qu 'on ne va pas dépenser de l 'argent pour cette prestation, surtout une prestation qui tranche pas mal dans la société, où on a un certain nombre de la Constitution. Vous nous dites qu 'on peut économiser 150 millions par année en sortant des choses du catalogue. On est allé voir un peu, par exemple, ce qu 'il y a aujourd 'hui en cours d 'examen.

21:34Alors, c 'est un peu détaillé, mais je vois qu 'on s 'interroge sur la valériane pour traiter l 'insomnie, sur le ginkgo pour les problèmes cognitifs, sur le magnésium pour les crampes. on ne va pas gratter des milliards avec le ginkgo, la valériane et c 'était quoi le troisième, je ne sais plus, la magnésium. Oui, tout à fait d 'accord, mais on a des milliers de médicaments dans la liste, la liste des spécialités. Ça veut dire, et puis tout le monde s 'offuse toujours qu 'on a un trop grand office. Je veux dire, si vous venez une fois là-dedans, vous voyez tout ce qui doit être fait régulièrement, parce que dès qu 'on a mis une réglementation en place, on doit la contrôler.

22:13C 'est toujours pareil à l 'État, on règle et puis on contrôle. Et ça, là, on a des contrôles réguliers et puis oui, on doit se poser des questions. Et puis parfois, on trouve quand même des choses, on dit, oui, on a bien payé, mais est-ce que ça vaut vraiment le coup ? Et parfois, il y a des médicaments qui sortent de la liste parce qu 'il y a cette efficacité qui ne se monte plus. Alors parmi les propositions que vous faites, Philippe Nantermo, il y a l 'homéopathie qui pourrait, on le subodore, trouver un consensus, mais qui ne changera pas exactement le schmilblick. En revanche, il y a des choses qui mettent vos adversaires vont debout, notamment les psychothérapies.

22:45Vous voulez arrêter de rembourser les psychothérapies au moment où notre jeunesse souffre d 'une sorte d 'épidémie de mal -être ? C 'est un exemple, oui, parce qu 'en 2022, on a décidé d 'élargir, le Conseil fédéral a décidé d 'élargir le remboursement des psychothérapies de manière assez massive, puisqu 'on est passé du système de délégation au système de prescription. Et ça a eu un effet monstrueux en termes de coûts, puisqu 'on est passé de 350 millions de dépenses par année à plus d 'un milliard aujourd 'hui. Mais ça peut être un effet monstrueux en termes de soins santé mentale déjà. Un des résultats, c 'est que maintenant, vous n 'avez plus de place du tout en psychothérapie puisque tout est remboursé par l 'assurance maladie.

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23:19C 'est aussi un des effets négatifs. Mais l 'effet direct, surtout, c 'est qu 'on a eu une augmentation quasiment de 700 millions de francs en trois ans. Et on voit que ça continue à augmenter à un rythme complètement dément. On parle de 130 millions de francs d 'augmentation annuelle. Alors oui, on peut hocher la tête, comme le fait Mme Reifus, dire que ce n 'est pas un problème. Moi, je constate qu 'on a un milliard d 'augmentation de coûts chaque année et que le Conseil fédéral, Mme Baumschneider, tout ce qu 'elle a réussi à faire avec sa table ronde, c 'est proposer 300 millions de francs d 'économie pour plusieurs années.

23:50303 millions de francs, peut -être sur plusieurs années, avec, on sait à la fin, en réalité, la moitié si les acteurs se mettent d 'accord. Et on a un milliard d 'augmentation chaque année. On confond les millions et les milliards dans ce dossier. et je pense que si on est si on estime que les primes maladies sont la première préoccupation des Suisses un des premiers problèmes qu 'on a dans ce pays on doit prendre des mesures réalistes Vous ne confondez pas un peu les millions et les milliards avec l 'homéopathie aussi vous ? Non, non, j 'ai jamais prétendu que l 'homéopathie c 'était quelque chose qui avait des impacts énormes sur le système, je pense simplement qu 'il est inacceptable d 'avoir un article 32 de la LAMAL qui a été adopté aussi démocratiquement qui dit qu 'on doit avoir un système scientifique pour trier les médecines qui doivent être remboursées des autres et sur la psychothérapie simplement Je ne dis pas que les psychothérapies ne doivent plus être remboursées, je dis qu 'elles peuvent être remboursées d 'une part par d 'autres assurances, et vu le prix d 'une psychothérapie, le remboursement de base c 'est 15 séances, ça veut dire grosso modo 2000 francs, je pense que c 'est un niveau de dépense qui vaut mieux être pris en charge par l 'assuré lui-même ou par une assurance complémentaire, plutôt qu 'augmenter les primes de tout le monde, comme on l 'a eu ces dernières années, de 4000 francs pour prendre en charge ce genre de dépense supplémentaire.

24:54Réponse de qui ? De rue Dreyfus d 'abord, qui hochait effectivement... Non, j 'ai hoché la tête uniquement par rapport au prix que vous avez, à l 'augmentation que vous avez mentionné, mais je laisserai peut -être l 'OFAS répondre sur ce plan-là. Non, mais la question est la suivante, c 'est que là aussi, puisque je suis un peu un témoin de l 'histoire et du passé, moi je me suis engagée pendant des années pour pouvoir atteindre une reconnaissance des psychothérapeutes comme des prestataires de services, reconnus, indépendants, dans le sens qu 'ils ne dépendaient pas d 'un psychiatre qui parfois écumait au passage d 'ailleurs les honoraires qu 'ils touchaient.

25:38Et je n 'ai pas pu le faire parce que les psychothérapeutes avaient trois organisations qui étaient un peu en conflit les unes avec les autres selon le type de formation qu 'ils recevaient. Et j 'ai été très heureuse de voir que finalement, on a réussi à régler ce problème, c 'est -à-dire qu 'on reconnaît à des personnes qui ont une formation académique, des supervisions, des formations post -études, qui sont tout à fait à même de faire des psychothérapies, qu 'ils puissent le faire de façon indépendante. Et dans ce sens-là, je crois que c 'est vraiment un progrès qui répond aux besoins de la population.

26:18Vous l 'avez mentionné, les gens se sentent mal psychologiquement. ce n 'est pas qu 'ils se sentent mal, ce n 'est pas un malaise, ce n 'est pas un mal -être quelconque. Ce n 'est pas un caprice, ils sont mal. Ils sont malades et de ce fait, la malle doit pouvoir les prendre. Je l 'ai juste répondu à Christophe Teller. Si on attaque une prestation, on le fait avec les bonnes chiffres. On a doublé dans ces trois ans. Effectivement, ça veut dire qu 'on est passé de 400 à à peu près 400 et quelques, et on a doublé 900 millions. Voilà, on n 'a pas dépassé les milliards, on reste dans les chiffres clairs.

26:53Pourquoi ? Alors là, on a eu le mandat et qu 'est-ce qu 'on a géré ? Est-ce qu 'on a véritablement un bon accès dans la discussion qu 'on a eue après Covid où on dit qu 'il n 'y a pas assez de petits cartes pour surtout les jeunes qui se sont trouvés avec deux ans qui étaient quasiment volés dans leur développement. et puis on a dit, mais on prend cette opportunité pour vraiment donner cet accès. On a commencé l 'évaluation, on a naturellement demandé déjà les prestataires, est-ce que ce sont les bons cas ? On a dit 90 % à peu près des cas sont les cas qui ont véritablement besoin de la thérapie.

27:35On a mis des limitations là-dedans pour qu 'ils ne peuvent pas abuser et puis on va faire encore une évaluation. Mais je dirais, c 'est quand même important. Là, on parle de l 'accès. Ça veut dire que souvent, quand on a mis des prestations, c 'était une question d 'accès. Qui était un des trois objectifs. Oui, je veux quand même un petit peu revenir sur cette problématique d 'augmentation de coûts. Elle vient de où, cette augmentation de coûts ? Elle vient partiellement, naturellement, parce qu 'on met des prestations dedans. C 'est parce qu 'on veut donner un accès, parce que la politique nous donne le mandat d 'organiser cet accès.

28:05Mais après, on a un vieillissement de la population. on a un progrès énorme médico-technique aussi dans les médicaments et là vous savez dans les médicaments vous êtes côtoyé tous les jours par la lobby de la pharma oui parce que ce sont des médicaments très très chers qui sont des petits progrès innovants mais quand même on veut les donner à la population, aux patients et puis on est un petit pays où naturellement on est souvent dans un marché mondial si on veut qu 'on a une sécurité d 'approvisionnement on paye un petit peu plus cher que les autres ça veut dire qu 'il y a toute une palette qui fait qu 'il y a une augmentation de coût et c 'est pas cette petite mise en question d 'une prestation c 'est de voir les choses un petit peu plus larges Philippe Nantermo, Christian Schleiner vous dit mais attendez, ce que vous nous dites sur les psychothérapies on est en train de faire le job, on est en train de faire l 'évaluation si on se rend compte que c 'était une erreur on va retirer, on va la retirer le problème qu 'on a ici c 'est qu 'on a une politique de besoin On ne regarde que les besoins.

29:06Madame Ruth Dreyfus défend les fournisseurs de prestations. D 'abord, elle a défendu les médecins homéopathes qui devaient gagner plus, ou suffisamment pour vivre mieux qu 'aujourd 'hui. Maintenant, elle défend les psychothérapeutes. C 'est son droit. Mais je rappelle que le système de santé n 'est pas là pour offrir un cadre de vie agréable aux fournisseurs de prestations. Il est là pour payer des prestations aux assurés. Et on doit défendre les assurés. Et les assurés, ce n 'est pas seulement des patients, c 'est aussi des gens qui payent des primes. Et la plupart d 'entre eux payent et ne reçoivent rien en retour.

29:33et ils payent toujours plus sans rien recevoir en retour et je crois qu 'on est aujourd 'hui dans un système où on doit faire un arbitrage un petit peu plus sec entre les besoins qui sont infinis parce qu 'on peut aussi dépenser 2, 3, 4 fois plus que ce qu 'on dépense aujourd 'hui, vous trouverez des gens pour dépenser, d 'ailleurs les coûts globaux de la santé sont plus du double des coûts de l 'assurance obligatoire des soins donc en réalité, pas loin du triple 100 milliards, 30 milliards ça démontre justement qu 'elle ne paye pas et que le catalogue n 'est pas très large ça démontre qu 'on peut toujours en mettre davantage et à un moment donné, on doit faire un bon arbitrage entre les moyens et les moyens de la population qui paye des primes qui deviennent simplement impossibles.

30:09Vous avez des familles aujourd 'hui qui payent plus de primes maladie que de loyers. C 'est impensable et on ne peut pas continuer dans cette voie-là. L 'urgence d 'augmenter les loyers. On peut le voir comme ça mais on peut surtout voir le problème, c 'est qu 'on est à quelques années de la prime à 1000 francs et je pense que les citoyens ne supporteront pas un système comme celui-ci et si on plafonne la prime à 8 % comme l 'évoque Mme Ruth Dreyfus, alors les mesures seront encore plus drastiques pour limiter les dépenses. Parce que si on n 'avait que 8 % du produit d 'intérêt brut consacré aux dépenses de santé, alors on n 'aurait plus du tout les moyens de dépenser la moitié de ce qu 'on dépense aujourd 'hui.

30:44Il faut être conscient quand même de ce que l 'on demande. Et cet arbitrage, il faut avoir le courage de le faire. Malheureusement, c 'est difficile de défendre cela parce que vous avez contre vous... Il faut le faire au niveau démocratique, il faut le faire au niveau politique. Bien sûr, mais vous avez contre vous tous les fournisseurs. Non, l 'OFSP ne veut pas le faire. Elle ne veut pas le faire, le FSP, c 'est ce qu 'on lui demande de faire. Quand on lui demande de faire quelque chose en plus, ils le font. Quand on leur propose de faire quelque chose en moins, ils nous disent que la population ne veut pas en entendre.

31:05Mais politiquement, ce n 'est pas évident, mais on doit dire aux gens qu 'on ne peut pas vouloir un système de santé avec des prix qui n 'explosent pas, et puis en même temps, refuser toute coupe dans les prestations. En fait, il nous dit qu 'on ne peut pas avoir le beurre et l 'argent du beurre. Oui, mais on prend vraiment le problème par le mauvais bout, ici. M. Nanté, un mot dit que ce n 'est pas un système qui doit répondre aux besoins. Ben si, on doit répondre aux besoins de la santé de la population. C 'est ça, la LAMAL, c 'est de payer un système de soins qui soigne les gens. Et dans la tête de M.

31:31Nantermo, je ne sais pas pourquoi, la santé mentale est moins importante que la santé physique. La santé mentale serait une sorte d 'accessoire que les riches peuvent se payer, parce que ce qu 'il vient de nous dire, M. Nantermo, c 'est ça. Il nous dit, on n 'a pas les moyens de mettre ça dans la LAMAL. Les gens ont qu 'à prendre une assurance complémentaire. Mais concrètement, ça veut dire quoi ? Ça veut dire que les gens les plus riches prendront une assurance complémentaire, qu 'ils iront chez le psy et puis que les autres ne le feront pas. Et donc il y a un mépris incroyable d 'abord pour la santé mentale en tant que telle, comme si elle était moins importante que la santé physique.

32:05Il y a un mépris incroyable de notre jeunesse. Notre jeunesse s 'est été rappelée à cause du Covid, mais ce n 'est pas qu 'en Suisse. Il y a un problème aujourd 'hui dans la jeunesse qu 'on doit résoudre et on voudrait résoudre ce problème en disant aux gens, vous n 'avez plus accès aux prestations. Alors, M. Natermo a raison de dire que les gens n 'arriveront jamais à payer 1 000 francs de prime. Il est urgent d 'agir. Ça fait depuis que je suis dans ce Parlement et même avant que je dis qu 'il est urgent d 'agir. Mais il est urgent d 'agir sur quoi ? Vous êtes 246 à dire ça depuis très longtemps.

32:31Il est urgent d 'agir sur quoi, si vous me permettez ? C 'est un chiffre, comme M. Natermo a dit, qui est très intéressant. La Lamalle, déjà, ne couvre pas grand-chose, pas majoritairement le système de santé. Le système de santé, schématiquement, c 'est 100 milliards en Suisse. La Lamalle couvre 40 milliards. Les paiements directs des gens, c 'est -à-dire franchise, cote-part et tout ce qui n 'est pas dans le catalogue, ça fait 22 milliards. Ça signifie qu 'on est le pays de l 'OCDE après les États-Unis, et je n 'ai pas envie de me retrouver dans ce système de santé-là, où nous payons le plus directement déjà.

33:03Et M. Nantermo nous dit que ce soit par le truchement de la franchise, la taxe d 'urgence, le refus de la psychothérapie, etc., vous allez encore plus payer de votre poche, et donc ceux qui ont les moyens auront encore plus de soins, et ceux qui auront moins de moyens auront moins de soins. Je ne veux pas vivre dans cette société-là. Mais il est à deux vitesses. Non, moi ce que j 'aimerais simplement... Oui, c 'est ça que vous proposez. Aujourd 'hui, le système est à deux vitesses dans le sens où vous avez une part de plus en plus grande de la population qui n 'arrive simplement plus à payer ses primes et qui est en train de faire des arbitrages.

33:29Mais divisez la facture différemment. Non, divisez la facture différemment comme partout ailleurs dans le monde. Vous ne parlez la facture différemment. Monsieur Ourny ne voit le système que par le spectre des patients. Moi, je le vois par le spectre des payeurs de primes qui aujourd 'hui n 'arrivent plus à avoir l 'avenir autrement que par une prime maladie qui explose. Ceux qui n 'arrivent plus sont aidés par les subsides, vous nous le disiez. Non, non, non, vous vous trompez. Non, ceux-là, ils y arrivent toujours. Eux, ils ne payent pas de prime. Le système est très bien fait pour ceux qui ne gagnent rien ou très peu.

33:58Ceux-là ne payent pas de prime. Moi, je pense à la classe moyenne qui a eu ces fameux 4000 francs d 'augmentation annuelle de prime d 'assurance maladie et ça continue à augmenter. Combien auront-ils ? 500 francs ? 1000 francs de plus encore cette année ? Moi aussi, je pense à la classe moyenne, monsieur. Et pour eux, la solution qu 'on leur propose chaque année au Parlement, c 'est d 'augmenter le catalogue de prestations. Et aujourd 'hui, on parle des psychothérapies. Dans six mois, on parlera peut -être des médicaments extraordinaires anti-obésité qui coûtent une fortune et qui vont encore alourdir la facture.

34:24Et moi, je pense qu 'on doit tirer la prise aujourd 'hui et revenir à un catalogue de soins tel qu 'on le connaissait il y a 10 ans, 15 ans, qui fonctionnaient relativement bien et qui permettaient d 'avoir des primes un peu plus raisonnables que celles qu 'on avait aujourd 'hui. Je suis convaincu que si les Suisses avaient voté en 1994 sur la Lamal, en ayant conscience de ce qu 'elle est devenue aujourd 'hui, ils l 'auraient refusé. Et c 'est bien malheureux, et on doit faire attention à faire en sorte que le système n 'explose pas. Oui, mais... Finalement, ce que nous dit Philippe Notairement, pour le voir à l 'envers, c 'est presque qu 'il tend la main à la Lamal pour que le système n 'explose pas.

34:56Il nous dit qu 'il faut sauver le système parce qu 'il est en train d 'exploser, de mourir de sa... Il prétend le sauver en le détruisant, en fait. c 'est -à-dire en le réduisant à sa portion congrue. Mais encore une fois, dès le début, le problème, ça a été une répartition des coûts. Ça a été, enfin, des frais. Les personnes payent de toute façon énormément, qu 'elles le payent par des primes, qu 'elles le payent par la participation aux coûts, la franchise de plus en plus élevée, malheureusement choisie par les gens qui peuvent le moins s 'offrir un traitement s 'ils en ont besoin. Les assurances privées, les impôts, j 'entends.

35:42C 'est une question, ce système de financement, à mon avis, il a fait son temps. C 'est sur lui qu 'il faut travailler pour soulager les classes moyennes. Et par ailleurs, il y a l 'aspect système de santé. Son accès doit être garanti pour chacun. Et c 'est pour cela que nous nous engageons, afin que je continue à m 'engager jusqu 'à mon dernier souffle, si je peux dire. – Je vais poursuivre avec Philippe Nantin, mais j 'aimerais quand même vous laisser réagir ce que je n 'ai pas fait tout à l 'heure. Quand vous vous attaquez frontalement en disant que le FSP ne fait pas le boulot, vous ne voulez pas faire le boulot, vous laissez tout rentrer, mais vous ne faites jamais rien sortir.

36:15Ça, c 'est une attaque… J 'imagine que vous ne voulez pas laisser passer Christian Schneider ? – Non, je pense que c 'est ça vu sur comment nous on fonctionne. Non mais on sort des prestations, on sort des prestations. Mais après, là, M. Dengon, vous êtes encore dans le processus politique. Nous, on reçoit les mandats de la politique. Alors nous, on ne va pas avoir juste l 'idée. Alors je regarde un petit peu et j 'enlève. Parce que vous voyez, la vue que nous, on a dans notre marge de manœuvre, quand on met en question ou on se pose des questions sur une prestation, c 'est de, alors, où sont les besoins de la population ?

36:54parce que c 'est quand même cette solidarité où, malheureusement, oui, mais même pas malheureusement, c 'était l 'idée principale, qu 'on a à peu près entre 40 et 50 % des gens qui payent, mais qui ne consomment pas. Et on a 18 % qui utilisent 80 % des moyens financés, parce que c 'est des cas lourds, c 'est des multimorbides, etc. Donc ça, c 'est vraiment de la solidarité ? C 'est le système de la solidarité. Ça veut dire qu 'on a des gens qui payent, mais qui ne consomment pas. Et qui sont en bonne santé. Mais dès qu 'ils ont quelque chose, ils ont un accès. Et je veux vous dire, on a un petit peu de mal de montrer la vraie qualité.

37:36Il y a un article depuis 1996 qu 'on n 'a pas encore répandu assez. Mais il y a une qualité qui est exceptionnelle, et c 'est l 'accès aux soins. Mondialement meilleur accès aux soins. Et ça, ça a un prix. qui est à payer. Et finalement, la question que la politique peut se poser, et puis après, nous, on va réagir, mais ça, c 'est vraiment la discussion de la sphère, c 'est la question de l 'accès. Est-ce que vous n 'êtes pas tranquille, finalement ? Je crois que, selon mes informations, vous êtes de gauche, Baptiste Turny, et finalement, ce catalogue, Philippe Notermeau qui gonfle, les coûts augmentent, les primes augmentent, puis ceux qui ne peuvent pas les payer, c 'est transféré sur les subsides, donc sur le contribuable, donc on est déjà en train de socialiser un petit peu la lamelle, puisqu 'elle est de plus en plus payée par le contribuable, c 'est -à-dire en gros par les plus riches.

38:24Donc finalement, vous n 'avez pas tellement intérêt à limiter les coûts, puisque les riches vont payer. Alors, d 'abord, malheureusement pas de plus en plus. C 'est -à-dire, en chiffre brut, oui, mais en proportion, en intensité de l 'aide, on n 'arrive pas à augmenter l 'intensité de l 'aide. C 'est -à-dire que, parce que c 'est de grande partie les cantons aussi qui le font, et la problématique qu 'on a, c 'est qu 'en fait l 'intensité tend plutôt à diminuer. Donc, on aide de moins en moins la classe, disons, moyenne inférieure. La Confédération, elle, c 'est un pourcentage fixe. Donc, elle, ça suit les coûts.

38:54Mais les cantons n 'arrivent souvent pas à suivre. Et donc, on aide de moins en moins. Et alors, pour ça, comme M. Nantermo, moi, ce qui m 'intéresse, vous pourrez aller regarder l 'association dont je suis le vice-président. Elle défend les patients et les payeurs de primes. Donc, on est tout à fait là-dessus, sur la même idée. C 'est qu 'il faut faire quelque chose pour la classe moyenne. Mais moi, je trouve incroyable de se dire, on a des gens qui sont malades, qu 'il faut soigner, et puis on a des gens qui ne sont pas malades et qui payent trop, résultat des courses, on va moins soigner ceux qui sont malades parce que les autres n 'arrivent pas à payer.

39:24À quel moment on ne peut pas simplement se dire qu 'on est un des seuls pays au monde où on ne paye pas les primes en fonction de ce qu 'on gagne ? On est un des seuls pays, encore une fois, où ce n 'est pas une cotisation sociale, où ce n 'est pas une partie du revenu. On le fait de plus en plus en transférant vers l 'impôt le coût de la santé. Mais ça, encore une fois, c 'est une vue de l 'esprit. On ne transfère pas plus. L 'intensité reste la même. on ne transfère pas plus. Allez dire ça aux vaudois qui sont à 1 milliard qui sont désormais à 1 milliard et ce n 'était pas à 1 milliard il y a 10 ans.

39:51Non d 'accord mais par rapport au produit intérieur brut du canton de Vaud je n 'ai pas suivi exactement la coupe je ne suis pas vaudois mais c 'est ça qui est intéressant parce que il ne faut pas comparer des pommes avec des poires monsieur Favre. Mais ce que je dis simplement c 'est que... Il ne faut pas tout mélanger, je ne mélange pas tout je dis simplement qu 'on subventionne le paquet des subsides augmente. Oui il augmente mais est-ce qu 'il augmente plus que le produit intérieur du canton de Vaud ? J 'en sais rien, je ne suis pas vaudeau. Mais mon propos, c 'est simplement de dire, aujourd 'hui, dans la Lamal, pour moi, basiquement, vous avez deux problèmes.

40:20Vous avez un problème de répartition de la facture. Aujourd 'hui, cette prime par tête, elle est insupportable. Et puis, il faut avoir davantage de parts qui sont payées par l 'impôt, c 'est -à-dire en fonction de ce qu 'on gagne. Vous avez d 'ailleurs, votre collègue, M. Hélène, a déposé quelque chose qui ressemble grandement à ça, donc vous n 'êtes pas totalement insensible à cet argument. Non, je ne suis pas insensible à cet argument. Et puis, si vous me permettez, juste sur la deuxième problématique, vous avez un énorme système où, effectivement, il y a trop d 'acteurs, de mon point de vue, qui font leur beurre sur la bête.

40:54Oui, ils ont dit depuis. Mais ce n 'est peut -être pas tellement où M. Nantermo veut aller chercher qu 'il faut les trouver. Et il le sait aussi parce qu 'il a proposé des propositions sur les médicaments et sur les spécialistes. Donc il sait comme moi que la dynamique des coûts dans la Lamal, si on regarde ces dernières années, c 'est les médicaments et c 'est les spécialistes. On le laisse répondre puis on enchaîne. Rapidement, Philippe, j 'aimerais qu 'on parle de la couverture universelle, le fond du sujet après. Mais juste simplement, je crois qu 'on ne peut pas se contenter d 'un seul secteur.

41:22On doit travailler sur les médicaments, on doit travailler sur le volume des prestations, on doit travailler sur les tarifs et on doit travailler sur le catalogue. Parce que le système s 'est tellement emballé et devenu tellement hors de contrôle ces dernières années qu 'on doit aussi admettre que certaines prestations qui sont arrivées dans le catalogue n 'ont rien à y faire. et surtout celles qui arrivent, parce qu 'il y en a des nouvelles qui viennent dans le pipeline et celles-là, on doit absolument empêcher qu 'elles y entrent. Alors, on arrive au cœur du sujet et ça tombe bien. Mais elles sont toutes utiles.

41:45Baptiste Turigny, Philippe Notermo, si elles peuvent sauver des vies, si elles peuvent sauver des patients. Baptiste Turigny, Philippe Notermo, on arrive au cœur du sujet et ça ne va pas vous déplaire, il nous reste quelques minutes malheureusement. C 'est celui de la couverture universelle dont on est en train de parler et qui est en train d 'être en fait remise en question. La maladie de la Lamal, ce n 'est pas un sujet nouveau. Regardez ce dessin de mix, c 'était en 2009, ce soir la Lamale. Alors, comment va la Malle ? Elle va mal, la Lamale, ce n 'est pas vieux. On la caricature aux soins intensifs depuis très longtemps, cette Lamale.

42:17À tort ou à raison, rue de Dreyfus. Et là, la question qu 'on est en train de se poser ce soir, c 'est est-ce qu 'on n 'arrive pas au bout d 'une logique ? On sort du catalogue de telle ou telle prestation. La couverture universelle, est-ce qu 'on peut encore se la payer ? Absolument, absolument. C 'est le but. Et d 'ailleurs, tous les pays qui nous entourent répondent positivement aussi à cette question, peut -être d 'une façon plus restreinte, mais avec aussi une espérance de vie plus basse, etc. On a quand même la preuve que notre système de santé est un système de santé qui fonctionne bien.

42:55Il est trop cher sur certains points. Il y a beaucoup de points où je verrais des possibilités d 'économie. j 'entends le prix des médicaments, etc. Ce n 'est pas le sujet de ce soir. Mais bien sûr que mutualiser la santé, c 'est l 'objectif d 'une société moderne et d 'une société démocratique. Alors c 'est l 'objectif d 'une société moderne et fière de l 'être, mais il s 'est passé quand même un certain nombre de choses entre le moment de l 'objectif, quand aujourd 'hui la prime est devenue, pour les 40 % de gens qui ne consultent pas mais qui payent pour les autres, quand la prime est devenue non pas un geste de solidarité, mais une sorte d 'obstacle financier insurmontable, je repose ma question.

43:32Et le problème, il n 'est pas dans la logique du système lui-même. Non, il est dans le système de financement de la lamelle. Philippe Nantermo, vous vous dites non, on peut se faire une lamelle. On doit sortir de ça. Aujourd 'hui, il y a une casco complète pour la santé. Ben non, on prend maintenant une... Moi, je suis d 'avis qu 'on a besoin d 'une assurance obligatoire. Mais on n 'a pas besoin d 'une mutualisation absolue comme on l 'a aujourd 'hui. Non, mais quoi alors dans votre assurance obligatoire ? Non, mais c 'est une question de montant. Je pense qu 'on a besoin d 'une assurance obligatoire le jour où on a un cancer, le jour où on a une crise cardiaque, parce que personne, à part une poignée de milliardaires, peuvent se payer les soins pour ça.

44:04Mais aujourd 'hui, avoir une mutualisation obligatoire, faire appel à la solidarité nationale, dès les 300 ou les 400 premiers francs, comme ça va être le cas avec la franchise d 'avenir, je regrette par année. 400 francs par année, c 'est même pas une cinquantaine de francs par mois. c 'est en réalité, à mon avis, en dessous du besoin d 'une solidarité nationale. Et le résultat, c 'est qu 'on a des primes beaucoup trop élevées à cause de cela. Je crois qu 'on doit avoir une distinction entre le besoin d 'une assurance obligatoire pour ce qui dépasse les dépenses courantes, et puis permettre aux gens d 'avoir, facultativement, s 'ils en sentent le besoin, une assurance complémentaire, une assurance facultative pour les besoins courants, mais aussi la possibilité de s 'assurer eux-mêmes.

44:46Les Suisses, en moyenne, dépensent par ménage 4 000 francs par année pour leurs vacances, pour leurs loisirs. Moi, j 'estime, pour leurs vacances, j 'estime qu 'on peut avoir des dépenses pour sa santé qui sont comparables. Mais si aujourd 'hui, déjà, des gens sont forcés de renoncer à des soins parce que ça leur coûte trop cher, et même avec des franchises... Écoutez, à mon avis, c 'est le cas dans toute société. Vous avez des gens qui, à un moment donné, font des arbitrages entre une facture de médecin qui n 'est pas forcément toujours obligatoire, qui n 'est pas toujours nécessaire. Et ces statistiques, j 'ai quand même un peu de peine à le faire.

45:15Moi, je vous inverserais la chose. Je vous dirais qu 'on a déjà aujourd 'hui plus de 20 % des gens qui ont choisi une franchise à 2500 francs. Ça signifie que vous avez déjà une part importante de la population qui préfère payer moins de primes et assumer eux-mêmes le jour où ils ont un coup dur. Et ce n 'est pas forcément que des gens qui le font parce qu 'ils n 'ont pas d 'autre choix que de le faire. Il y a plein d 'actifs. C 'est chez ces gens-là qu 'on renonce aux soins. Non, pas forcément. Non, mais non. Mais non, écoutez, j 'en fais partie. Mais beaucoup de gens d 'actifs, de familles, ont des franchises à 2500 francs parce qu 'ils savent qu 'ils ont peu besoin du système de santé.

45:48Quand ils en ont besoin, ils l 'utilisent, mais ils font un choix d 'investir davantage ailleurs. Et les Suisses sont des gens qui sont raisonnables, qui savent organiser. Les Suisses sont les plus assurés au monde dans tous les domaines. Et on a simplement mis en place un système d 'assurance maladie qui exige de vous de payer 6-7 000 francs de prime maladie pour vous-même, mais qui estime que pour votre propre santé, vous ne pouvez pas dépenser plus que 400 francs. C 'est le système de cette franchise à 400 francs qui, à mon avis, est complètement déplacé. Christian Schneider, c 'est un tabou à l 'Office fédéral, au département de l 'intérieur, cette idée de, comment vous l 'appelez, la mal low cost, une assurance uniquement gros pépin, la fin de la couverture universelle, où finalement vous vous dites, non, nous on fait ce que le peuple nous dit de faire.

46:30C 'est un tabou parce qu 'on ne nous a pas demandé de réfléchir là-dessus. Et personnellement, je suis très content parce que l 'Office fédéral de la santé publique a publié dernièrement une étude sur quand même l 'inefficacité de l 'organisation des soins. et on sait qu 'on peut s 'atteler sur pas mal de points sans restreindre un accès, sans diminuer le catalogue, mais plutôt travailler sur l 'organisation de soins, sur un certain contrôle pour finalement faire des économies qu 'aujourd 'hui qu 'on dépense, on sait que pas tous les patients reçoivent au bon moment les bons soins, trop diagnostique ou mal...

47:22Comment on dit ? Mal... Je ne sais pas. Ils vont chez le mauvais médecin. Mal dirigé. Merci beaucoup. Mal dirigé. Si on travaille là-dessus, dans le contenu, on n 'aurait pas de problème. Baptiste Turny, Ruth Dreyfus, l 'assurance gros pépins plutôt que la couverture universelle. Vous avez déjà répondu, Ruth Dreyfus. Écoutez, non. évidemment non, je pense qu 'une société moderne, une société riche comme la Suisse elle doit pouvoir se payer une solidarité qui est valable encore une fois cette idée que notre catalogue est extrêmement généreux elle est simplement fausse en comparaison et puis là, moi je ne bondis pas parce que je suis quelqu 'un de calme ce qui ne va pas dans ce que M.

48:07Notaire Maud dit c 'est que les gens n 'ont à payer que 400 francs par année pour les soins mais il oublie toute cette part de soins justement qu 'on paye directement de notre poche. Je l 'ai dit, la malle, c 'est 40 milliards sur 100 milliards de coûts de la santé. Il y a une partie, c 'est les collectivités publiques et il y a une grande partie, c 'est les gens pour les frais dentaires, pour les lunettes. Donc on paye tous beaucoup plus que ces 400 francs qui sont énoncés. Et le risque, aujourd 'hui, de restreindre le catalogue, le grand risque, c 'est la renonciation aux soins. Ce n 'est pas un mythe.

48:38Vous avez l 'Observatoire de la Santé qui mesure ça. en Suisse, c 'est 5 ,5 % des gens au niveau suisse qui renoncent aux soins. Ici, à Genève, sur l 'arc lémanique, c 'est 12 ,9 % des gens. Vous avez plus d 'une personne sur dix des soins nécessaires. Je tiens à préciser des soins qui sont des prestations médicales aux dentaires nécessaires. En 2024, vous avez 13 % des gens dans l 'arc lémanique qui renoncent simplement pour des questions financières. Et on nous dit, il faut augmenter la franchise et on nous dit, il faut mettre une taxe aux urgences. Je ne veux pas de cette médecine à deux vitesses.

49:10On est assez riche en Suisse pour se permettre une santé de bonne qualité. Le problème, je crois que ça a déjà été dit, c 'est qu 'aujourd 'hui, on répartit la facture de façon très injuste et on met cette classe moyenne dans une impossibilité, effectivement, de continuer à payer. Et moi, je ne veux pas que son seul choix, ce soit de ne pas se soigner ou alors de se saigner en matière de prime. On peut avoir davantage de solidarité. Je laisse les 25 dernières secondes consensuelles à Philippe Lantermeau pour lui dire sur quoi est-ce que vous travaillez les uns avec les autres ? Sur quoi est-ce que vous êtes d 'accord d 'agir ?

49:43On est d 'accord sur le prix des médicaments par exemple je crois Faites-nous des promesses, faites-nous rêver Mais là, moi je critique l 'Office fédéral de la santé publique très clairement parce que beaucoup d 'interventions qui ont été faites à Berne soit elles ont été repoussées alors on peut parler de l 'homéopathie, moi j 'ai déposé déjà trois fois la même intervention alors c 'est les méandres du Parlement qui font qu 'on n 'a jamais pu voter dessus C 'est pas de la faute de l 'EFSP Mais l 'EFSP refuse les projets ce qui fait qu 'on arrive à les repousser il y a de nombreux projets ça fait 4 ans maintenant qu 'on a des projets pilotes dans la loi il n 'y en a pas un seul qui a été mis en oeuvre donc en réalité j 'ai quand même le sentiment sauf votre respect n 'attaquez pas alors que vous avez le mot de la fin consensuelle politiquement je pense que le département pourrait être beaucoup plus ambitieux par exemple sur le prix des médicaments et sur ce genre de choses le message est passé et il est adressé à la chef du département je crois, merci à tous les 4 merci mille fois Rudreyfus d 'avoir été avec nous ce soir.

50:36On est déjà fini l 'émission, vous l 'avez compris. On se retrouve la semaine prochaine. Je ne sais pas de quoi nous parlerons. Figurez-vous. Tout de suite, vous retrouvez Tom Cruise dans Jack Reacher. J 'aime bien ses lancements à la fin de l 'année. Il y a des films après nous. Excellente soirée sur la RTS ou ailleurs. Bye bye.

51:05Sous-titrage Société Radio-Canada

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Introduire une taxe de 50 francs pour consulter aux urgences, relever la franchise minimale à 400 francs, ou encore retirer l'homéopathie ou les psychothérapies du catalogue des traitements remboursés : c'est désormais sur le front des prestations que les propositions fusent pour faire baisser les coûts de la santé. Alors faut-il "désencombrer" le catalogue ? L'assurance de base est-elle devenue une assurance de luxe ? Et plus largement, faut-il repenser la LAMal pour faire face à l'explosion des coûts ? Primes maladies : où est-ce que la chatte LAMal aux pieds ? C'est le débat d'Infrarouge, mercredi 25 mars.

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Primes maladie : où est-ce que la chatte LAMal aux pieds ?Infrarouge ‐ RTS · 51 min
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